LeBriefdu 22 février 2022
Gérald Darmanin défend en appel « la prévention des actions de nature idéologique » de la cellule DEMETERCrédits : Senat.fr

Le 1er février 2022, le tribunal administratif de Paris, saisi par l’association L214, a annulé le refus du ministre de l’Intérieur de mettre fin à une partie des activités de la cellule DEMETER, chargée du suivi des atteintes au monde agricole. 

Cette cellule « a pour objet de prévenir, d’une part, des infractions pénales (vols, dégradations, cambriolages, violations de domicile, occupations illégales de terrains) et, d’autre part, des actions qui ne constituent pas en elles-mêmes des infractions pénales et ne renvoient pas directement à une qualification pénale », indique le jugement. 

Selon le dossier de presse du ministère, les actions de nature idéologique concernent les « simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole » et les « actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques ».  

Y sont rattachées des « intrusions visant des exploitations agricoles ou des professionnels de l’agroalimentaire aux fins d’y mener des actions symboliques » ou encore des « actions anti-fourrures » et celles « menées par certains groupes antispécistes vis-à-vis du monde de la chasse, intimement lié au monde agricole ».

« Il s’agissait en réalité de créer un véritable délit d’opinion contre tous ceux qui dénonçaient le traitement réservé aux animaux et les atteintes portées à l’environnement », commente L214. « Certaines missions de la cellule DEMETER sont incompatibles avec la liberté d'expression et le droit d’informer les citoyens. Ce dispositif avait pour but d'accentuer la surveillance et la répression des personnes qui osent critiquer notre modèle agricole et alimentaire ».

Le jugement a relevé en effet que la prévention « des actions de nature idéologique », c’est-à-dire de « simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole », ne relève pas des compétences de la gendarmerie, inscrites à l’article L. 421-1 du code de la sécurité intérieure. Faute de base légale, le jugement a donc ordonné qu’il soit mis fin à l’activité de prévention et de suivi des actions de nature idéologique.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, viennent de faire appel de ce jugement, non sans vanter les bons résultats de cette cellule mise en place en 2019. 

Ainsi, assurent-ils, « les vols de véhicules dans les exploitations agricoles en 2021 ont ainsi reculé de 8 % et les dégradations de 7 % par rapport à 2020 ». En outre, ils soulignent « la contribution de la gendarmerie à la mission de renseignement, en vue de prévenir les atteintes et actions violentes contre les exploitations agricoles et les agriculteurs ».

Instagram réhausse le temps minimum que l’on peut passer sur l’application

Durant l’été 2018, Facebook et Instagram avaient lancé une fonction en lien avec l’hygiène numérique, alors en vogue. Il s’agissait de pouvoir limiter le temps passé sur les applications, pour s’assurer que les réseaux sociaux ne dévoraient pas trop notre vie.

Le choix le plus limitant était alors de 15 min. On pouvait l’augmenter à 30 min, 45 min, 1 heure, 2 heures, 3 heures et désactivé.

TechCrunch a découvert que cette liste commençait à 30 minutes. Le reste des paramètres n’a pas changé, mais il n’est plus possible de se contenter de 15 minutes.

Instagram n’a pas expliqué son choix. L’exercice de communication serait d’ailleurs intéressant, car il est difficile de ne pas penser à la récente baisse d’utilisateurs de Facebook, pour la première fois dans la vie du réseau social.

Augmenter de 15 minutes le seuil minimal est également une bonne manière de refaire partir à la hausse les revenus liés à la publicité.

Sur Spotify, des bots modifient des listes publiques pour promouvoir certains artistes

Des bots ont été découverts sur Spotify. Ils se présentent comme des comptes classiques, portant systématiquement des prénoms féminins : Ashley, Emma, Elsie, Olivia et autres.

Leur activité a été découverte dans les playlists publiques, où ils se livrent toujours à la même activité : modifier le contenu pour pousser certains artistes méconnus, en supprimant des titres et poussant jusqu’à plusieurs dizaines d’ajouts.

Mashable mentionne notamment le musicien jw_francis sur TikTok, qui a fait une vidéo sur le sujet. Il a suivi le bot Ashley jusqu’à la page de Pesukone, que le compte Instagram présente comme un « collectif suédois dédié à la mise en avant de musiciens méconnus ».

Le problème n’est pas si récent. En juin dernier, un utilisateur avait mentionné le problème dans les forums de Spotify. L’entreprise avait répondu qu’elle ne prévoyait aucun changement dans ses listes collaboratives. On peut imaginer que le succès de la fonction est lié à sa souplesse.

Un modérateur avait ajouté cependant qu’il était possible de voter pour une idée publiée quelques mois auparavant : un réglage permettant de valider qui pouvait participer, sans pour autant réclamer un statut « ami » avec chaque personne. L’idée a cependant été repoussée, faute de votes.

Google laisse tomber son Pixel 3, qui a reçu sa dernière mise à jour

« Google aurait pu mettre à jour le Pixel 3 jusqu'à Android 13, mais n'a pas voulu le faire », titre AndroidPolice. Google lui a en effet confirmé que la série Pixel 3, sorti en 2018, a reçu « sa dernière mise à jour ». Il n'y aura donc plus de correctifs de sécurité.

« Il est hypocrite pour une entreprise engagée dans la durabilité et la sécurité de laisser tomber ses vieux smartphones si rapidement », déplore AndroidPolice, qui se dit « déçu de Google ». 

Et ce, d'autant que « le Pixel 3 est encore un téléphone parfaitement bon qui pourrait avoir des années de vie en lui ». Toutes les personnes interrogées estiment qu'« il n'y a pas de bonnes raisons techniques pour qu'il soit ainsi abandonné. Google s'en fiche tout simplement. »

Apple condamnée à 5 millions d'euros par semaine par l'autorité antitrust néerlandaiseCrédits : imaginima/iStock

L'Autorité néerlandaise des consommateurs et des marchés (ACM) a infligé lundi une première amende hebdomadaire de cinq millions d'euros à Apple, pouvant augmenter jusqu'à 50 millions d'euros, pour les conditions de paiement imposées aux fournisseurs d'applications de rencontre dans l'App store, rapporte l'AFP.

Le régulateur estime que les fournisseurs d'applications de rencontres devraient pouvoir utiliser d'autres systèmes de paiement en plus du système d'Apple dans l'App Store.

Apple oblige en effet les fournisseurs d'applications à faire un choix : soit une référence à des options de paiement en dehors de l'application, soit un système de paiement alternatif. Or, « les deux options doivent être disponibles », a estimé l'ACM dans un communiqué. 

Si la marque à la pomme n'agit pas conformément à la charge, elle devra chaque semaine une amende de 5 millions d'euros, jusqu'à un maximum de 50 millions, a averti l'ACM.

Contrôle parental installé par défaut : la Commission européenne réagit (MàJ)

Le 19 novembre 2021, le gouvernement avait notifié à la Commission européenne la proposition de loi déposée par Bruno Studer, le député LREM et président de la commission des affaires culturelles.

Cette notification est un impératif dès lors qu’un État membre entend imposer une règle technique au commerce électronique. 

Une fois notifié, le texte est soumis au grill européen pendant 3 mois. La date butoir était le 21 février. À date, la Commission européenne n’a adressé ni « observations » ni « avis circonstancié » sur cette proposition française. Seuls deux États ont commenté le dispositif, l’Italie et la Suède (nous avons réclamé ces pièces, non diffusées publiquement).  

Soulagement du gouvernement ? Pas si sûr, puisque la France devra renotifier le texte à la Commission européenne, une fois celui-ci devenu définitif. Cette nouvelle étape pourrait susciter des réactions de l’instance européenne au regard des obligations envisagées par la disposition française.

Le texte, qui vient d’être arbitré en commission mixte paritaire, oblige en effet tous les fabricants d’écrans connectés à installer un logiciel de contrôle parental. Sa présence devra en outre être vérifiée par les distributeurs et les marketplaces, et ce dans n'importe quel lieu d’installation en Europe. 

MàJ (12:21) : la Commission a finalement adressé des observations. Nous allons là encore lancer une procédure de communication, pour obtenir ce document

Safari pourrait perdre son rang de deuxième navigateur le plus utilisé sur ordinateurCrédits : DNY59/iStock

TechRadar se fait l’écho d'un constat fait sur StatCounter : en janvier, la part de marché de Safari était de 9,84 % sur « desktop ». Or, Edge et Firefox ont tous deux gagné en utilisateurs et sont désormais très proches, avec respectivement 9,54 et 9,18 %.

Il s’agit de statistiques à l’échelle mondiale, mais la situation est différente selon les zones. Aux États-Unis par exemple, Safari garde une avance confortable sur Edge, avec 18,12 % contre 12,09 %. Mais cette deuxième place est déjà perdue en Europe, où Edge a pris le relai.

Dans tous les cas, Chrome continue de trôner avec une moyenne mondiale de 65,38 %.

La part de marché de Safari est directement liée à celle du Mac sur le marché des ordinateurs, puisque le navigateur n’est disponible que sur les machines Apple.

Beaucoup aiment sa simplicité et ses performances. Cependant, les données de Safari ne sont disponibles que sur Safari, quand d’autres navigateurs sont disponibles sur presque toutes les plateformes, y compris mobiles.

En outre, Safari n’est mis à jour qu’avec les mises à jour du système. Tous ses concurrents se mettent à jour seuls, sur un rythme de 6 à 8 semaines selon les cas, avec un flux de nouveautés plus rapide.

TikTok va augmenter la durée maximale des vidéos

Depuis août dernier, TikTok teste plusieurs nouveaux formats de vidéos auprès de petits groupes. La durée maximale est aujourd’hui d’une minute, mais le réseau social teste des formats trois, cinq et dix minutes.

Résultat ? Dans des éléments confiés à Wired, on apprend que des vidéos plus longues sont plus à même d’engendrer un stress chez les personnes qui les regardent. Pourtant, TikTok ne compte pas renoncer à son idée.

Nos confrères se posent de nombreuses questions sur ce qu’impliquerait ce nouveau format sur la publicité. TikTok a tout intérêt à réfléchir posément son modèle, car enchaîner des vidéos plus longues signifie moins de publicités, puisqu’elles prennent place entre deux contenus. Il y aurait la possibilité d’en intégrer pendant les vidéos, au prix d’utilisateurs en colère.

TikTok envisage de réserver les vidéos plus longues à une section dédiée, pour ne pas changer l’expérience habituelle. Une manière de se différencier de la concurrence… avant que YouTube, Instagram et Snapchat fassent de même ?

Google et Microsoft inonderaient les petits moteurs de recherches d'« annonces indésirables »Crédits : ALLVISIONN/iStock

Les données examinées par POLITICO montrent que Microsoft et Google « semblent inonder de petits partenaires de moteurs de recherche de publicités indésirables et de faible valeur », tout en conservant certaines des publicités les plus précieuses pour les seuls résultats proposés par les deux géants américains.

Les données, compilées par des chercheurs travaillant dans l'espace adtech (ils souhaitent rester anonymes par crainte de nuire aux relations commerciales entre Microsoft ou Google et les moteurs de recherche plus petits), indiquent que les deux géants de l'internet transmettent des publicités de faible valeur et non pertinentes à leurs partenaires de syndication en aval. 

Ces « annonces de spam sont considérées comme celles qui ont peu de pertinence par rapport à la recherche d'origine, dirigent les utilisateurs vers des sources en ligne moins réputées et génèrent peu de valeur pour le moteur de recherche », précise POLITICO. 

« À long terme, de telles publicités peuvent empêcher les utilisateurs d'utiliser des moteurs de recherche alternatifs comme Qwant, Ecosia et DuckDuckGo, et les ramener vers des moteurs comme Bing et Google, affectant ainsi négativement les résultats des plus petits acteurs. »

Le PDG de Qwant, Raphaël Auphan, a précisé à POLITICO que les sources des publicités de Qwant provenaient à la fois de la place de marché Microsoft Advertising et du serveur publicitaire Qwant Advertising, mais a convenu que « les publicités à faible valeur ont un impact négatif sur l'expérience utilisateur sur les moteurs de recherche alternatifs comme Qwant ». 

Pour le moteur de recherche Ecosia, qui s'appuie sur des recherches provenant de pages Web indexées sur Bing, les amendements du Parlement européen au DMA pourraient changer la donne. Les modifications pourraient permettre aux petits acteurs de la recherche d'accéder à d'autres marchés publicitaires et d'avoir plus d'influence sur les publicités affichées sur leurs recherches.

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