LeBriefdu 28 janvier 2022
Métavers : « Évolution incontournable... ou simple effet de mode ? »

C’est la question à laquelle tente de répondre l’informaticien Michel Beaudouin-Lafon, professeur au Laboratoire interdisciplinaire des sciences du numérique.

Le chercheur rappelle que les environnements collaboratifs remontent au moins aux années 90. Il cite par exemple le « système Dive, à l’université de Nottingham, où les avatars étaient dans un environnement qui simulait un bureau et où l’on pouvait mener des réunions à distance » et, plus récemment, Second Life.

« On peut mettre aussi dans la même catégorie des jeux qui ont émergé dans les années 2000, comme World of Warcraft. Ces environnements virtuels ont donc été popularisés par les jeux, mais aujourd’hui, on essaie d’en faire des plateformes pour y réaliser d’autres activités ».

À la question de savoir « sur quelles technologies repose le métavers, et qu’ont-elles d’innovant ou de révolutionnaire ? », la réponse est assez cinglante : « De révolutionnaire, rien. D’innovant, je dirais pas grand-chose puisque le métavers repose sur des technologies éprouvées. On peut y entrer à l’aide d’un écran et d’un clavier, mais l’accès se fait de préférence à l’aide de lunettes de réalité virtuelle, dont les premiers prototypes datent de 1967 ».

Concernant le métavers de Meta, il est assez pessimiste : « Pour ma part, je n’ai jamais cru qu’une technologie comme celle-ci pourrait prendre le dessus et devenir l’unique mode de communication. Ce discours sur le métavers ressemble à ce que l’on disait au sujet de Second Life. À l’époque, les entreprises avaient installé leurs boutiques et même les partis politiques se devaient d’être sur Second Life... qui est ensuite tombé en désuétude. À mon avis, on verra quelque chose de similaire ».

« On peut prévoir une explosion du métavers, puis le soufflé retombera, comme on l’a vu aussi pour les films en 3D. Il ne disparaîtra pas, mais trouvera sa niche », ajoute Michel Beaudouin-Lafon en guise de conclusion.

28 janvier, journée mondiale de la protection des données à caractère personnel

Une journée symbolique qui permet notamment à l’initiative Cybermalveillance.gouv.fr de distiller plusieurs rappels de bon sens : « renforcez vos mots de passe », « faites des sauvegardes régulières », « ne négligez pas les mises à jour »… bref « appliquez les bonnes pratiques pour protéger vos informations personnelles, professionnelles et bancaires ».

C’est le Conseil de l’Europe qui a initié cette journée, le 26 avril 2006. Une date qui ne doit rien au hasard puisque, indique-t-il, c’est celle « à laquelle la convention sur la protection des données du Conseil de l’Europe, connue sous le numéro STCE n° 108 a été ouverte à la signature ». 

Depuis, « les gouvernements, les parlements, les organes nationaux de protection des données et d’autres acteurs mènent des activités sur les droits à la protection des données à caractère personnel et au respect de la vie privée. Ainsi, des campagnes axées sur le grand public, des projets éducatifs pour enseignants et élèves, des opérations portes ouvertes dans des institutions de protection des données et des conférences ».

Pour connaître les différentes initiatives, on pourra suivre le mot-clef DataProtectionDay sur Twitter.

Apple : 123,9 milliards de dollars de revenus, pour 34,6 milliards de bénéfice net… en trois mois

Les produits représentent toujours l’écrasante majorité du chiffre d’affaires avec 104,4 milliards de dollars, tandis que les services comptent pour 19,5 milliards de dollars. 

Apple progresse sur quasiment tous les marchés – États-Unis, Europe, et Chine –, mais perd un peu au Japon (7,248 milliards au lieu de 8,435 milliards un an auparavant).

Les iPhone se taillent toujours la part du lion avec 71,6 milliards de dollars, suivis par les Mac à 10,8 milliards et les iPad à 7,2 milliards de dollars. Les « wearables » sont à 14,7 milliards de dollars.

Streaming illicite de compétitions sportives : un formulaire Arcom pour signaler les miroirs à bloquer

beIN Sports France vient d’obtenir le blocage de 18 adresses de sites diffusant en streaming illicite des matchs de foot. Les FAI ont trois jours pour les bloquer (contre 15 jours pour empêcher l’accès à deux sites négationnistes).

Au Journal officiel, la toute fraîche ARCOM, autorité fusionnant les compétences de la Hadopi dans celles du CSA, publie une délibération encadrant une modalité engagée par la décision de justice : la possibilité pour la chaîne de lui signaler de nouvelles adresses reprenant les contenus de l’un des sites de streaming bloqués en justice.

Cette liste en main, l’ARCOM contactera les FAI pour leur demander d’étendre le blocage. S’ils refusent, il faudra repasser par la case justice. La communication de ces données d'identification des sites non identifiés à la date de l'ordonnance se fera par simple formulaire de contact.

Le titulaire de droits devra sélectionner dans le formulaire « lutte contre le piratage sportif » en objet de la demande, et fournir la liste des nouveaux sites à bloquer, idéalement « par période de 24 heures ».

Outre la liste des données d'identification des sites en cause (nom de domaine ou adresse IP notamment), il devra joindre l’ordonnance initiale et des captures d'écran horodatées.

Relevons que le formulaire, à cet instant, ne permet pas d’envoyer des pièces jointes. Il faudra donc passer par d’autres moyens (auto-hébergement, services de cloud…).

Télécoms : Google va investir jusqu’à 1 milliard de dollars dans l’opérateur Airtel

« Google a déclaré qu'il investirait 700 millions de dollars pour acquérir une participation de 1,28 % dans Airtel, le deuxième opérateur de télécommunications en Inde avec plus de 300 millions d'abonnés, et verserait jusqu'à 300 millions de dollars supplémentaires dans des accords commerciaux pluriannuels », explique TechCrunch.

Cet investissement se place dans le cadre du fonds Google for India visant à permettre à davantage d’Indiens d’avoir accès à un smartphone et à améliorer la connectivité.

« L’annonce de vendredi intervient à un moment où Airtel et Vodafone se bousculent pour trouver des moyens de rembourser les milliards de dollars qu’ils doivent au gouvernement indien. Vodafone a cédé plus de 35 % des parts à New Delhi plus tôt ce mois-ci, faisant du gouvernement indien son principal actionnaire », rappellent nos confrères.

Ce n’est pas la première incursion de Google dans le monde des télécoms. Le géant du Net propose déjà des ballons stratosphériques pour déployer une connexion dans certaines zones, propose des forfaits Fi, a déployé de la fibre dans certaines zones, etc. Google s’intéresse donc toujours aux télécoms, sans franchement sauter le pas pour le moment.

WhatsApp doit s’expliquer devant les gendarmes européens du droit de la consommation

La procédure avait été engagée à l’origine en juillet 2021 par le BEUC et huit associations de consommateurs dans ses rangs, dont l’UFC Que Choisir. 

Elle avait été adressée au réseau de coopération en matière de protection des consommateurs en Europe (CPC) pour mettre à l’index WhatsApp pour de possibles pratiques déloyales du service en ligne, à l’occasion de ses mises à jour. 

Sous la direction de l'Agence suédoise de la consommation et avec le soutien de la Commission européenne, le réseau CPC invite désormais l'entreprise à clarifier plusieurs points.

Whatsapp devra expliquer comment il s'assure que les consommateurs peuvent comprendre les conséquences de l'acceptation des nouvelles conditions d'utilisation. De même, il devra détailler l’utilisation des données à caractère personnel pour préciser si les consommateurs ont conscience que leurs données sont partagées, avec Facebook/Meta ou des services tiers.  

Autres précisions à apporter, les garanties prévues pour que les consommateurs puissent rejeter ces nouvelles CGU. WhatsApp aura à décrire les mesures envisagées s’agissant des consommateurs qui ont déjà accepté les mises à jour, pensant que cette acceptation était nécessaire pour continuer à utiliser ce service.

WhastApp a jusqu’à mars 2022 pour répondre. Le réseau CPC évaluera alors si les mesures sont en conformité avec le droit de l’UE.

6/2(1+2) = 1 ou 9 ? « Arrêtons de tourmenter les gens avec ces pseudo-discussions mathématiques »Crédits : Halfpoint/iStock

Il y a deux écoles à cette formule mathématique, simple en apparence : 1 ou 9, suivant la manière d’aborder le problème. Le CNRS propose une approche avec des bonbons pour mieux les comprendre.

« Maintenant, si l’on se prend au calcul de 6/2(1+2) sans clarifier aucun contexte antérieur, alors quelle valeur lui attribuer ? Ce n’est pas complètement clair, car l’écriture est un peu ambiguë. En fait, ceci est devenu une polémique sur les réseaux sociaux il y a quelques années, et elle est même apparue dans d’importants médias de presse ». 

Le Centre national pour la recherche scientifique insiste sur un point : « ceci n’est pas une ’’vraie’’ question mathématique, mais plutôt un problème d’écriture et de communication ». « Les mathématiques sont liées à un contexte, qui peut être théorique ou pratique, et dans un tel contexte on voit clairement quelle opération doit être effectuée. Sans contexte, on peut tomber dans une ambiguïté dérivée de la notation ».

« Même de différentes calculatrices peuvent donner des résultats différents. Le calcul échoue-t-il alors ? Certainement pas : il n’y a qu’une syntaxe bâclée », affirme le CNRS. « Arrêtons de tourmenter les gens avec ces pseudo-discussions mathématiques et concentrons-nous plutôt sur la véritable profondeur de cette belle science », explique le Centre en guise de conclusion.

Nouvelle mouture 22.1 pour OPNsense, qui passe à FreeBSD 13

OPNsense est un logiciel de pare-feu open source « forké » depuis pfSense. La nouvelle version 22.1 sortie hier soir est importante. Elle bascule sur une base FreeBSD 13, souvent utilisé pour les équipements sensibles en réseau.

De multiples améliorations sont présentes, comme la configuration de l’interface LAGG depuis le menu de la console, la création automatique d’utilisateur LDAP à la connexion, de meilleures performances pour la résolution des alias, des statistiques enrichies pour le pare-feu ou encore l’ajout d’une option auto pour les identifiants des paires dans la partie VPN.

Facebook chercherait à se débarrasser de Diem

C’est en tout cas ce qu’indique une source proche du dossier à Bloomberg. Meta se serait en effet rapproché de banques d'investissement afin de vendre la propriété intellectuelle de Diem et trouver une solution de reclassement pour les employés travaillant sur ce projet. 

Le soufflé de l’annonce de cette cryptomonnaie, initialement baptisée Libra puis renommée Diem, était rapidement retombé quand des régulateurs (et des banques) avaient fait part de leurs inquiétudes.

Une longue série de départs et de retournements de veste a débuté, y compris chez certains membres fondateurs qui ont senti le vent tourner.

Bêtas Apple : FaceID avec un masque et Commande universelle sont là

Si iOS 15.3 et macOS 12.2 n’ont pas apporté beaucoup de nouveautés, il en sera autrement de la prochaine salve de mises à jour, dont les premières bêtas sont disponibles depuis hier soir chez les développeurs.

iOS 15.4 attaque fort avec la prise en charge du masque dans FaceID. Une fonctionnalité très attendue et qui aurait mérité d’apparaître bien plus tôt. Certes Apple proposait un équivalent, mais uniquement pour les personnes ayant une Watch, servant alors de clé.

Après installation de la nouvelle version, la configuration FaceID se lance immédiatement. Apple a renforcé la précision du contour des yeux et demande simplement de tourner deux fois la tête. Pas besoin de porter un masque.

La fonction donne le résultat attendu. Nous avons pu l’essayer sans problème sur un iPhone 12. Ce support du masque fonctionne également avec Apple Pay. De quoi simplifier la vie. Mais attention, car si l’on en croit iGen, il se pourrait que cette nouveauté soit réservée aux modèles 12 et 13 du téléphone. À confirmer donc, n’hésitez d’ailleurs pas à nous faire vos retours dans les commentaires.

Les nouvelles bêtas d’iOS 15.4 et macOS 12.3 introduisent également de nouveaux emojis. Là encore on les attendait plus tôt, car il s’agit des 37 nouveaux validés dans la norme Unicode 14.0 en septembre dernier.

On y trouve une roue de secours, une bouée de sauvetage, un toboggan, de nouveaux gestes de la main, du corail, un nénuphar, des poignées de main dans diverses couleurs de peau, une béquille, une batterie vide ou encore une boule à facettes.

Commande universelle fait aussi son apparition. Cette fonction avait été présentée en juin à la WWDC et avait impressionné par son potentiel. Elle permettait, à l’aide d’un Mac, de contrôler le curseur de la souris pour qu’il aille sur les écrans de jusqu’à deux Mac ou iPad. Pas besoin de les ajouter comme écrans supplémentaires, le lien se fait seul. On peut d’ailleurs paramétrer les positions dans Réglages > Moniteurs.

La fonction est active dans les bêtas et permet les manipulations attendues. On peut par exemple glisser un document du Mac dans Fichiers sur iPad, récupérer une photo de ce dernier pour l’ajouter ailleurs, voire sortir une photo dans un document pour l’ajouter dans la fenêtre de création d’un email. En outre, une fois que le curseur est sur un autre écran, le contrôle du clavier y bascule lui aussi.

Commande universelle prend en charge tout iPad ou Mac proche connecté au même compte iCloud que sur le Mac. Le passage de la souris d’un écran à l’autre se fait par simple approche du bord. Une zone de « force » apparaît alors, et il faut insister légèrement pour que le curseur passe, ceci pour éviter les fausses manipulations. Idem entre plusieurs Mac.

Attention cependant avec macOS 12.3, car les extensions de noyau utilisées par certaines applications comme Dropbox et OneDrive ne sont plus disponibles. Les services de synchronisation ne fonctionneront donc plus. Il est nécessaire d’attendre les nouvelles versions, toutes deux en bêta actuellement.

Seuls les développeurs ont accès pour l’instant à ces bêtas. Elles devraient être rapidement disponibles dans le programme Beta public.

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !