LeBriefdu 20 janvier 2022
Les défis du numérique dans le discours d’Emmanuel Macron au Parlement européenCrédits : Élysée/Dailymotion

« La révolution numérique » a fait l’objet d’un développement spécifique du chef de l’État dans son discours devant les eurodéputés, à l’occasion des premiers jours de la présidence française du Conseil de l’Union européenne. 

Plusieurs défis à l’index : « bâtir un véritable marché unique du numérique permettant de créer des champions européens », avec des investissements « dans des technologies nouvelles » et un droit remodelé et simplifié pour bâtir « un marché domestique à taille de géants ».

Il a vanté cette « Europe qui sait encadrer les acteurs du numérique pour précisément préserver cet esprit des lumières, c'est-à-dire protéger nos droits, nos libertés, le respect de nos vies privées ».

Pour la lutte contre les discours de haine, on pense évidemment au Digital Services Act, mais aussi au Digital Markets Act : l’objectif, au-delà, est « l'émergence d'un modèle numérique européen qui, tout à la fois, organise une concurrence loyale entre les acteurs et lutte contre la tendance des plateformes à tuer l'innovation, comme il protège les citoyens ».

Ces deux grands textes « sont ceux qui nous permettront de protéger économiquement les acteurs du numérique et les autres, face à ces champions quelquefois déloyaux, mais à protéger aussi nos citoyens ».

Sur le terrain de la sécurité, la « promesse de progrès d'avenir ne vaut que si, face aux désordres géopolitiques, à la menace terroriste, aux attaques cyber, immigration irrégulière, à ces grands temps de bouleversements, nous savons apporter une réponse ».

« L'Europe doit s'armer non pas par défiance vis-à-vis des autres puissances, non, mais pour assurer son indépendance dans ce monde de violence, pour ne pas subir le choix des autres, pour être libre ».

Impact’Num : un Mooc « pour saisir les enjeux de l’impact environnemental du numérique »

Il est lancé par le forum Eidos64, qui est « organisé par le département des Pyrénées-Atlantiques, en partenariat avec l’Éducation nationale ». Pour ce Mooc, Class’Code et Inria sont partenaires.

Le but est de proposer un outil « de sensibilisation du grand public aux impacts du Numérique sur l’environnement. Soutenu par la Délégation Numérique pour l’Education et réunissant une trentaine d’experts du Numérique et de son impact sur l’environnement, ce parcours d’auto-formation invite les participants à mieux comprendre les effets positifs et négatifs du numérique ».

Tous les détails et le contenu du Mooc sont expliqués sur cette page.

Sous pression, Elyze annonce la suppression de « toutes les données » et le passage en open source

Le « Tinder » de la présidentielle est sous le feu de nombreuses critiques depuis quelques jours. La CNIL s’est d’ailleurs emparée du sujet avec l’ouverture d’une enquête sur la conformité avec la réglementation sur les « données sensibles ».

Grégoire Cazcarra, cofondateur de l’application, a fait deux annonces chez Hugo Decrypte : « Elyze supprime TOUTES LES DONNÉES de l'application » et « devient OPEN SOURCE ».

Le code source est disponible sur un dépôt GitHub de François Mari, l’autre cocréateur d’Elyze. La licence n'est cependant pas encore précisée.

Dans le Readme, il est indiqué : « les fichiers et dossiers de configuration des serveurs AWS Amplify ont été supprimés du code. Le fichier 'google-services.json' mentionné dans 'app.json' ne sert que pour la configuration des notifications push avec Firebase ».

Samsung Exynos 2200 : nouveau SoC haut de gamme (4 nm), avec GPU Xclipse (AMD RDNA 2)

La puce dispose de huit cœurs CPU : un Cortex-X2, trois Cortex-A710 et quatre Cortex-A510. Il se place donc dans la lignée des Dimensity 9000 de MediaTek et Snapdragon 8 Gen 1 de Qualcomm.

On y retrouve évidemment de la 5G (jusqu’à 7,35 Gb/s), la prise en charge des caméras de 200 Mpixels, des écrans 4K à 120 Hz, de la LPDDR5, un NPU amélioré pour l’IA, du stockage UFS 3.1… Le tout gravé avec un process 4 nm. Tous les détails techniques se trouvent par ici.

Côté GPU, un Xclipse 920 est aux commandes. Il est « basé sur l'architecture AMD RDNA 2 ». Le Texan indique qu’il dispose ainsi « de nouvelles fonctionnalités graphiques avancées, comprenant le Ray tracing et le Variable Rate Shading », une première pour un GPU mobile précise AMD.

La production en masse de l‘Exynos 2200 a débuté. On devrait retrouver ce SoC dans les prochains Galaxy S22 de Samsung, qui seront très probablement annoncés dans quelques jours ou semaines.

OQEE Android : Chromecast et Picture-in-Picture au menu de la version 1.0.37

Free vient de déployer cette mouture. En plus de la correction de l’affichage de la durée des enregistrements, elle propose donc deux nouvelles fonctionnalités.

Il y a « Chromecast qui vous permet de lancer le contenu sur votre téléviseur » et Picture-in-Picture « qui permet de continuer à regarder son contenu tout en naviguant dans l’app OQEE ou dans d’autres applications ».

Wi-Fi 7 : MediaTek passe à la pratique avec des démonstrations

Le fabricant propose deux exemples à ses clients : le premier sur la « vitesse ultra-rapide », le second sur les « transmissions à faible latence ».

« La démo de MediaTek montre comment sa technologie Wi-Fi 7 Filogic peut atteindre la vitesse maximale définie par la norme IEEE 802.11be, et utilise sa technologie de fonctionnement multi-liaison (MLO) ».

Cette dernière « agrège plusieurs canaux sur différentes bandes de fréquences en même temps pour mettre en évidence la façon dont le trafic réseau peut toujours circuler de manière transparente, même en cas d’interférence ou de congestion sur les bandes ».

« Le Wi-Fi 7 offrira des vitesses 2,4 fois plus rapides que le Wi-Fi 6 – même avec le même nombre d’antennes – puisque le Wi-Fi 7 peut utiliser des canaux 320 MHz et prendre en charge la technologie de modulation d’amplitude en quadrature (QAM) 4K », rappelle MediaTek.

Les produits commerciaux sont attendus à partir de 2023 selon la société.

« Et s’il y avait de l’ordre au sein du désordre qui nous entoure ? » : les réponses du CNRSCrédits : NanoStockk/iStock

Le Journal du Centre national pour la recherche scientifique commence par un rappel sur la notion de désordre : « Les physiciens vous diront que le désordre est partout. Il dessine aussi bien le cours du café à la Bourse, que le repliement des protéines à l’origine de la diversité du vivant ».

« Ce sont, par exemple, les particules d’un nuage qui change perpétuellement de forme. Si parfois rien ne semble justifier le comportement macroscopique de cet amas de gouttelettes en suspension, il existe en réalité une multitude d’interactions complexes à plus petite échelle qui en sont responsables. Est-ce là le reflet d’un ordre sous-jacent, d’une loi cachée dans le désordre ? », se demande le CNRS.

Les exemples et les espoirs sont nombreux. En voici un exemple : « L'apprentissage automatique permettra de découvrir des structures invisibles à l’œil nu à côté desquelles nous sommes passés jusqu’à présent et qui viendront enrichir les modèles prédictifs existants ».

« Dans le cas du traitement de données d’imagerie par résonance magnétique, l’analyse de texture peut servir à détecter et à localiser des zones tumorales au sein du cerveau », ajoute le Centre.

Le cas de l’intelligence artificielle est emblématique : « L’algorithme trouve une valeur idéale pour un million de paramètres, mais on ne sait pas ce qu’il est en train de faire, l’expliquer, le contrôler, etc. Nous avons besoin de justifier ses décisions pour vraiment prendre en compte ses recommandations dans des cas pratiques sensibles », explique Marc Mézard, directeur de l’École normale supérieure et spécialiste de la physique statistique.

Il faut donc que la théorie parvienne à rattraper la pratique qui a avancé à pas de géants au cours des quinze dernières années. Le CNRS est optimiste : « Peut-être suffira-t-il d’une toute petite idée pour initier des découvertes phénoménales qui nous permettront de mieux comprendre l’environnement très désordonné qui nous entoure »

PowerZ est disponible sur Android

Lancé fin 2020 par Emmanuel Freund, le jeu éducatif a levé 7 millions d’euros l’été dernier. Il était déjà disponible sur iOS, mais pas sur les terminaux Android.

C’est désormais le cas. « Certains systèmes Android ne sont pas compatibles avec notre jeu. Nous travaillons pour étendre la compatibilité au plus grand nombre », précise tout de même l’éditeur.

Thierry Breton espère une adoption du DSA et du DMA sous la présidence française du Conseil de l’UE

« Je suis convaincu que nous serons en mesure d'adopter ensemble ces propositions sous Présidence française d'ici fin juin », a indiqué hier le commissaire Thierry Breton, dans son discours devant les institutions européennes.

« L'Europe est le premier continent au monde à engager une réforme globale de notre espace numérique. Avec le DSA et le DMA nous sommes sur le point de réorganiser l'espace numérique dans notre marché intérieur, à la fois pour les aspects sociétaux et pour les aspects économiques. Un nouveau cadre qui peut devenir une référence pour les démocraties du monde entier ».

Le commissaire européen a rappelé les principaux points du texte : « des règles claires pour la suppression de tout ce qui est illicite en ligne », « de nouvelles obligations pour les très grandes plateformes fondées sur les risques afin d'empêcher des abus », des obligations de transparence sur les algorithmes pour notamment « comprendre les raisons pour lesquelles tel ou tel citoyen est visé par certains contenus ou publicités ». Enfin, une application uniforme des règles dans tous les États membres.

Crypto.com confirme qu’environ 400 comptes ont été compromis après une attaqueCrédits : peshkov/iStock

Kris Marszalek, directeur général de Crypto.com, a confirmé hier soir à Bloomberg que la plateforme d’échange de cryptomonnaies avait bel et bien subi une attaque et qu’environ 400 comptes avaient été affectés.

Crypto.com est devenue rapidement l’une des plateformes les plus importantes dans ce domaine, avec dix millions d’utilisateurs et 3 000 employés. Elle a largement gagné en visibilité, notamment aux États-Unis, via des contrats comme celui qui lui a permis de renommer le stade des Lakers en Crypto.com Stadium, contre la modique somme de 700 millions de dollars.

Cette confirmation était attendue depuis trois jours, quand des utilisateurs ont commencé à signaler d’inquiétants mouvements sur leurs comptes, comme on peut le voir dans les réponses à un tweet de Crypto.com sur le sujet. Ben Baller s’inquiétait notamment que l’authentification à deux facteurs n’ait rien empêché.

Très peu d’informations supplémentaires ont été données, la société ne donnant guère plus de détails et ne répondant pas aux sollicitations.

Plusieurs médias, dont Motherboard, notent cependant un élément intéressant de langage : Crypto.com ne dit pas que rien n’a été volé, mais qu’aucun fonds d’utilisateur n’a été dérobé. Ce qui pourrait signifier une compensation des pertes par l’entreprise. Le montant de ces dernières a été estimé à 15 millions de dollars par la société de sécurité PeckShield, mais n’a pas été confirmé.

Kris Marszalek a promis sur Twitter qu’un post mortem complet serait publié une fois que l’enquête interne serait terminée. Il a également indiqué se tenir prêt en cas d’enquête par les autorités, qui ne l’auraient pas encore contacté.

Marszalek précise enfin que la sécurité de l’infrastructure a été renforcée en conséquence, après une coupure des retraits pendant 14 heures. La liste blanche a été réactivée et une mesure supplémentaire a été ajoutée : un délai de 24 heures entre l’ajout d’une adresse sur liste blanche et le premier retrait.

Google ouvre une bêta pour les jeux Google Play sur Windows, mais pas en France

La société franchit un cap important en voulant fournir une partie du catalogue des jeux Google Play – donc pour Android – sur le système de Microsoft. Une phase bêta vient d’ouvrir, malheureusement limitée à trois pays : Hong-Kong, Corée du Sud et Taiwan.

Des titres comme Mobile Legends: Bang Bang et Summoners War peuvent ainsi être joués sur Windows, sans avoir besoin d’un smartphone Android ou d’un Chromebook.

Google ne dit presque rien de plus pour l’instant, mais les détails devraient rapidement affluer. Tout juste sait-on que l’on pourra « découvrir une version plus grande et plus pratique [des] jeux pour mobile préférés avec la plate-forme Google pour PC », et que l’on pourra utiliser le clavier et la souris.

L’éditeur n’en parle pas, mais il est plus que probable que les développeurs aient le dernier mot sur la disponibilité de leurs jeux par ce biais, comme pour les Chromebooks. Ils pourraient donc bloquer l’accès à leurs titres s’ils estiment qu'ils ne sont pas prêts ou adaptés à une telle utilisation.

La page du service est disponible en français et l’on peut s’inscrire pour être averti de sa disponibilité.

Europol démantèle VPNLab, qui était utilisé comme appui pour des « actes criminels graves »

Une action coordonnée entre dix pays – dont la France – a été menée le 17 janvier. « Les autorités chargées de l'application de la loi ont maintenant saisi ou arrêté les 15 serveurs qui hébergeaient le service de VPNLab.net, le rendant ainsi indisponible ».

Les forces de l’ordre « se sont intéressées au fournisseur après que de multiples enquêtes ont révélé que des criminels utilisaient le service VPNLab.net pour faciliter des activités illicites telles que la distribution de logiciels malveillants », indique Europol.

« À la suite de l’enquête, plus d’une centaine d’entreprises ont été identifiées comme étant à risque de cyberattaques. Les organismes d’application de la loi travaillent directement avec ces victimes potentielles pour atténuer leur exposition ».

Windows 11 : la préversion 22538 corrige un plantage pénible d’Explorer.exe

Depuis hier soir, les testeurs inscrits dans le canal Dev du programme Insiders peuvent récupérer la build 22538

Elle ne révolutionne pas l’utilisation du système, mais apporte un correctif bienvenu pour un problème pénible : un plantage d’Explorer.exe dès que l’on utilisait les contrôles clavier pour le volume.

Pour celles et ceux qui l’auraient raté, ce sera l’occasion de découvrir le nouvel affichage du volume sur le système, puisque la vieille barre latérale – introduite dans Windows 8 – a laissé sa place à un petit cadre translucide au centre en bas, juste au-dessus de la barre des tâches.

La nouvelle build renforce également Voice access, une fonction ajoutée quelques préversions auparavant et qui renouvelle le contrôle de l’ordinateur à la voix. Elle est par exemple compatible maintenant avec le nouveau clavier virtuel, qui sera bien plus pratique pour saisir des adresses email, numéros de téléphone, emojis, symboles et autres.

On note quelques autres améliorations, comme le fond translucide du Alt + Tab qui récupère la couleur d’accentuation, la récupération pour le speech-to-text de récupérer des packs linguistiques sur le Store pour être mis à jour, l’accès à la calibration de l’écran dans le panneau HDR ou encore la compatibilité avec le boot HTTPS pour les machines virtuelles Hyper-V de deuxième génération.

Toute personne peut accéder à ces préversions. Attention, le canal Dev propose une nouvelle build chaque semaine en moyenne, avec des bugs fréquents. Le canal Beta est plus stable, même si les nouveautés y sont moins nombreuses. Dans tous les cas, il n’est pas recommandé d’essayer l’un ou l’autre sur une machine devant servir tous les jours.

YouTube Originals, c’est fini

L’annonce a été faite par Robert Kyncl, le responsable business de la plateforme de streaming. Il en profite pour « remercier » Susanne Daniels, qui a décidé de quitter ses fonctions chez YouTube le 1er mars.

Les programmes YouTube Kids Fund, Black Voices Fund et Creator Shorts Fund continuent d’exister. « Nous honorerons nos engagements pour les émissions déjà validées, les créateurs impliqués dans ces émissions doivent s'attendre à recevoir des nouvelles de notre part directement dans les jours à venir », ajoute Robert Kyncl.

YouTube Originals avait été lancé en 2016 avec l’ambition de concurrencer Netflix ou Prime Video, mais ce ne fut pas le cas. Une bonne partie des programmes qui devaient être exclusifs à YouTube Premium se sont retrouvés sur la plateforme avec de la publicité.

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