LeBriefdu 6 juillet 2021
Flex : Free retravaille son offre de location avec option d’achat pour les smartphones

Comme prévu, l’opérateur vient de dévoiler sa « nouvelle façon transparente de s’offrir son mobile ». Il s’agit en fait d’étaler le prix sur 24 mois, avec un premier versement plus important. L’offre doit être disponible dès aujourd’hui en ligne et en boutique.

Si l'on pouvait s'attendre à de grandes annonces un an après le lancement de la Freebox Pop, il n'est finalement question que d'une évolution de l’offre de location et du paiement en plusieurs fois qui existaient déjà. Attention, tous les smartphones ne sont pas éligibles à cette LOA. Les tarifs des forfaits restent les mêmes (sans engagement) avec remise pour des abonnés Freebox. 

Peu importe le forfait choisi, un iPhone 12 reviendra ainsi à 259 euros pour le premier versement (via une remise immédiate de 70 euros), puis à 19,99 euros par mois pendant deux ans. L’option d’achat est à 100 euros à la fin de la période, soit un coût total de 838,76 euros. Ce smartphone est vendu 909 euros par Apple, mais on le trouve régulièrement dans les 850 euros chez les revendeurs. 

Vous pouvez évidemment décider de payer les mensualités restantes et l’option d’achat avant la fin des deux ans. Au bout des 24 mois, vous pouvez restituer le smartphone, mais par défaut la location sera prolongée automatiquement, sans engagement. Il ne faudra pas oublier d’agir car, au bout de six mois supplémentaires il revient plus cher de continuer à louer que d’exercer son option d’achat dans le cas de l’iPhone 12.

Attention, le montant du premier loyer peut cacher une « astuce » : dans le cas du Galaxy S21 par exemple, il est indiqué 179 euros alors qu’il faut payer 279 euros et récupérer ensuite 100 euros « sur demande par le constructeur », via une ODR. Bien entendu, « tous les mobiles restitués dans le cadre de l’offre Free Flex sont, en fonction de leur état, reconditionnés ou recyclés ». Espérons néanmoins que ceux qui le feront n’auront pas les mêmes déboires que certains avec la précédente offre de location.

Copie privée : résultats en septembre pour les PC fixes, portables et disques durs nus

Selon nos informations, les résultats des études d’usages sur les ordinateurs fixes et portables mais également celles concernant les disques durs nus sont attendus dans deux mois, quelques semaines avant le renouvellement de la Commission Copie privée.  

L’instance pourra alors préparer l’établissement d’un tarif spécifique, si du moins l’étude payée par les ayants droit révèle qu’existent des copies privées sur ces supports. Le cas échéant, la SACEM, la SACD, l’ADAMI, la SPEDIDAM, la SCPP, la SPPF, etc. pourront peser de tout leur poids pour que la Commission adopte les barèmes respectifs pour leur permettre de grossir leurs perceptions.

Avec les téléphones et tablettes reconditionnés, ce serait le deuxième univers tombant cette année dans le champ de la ponction culturelle. 

Multi-cloud via Kubernetes : Scaleway lance Kosmos en bêta privée

Ce service permet de déployer des clusters à travers les services de plusieurs fournisseurs de services cloud (CSP), la marche à suivre étant détaillée dans sa documentation

Il s'agit du « premier moteur multi-cloud pour Kubernetes en son genre » annonce l'hébergeur, qui le présente comme une alternative à l'habituel Kapsule.

« Kosmos est un produit incroyable permettant de déployer des clusters k8s chez n'importe quel provider en utilisant notre control-plan » ajoute Arnaud de Bermingham sur Twitter.

Pour vous inscrire, il suffit de donner votre adresse email par ici.

Un laboratoire commun de recherche sur les « matériaux fonctionnels innovants pour l’aéronautique »

Il est mis en place par le CNRS, Dassault Aviation, les universités de Strasbourg et de Lorraine, avec le soutien de l’Agence de l’Innovation de Défense. Son but est de « concevoir dans les domaines de l'acoustique, de l'électromagnétisme et de l'antigivre, de nouveaux matériaux pour les avions de demain ».

Pour Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, l’enjeu est important : « Pour l’industrie aéronautique, la maîtrise de matériaux innovants constitue un différenciateur important sur de nombreux produits civils et militaires. Qu’il s’agisse de l’acoustique interne de nos Falcon (matériaux absorbants), de la furtivité de nos avions de combat (matériaux pour la discrétion électromagnétique) ou de la sécurité de tous nos appareils (matériaux anti-givre), il est vital que nous maintenions notre avance ».

Ce laboratoire, baptisé MOLIERE, est établi pour quatre années reconductibles.

Inquiétude autour d’Audacity après son rachat et la modification de ses conditions d’utilisationCrédits : MilosJokic/iStock

Né dans les années 2000, ce logiciel libre permet d’enregistrer et éditer des contenus audio. Très prisé par certains et notamment utilisé dans les écoles, il jouit d’une solide réputation.

Il y a quelques semaines, il était racheté par Muse Group, une société qui propose déjà plusieurs applications musicales comme MuseScore et Ultimate Guitar. Début juillet, elle a mis en place un changement important, comme le rapporte Fosspost : une procédure de collecte de données dans les conditions d’utilisation.

Cela comprend des informations sur la machine, l’adresse IP, les éventuelles erreurs, etc. Il est également précisé que toutes les données personnelles sont stockées sur des serveurs dans l'Espace économique européen, mais qu’elles peuvent parfois être partagées « avec notre bureau en Russie et notre conseil externe aux États-Unis ». Et que l’application ne doit pas être utilisée par les enfants de moins de 13 ans.

Autant de changements qui font hurler certains membres de la communauté. Muse Group ne s’est pas pour le moment pas expliqué : est-ce qu’il s’agit d’une volonté de transformer Audacity en « spyware » ? Est-ce que le nouveau propriétaire a copié/collé des conditions d’utilisations « type » sans réfléchir ni l’adapter à Audacity ?

Quoi qu’il y en soit, il y a fort à parier qu’un des 1 500 forks existant soit rapidement présenté par certains comme un clone ayant les mêmes fonctionnalités qu’Audacity, sans toute la partie sur la collecte des données et la limite d'âge. 

ManoMano lève 355 millions de dollars, sa valorisation atteint 2,6 milliards de dollars

La plateforme française spécialisée dans la vente en ligne de produits de bricolage a déjà obtenu son statut de licorne (être valorisé plus d’un milliard de dollars) l’année dernière. 

Ce tour de table est mené par Dragoneer Investment Group, qui a déjà investi dans Airbnb, Slack, Spotify… On retrouve également d’anciens actionnaires comme Aglaé Ventures, Bpifrance, General Atlantic, etc.

« Cette levée de fonds, fondamentalement, ManoMano n’en avait pas besoin […] L’entreprise va bien, elle est rentable en France où elle continue de grandir et elle se déploie rapidement en Europe. C’est le fonds Dragoneer qui a eu l’idée de ce tour, nos actionnaires historiques ont suivi et les conditions de marché étaient très favorables. Alors nous avons dit oui », explique Christian Raisson, CEO et cofondateur de la société, à LSA Conso.

Cette manne financière devrait néanmoins permettre à la société d’accélérer davantage son déploiement à l’international.

Hugging Face veut ajouter de l'IA à Google Sheet

Alors que GitHub vient d'annoncer son Copilot, l'entreprise évoque une possibilité pour son service de compléter des outils comme le tableur en ligne, pour effectuer des requêtes en réponse à une phrase en langage naturel par exemple.

Pour cela, elle utilise le modèle TAble PArSing de Google (TAPAS). La procédure à suivre sera détaillée dans un événement en ligne qui se tiendra d'ici 15 jours.

Le document généré pour cet exemple est en accès libre par ici.

Microsoft suspend SQL Server sur des conteneurs Windows

Ce service avait été lancé en bêta en 2017 mais n'avait jamais été finalisé depuis, détaille l'éditeur dans un billet de blog. Il prend désormais fin, les dépôts Docker Hub qui y sont liés vont être supprimés.

La société renvoie aux conteneurs SQL Server sous Linux désormais, ce qui est sans doute lié au fait qu'elle pousse son sous-système Linux de manière croissante au sein de Windows, ce dernier gérant les conteneurs Docker depuis sa v2 publiée l'année dernière.

Des smartphones et terminaux trop « à l'écoute » ?Crédits : taa22/iStock

« Qui ne s’est jamais posé la question de la possibilité d’être écouté par l’un de ses appareils suite à l’affichage d’une publicité particulièrement pertinente ? », s'interroge le Laboratoire d'innovation numérique de la CNIL (LINC). La prolifération de terminaux connectés pose en effet la question de qui active leurs micros, collecte et analyse leurs enregistrements.

L'ADN revenait lui aussi récemment sur ce qu'il qualifiait de « théorie pas si complotiste que ça ». Si les témoignages de gens persuadés d'avoir vu s'afficher des publicités après qu'ils aient prononcé un mot particulier sont nombreux, « ces derniers sont bien souvent débunkés ».  Il n'existerait de fait « aucune preuve scientifique tangible à ce jour », écrit LINC, qui évoque notamment le témoignage d'Antonio Garcia-Martinez, un ancien product manager de Facebook :

« Pour y parvenir, Facebook devrait enregistrer tout ce que votre téléphone entend lorsqu'il est allumé. Cela équivaut fonctionnellement à un appel téléphonique permanent entre vous et Facebook. En supposant que vous ayez votre téléphone allumé la moitié de la journée, cela représente environ 130 Mo par jour et par utilisateur. Il y a environ 150 millions d'utilisateurs actifs quotidiens aux États-Unis, ce qui représente environ 20 pétaoctets par jour, rien qu'aux États-Unis. Pour mettre cela en perspective, l'ensemble du stockage de données de Facebook ne représente "que" 300 pétaoctets environ, avec un taux d'ingestion quotidien d'environ 600 téraoctets. En d'autres termes, une surveillance audio constante produirait environ 33 fois plus de données par jour que ce que Facebook consomme actuellement. »

L'ADN relève cela dit que des SDK « sont non seulement capables de recueillir des données très privées, comme les moments ou les utilisateurs de Tinder venaient de conclure avec leur match, mais aussi des données issues du micro du smartphone ». Des chercheurs avaient ainsi découvert en 2018 que, sur 17 000 applications populaires Android, 8 000 recueillaient des données récoltées par Facebook. 

Des « permissions inappropriées et attentatoires à la vie privée (possibilité de prendre des captures d’écran, d’accéder à la caméra, etc.) avec dans certains cas des transmissions vers des acteurs tiers à l’insu des utilisateurs », confirme le LINC. Il fournit par ailleurs plusieurs autres explications rationnelles, rappelant notamment le cas de ce défenseur de la vie privée qui, suite à un séjour chez sa mère, s'était vu proposé la marque de dentifrice utilisé par celle-ci sur son compte Twitter

Une page se tourne : Jeff Bezos n’est plus CEO d’Amazon

Début février, le fondateur de la boutique en ligne avait annoncé qu’il quitterait son poste de CEO dès le troisième trimestre de cette année. L’homme d’affaires n’a pas traîné puisqu’il a laissé les commandes à Andy Jessy dès le début du mois de juillet, comme le rapporte l’AFP. Comme prévu, il reste président exécutif du conseil d'administration.

Dans une lettre adressée à ses employés, il donnait des détails sur la suite : « Je disposerai du temps et de l'énergie dont j'ai besoin pour me concentrer sur Day One Fund, le Bezos Earth Fund, Blue Origin, Washington Post et mes autres passions […] Je n’ai jamais eu autant d’énergie et il ne s’agit pas de prendre ma retraite ».

Dans deux semaines, il doit par exemple s’envoler pour l’espace à bord de la fusée Blue Origin, donnant ainsi le coup d’envoi des vols commerciaux pour sa compagnie. Quelques jours auparavant, le 11 juillet, c’est Richard Branson qui prendra place dans le VSS Unity de Virgin Galactic.

Ransomware : sous pression, les assureurs cyber augmentent leurs polices

« Le coût des cyber-assurances a augmenté de 32 % l'an passé et ne montre aucun signe de ralentissement », constate The Register. De plus, « les réclamations sont en hausse, la capacité est en baisse et la rentabilité de la souscription est, au mieux, sous pression », selon les courtiers d'assurance internationaux Howden. 

Les polices d'assurance seraient ainsi de plus en plus exigeantes quant aux mesures de prévention en termes de cybersécurité requises par leurs clients.

La pression est telle que la semaine dernière, un rapport du Royal United Services Institute (RUSI) – Cyber ​​Insurance and the Cyber ​​Security Challenge – a averti que le pic d'attaques par ransomware avait même conduit certains assureurs à se demander s'ils devaient se retirer du marché.

Certains craignent également que les entreprises comptent trop sur leurs assureurs pour payer en cas d'attaque afin de récupérer leurs données – une approche qui rend les assureurs nerveux, ajoutant à la compression actuelle.

Open data : retour sur 10 ans de data.gouv.fr

La plateforme dédiée à l’open data rappelle que, « en dix ans, cette dernière a connu de nombreuses évolutions, qu’elles soient graphiques, fonctionnelles ou organisationnelles ».

C’est en effet le 5 décembre 2011 que data.gouv.fr a été lancé officiellement. En 2013, Etalab prend les commandes et, fin 2014, « Etalab démarre udata, un spin-off libre dans l’esprit CKAN, afin notamment de pouvoir mettre en place davantage de fonctionnalités sociales ».

Le portail donne ensuite rendez-vous dans un second billet de blog pour la suite des aventures. 

Un décret revoit les règles de responsabilité à l’heure des véhicules autonomesCrédits : MicroStockHub/iStock

« Jusqu'à présent le Code de la route ne considérait que le cas de la conduite d'un véhicule par une personne », relève le gouvernement. Ces règles allaient nécessairement être inadaptées alors que les véhicules autonomes s’apprêtent à prendre les routes de France. 

Avec une réforme initiée en début de mois, le code envisage la possibilité qu'un système de conduite automatisé prenne le contrôle du déplacement du véhicule. C’est la conséquence d’un décret publié le 1er juillet, déjà diffusé fin 2020 dans nos colonnes lors de sa notification à la Commission européenne.

Le texte adapte en conséquence « le régime de responsabilité pénale à cette situation inédite pour permettre au conducteur de dégager sa responsabilité dès lors que le système de conduite automatisé fonctionne conformément à ses conditions d'utilisation », dixit cette présentation du ministère de l'Intérieur.

Le décret définit également « les modalités d'interaction entre le conducteur et le système de conduite automatisé, ainsi que les manœuvres d'urgence que le système peut être amené à effectuer automatiquement ». Autre précision apportée : « le niveau d'attention attendu de la part du conducteur sur son environnement de conduite lorsqu'un système de conduite est activé ». 

Cette publication n’est pas limitée aux épineuses questions de responsabilité. Par voie de conséquence, elle prépare aussi la circulation de ces véhicules « sur parcours ou zones prédéfinis dès septembre 2022 en France ». 

Pour l’exécutif, « la démonstration de la sécurité de ces systèmes, établie préalablement à leur mise en service, est au cœur du processus d'autorisation. Elle est conduite sur la base de plusieurs dossiers de sécurité, vérifiés par des organismes qualifiés agréés ».

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