LeBriefdu 29 juin 2021
CNNum : « Récits et contre-récits. Itinéraire des fausses informations en ligne »

Le Conseil National du Numérique vient de publier un dossier sur « la construction et le parcours des faits en ligne, sur les mécaniques individuelles et collectives derrière le complotisme, la mésinformation ou encore la désinformation ».

Le sujet soulève de nombreuses questions : « Qui crée ces fausses nouvelles et pourquoi ? De quoi le complotisme est-il le nom ? Comment le récit autour de la réalité est-il aujourd’hui construit et par qui ? Comment vérifier l'information ? Comment anticiper et appréhender les stratégies de manipulation en particulier en période électorale ? ».

Avec des experts du sujet, les membres du CNNum « ont interrogé les mécanismes qui poussent une partie de la population à adhérer et à relayer des théories complotistes, et plus largement des fausses informations ».

En plus d’apporter des éléments de réponses à ces préoccupations et de partager « les positions et actions d'acteurs engagés dans la lutte contre le complotisme », le CNNum revient sur « le phénomène QAnon et son exportation en France, dans la perspective des élections nationales à venir en 2022 ».

En plus du dossier d’une centaine de pages, un communiqué de presse et une note de synthèse en huit points a été mise en ligne.

LiFi : Oledcomm présente son module miniature Optical Front End

La société propose déjà depuis longtemps des dongles USB pour se connecter à Internet via la lumière, à condition d’avoir un émetteur compatible.

Oledcomm profite du MWC de Barcelone pour annoncer son Optical Front End (OFE). Il s’agit d’une puce de 1,5 x 3,5 mm seulement que l’on peut donc intégrer dans un smartphone ou n’importe quel appareil mobile plutôt que passer par une clé USB.

Le fabricant annonce un débit de 1 Gb/s sur une distance de 1 à 5 mètres.

À Washington, un juge fédéral fait tomber les charges antitrust contre FacebookCrédits : ymgerman/iStock

En décembre, la Federal Trade Commission déposait plainte pour abus de position dominante contre Facebook. Le procès était d’autant plus attendu que le géant pouvait voir le ciel s’assombrir des deux côtés de l’Atlantique depuis un moment.

Le juge fédéral en charge de l’affaire à Washington, James Boasberg, a douché les espoirs de la FTC : quelle que soit la puissance détenue par Facebook, les avocats de la Commission ont échoué à démontrer ce qu’était un réseau social et comment ils avaient estimé la part de marché de l’entreprise à 60 %.

« L’incapacité de la FTC à offrir le moindre indicateur ou la moindre méthode utilisée pour calculer la part de marché de Facebook rend son assertion « d’au moins 60 % » trop spéculative et dénuée de fondements pour continuer », a déclaré le juge.

Deuxième coup dur pour l’accusation, le juge a rejeté une autre plainte dans une décision séparée : le procureur général avait attendu trop longtemps avant de se pencher sur les rachats d’Instagram et WhatsApp, respectivement effectués par Facebook en 2012 et 2014.

Chez Facebook bien sûr, le temps est au beau fixe : « Nous sommes heureux que les décisions d’aujourd’hui reconnaissent les défauts dans la plainte du gouvernement contre Facebook. Nous nous battons équitablement chaque jour pour mériter le temps et l’attention des gens et nous continuerons à fournir de très bons produits aux personnes et entreprises qui utilisent nos services ».

Les décisions du juge sont bien une défaite importante pour le gouvernement, et pour la FTC en particulier. Bien qu’elle ne soit pas responsable du résultat car venant tout juste d’arriver à la tête de la Commission, Lina Khan – connue pour ses vives positions antitrust – aura probablement à cœur de rectifier le tir.

Car rien n’est encore perdu. Le juge a laissé 30 jours à la Commission pour revoir sa plainte et expliquer aussi bien sa définition d’un réseau social que la méthode employée pour calculer cette part de marché. Sans ces informations élémentaires, les avocats ne pourront pas démontrer l’élément central de leur plainte : la distorsion de la concurrence qu'entraîne la masse imposante de Facebook.

L’affaire est suivie de très près aux États-Unis, notamment par les membres du Congrès. Politico cite notamment les cas des sénateurs républicains Josh Hawley et Ken Buck, qui ont exprimé leur « profonde déception » face à la décision du juge.

Pour Ken Buck en particulier, l’affaire est une preuve supplémentaire que « le Congrès a besoin de fournir des ressources et outils supplémentaires » pour la lutte antitrust contre « les sociétés Big Tech s’engageant dans une conduite anti-compétitive ».

Si Facebook doit respirer pour le moment, le danger est loin d’être écarté. Il existe désormais un consensus au sein du Congrès sur le problème que présentent des entreprises au pouvoir si important qu’elles semblent pouvoir échapper à toute législation. Le spectre d’une frappe bipartisane n’est pas à écarter, dans le sillage du fameux rapport qui torpillait les GAFAM l'automne dernier.

Le Sénat consulte en ligne les travailleurs des plateformes

Le Sénat a lancé depuis quelques jours une consultation des travailleurs des plateformes numériques. À la demande du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), cette phase s’inscrit dans la mission d’information relative à « l’uberisation de la société : quel impact des plateformes numériques sur les métiers et l’emploi ? ».

Les élus de la chambre haute « s’intéressent notamment aux conséquences de l’uberisation sur une grande diversité de secteurs d’activité économique, sur la polarisation du marché du travail ainsi que sur les conditions de travail des indépendants dont l’activité dépend des contraintes fixées par les processus algorithmiques des plateformes ».

La consultation veut connaitre plusieurs attentes des acteurs du secteur, en matière de rémunération, de dialogue social ou encore de protection sociale. L’enregistrement des réponses « ne contient aucune information permettant de vous identifier, à moins que l’une des questions ne vous le demande explicitement ».

RGPD : pour la Commission européenne, le Royaume-Uni offre un niveau de protection équivalent d’un État membreCrédits : 3D_generator/iStock

Conséquence RGPDienne du Brexit : le Royaume-Uni devient un État tiers. Pour faciliter le transfert de données vers l’outre-Manche, la Commission a adopté deux décisions d'adéquation considérant ce pays comme offrant un niveau de protection équivalent à celui en vigueur dans l’Union européenne.

Deux décisions adoptées, « l'une au titre du règlement général sur la protection des données (RGPD) et l'autre au titre de la directive en matière de protection des données dans le domaine répressif », détaille l’instance bruxelloise.

Ces décisions d'adéquation « facilitent également la mise en œuvre correcte de l'accord de commerce et de coopération entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, qui prévoit l'échange d'informations à caractère personnel, par exemple en matière de coopération judiciaire ».

Pour Věra Jourová, vice-présidente chargée des valeurs et de la transparence, « bien que le Royaume-Uni ait quitté l'Union européenne, son régime juridique en matière de protection des données à caractère personnel est resté identique ».

Dans une résolution adoptée fin mai, le Parlement européen n’a pas eu exactement la même grille de lecture que la Commission européenne.

« Certains aspects de la législation ou des pratiques du Royaume-Uni n’ont pas été pris en considération par la Commission, ce qui a donné lieu à des projets de décisions d’exécution qui ne sont pas conformes au droit de l’Union », relève le texte.

Le Parlement avait à cette occasion exprimé « son inquiétude quant à l’application lacunaire voire souvent inexistante du RGPD par le Royaume-Uni alors qu’il était encore membre de l’Union ». Il cite un exemple, non sans se souvenir que la Cour de justice de l’Union européenne exige un examen non seulement des règles, mais également des pratiques.

L’équivalent anglais de notre CNIL avait ainsi classé « une plainte portant sur les technologies publicitaires après avoir organisé deux événements avec les parties prenantes », alors qu’un de ses rapports prévenait que «l’industrie des technologies publicitaires semble immature dans sa compréhension des exigences de protection des données ».

La résolution lui reproche de ne pas avoir exercé ses pouvoirs d’application.

Les eurodéputés ont également pointé du doigt le programme « Tempora » du Royaume-Uni, qui, « géré par le Centre national de communications (GCHQ), intercepte les communications en temps réel à partir des câbles à fibre optique de la dorsale internet et enregistre les données de manière à pouvoir les traiter et les consulter ultérieurement ».

Une « surveillance de masse du contenu et des métadonnées des communications [qui] a lieu indépendamment du fait qu’il existe des soupçons spécifiques ou des données cibles ».

Compatibilité avec Windows 11 : Microsoft retire son outil de test

Hier soir, l'éditeur publiait la première préversion publique de son système, la build 22000.51. Il expliquait au passage avoir retiré les restrictions évoquées au lancement pendant cette phase de test, devant étudier notamment le comportement de certains CPU avant de savoir s'ils peuvent être ajoutés ou non.

Ce qui tend à créditer l'idée d'une liste constituée selon une base logique et l'expérience utilisateur, ce qui n'a aucun sens puisque des modèles performants en sont absents, même récents.

C'est notamment le cas des Ryzen de 1ère génération ou de références appréciées comme le Core i7-6700K alors que l'on trouve… des Atom et autres solutions d'entrée de gamme. Autant dire que Microsoft a intérêt à revoir les choses en profondeur s'il espère imposer une liste de CPU compatibles pour l'installation de Windows 11, ce qui serait une première.

La société est aussi revenue sur le raté de son outil de test de compatibilité, créé à la va-vite et n'offrant que peu d'informations. Au point qu'en quelques jours, plusieurs développeurs ont proposé des solutions open source bien plus convaincantes. Résultat des courses : l'outil a été retiré, devant lui aussi être retravaillé dans les mois qui viennent.

Ce n'est pas plus mal : il était source de frustration chez un grand nombre d'utilisateurs, qui publiaient sur les réseaux sociaux des captures de leur statut d'incompatibilité. Il fallait donc stopper l'hémorragie. La préversion ne disposant d'aucune limite, elle devrait permettre d'apaiser les esprits et inciter tout le monde à se focaliser sur les nouveautés de l'OS.

« Chouette Radio » : une enceinte connectée et un média pour les enfants

Ce projet est lancé par Radio France et le groupe Bayard (J’aime Lire, Astrapi, Pomme d’Api) en partenariat avec la Caisse des dépôts, comme le rapportent Les Échos, le Canard Enchaîné et La Correspondance de la presse.

L’enceinte connectée serait payante, avec des services adaptés aux plus jeunes. Nous n’avons pas d’autres informations pour le moment, les principaux intéressés n’ayant pas répondu aux demandes de nos confrères.

L’Autorité de la concurrence aurait donné son feu vert. Pour monter ce projet, les trois entités créeraient une société commune ; Radio France et Bayard apporteraient chacune 350 000 euros, la Caisse des dépôts 1,4 million d’euros.

Fondation : première vraie bande-annonce pour l’adaptation d’Apple TV+

La série est très attendue par les inconditionnels de la saga, qui savent que l’histoire est notoirement complexe à adapter. L’excitation est donc palpable.

Fondation raconte, dans les (très) grandes lignes, comment Hari Seldon a inventé la psychohistoire pour calculer le destin de l’humanité, en se basant notamment sur la cinétique des gaz. Il en déduit la fin de l’empire galactique et une période de barbarie pour de nombreux millénaires.

Il se propose alors d’établir sur une planète une fondation scientifique pour y concentrer toutes les connaissances humaines, fondation qui servirait de noyau pour un futur deuxième empire, plus grand et plus solide. C’est du moins ainsi qu’il présente son projet.

L’histoire est complexe à adapter car son auteur, Isaac Asimov, a commencé par en publier des morceaux sous forme de courtes nouvelles dans un journal, reliées par un fil conducteur. Il ne s’agissait donc pas d’un livre traité comme tel, les événements faisant souvent des bonds de plusieurs décennies à plusieurs siècles.

De ce que l’on voit dans la bande-annonce, les scénaristes semblent s'être concentrés sur Hari Seldon (joué par Jared Harris) et la mise en place de son projet, plutôt que sur le premier tome du cycle, dans lequel le scientifique est déjà mort depuis longtemps.

On y croisera notamment Eto Demerzel, Premier ministre de l’Empereur, et qui dans la série sera une femme interprétée par Laura Birn. Il est probable que l'histoire reprenne en partie celle de Prélude à Fondation, un préquel qu'Asimov avait écrit après son cycle. Les promoteurs de la série ont également précisé que l'adaptation serait très libre.

Google veut alerter l’internaute sur le manque de fiabilité de certains résultats

Google a annoncé voilà peu des modifications dans ses résultats de recherche : une mention sera placardée quand le fruit des requêtes manquera de fiabilité.

En particulier, quand un sujet changera rapidement avec un nombre de sources jugé trop restreint, le moteur invitera l’internaute à revenir plus tard quand un plus large éventail de sources sera disponible.

« Notre objectif est d’apporter plus de contexte sur vos résultats afin que vous puissiez évaluer avec plus de confiance les informations trouvées en ligne »

Cette fonctionnalité sera d’abord déployée outre-Atlantique avant d’être étendue à d’autres pays.

Cybersécurité : Chine et Russie forts à l'offensive, faibles en défensesCrédits : BlackJack3D/iStock

« La cyberpuissance chinoise a au moins une décennie de retard sur les États-Unis », titre le Financial Times. Une étude de l'International Institute for Strategic Studies estime en effet que les atouts de la Chine en tant que cyberpuissance sont minés par une sécurité médiocre et une analyse du renseignement faible.

Les chercheurs de l'IISS ont classé les pays sur un éventail de cybercapacités, de la force de leurs économies numériques et de la maturité de leurs fonctions de renseignement et de sécurité à la qualité de l'intégration des volets « cyber » à leurs opérations militaires.

La Chine, comme la Russie, auraient ainsi prouvé leur expertise dans les cyberopérations offensives – menant des campagnes d'espionnage en ligne, de vol de propriété intellectuelle et de désinformation contre les États-Unis et leurs alliés. Mais les deux pays ont été freinés par une cybersécurité relativement lâche par rapport à leurs concurrents, selon l'IISS.

En conséquence, seuls les États-Unis sont classés comme une cyberpuissance de « premier plan » par le groupe de réflexion, avec la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, l'Australie, le Canada, la France et Israël au deuxième rang. Le troisième niveau comprend l'Inde, l'Indonésie, le Japon, la Malaisie, la Corée du Nord, l'Iran et le Vietnam.

Selon l'IISS, ce qui distingue les États-Unis dans le premier niveau, c'est leur base numérique-industrielle inégalée, leur expertise cryptographique et leur capacité à exécuter des cyberattaques « sophistiquées et chirurgicales » contre des adversaires. Contrairement à des opposants tels que la Chine et la Russie, les États-Unis ont également bénéficié d'alliances étroites avec d'autres cyberpuissances, y compris leurs partenaires des Five Eyes.

« S'il est vrai que la cybersécurité est moins bien développée en Russie et en Chine, ils en ont moins besoin que les économies occidentales ouvertes », tempère Robert Hannigan, ancien directeur de l'agence de renseignement britannique GCHQ reconverti dans le privé.

« La menace n'est pas symétrique : les économies occidentales sont assiégées par des groupes de cybercriminels basés et tolérés ou autorisés par la Russie – l'inverse n'est pas vrai. »

États-Unis : les demandes policières d'accès aux données auraient plus que triplé

Au cours du premier semestre 2020 seulement – ​​les données les plus récentes disponibles – Apple, Google, Facebook et Microsoft ont répondu ensemble à plus de 112 000 demandes de données de la part des autorités locales, étatiques et fédérales américaines, analyse AP.

Les entreprises ont accepté de transmettre certaines données dans 85 % de ces cas. Facebook, y compris son service Instagram, a représenté le plus grand nombre de divulgations. Au total, le nombre de demandes aurait ainsi « plus que triplé aux États-Unis depuis 2015 », s'étonne l'agence de presse.

« Tout se passe sur Facebook », explique un détective de Newport. « La quantité d'informations que vous pouvez obtenir des conversations des gens en ligne est insensée ». À mesure que Snapchat a gagné en popularité, les demandes de données émanant du gouvernement ont elles aussi augmenté, passant de 762 au premier semestre 2015 à près de 17 000 au cours des six premiers mois de 2020.

Les gens devenant de plus en plus dépendants des services Big Tech pour les aider à gérer leur vie, les autorités sont, dans le même temps, devenues beaucoup plus averties en matière de technologie qu'elles ne l'étaient il y a cinq ans, précise Cindy Cohn, directrice exécutive de l'Electronic Frontier Foundation. Elle parle même d' « âge d'or de la surveillance gouvernementale ».

Bras de fer sur le droit de communication des informations relatives aux soins psychiatriques sans consentementCrédits : ipopba/iStock

Le projet de loi renseignement est examiné dès ce matin au Sénat. 99 amendements ont été déposés pour la séance.

L’article 6 a déjà retenu les attentions de la commission des lois. Il permet aux préfets, mais également aux services du renseignement de se voir communiquer les données d’identification d’une personne ayant fait l’objet d’une mesure de soins psychiatriques sans consentement.

Ils peuvent également être destinataires des données relatives à sa situation administrative. Cette communication est fléchée : assurer le suivi d’une personne qui représente une menace grave pour la sécurité et l’ordre publics en raison de sa radicalisation à caractère terroriste.

Selon la commission des lois, cet article, finalement, donne « une base légale à l'accès des services de renseignement et des préfets du lieu de résidence aux informations obtenues par le croisement du fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et du fichier HOPSYWEB, qui recense les entrées et sorties d'hospitalisation sans consentement » (notre actualité).

Selon les services de renseignement, « des profils psychologiquement fragiles paraissent plus susceptibles de passer à l'acte dans le cadre d'un "djihadisme d'atmosphère" ».

Seulement, les sénateurs ont resserré à cette occasion le dispositif. S’ils jugent nécessaire que des échanges d'informations entre soignants et autorités administratives aient lieu « pour apporter une réponse adéquate tant en matière de suivi que de prévention des passages à l'acte », ils n’ont pas souhaité que les services du renseignement soient dans la boucle.

Plus exactement, ils considèrent qu’une telle extension ne peut se faire « sans que la nécessité et l'impact des informations communiquées soient clairement exposés ».

Dans un amendement qui sera discuté en séance, le gouvernement insiste pour ouvrir les vannes, estimant « indispensable que les services de renseignement puissent être destinataires de telles informations ».

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