LeBriefdu 24 juin 2021
Réchauffement climatique : une version « préliminaire et partielle d’un volume » du rapport du GIEC a fuitéCrédits : ipopba/iStock

Hier, l’AFP a publié un résumé d’un « projet de rapport du GIEC », un Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Le document fait pas moins de 4 000 pages, dont 137 rien que pour le résumé technique.

Selon nos confrères, le dérèglement climatique conduirait « l’humanité à l’aube de retombées cataclysmiques ». Le ton est alarmiste sur de nombreux domaines, affirmant parfois qu’il est trop tard pour faire machine arrière.

Quelques exemples : si « la vie sur terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes […], l’humanité ne le peut pas ». « Le pire est à venir, avec des implications sur la vie de nos enfants et nos petits-enfants bien plus que sur la nôtre »

François Gemenne, membre du GIEC et travaillant sur ce fameux rapport, a publié un message sur LinkedIn pour alerter sur le sujet : « il s'agit d'une version très préliminaire et partielle d'un volume du rapport, qui date de novembre 2020. Contrairement à ce qu'on a pu lire, ce n'est pas cette version qui sera approuvée en février 2022 ».

Il s’explique : « Le texte sur lequel nous travaillons encore en ce moment même est très différent de cette version, à la fois parce que cette version n'intègre pas les 40 000 commentaires reçus sur ce texte, et aussi parce que cette version n'intègre pas des sections qui sont encore en cours d'écriture ! ».

Il se fait aussi l’avocat du diable : « on pourrait néanmoins se dire que ce n'est pas très grave, que ce qui compte ce sont les messages-clés, et que toute alerte sur le sujet est utile ». Pour lui, ce serait « commettre une grave erreur » car « la légitimité et l'autorité des rapports du GIEC vient de leur processus de relecture et de validation très sophistiqué ».

« Si l'on divulgue des résultats avant l'issue de ce processus, on porte atteinte à la crédibilité des travaux du GIEC dans leur ensemble. La force de ces travaux, ce n'est pas qu'ils sont meilleurs que d'autres études sur le climat : c'est qu'ils sont soumis à un processus de validation et de relecture absolument intense ». Ce n’est pas le cas de la fuite du jour.

Pour le chercheur, « il est très important de ne pas commenter cette version préliminaire, aussi sensible qu'on soit à la cause du climat, et aussi alarmé qu'on puisse être par l'évolution des variables ! ».

Il rappelle enfin que la version définitive de ce rapport est attendue pour février 2022.

NVIDIA Canvas : transformez vos brouillons en photos de paysages grâce à l'IA

Depuis quelques années, la société travaille à l'entraînement de modèles dans le domaine de la reconstruction graphique, notamment GauGAN

Comme son nom l'indique, il exploite des réseaux antagonistes génératifs (GAN) avec pour objectif de transformer un dessin très basique en un résultat photoréaliste. Une méthode nommée SPADE, détaillée dans un papier de recherche publié en 2019.

Désormais, cet outil prend une tournure plus grand public avec l'annonce de NVIDIA Canvas, une application (en bêta) accessible à tous, mais nécessitant une carte graphique équipée de Tensor Cores (GeForce RTX, Quadro RTX, Titan RTX, etc.).

Comme la démonstration GauGAN, elle vous propose de gribouiller via différents outils, de choisir des matériaux, un style général, de superposer des couches. Vous obtiendrez un résultat semblable à s'y méprendre à une photo. 

Une vidéo de démonstration est disponible par ici.

Electronic Arts se paye Playdemic (Golf Clash) pour 1,4 milliard de dollars

EA continue de dépenser pour se renforcer dans le mobile. Sa dernière acquisition : le studio Playdemic qu’il récupère à Warner Bros. Games. Les 1,4 milliard de dollars sont payés en cash.

« Bien que nous ayons un grand respect pour l'équipe de Playdemic, la décision de nous en séparer fait partie de notre stratégie globale de créer des jeux basés sur les franchises légendaires de Warner Bros », explique le studio.

Du côté d’Electronic Arts, ce rachat « vise à élargir le portefeuille de sports et à accélérer la croissance dans le mobile ». « Nous sommes ravis de continuer à développer Golf Clash et de nouveaux titres au sein de la famille EA », ajoute pour sa part le patron de Playdemic.

Comme toujours, le rachat est soumis aux autorisations des autorités compétentes.

Cybersécurité : la Commission européenne propose la création d’une unité conjointeCrédits : Marco_Piunti/iStock

Elle aura pour but de « combattre le nombre croissant des graves incidents de cybersécurité qui ont des répercussions sur les services publics ainsi que sur la vie des entreprises et des citoyens dans l'ensemble de l'Union européenne ».

La Commission explique que « tous les acteurs concernés dans l'UE doivent être prêts à réagir collectivement et à échanger des informations utiles en se fondant sur le "besoin de partager" plutôt que sur le seul "besoin d'en connaître" ».

Cette plateforme permettra d’« assurer une réaction coordonnée de l'UE aux incidents et crises de cybersécurité majeurs », mais également de « prêter assistance aux pays touchés par ces attaques pour qu'ils puissent se rétablir ».

La Commission européenne assurera le financement et précise son calendrier : « Il s'agit de faire en sorte que l'unité conjointe de cybersécurité entre dans sa phase opérationnelle d'ici au 30 juin 2022 et qu'elle soit entièrement mise en place un an plus tard, d'ici au 30 juin 2023 ».

Pendant la phase préparatoire, l'Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité fera office de secrétariat. Cette unité conjointe sera installée à proximité des bureaux bruxellois de cette Agence et du bureau de la CERT-EU. 

L'institution affirme que « la cybersécurité constitue une priorité absolue […] et une pierre angulaire de l'Europe numérique et connectée ».

Publication du décret obligeant Netflix et Prime Vidéo à contribuer au cinéma et à l’audiovisuel français et européen

Hier au Journal officiel, a été publié le long décret relatif aux services de médias audiovisuels à la demande (SMAD). Il vient achever l’édifice de transposition de la directive de 2018, éponyme. « S'agissant des règles de contribution à la production, il est applicable tant aux SMAD relevant de la compétence de la France qu'aux SMAD étrangers visant la France » explique ce rapport.

« Il permet ainsi d'assujettir les SMAD étrangers visant la France aux mêmes règles de contribution au financement de la production d'œuvres cinématographiques et audiovisuelles que celles qui s'appliquent aux services relevant de la compétence de la France ».

Concrètement ? À partir du 1er juillet 2021, des acteurs comme Netflix, Prime Vidéo, Disney +, etc. devront consacrer au moins 20 % du chiffre d’affaires réalisé en France « au financement de la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes ou d’expression originale française », prévient le ministère de la Culture.

« Ce taux sera porté à 25 % pour les services qui proposent des films de moins de 12 mois. La répartition entre œuvres cinématographiques et œuvres audiovisuelles sera fixée par la convention conclue avec le CSA, chacun des genres devant représenter au minimum 20 % de l’obligation totale ».

Canonical propose du support pour la branche LTS de Blender

C’est le résultat d’un partenariat entre le père d’Ubuntu et la Blender Foundation, grâce auquel Canonical peut proposer un support payant aux entreprises se servant du logiciel de modélisation et animation 3D.

Canonical propose deux niveaux de support. Le premier, Standard, permet des réponses 24h/24 cinq jours sur sept. Vendue 500 dollars par an, elle s’accompagne de quatre niveaux de délais dans les réponses, en fonction de la sévérité : 4, 8, 12 et 24 heures.

Le deuxième niveau, Advanced, coûte le double. Pour 1 000 dollars par an, l’entreprise dispose cette fois d’un support 24/7 et de délais plus courts : 1, 2, 6 et 12 heures. 

App Store : Apple attaqué en France pour pratiques abusivesCrédits : Krakozawr/iStock

La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) et France Digitale ont déposé plainte contre Apple pour conditions contractuelles abusives imposées aux développeurs tiers publiant leurs applications dans l’App Store.

La plainte a été déposée au tribunal de commerce de Paris et une audience est prévue le 17 septembre, selon Reuters. Cependant, les éléments sont prêts depuis 2018, quand la DGCCRF a rendu les résultats de son enquête, sans appel, concernant Apple et Google. Le cœur du problème ? Encore et toujours les fameuses commissions.

La Direction avait alors établi qu’il existait un « déséquilibre significatif » entre les tenants des boutiques et les développeurs tiers. Dès lors, pourquoi seulement une plainte contre Apple ? Parce que, selon les Échos, il fallait un plaignant. France Digitale a endossé le rôle pour Apple, mais personne ne s’est pour l’instant manifesté pour Google.

L’association, premier réseau européen de start-ups avec ses 1 800 membres, croisait en fait déjà le fer avec Apple. C’est elle qui est à l’origine de la plainte déposée en mars contre la plateforme publicitaire de Cupertino.

Comme souligné par Reuters et les Échos, la plainte revêt un caractère éminemment politique. Non seulement la France est vent debout contre la toute-puissance des multinationales américaines – sans rechigner à s’associer avec elles pour son « cloud de confiance – mais elle assurera la présidence de l’Union européenne dès le 1er janvier.

Pour Nicolas Brien, président du European Start-Up Network et interrogé par les Échos, l’affaire est entendue : « L'App Store est littéralement un magasin et doit appliquer le droit existant, qui encadre par exemple les relations d'un hypermarché avec les petits producteurs ».

Il ajoute : « Le résultat de l'audience du 17 septembre, trois mois avant la présidence française de l'Union européenne, va déteindre sur les discussions autour du Digital Markets Act. Soit Apple est en infraction sur le droit existant, soit le droit existant est incapable de réguler les plateformes. Dans tous les cas, cela légitimera le DSA [Digital Services Act] ».

Une situation européenne qui se complique d’autant pour Apple que le gendarme de la concurrence allemand (Bundeskartellamt) est aussi passé à l'attaque il y a quelques jours.

« L'enquête portera principalement sur le fonctionnement de l'App Store, car dans de nombreux cas, il permet à Apple d'influencer les activités de parties tierces », indiquait alors Andreas Mundt, président de l'autorité administrative.

LinkedIn bloque des comptes pour respecter la censure chinoise

Le Wall Street Journal a découvert que plusieurs utilisateurs de LinkedIn venaient de recevoir un message leur annonçant que leur profils avaient été bloqués en Chine. 

Le WSJ a identifié au moins dix personnes dont le profil a été bloqué ou dont les publications ont été supprimées de la version chinoise de LinkedIn depuis mai, notamment des chercheurs à Jérusalem et à Tokyo, des journalistes, un membre du Congrès américain et un rédacteur en chef basé à Pékin.

Eyck Freymann, un doctorant de l'Université d'Oxford dont le compte a été bloqué, pense que cette censure serait liée à ses travaux de recherche universitaire sur les « massacres de la place Tiananmen », mentionnés sur la plateforme.

Une porte-parole du réseau social appartenant à Microsoft a déclaré dans un communiqué que bien que l'entreprise soutienne la liberté d'expression, offrir une version de LinkedIn située en Chine signifie le respect des exigences de censure du gouvernement chinois sur les plateformes Internet. La société n'a pas précisé si ses actions étaient proactives ou en réponse aux demandes des autorités chinoises. 

En mars dernier, LinkedIn avait déjà annoncé qu'il suspendait « temporairement les inscriptions de nouveaux membres pour LinkedIn Chine alors que nous travaillons pour nous assurer de rester en conformité avec la loi locale. »

Recrutement d’astronautes par l’ESA : plus de 22 000 candidatures, dont 7 137 françaises

Selon l’Agence spatiale européenne, « les premiers chiffres indiquent que plus de 22 000 personnes ont postulé aux avis de candidature aux postes d'astronautes de l'ESA ».

Elle rappelle que, « lors du dernier appel à astronautes lancé par l'ESA en 2008, le nombre de candidats ayant fourni un certificat médical et finalisé leur formulaire de candidature en ligne était de 8 413 ».

24 % sont des femmes, contre 15,5 % en 2008 et plus de 200 candidatures concernent le nouveau poste d’astronaute avec un handicap physique. La France arrive largement en tête avec plus de 7 100 candidatures, dont 1 662 femmes… un « effet Thomas Pesquet » ? Le détail des chiffres est disponible par ici.

C’est maintenant au tour de la première des six étapes restantes : la présélection. « Au cours de cette phase, les candidatures seront évaluées sur la base de tous les documents soumis, du formulaire de candidature et du questionnaire de présélection rempli dans le cadre du processus de candidature ».

« Les candidats seront informés à la fin de chaque étape si leur candidature a été retenue pour passer à l'étape suivante. La patience est toutefois une vertu car l'ensemble du processus de sélection durera un an et demi », explique l’ESA.

Transposition de la directive câble et satellite par ordonnanceCrédits : simpson33/iStock

Au Journal officiel a été publiée l’ordonnance transposant les dispositions de la directive du 17 avril 2019. Elle établit des règles sur l'exercice du droit d'auteur et des droits voisins applicables à certaines transmissions en ligne d'organismes de radiodiffusion et retransmissions de programmes de télévision et de radio. 

Selon ce rapport, elle vise « à adapter le cadre juridique applicable à la diffusion des œuvres et objets protégés dans le cadre de services en ligne accessoires aux diffusions par satellite, à leur retransmission simultanée, inchangée et intégrale par d'autres technologies que le câble ou les systèmes à ondes ultracourtes et, enfin, à leur transmission par injection directe ».

Cette directive « a entendu clarifier le régime juridique de l'injection directe en mettant un terme à l'incertitude découlant des jurisprudences passées de la Cour de justice de l'Union européenne s'agissant des autorisations requises au titre du droit de communication au public par injection directe. Elle précise que le radiodiffuseur et le distributeur de signaux participent conjointement à cet acte unique de communication au public ».

Selon le dernier conseil des ministres, cette directive, transposée par ordonnance, « a pour objectif d’améliorer la disponibilité des programmes de télévision et de radio au sein de l’Union européenne en facilitant l’acquisition des droits d’auteur et des droits voisins, tout en assurant une juste rémunération des créateurs et des autres titulaires de droits ».

CEA et Tesla : deux supercalculateurs à base de GPU NVIDIA A100

Le CEA explique que Topaze est un nouveau calculateur au Centre de calcul recherche et technologie (CCRT). Il est basé sur la solution BullSequana XH2000 d’Atos, et installé dans le Très grand centre de calcul du CEA (TGCC).

Fin juin débutera la phase de « grands challenges », une période de « rodage » permettant à des expériences scientifiques triées sur le volet d'accéder à l'intégralité des ressources disponibles.

Topaze exploite une « partition généraliste de 864 nœuds équipés des derniers processeurs AMD EPYC Milan 7763, une partition accélérée de 48 nœuds s’appuyant sur des processeurs Nvidia A100 ainsi que 4 nœuds de très grande mémoire ». Le stockage dispose d’une capacité d’environ 3 Po et d’une bande passante de 280 Go/s.

Tesla a aussi un nouveau supercalculateur pour entraîner son Autopilot. Il exploite pas moins de 720 nœuds comprenant chacun 8 GPU A100 de NVIDIA, soit un total de 5 760 GPU. Selon Andrej Karpathy (responsable IA chez Tesla), cette machine pourrait prendre la cinquième place des supercalculateurs au niveau mondial.

La liste des Top 500 est mise à jour deux fois par an pour rappel, celle de juin 2021 ne devrait pas tarder.

Microsoft propose une préversion de son extension Outlook pour Edge

Les utilisateurs peuvent l’installer depuis le dépôt des extensions dédiées à Edge, mais la compatibilité avec Chrome est prévue. De là, elle devrait pouvoir être installée sur tous les rejetons de Chromium.

L’extension permet d’invoquer un menu qui n’est autre que la PWA du service affichée sous une forme mobile. On peut consulter ses emails, y répondre, les supprimer par sélection multiple, mais aussi accéder au calendrier, créer/gérer des évènements, afficher les contacts ou encore To Do, là aussi avec toutes les capacités d’édition.

Le potentiel pratique est donc là, même si certaines personnes continueront d’ouvrir le site dans un onglet. Il est vrai que si l’on doit consulter plusieurs informations et répondre, une interface large sera plus aisée. L’extension a cependant le mérite d’afficher rapidement ce que l’on vient de recevoir, sans quitter la page en cours.

John McAfee est mort en prison, « il s’est apparemment suicidé »Crédits : Gage Skidmore, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Le créateur de l’antivirus du même nom a été retrouvé sans vie dans sa cellule. Il était âgé de 75 ans et était incarcéré dans la région de Barcelone depuis octobre 2020 pour des accusations d’évasion fiscale.

« Quelques heures plus tôt, la justice espagnole avait autorisé son extradition vers les États-Unis », explique l’AFP. Cette décision pouvait faire l’objet d’un recours judiciaire.

« Il s’est apparemment suicidé », indique un porte-parole des autorités pénitentiaires de Catalogne, repris par nos confrères.

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