LeBriefdu 2 avril 2021
Faux mail avec près de 500 euros de pizzas commandés : Deliveroo plante son 1er avrilCrédits : SIphotography/iStock

Cette tradition, qui ne plait pas toujours aux esprits les plus chagrins – dont Twitter qui doit supporter à chaque fois sa dose de « bad buzz » – est l'occasion de blagues plus ou moins réussies. 

Il y a bien entendu celles qui le sont (comme ici, ou encore ), puis celles qui tiennent de la mauvaise idée qui n'aurait jamais dû être validée par des gens sains d'esprit. Cette année, il y a par exemple eu « l'affaire » du changement de nom de Volkswagen annoncé quelques jours avant la date fatidique. 

Mais les champions semblent être chez Deliveroo, qui a envoyé de faux mails à certains clients leur indiquant qu'ils auraient commandé près de 500 euros de pizzas. On en trouve de nombreux témoignages sur Twitter (ici ou encore par exemple).

On comprend alors le problème d'une telle « blague ». Comme le font remarquer plusieurs internautes, certains peuvent avoir cru à un piratage de leurs données bancaires et avoir fait opposition à leur carte de paiement. Ce, même si le mail finissait par vendre la mèche.

La société s'est pour le moment contentée de répondre aux clients mécontents avec un message type sur les réseaux sociaux, sans s'excuser pour le moment.

Il y a 45 ans, « trois gus dans un garage » créaient Apple

C’est en effet le 1er avril 1976 que la société est créée dans le garage de Steve Jobs, avec Steve Wozniak et Ronald Wayne, comme le rappelle Alexandre Archambault.

Tim Cook a publié un message pour l’occasion, citant les paroles de Steve Jobs : « C’était un voyage incroyable jusqu'à présent, mais nous avons à peine commencé ». L’actuel patron d’Apple remercie au passage tous ses employés et termine son message par un « Here’s to the next 45 years & beyond! ».

Nous ne reviendrons pas sur la saga de l’entreprise, passée très proche de la faillite pendant un temps pour désormais être valorisée plus de 2 000 milliards de dollars. C’est par contre l’occasion de relire notre dossier sur l’histoire de macOS (intimement liée à celle de la société) :

À Tokyo, un laboratoire franco-japonais va étudier les « deux infinis »

Le laboratoire ILANCE (International Laboratory for Astrophysics, Neutrino and Cosmology Experiments) du CNRS et de l’Université de Tokyo « aura pour objets d’étude aussi bien l’infiniment petit que l’infiniment grand ».

Cinq thèmes de recherches sont mis en avant : « Les neutrinos (en lien avec les projets Super-Kamiokande et Hyper-Kamiokande), l’Univers primordial (en lien avec le satellite japonais LiteBIRD qui succédera à l’européen Planck), les ondes gravitationnelles (en lien avec le détecteur d’ondes gravitationnelles Kagra), le côté obscur de l’Univers (matière et énergie noires) et la physique des particules (en lien avec l’expérience Atlas installée au CERN et le projet d’accélérateur de particules au Japon International linear collider) ».

Une conférence en ligne sera organisée le 7 avril de 9h30 à 13h30.

Canal+ échoue à faire suspendre le calendrier de la chronologie des médias

Une ordonnance du 21 décembre 2020 avait réclamé des organisations professionnelles (chaînes et plateformes de vidéo à la demande) le soin de définir une nouvelle chronologie des médias avant le 31 mars

À défaut d'un nouvel accord rendu obligatoire dans ce délai, le même texte autorise le gouvernement à fixer cette fois par décret ce nouveau cadre, concernant les SMAD et les services de TV. 

Ce régime intervient alors que « les plateformes de médias audiovisuels à la demande comme Netflix, Amazon Prime et Disney+ devront dès 2021 reverser 20 ou 25 % de leur chiffre d’affaires à la production audiovisuelle et cinématographique française », résument les services du Conseil d’État.

Ainsi, « en contrepartie, de nouvelles règles de diffusion des films sortis en cinémas (“chronologie des médias”) doivent être établies afin de réduire l’asymétrie concurrentielle entre les plateformes et les chaînes de télévision, qui bénéficient pour certaines d’entre elles de droits pour diffuser les films plus tôt. »

Canal+ a tenté de suspendre cette décision devant la juridiction administrative, mais le juge des référés a estimé impossible « en l’état de l’instruction, de mesurer le surcroît de pression concurrentielle » consécutif à cette réforme à venir, pour les épaules de Canal Plus. 

Une anticipation délicate sinon impossible alors qu’elle s’inscrit « dans un contexte où l’évolution des technologies et des modes de consommation comme l’arrivée de nouveaux entrants aux capacités financières décuplées bousculent les acteurs en place au moins autant que les changements du cadre réglementaire ».

La chaîne payante n’a donc su démontrer l'existence d'une situation d'urgence. Sa requête est rejetée. 

L’ESA Impact du premier trimestre 2021 est en ligne

Tous les trois mois, l’Agence spatiale européenne met en ligne une sélection d’images et de vidéos marquantes des dernières semaines. Pensez à cliquer sur les petites flèches pour avoir des détails sur les photos.

On y retrouve évidemment la Terre sous toutes ses coutures, des astronautes dans l’espace, l’étage supérieur d’Ariane 6, la question des débris, le cratère Jezero sur Mars, etc.

E3 2021 : la version en ligne sera gratuite pour tous les participants

Répondant à un article de Video Games Chronicle laissant penser qu’un paywall pourrait être mis en place, le compte officiel E3 affirme sur Twitter que tous les participants pourront en profiter gratuitement.

De plus amples informations seront données concernant l’Electronic Entertainment Expo (E3) qui devrait se dérouler en juin

Gaia-X : 212 nouveaux membres, dont près de 8 % viennent d’Asie et d’Amérique du Nord

Il y a quelques jours, le conseil d’administration de l’initiative européenne a validé ces nouvelles entrées. 40 % sont des vendeurs de solutions techniques et Cloud, 36 % des associations et des institutions académiques et 25 % des start-ups.

Gaia-X en profite pour annoncer la création d’un label de conformité. Il sera mis en place à partir de décembre 2021 et ne « sera attribué qu'aux services ou produits entièrement conformes aux principes Gaia-X ».

Pour Yann Lechelle, directeur général de Scaleway, cette ouverture à de nouveaux membres, dont certains hors UE, renforce « la pertinence de n'avoir que des entités de l'Union européenne impliquées dans la gouvernance de l'association » :

« Si nous voulons nous assurer que les règles en devenir de Gaia-X sont alignées sur nos valeurs numériques européennes, il est tout à fait légitime que les acteurs européens prennent des décisions pour diriger Gaia-X AISBL » (Association Internationale Sans But Lucratif ).

L’arrivée d’acteurs étrangers n’a rien de surprenant. Salesforce et Palantir ont déjà rejoint Gaia-X fin 2020. Ces annonces ont tout de même fait réagit Arnaud de Bermingham qui profitait du 1er avril pour faire passer un message : « Je me réjouit de l’arrivée dans GaiaX, de Microsoft, Alibaba, Huawei, Palantir et tant d’autres. Une immense avancée pour l’Europe ! ».

Notre dossier sur Gaia-X : 

SteamWorks : une première conférence virtuelle le 20 avril

À cause de la crise sanitaire, organiser une conférence en présentiel n’était pas possible, Steam (comme beaucoup d’autres) est donc passé au virtuel. Cette conférence s’adresse à « toutes les équipes de développement qui ont un compte Steamworks actif », et elle « sera fermée au public ».

Voici un rapide résumé du programme : « Retrouvez des membres de Valve et d'équipes de développement du monde entier lors de cet évènement gratuit qui traitera de la communication avec vos fans et de la création de communautés autour de vos jeux ». 

Ubuntu 21.04, alias Hirsute Hippo, est disponible en bêta

À quelques semaines de l’arrivée de sa nouvelle Ubuntu, Canonical en publie la bêta, ainsi que celle des variantes officielles : Kubuntu, Lubuntu, Ubuntu Budgie, UbuntuKylin, Ubuntu MATE, Ubuntu Studio et Xubuntu.

D’un point de vue technique, Ubuntu fait un bond en avant. Hirsute Hippo est ainsi propulsée par un noyau Linux 5.11 (comme dans Fedora 34) et signe surtout le passage à Wayland par défaut pour les sessions utilisateur. Comme dans toutes les distributions Linux qui l’ont adopté, X.org reste présent en solution de secours.

Canonical s’est montré particulièrement frileux sur le sujet, l’éditeur répétant avec les années qu’il fallait s’assurer que toutes les applications fournies et les plus courantes fonctionnaient parfaitement avec Wayland, ce qui n’était pas le cas de certains logiciels.

Contrairement à Fedora toutefois, Ubuntu ne plonge pas encore dans GNOME 40 et reste ainsi sur GNOME 3.38. La raison officielle est que la nouvelle mouture est bien trop récente et qu’il faut attendre les inévitables correctifs liés à la maturité. Officieusement, on peut se demander si Canonical n’a pas souhaité éviter un trop plein de changements aux utilisateurs, qui pourraient déjà rencontrer des incompatibilités avec Wayland.

Parmi les autres nouveautés, on note l’arrivée de Mesa 21.0 et donc des derniers pilotes graphiques open source, GCC 10 comme compilateur par défaut, l’intégration de XWayland ou encore l’activation des LTO (link-time optimizations), qui permettent une augmentation générale des performances dans le système.

Netflix s’engage « à atteindre l’objectif Net Zéro carbone d'ici la fin de l'année 2022 »

La plateforme de streaming explique que son plan – baptisé Net Zéro carbone – se déroule en trois étapes :

  • Réduction des émissions « directes et indirectes de gaz à effet de serre (GES) de 45 % d'ici 2030 »
  • Conserver les écosystèmes existants qui stockent du CO₂, notamment « les zones naturelles en danger comme les forêts tropicales »
  • Éliminer le CO₂ de l'atmosphère : « D'ici la fin de l'année 2022, nous rapporterons toutes nos émissions restantes à zéro en investissant dans la régénération d'écosystèmes naturels essentiels ».

Netflix donne quelques chiffres : « En 2020, notre empreinte carbone a été évaluée à 1 100 000 tonnes métriques. La moitié (50 %) de cette empreinte provient de la production physique de nos programmes […] Le reste (45 %) provient des activités de notre entreprise (telles que les bureaux que nous louons) et de nos achats de biens (comme  nos dépenses en marketing) ».

Un point brille par contre par son absence dans les estimations de la plateforme : « Les émissions liées à la transmission Internet et les appareils électroniques que nos abonnés utilisent pour regarder Netflix ne sont pas incluses dans ces estimations ». 

De plus amples informations sont disponibles dans ce billet de blog.

Question du jour : « Comment trouver le Nord géographique sur Mars ? »

C’est l’Observatoire de Paris qui s’y colle. L’institut explique  que sa détermination était importante pour compléter les données sur l’activité interne qui anime la planète rouge, récupérées via l’instrument SEIS.

Deux solutions ont été retenues :

  • « La première avant l’atterrissage : elle consistait à utiliser le gyroscope d’InSight qui fonctionnait pendant la phase de descente de l’atterrisseur dans l’atmosphère de Mars, afin de poser la sonde dans la bonne direction. Mais une fois au sol, l’instrument cessait de fonctionner.
  • La seconde, après l’atterrissage : il s’agissait d’utiliser une ombre projetée et de là, en déduire, avec une précision si possible inférieure à 5°, où se situait le Nord géographique, c’est-à-dire la direction de l’axe de rotation de la planète ».

La seconde méthode a été retenue : « Connaissant les coordonnées géographiques martiennes du sismomètre et ayant mis au point une théorie qui donne la position du Soleil sur la planète en fonction de l’heure, on a pris une succession d’images de l’ombre au cours de la journée grâce à la caméra située au bout du bras articulé ».

« Comme il n’était pas possible de munir SEIS, pour des raisons d’encombrement, d’un véritable gnomon, on a utilisé le crochet de préhension du sismomètre dont l’ombre circulaire se projetait sur une mire graduée, ce qui était loin d’être idéal en raison de la forme ovoïde de l’ombre », explique l’observatoire de Paris. 

Les résultats sont là : « La confrontation avec l’orientation obtenue par les données du gyroscope a montré un écart voisin de ± 3°. On peut considérer ce résultat comme excellent étant donné les difficultés d’estimer exactement la position de l’ombre ».

Yubico publie de nouveaux SDK pour Android et iOS

En fin d'année dernière, ils étaient disponibles en version bêta, permettant d'améliorer le support des Yubikey sur les deux grands OS mobiles de Google et Apple. 

Ils sont désormais finalisés et accessibles à tous. Yubico liste l'ensemble des ressources disponibles (documentations, dépôts GitHub, applications de démonstration) par ici.

La société organise d'ailleurs un webinar le 21 avril pour ceux qui voudraient en savoir plus.

Opera supporte la puce M1, des performances « doublées »

Le navigateur était l’un des derniers à ne pas prendre en charge l’architecture Apple Silicon des derniers MacBook Air, MacBook Pro et Mac mini.

C’est chose faite, et l’éditeur n’y va pas par quatre chemins : les performances peuvent être multipliées par deux. « Peuvent », car ce sera en fonction des conditions. Opera cite les accès aux favoris et les transitions vers les services intégrés (comme WhatsApp, Telegram, Twitter et Instagram).

D’après nos observations, la hausse de réactivité et de performances est clairement présente. Le navigateur se lance aussi plus rapidement que Chrome et Edge, Opera ayant fait le choix d’un téléchargement spécifique pour les Mac M1. Traduction, le binaire ne pèse que 215 Mo, contre 660 actuellement pour Edge et même 918 Mo pour Chrome, disponibles tous deux en Universal Binaries.

Outre ces gros travaux sous le capot, la nouvelle version ajoute la possibilité de créer des raccourcis clavier pour accéder aux Lecteur, Flow et Crypto Wallet. Pour en ajouter, cliquez sur les trois points en bas de la barre latérale, puis sur ceux à côté de la fonction qui vous intéresse, et enfin sur Configurer les raccourcis clavier.

Multiples améliorations pour les PowerToys 0.35.0, mais toujours pas d’outil Video ConferenceCrédits : scyther5/iStock

La nouvelle version inaugure à la fois la branche stable 0.35 et l’expérimentale 0.36. Les travaux ont été nombreux, avec notamment des mises à jour de traductions, un meilleur support du modèle de rapport de bug GitHub, le passage à .NET Core 3.1.13 et la correction d’un bug à l’installation.

Parmi les améliorations dans les outils, signalons des ajustements d’interface dans Color Picker et FancyZones, la possibilité dans ce dernier d’ajouter un raccourci clavier pour basculer entre les dispositions (layouts) personnalisés, ou encore le choix de l’emplacement du lanceur et la prise en charge des espaces Visual Studio Code, machines à distance (SSH or Codespaces) et conteneurs dans PowerToys Run.

Quant à l’outil Video Conference, il va devoir encore attendre. L’objectif de Microsoft est maintenant d’avoir une version exploitable la semaine prochaine dans la branche 0.36 expérimentale. Pour rappel, l’outil est annoncé depuis des mois et doit permettre de couper rapidement le micro pendant une visioconférence.

Cette nouvelle mouture 0.35.0 réclame désormais la version 1903 de Windows 10 pour fonctionner, ce qui ne devrait pas être un problème pour grand monde. Avec le passage à WinUI 3, il y a une possibilité pour que les PowerToys reprennent en charge des versions plus anciennes.

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