LeBriefdu 24 mars 2021
Copie privée sur le reconditionné, ou comment voiler l’économie circulaireCrédits : MicroStockHub/iStock

Le député François-Michel Lambert (Libertés et Territoires) n’apprécie pas vraiment l’idée d’une extension de la redevance (qu’il appelle « taxe ») Copie privée sur les biens reconditionnés.

Selon ses pronostics, « si ce projet aboutissait, les smartphones reconditionnés seraient soumis à une double taxe : lors de vente et lors de la revente. Il est anormal que le consommateur soit conduit à payer à la fois sur le produit neuf et sur le produit d'occasion ». 

De plus, « s'il est évidemment essentiel de soutenir le secteur de la culture, durement touché par la crise sanitaire, cela ne peut se faire en mettant un frein aux dynamiques d'économie circulaire qui peinent encore à se mettre en place ». 

Selon l’élu, il « serait infiniment contre-productif de mettre en balance culture et préservation de l'environnement dans le cadre d'une relance nécessaire de l'économie ». 

Une telle extension, qui a déjà suscité les critiques du député Philippe Latombe, « irait à l'encontre de la dynamique lancée lors de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire qui prône l'allongement de la durée de vie des produits par, notamment, leur réparabilité économiquement acceptable ». 

Il vient de questionner la ministre de la Culture de faire connaître sa position sur cette mise en œuvre faite « au détriment de la transition écologique et de l'économie circulaire ».

En Commission Copie Privée, un institut a déjà été choisi, afin de tailler un barème spécifique pour ces biens de seconde vie, avec des ayants droit déjà à la manoeuvre, aidés par la Rue de Valois et, paraît-il, Matignon.

Fedora 34 : la bêta disponible, avec GNOME 40

La nouvelle mouture de la distribution est attendue pour fin avril. En attendant, son équipe de développement propose une bêta pour tester ses nouveautés. Et elles sont nombreuses. Ses apports les plus visibles sont centrés dans GNOME 40, dont la version finale est justement disponible depuis hier. 

Sous le capot, on trouvera un noyau 5.11, accompagné par deux changements très importants. Le premier est la compression transparente sur Btrfs, qui doit permettre une plus grande durée de vie des SSD, tout en offrant plus d’espace et des meilleures performances quand on travaille sur de gros fichiers.

L’autre gros changement est le remplacement de PulseAudio par PipeWire. Là encore, les promesses sont nombreuses : capacités audio à faible latence, meilleur son via Bluetooth et meilleur support pour les Flatpak.

La bêta de Fedora 34 peut être téléchargée depuis le site officiel. Pour les PC, seule l’image x86_64 est proposée (1,9 Go). Une image brute aarch64 est également fournie (3,5 Go). Côté serveur, on trouvera pour chaque édition des images standard et d’installation réseau.

Nous reviendrons prochainement sur les nouveautés de Fedora 34 et GNOME 40 dans le détail.

Sixième année de croissance pour le marché mondial de la musique enregistrée

Le dernier rapport de l’IFPI constate une « sixième année consécutive de croissance en 2020 pour le marché mondial de la musique enregistrée ». La hausse est à faire pâlir les reconditionneurs, que l’industrie culturelle veut soumettre à la copie privée : « +7,4 % et un chiffre d’affaires total de 21,6 milliards de dollars ».

C’est le streaming qui est le moteur de cette croissance : les revenus des abonnements payants sont en hausse de 18,5 % avec 443 millions d'utilisateurs de comptes d'abonnement payants dans le monde. « Les revenus du streaming (abonnements payants et issus des services financés par la publicité) ont augmenté de 19,9 %, atteignant 13,4 milliards de dollars, soit 62,1 % du total des revenus mondiaux de la musique enregistrée ».

Cette hausse « a plus que compensé le recul des revenus des autres formats, notamment ceux des ventes physiques, en baisse de 4,7 %, et ceux des droits voisins qui ont diminué de 10,1 % – en grande partie à cause de la pandémie COVID-19 », note l’organisation, qui représente l’industrie du disque dans le monde. 

En Europe, la hausse a été de 3,4 %, là aussi portée par la forte croissance du streaming (20,7 %)

OnePlus dévoile ses nouveaux smartphones 9 et sa première montre connectée

Pour cette nouvelle série, le fabricant annonce rien de moins que « la plus grande avancée de OnePlus en matière de qualité de l'appareil photo », grâce à un partenariat avec Hasselblad.

Pour le reste, on retrouve un Snapdragon 888 de Qualcomm, l’affichage Fluid Display 2.0 à 120 Hz, des systèmes de charge rapide Warp Charge 65T (charge complète en 29 minutes), etc. L’écran du OnePlus 9 mesure 6,55" (2 400 x 1 080 pixels) contre 6,7" (3 216 x 1 440 pixels) pour la version Pro qui profite aussi d’une partie photo renforcée et d’une charge sans fil de 50 watts (au lieu de 15 watts) permettant de passer de 1 à 100 % en 43 minutes.

Les caractéristiques techniques du OnePlus 9 se trouvent par ici, celles du 9 Pro par là.Le premier est vendu à partir de 719 euros contre 919 euros pour le second, avec 8 Go de mémoire et 128 Go de stockage dans les deux cas. La disponibilité est prévue pour le 31 mars.

De son côté, la montre dispose d’un écran AMOLED de 1,39" (454 x 454 pixels) avec 4 Go de stockage et une batterie de 402 mAh censée lui donner une autonomie de 14 jours pour un usage classique. 

« Dotée d'une résistance à l'eau et à la poussière 5ATM + IP68 et plus de 110 types d'entraînement, y compris la détection automatique des entraînements pour le jogging et la course à pied, la montre OnePlus s'adapte aux entraînements les plus intenses », explique le constructeur. Tous les détails se trouvent sur cette page.

Concernant la montre connectée, les précommandes ouvriront le 14 avril au tarif de 159 euros, avec une disponibilité au 26 avril. Une Watch Cobalt Limited Edition est prévue pour le 17 mai, son tarif reste à confirmer.

Un anti-5G condamné pour avoir incendié des installations d’Orange

Le tribunal correctionnel de Valence a condamné un Pierrelattin à trois ans de prison dont un an ferme. Son délit ? Avoir incendié en début d’année une antenne-relais et une chambre de télécommunications, situées à quelques centaines de mètres de chez lui. 

S’il a reconnu être anti-5G, il a réfuté être l’auteur de ce délit. Son ADN avait été cependant retrouvé sur un morceau de bois ayant servi à allumer le feu et une de ses connaissances l’avait dénoncé pour un autre incendie, perpétré en février.

En outre, « le 26 février, il a consulté un site internet qui localise toutes les installations téléphoniques de France » indique France Bleu

En plus de sa peine, il devra aussi indemniser Orange alors que « le montant des dégâts est pour le moment estimé à 442 000 euros », ajoutent nos confrères.

La France insoumise veut taxer les œuvres durant 70 ans après le décès des auteurs

« La présente proposition de loi propose donc que le domaine public commun qu’elle institue, contribue à financer la protection sociale et la création des professions créatives ». Voilà le nerf du texte tout juste déposé par LFI

Les députés y dénoncent une extension rampante des droits patrimoniaux en citant un exemple caricatural : « au moment de leur entrée dans le domaine public en 2016, les œuvres de Ravel engendraient chaque année des millions d’euros de droits pour leur reproduction ou leur interprétation, au bénéfice de la fille de la veuve du veuf de l’infirmière du frère de Ravel (!), d’une part, et de Sony, major musicale éditrice des partitions, d’autre part ». 

S’ils ne veulent pas toucher aux droits durant la vie de l’autrice ou l’auteur, à partir de son décès et pendant 70 ans, ils plaident pour instaurer « une redevance » au bénéfice d’un nouveau « domaine public commun ». 

Ce ne serait donc qu’après ces 70 ans, que les œuvres seraient élevées dans le domaine public dans les conditions actuelles. Durant les 70 premières années, par contre, une redevance de 50 % des droits serait perçue au profit du régime de sécurité sociale des artistes auteurs.

Dans son programme présidentiel, le candidat Jean-Luc Mélenchon rêvait d’un domaine public payant pour financer les cotisations sociales des créateurs. Pour le candidat, cela « s’appelle socialiser le domaine public de la création ». 

En 2019, le parti envisageait une redevance similaire, mais cette fois afin de contribuer « au développement de l’activité des artistes auteurs par l’attribution d’aides ponctuelles à la création et par la mise en œuvre d’un droit au soutien à la création ».

Une nouvelle télécommande FireTV débarque aux États-Unis, avec des raccourcis en plus

Il s’agit de la troisième génération qui dispose donc de quatre touches supplémentaires pour lancer directement les principales plateformes de SVoD que sont Prime Video, Netflix, Disney+ et Hulu. 

Elle est compatible avec les Fire TV Stick Lite, Fire TV Stick (2e génération minimum), Fire TV Stick 4K, Fire TV Cube et Fire TV (3e génération minimum). Enfin, le bouton pour lancer la reconnaissance vocale est désormais bleu.

Edge 91 (Dev) active la synchronisation sur Linux et le support des thèmes

Nouvelle préversion hebdomadaire dans le canal Dev pour les testeurs du programme Edge Insider. On y trouve plusieurs nouveautés notables, dont l’arrivée de la synchronisation sur Linux.

Elle requiert – comme sur les autres plateformes – l’utilisation d’un compte Microsoft. L’éditeur précise d’ailleurs que seuls les comptes personnels peuvent pour l’instant être utilisés. Après quoi le navigateur deviendra capable de synchroniser les favoris, paramètres, informations personnelles, mots de passe, l’historique, les onglets, extensions et collections.

Du neuf également pour les thèmes. D’une part, Edge supporte le thème système sous Linux et peut donc basculer en sombre ou clair selon l’heure de la journée ou quand l’utilisateur le décide. D’autre part, il intègre dans ses paramètres une sélection de thèmes. Il s’agit pour l’instant de simples teintes, mais elles sont nombreuses et on peut en choisir une différente pour la version claire ou sombre.

Outre les habituels bugs corrigés, quelques autres améliorations sont présentes. Par exemple, on peut activer le lecteur immersif depuis un clic droit dans une zone vide de la page web. En outre, de nouvelles règles sont présentes, notamment pour contrôler si le PDF in Secure Mode ou New Tab Page Content is Enabled est actif.

L’installation d’Edge Dev se fait depuis le site dédié. Notez que son installation se fait à part et n’écrase donc pas la version stable ou même la bêta.

npm 7.7.0 corrige quelques bugs et étend ses suggestions

Nouvelle mouture pour le gestionnaire de paquets, qui vient régler plusieurs problèmes, dont un touchant npm publish quand plusieurs config list sont présents.

npm propose également quelques nouveautés. Par exemple, les supports des workspaces npm run-script et npm exec. La version 7.7.0 étend aussi les capacités des suggestions « Did you mean? » pour les cmds et scripts absents.

La nouvelle version se récupère depuis le dépôt GitHub du projet.

Sci-hub et Libgen (à nouveau) bloqués en France chez les principaux FAI

En mars 2019, Next INpact révélait la décision de blocage visant les bibliothèques scientifiques Sci-hub et Libgen. À la demande d’Elsevier et Springer Nature, Bouygues, Free, Orange et SFR devaient empêcher l’accès à ce site durant 12 mois. 57 noms de domaine étaient à l’index. 

En décembre dernier, révèle SoundOfScience, le tribunal judiciaire de Paris a réactivé ce blocage pour une durée 18 mois, à la seule charge des FAI. La décision porte cette fois sur 278 noms de domaine et sous-domaines dans la constellation de ces deux sites. 

Là encore, les éditeurs se sont appuyés sur l’article L. 336-2 du Code de la propriété intellectuelle qui, depuis la loi Hadopi, leur permet de réclamer toutes mesures à l’égard de toutes personnes pour faire cesser ou prévenir une violation de leur propriété.

Orange, Bouygues, Free et SFR devront choisir « tout moyen efficace » et notamment par blocage de noms de domaine et de sous-domaine, pour empêcher l’accès de leurs abonnés à ces plateformes qui permettent aux chercheurs notamment, « d’accéder gratuitement aux publications scientifiques et à des livres en epubs et en pdf », résume SoundofScience. 

Le HomePod mini embarque un capteur de température et d’humidité non exploité

L’information a été révélée par Bloomberg et confirmée par iFixit. Le composant vient de chez Texas Instrument, un « HDC2010 Low-Power Humidity and Temperature Digital Sensor ».

C’est un tout petit capteur de 1,5 x 1,5 mm et est relativement éloigné des autres composants. Le HDC2010 pouvant être utilisé aussi bien pour capter les conditions intérieures qu’extérieures, on ne connaît pas encore son utilité.

On ne sait pas non plus si Apple compte en faire quelque chose. Il suffirait techniquement d’une petite mise à jour déployée sur la petite enceinte pour activer le composants et commencer à effectuer des relevés. Mais dans quel but ?

Il pourrait s’agir d’une sonde pour vérifier que les conditions intérieures sont dans la moyenne, mais dans ce cas pourquoi ne pas l’avoir activée dès le départ ? Autre piste, un pas un peu plus marqué dans la domotique avec des informations cette fois transmises à l’utilisateur.

Selon Bloomberg, il règnerait chez Apple un vrai débat entre tenants d’une poussée dans la domotique et d’autres estimant au contraire qu’il est trop tard.

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