LeBriefdu 15 mars 2021
La France notifie à la Commission européenne sa prétranscription du Digital Services ActCrédits : mucahiddin/iStock/ThinkStock

Le gouvernement a notifié à la Commission européenne les articles 19 et 19 bis du projet de loi confortant le respect des principes de la République (ou PJL Séparatisme). Texte déjà adopté par les députés, actuellement ausculté au Sénat. 

Le premier aiguise la lutte contre les sites miroirs (identiques ou équivalents) d’un site déjà bloqué sur décision judiciaire. Une autorité administrative (sans doute l’OCLCITC) « pourra demander le blocage d’accès ou le déréférencement d’un service de communication au public en ligne dont le contenu est identique ou équivalent à celui du service visé par la décision de justice ».

L’article 19 bis, plus épineux, anticipe en France le projet de règlement du Digital Services Act, présenté en décembre dernier par la Commission. Un texte qui mécaniquement éloigne notre législation du droit en vigueur fixé par la directive Commerce électronique de 2000. 

Le projet de loi prévoit une série d’obligation de moyens à la charge des réseaux sociaux et des moteurs de recherche afin de prévenir et lutter contre les « contenus illicites les plus attentatoires à la dignité humaine ». Des obligations contrôlées par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, qui gagne pour l’occasion de nouveaux crans de compétences. 

Paris prévient Bruxelles que ces obligations seront « imposées aux opérateurs qu’ils soient établis ou non sur le territoire français », témoignage de la sensibilité de ce texte. Il suffit d’imaginer que chaque pays européen suive les pas français pour faire de l’Union un patchwork de législations. 

Lors des débats, la députée Frédérique Dumas s’interrogeait : « alors qu’un travail commun est en cours, les autres pays doivent se demander pourquoi nous prenons un bout du projet pour l’appliquer à notre législation nationale, alors même que sa base juridique n’est pas consolidée. Ce n’est pas la meilleure méthode si nous voulons convaincre d’autres pays ! »

Pour justifier son empressement, le gouvernement explique que « les autorités françaises ont été confrontées à une série d’attentats, dont le dernier (attentat de Conflans-Sainte-Honorine) a illustré à nouveau le rôle majeur joué par la dissémination, sur certaines grandes plateformes, de contenus de provocation à la violence et à la haine en ligne ». 

Paris estime « urgent d’agir pour mettre en responsabilité ces acteurs vis-à-vis de la place qu’ils occupent désormais dans l’espace public et compte tenu des risques systémiques que leurs modèles de fonctionnement peuvent induire ». 

Le texte français a vocation à s’appliquer jusqu’à l’entrée en vigueur du DSA et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2023. En attendant, cette notification gèle toute entrée en vigueur du projet de loi jusqu’au 14 juin 2021, fin de la période de statu quo, calculée par la France. 

Cependant, cette période pourrait être rallongée jusqu’à 18 mois, comme le précise le vadémécum de la directive Notification puisque la France marche sur les platebandes d’un chantier européen en cours.

Il reviendra néanmoins à la Commission et plus particulièrement à Thierry Breton, commissaire européen au Marché Intérieur, de constater cet entrechoquement. Chiche ?

Nouveau record pour SpaceX : un même premier étage effectue neuf allers-retours dans l’espace

Hier, la société effectuait un lancement de Falcon 9 avec 60 satellites Starlink à son bord. La mission s’est encore une fois déroulée sans anicroche. 

C’était le neuvième vol pour ce premier étage, qui a donc déjà largement été éprouvé en vol. Il avait auparavant effectué les missions Crew Dragon Demo-1, RADARSAT Constellation, SXM-7 ainsi que cinq lancements pour Starlink.

Cerise sur le gâteau, le premier étage est aussi venu se poser sans encombre sur sa barge en pleine mer pour la neuvième fois. On attend maintenant de voir si SpaceX le fera voler une dixième fois.

Edge suivra le nouveau cycle mensuel de Chromium

Google a annoncé la semaine dernière un nouveau cycle pour Chromium, et donc Chrome : une version « majeure » toutes les quatre semaines.

Pour compenser un rythme plus rapide alors que les entreprises pouvaient déjà avoir du mal à avec l’ancien, Google a annoncé en parallèle une option Extended Stable, permettant de sauter une version sur deux et de ne recevoir que les correctifs de sécurité les plus importants toutes les deux semaines.

Microsoft a annoncé vendredi qu’Edge allait – évidemment – suivre ce rythme. À compter de la version 94 (en bêta fin septembre), il y aura une mouture majeure du navigateur par mois. Là encore, on retrouve l’option Extended Stable mettant en pause les nouvelles fonctions pendant deux mois, avec les correctifs les plus importants toutes les deux semaines.

On reste loin de la version ESR (Extended Support Release) de Firefox : une version fonctionnellement stable pendant 42 semaines en moyenne, et que viennent compléter de temps en temps des correctifs de sécurité et de stabilité.

OVHcloud détaille l'état de ses services et sauvegardes à Strasbourg

L'entreprise continue de remettre en état les différents datacenters de son site, ravagé par un incendie la semaine dernière. 

Après avoir contacté ses clients, certains s'étant vu proposer une remise de plusieurs mois sur les services impactés, une page vient apporter des détails sur l'état de chacun mais aussi des sauvegardes. 

En effet, certaines étaient également stockées à Strasbourg et ne seront pas exploitables. C'est par exemple le cas de certains Datastore de l'offre Hosted Private Cloud, de VPS ou de Plesk, prisé par les agences web. 

Pour chaque « univers », les services sont détaillés selon leur datacenter/salle et leur zone OpenStack. On peut ainsi voir la liste de ceux récupérables et l'état de leurs sauvegardes internes à OVHcloud. 

De quoi rappeler à chacun l'importance de disposer de sauvegardes tierces et de ne pas se reposer sur un seul datacenter ou prestataire pour faire face à des problèmes de cette ampleur.

Apple met fin au HomePod original pour se concentrer sur le modèle mini

À peine quatre ans : le HomePod n’aura guère vécu, du moins dans sa forme originale. L’enceinte connectée, vendue initialement au tarif très (trop) élevé de 349 euros, a rencontré un succès globalement mitigé, malgré de bonnes prestations sonores.

Le lancement du HomePod mini à 99 euros a planté quelques clous supplémentaires dans le cercueil de sa grande sœur. La petite enceinte connectée, bien plus abordable, s’est vendue comme des petits pains, surtout en paires.

Le HomePod premier du nom passe donc officiellement en fin de vie, ce qui signifie aussi bien arrêt de la production que de la commercialisation. Apple a confirmé à TechCrunch que des mises à jour continueraient à être diffusées et que l’AppleCare remplirait son office. 

L’enceinte peut pour l’instant toujours être achetée sur l’Apple Store en ligne, et on imagine qu’il en sera ainsi tant qu’il restera des stocks. À voir maintenant qui sera intéressé par une enceinte officiellement « abandonnée » et toujours vendue 329 euros.

iFixit démonte le Xiaomi Mi 11 et lui donne 4 sur 10

Lancé au début d’année en Chine et disponible en France depuis quelques semaines, ce smartphone exploite le dernier SoC Snapdragon 888 de Qualcomm. Il est passé entre les mains de nos confrères, qui publient de nombreuses photos des entrailles de la bête.

Score final : 4 sur 10 à peine, notamment à cause de la présence de verre bombé nécessitant des outils spéciaux et du lecteur d’empreintes qui nécessite un retrait de l'écran pour le changer. Au rayon des bonnes nouvelles : des composants modulaires et des vis classiques.

Au CNRS, « le fabuleux destin de la cellule »Crédits : JuSun/iStock

Le Centre national pour la recherche scientifique explique que des scientifiques se penchent sur la « trajectoire de vie des nos cellules » afin d’essayer de « détecter la maladie d’Alzheimer et certains cancers plus tôt ou tester l’efficacité de traitements avant de les prescrire ».

« Nous connaissons encore mal le fonctionnement complet de la cellule. L’objectif est de comprendre pourquoi une cellule s’engage dans une voie plutôt qu’une autre », explique Geneviève Almouzni, directrice de recherche CNRS au sein du laboratoire Dynamique du noyau.

Les attentes sont fortes pour Xosé Fernández, directeur des datas à l’Institut Curie, qui espère un jour « être en mesure de détecter un signal avant que la maladie [d’Alzheimer] se développe », simplement en cartographiant le devenir des cellules neuronales.

L’intelligence artificielle a évidemment son rôle à jouer pour aider les chercheurs à analyser les données : « ADN, protéine, ARN, métabolisme, environnement cellulaire… De toutes ces analyses émergeront une colossale quantité de données. L’analyse génétique de seulement 10 000 des cellules du corps humain "nécessite déjà une puissance de calcul considérable" ».

Par exemple, « le machine learning aiderait à savoir si les médicaments pris par un patient durant sa vie potentialisent ou au contraire annihilent un traitement anticancéreux à venir ».

Apple va investir 1,2 milliard de dollars pour construire son Silicon Design Center à Munich

C’est l’annonce faite par Apple il y a quelques jours. La firme va construire sur la Karlstrasse de Munich un centre de recherche dédié au développement de puces 5G et plus généralement aux futures technologies sans fil.

« Les équipes se concentrent également sur le développement, l’intégration et l’optimisation de modems sans-fil pour les produits Apple », précise l’entreprise. « Le site de Linz, en Autriche, conduira les nouvelles technologies radio ».

Cet espace d’environ 30 000 m² se veut d’une architecture s’intégrant bien dans Munich, pour « refléter Munich comme une ville combinant héritage, humanité et innovation ». Les premiers employés s’y installeront fin 2022, pour un total à terme de 1 500 personnes provenant d’une quarantaine de pays.

Le bâtiment fonctionnera avec des énergies 100 % renouvelables et sera classé Gold à la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Il s'agira du plus gros site européen d'Apple.

Les investissements d’Apple en Allemagne sont massifs. Plus de 15 milliards d’euros ont ainsi été investis dans le pays au cours des cinq dernières années. Apple y possède également plusieurs partenariats importants pour ses produits, dont Varta (batteries), DELO (adhésifs) et Infineon (semiconducteurs).

Pour améliorer son bilan environnemental, Orange mise sur le solaire et Total Quadran

Les deux sociétés viennent de conclure un contrat d’achat d’électricité renouvelable (CPPA) prévoyant la fourniture annuelle de 100 GWh d'électricité renouvelable pour une durée de 20 ans. 

Il « permettra ainsi le développement d’ici 2024, d’une dizaine de nouvelles centrales solaires réparties sur l’ensemble du territoire, d’une puissance cumulée de 80 MW » précise le communiqué.

Orange rappelle ici son objectif d'atteindre le « zéro carbone » d'ici 2040 et dit agir « en cohérence avec ses objectifs qui visent la réduction de 30 % ses émissions de CO2 directes par rapport à 2015 et l'intégration de 50 % d’énergies renouvelables dans son mix électrique à horizon 2025 ». 

BitWarden lance Send, un service d’échanges d’informations chiffré de bout en bout

Le gestionnaire de mots de passe a particulièrement le vent en poupe en ce moment, depuis l’annonce par LastPass de la fin de la synchronisation entre ordinateurs et appareils mobiles dans sa formule gratuit – ce que propose justement encore BitWarden.

Profitant d’une forte visibilité, l’éditeur lance Send. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un service d’échange d’informations (voir la vidéo de présentation), plus précisément de texte et de fichiers, les seconds étant réservés à l’offre Premium, facturée pour rappel 10 dollars par an aux particuliers.

Les transferts sont chiffrés de bout en bout, comme le reste des données. BitWarden n’a pas accès aux informations, qu’il s’agisse de texte ou de fichiers. On peut fixer une date et une heure « d’autodestruction ». La période par défaut est de 7 jours, le menu allant d’une heure à 30 jours. On peut également ajouter un mot de passe et un nombre limité d’accès.

Send s’emploie exclusivement depuis un compte BitWarden et n’est donc pas ouvert à tous. Le partage de données se déclenche depuis un client, qu’il s’agisse d’une extension pour navigateur, d’une application mobile ou de la ligne de commande. Les fichiers ne doivent pas dépasser 100 Mo.

La fonction n’est bien sûr pas une réaction à l’annonce de LastPass puisqu’elle devait être en développement depuis un certain temps. Elle tombe cependant à point nommé, car l’offre Premium de BitWarden manquait peut-être un peu de saveur, en dépit de son tarif plus que raisonnable.

Désormais, un abonnement Premium aura donc trois gros avantages : les rapports de sécurité (comprenant les alertes en cas d’identifiants impliqués dans des fuites de données), le support des clés de sécurité FIDO2 (de type Yubico) et l’envoi de fichiers via Send.

Tesla : une attaque contre les « tweets erratiques » d’Elon Musk

En 2018, la SEC (Securities and Exchange Commission) avait ouvert une enquête suite à des tweets où Elon Musk envisageait de sortir Tesla de la bourse.

Un « arrangement » avait été trouvé : Tesla et Elon Musk acceptaient de payer 20 millions de dollars d’amende chacun et le patron de la société devait se tenir à carreau sur les réseaux sociaux sur les annonces susceptibles de faire varier le cours de la bourse. Elon Musk avait par la suite déclaré : « Je veux être clair. Je ne respecte pas la SEC ».

La trêve fut courte puisque la Commission revenait à la charge en février 2019 et demandait à un juge de condamner Elon Musk. Elle renvoyait alors les deux protagonistes dans leurs pénates, leur demandant de trouver un accord, ce qui avait été fait. Le patron de Tesla peut tweeter librement, avec certaines restrictions tout de même concernant la bourse.

Ces jours-ci, un investisseur de la société a lancé des poursuites contre le conseil d'administration et Elon Musk pour avoir continué à publier des « tweets erratiques » qui violeraient l’accord avec la SEC, comme le rapporte TechCrunch. La plainte explique que la société s'expose à des amendes de la part des régulateurs à cause des tweets de Musk.

Facebook permet à plus de créateurs et de contenus d’être monétisés

Après s'être félicité de retourner toujours plus d’argent aux créateurs de contenus (et donc d’augmenter son chiffre d’affaires), le réseau social ouvre encore plus grand les vannes.

Trois nouveautés sont mises en avant : 

  • Obtenir des revenus publicitaires avec de courtes vidéos
  • Ouvrir la monétisation à plus de créateurs de contenus
  • Accélérer le support (financier) des fans

Tous les détails sont donnés dans ce billet de blog.

Samsung Internet 14 en bêta : le navigateur renforce son Smart anti-tracking et ajoute des fonctionnalités

Cela fait maintenant plusieurs années que le fabricant propose son navigateur maison, avec bloqueur de publicité intégré (via Adblock Fast). Cette nouvelle mouture reste dans la lignée des précédentes

« La version bêta de Samsung Internet 14.0 vous permet de rester protégé pendant la navigation grâce à des améliorations sur le Smart anti-tracking, qui détecte lorsqu'un site Web tente de vous suivre et l’arrête automatiquement », explique Samsung. Un nouveau panneau de contrôle de sécurité est de la partie.

Si vous disposez d’un Galaxy pliable, le mode Flex « vous permet de regarder une vidéo sur la moitié supérieure de l'écran tandis que les commandes vidéo sont affichées sur la moitié inférieure ». Il sera activé automatiquement.

Samsung Internet bêta 14 peut aussi lancer deux fois le navigateur maison via App Pair afin, par exemple, de regarder un tuto et de faire des courses. Via le menu « Labs », vous pouvez modifier la police d’écriture, avec S Pen to text vous pouvez écrire au stylet dans les zones de texte, y compris l’URL.

Le lancement de la version finale de Samsung Internet 14 est prévu pour avril. En attendant, la bêta est disponible dans le Play Store et le Galaxy Store.

Chrome : Google devra répondre du tracking des utilisateurs en mode navigation privée

La navigation privée est une fonction aussi commune que simple dans les navigateurs : une fenêtre vierge de tout historique, et qui se ferme sans laisser de traces locales quand la session de navigation est terminée.

En juin dernier, trois utilisateurs déposaient plainte contre l’entreprise, sous forme de class action (recours collectif). Ils accusaient Google de traquer les utilisateurs avec ses dispositifs publicitaires en navigation privée (qu’ils appellent également « incognito »). La collecte de données continuerait alors comme si de rien n’était.

Pour Google, la plainte est sans fondement : « Le mode Incognito de Chrome vous donne le choix de parcourir Internet sans que votre activité soit sauvegardée dans votre navigateur ou appareil. Comme nous le stipulons clairement chaque fois que vous ouvrez un onglet incognito, les sites pourraient être en mesure de collecter des informations sur votre activité de navigation pendant votre session ».

Les plaignants le savent, mais Google a justement selon eux une attitude trouble : prévenir que les sites peuvent récupérer des données sur la navigation tout en fournissant justement les outils capables de le faire.

Google avait demandé à une cour d’appel d’abandonner les charges. Mais le juge a rejeté la requête, comme le rapporte Bloomberg. « Le tribunal a conclu que Google n’avait pas signalé aux utilisateurs qu’il s’engageait dans la collecte de données pendant que l’utilisateur était en mode navigation privée ».

Le procès aura donc lieu, les plaignants réclamant un minimum de 5 milliards de dollars de dommages et intérêts.

Aujourd’hui débute la semaine du cerveau 2021

Ce lundi, s’ouvre la 23e édition de ce rendez-vous annuel. Ce soir à 18h, la Société des neurosciences organise une soirée inaugurale en ligne, sur le thème « Alzheimer : le regard de demain ». Pour vous inscrire, c’est par ici.

À cette occasion, le CHU de Nice, l’Université Côte d’Azur, l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (IPMC) et le CNRS proposeront demain une journée spéciale « Cerveau & Santé » de 9h à 16h, dans un format 100 % numérique. L’événement est gratuit, avec une inscription obligatoire.

D’autres événements sont prévus. Vous trouverez tous les détails sur cette page.

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