LeBriefdu 5 mars 2021
Free aussi s’attaque à la conservation généralisée des données de connexion

Il n’y a pas que les associations de défense des « libertés numériques » qui s’attaquent au régime actuel de conservation des données de connexion. 

Selon nos informations, Free et Free Mobile ont aussi demandé au Conseil d’État l’annulation de l’article R 10-13 du Code des postes et des télécommunications.

Cette disposition contraint les opérateurs de communications électroniques (OCE) à conserver « pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales », toute une série de données, de manière indiscriminée. A savoir :  

  • Les informations permettant d'identifier l'utilisateur
  • Les données relatives aux équipements terminaux de communication utilisés
  • Les caractéristiques techniques ainsi que la date, l'horaire et la durée de chaque communication
  • Les données relatives aux services complémentaires demandés ou utilisés et leurs fournisseurs
  • Les données permettant d'identifier le ou les destinataires de la communication

Et pour les activités de téléphonie, les opérateurs doivent conserver les données de trafic et celles permettant d'identifier l'origine et la localisation de la communication. 

Problème, la jurisprudence européenne a remis en cause le régime de cette collecte indiscriminée, dans une série d’arrêts. Décisions que le gouvernement français tente de contourner, en demandant au Conseil d’État de ne pas les appliquer

L'Union européenne devrait-elle mettre à jour le RGPD ?

Le RGPD est dépassé et devrait être fortement révisé pour prendre en compte le contexte post-pandémique, a déclaré l'eurodéputé Axel Voss au Financial Times, qui le qualifie, à tort, de « l'un des pères du RGPD », alors qu'il fut précisément celui qui déposa le plus d'amendements « négatifs » en matière de protection des données.

Il s'agirait, à l'en croire, de prendre en compte non seulement le passage généralisé au travail à domicile, mais aussi l'émergence d'une multitude de nouvelles technologies.

« Nous devons être conscients que le RGPD n'est pas fait pour la blockchain, la reconnaissance faciale ou vocale, l'exploration de texte et de données [...] l'intelligence artificielle », a déclaré l'eurodéputé allemand.

Son opinion, selon laquelle les règles devraient être révisées « de manière très détaillée », serait partagée par son groupe politique au parlement, le Parti populaire européen (PPE), une coalition qui comprend la chancelière allemande Angela Merkel dans ses rangs.

Sophie in't Veld, eurodéputée néerlandaise qui a participé à la rédaction du RGPD, estime pour sa part que la loi reste adaptée à son objectif : « Nous avons travaillé sur ce projet de loi pendant cinq ans et nous l'avons préparé mieux que toute autre législation. L'idée que nous ayons oublié quelque chose n'est pas plausible. Le RGPD est également une législation très générale qui laisse une grande flexibilité de mise en œuvre. » 

Safran : la BEI prête 500 millions d’euros pour « les systèmes de propulsion des futurs avions »

« Le projet est mené par Safran principalement en France. Au cœur de son ambition environnementale, il vise notamment une réduction drastique de la consommation de carburant pour la prochaine génération d’avions moyen-courrier et représente une avancée décisive dans l’objectif ambitieux de la neutralité carbone des vols à l’horizon 2050 », explique la  Banque européenne d’investissement (BEI).

Ce prêt sera mis à disposition de Safran d’ici à septembre 2022, avec une maturité pouvant atteindre 10 ans. La BEI rappelle qu’elle avait déjà accordé un financement de 300 millions d’euros en 2009 à Safran, pour le développement du moteur LEAP.

Start-ups : Cédric O annonce le lancement de l’initiative européenne Scale-up EuropeCrédits : Vepar5/iStock

Ce projet, qui « rassemble plus de 150 fondateurs de scale-up, investisseurs, chercheurs, dirigeants d’entreprise et institutionnels, a pour objectif d’élaborer une série de recommandations pour accélérer l’émergence de champions technologiques européens, notamment dans le domaine du numérique ».

Quatre thématiques sont mises en avant : 

Une synthèse des recommandations sera présentée « au président de la République en juin prochain afin de pouvoir être portée au niveau européen, notamment dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne en 2022 ».

Un replay de « l’événement d’inauguration » est disponible par ici (il dure un peu moins de 2h).

Google aussi répercute la taxe sur les services numériques français

Dans un courrier adressé à ses clients le 2 mars, Google annonce qu’il facturera des frais supplémentaires pour les annonces publicitaires placées avec Google Ads. Une majoration de 2 %, mise en place à partir du 1er mai 2021.

La justification de cette ponction est simple : compenser presque intégralement la taxe sur les services numériques en vigueur en France (et dans d’autres pays comme l’Espagne). Cette taxe de 3 % avait suscité une levée de boucliers aux États-Unis.

Amazon avait en tout cas déjà ouvert le bal fin 2019, lorsqu’elle avait alerté les acteurs de sa Marketplace d’une hausse de 3 % des frais de ventes.

Le géant s’en était expliqué dans nos colonnes : « Étant donné que nous opérons dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail et que nous investissons massivement dans la création d’outils et de services destinés à nos clients et à nos vendeurs partenaires, nous ne sommes pas en mesure d’absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d’affaires et non sur les bénéfices ».

En septembre 2018, la députée Bénédicte Peyrol (LREM) anticipait déjà ces conséquences : « il n’est pas impossible (et cela risque même d’être probable) que les entreprises acquittant la TSN [taxe sur les services numériques, ndlr] répercutent son coût sur les clients, faisant finalement peser sur eux la charge nouvelle » .

Square met 297 millions de dollars sur la table pour racheter Tidal (plateforme de Jay-Z)

Le rappeur américain l’avait rachetée en 2015 pour 56 millions de dollars. Elle devrait changer de main rapidement pour passer chez Square, la plateforme de paiement en ligne de Jack Dorsey (Twitter). 

Un accord définitif a été signé pour la vente d’une partie majoritaire, sans plus de précision sur le pourcentage exact. « Les parties prévoient conclure la transaction au deuxième trimestre de 2020 », indique le communiqué

La société explique que « cette acquisition renforce l’objectif de Square de proposer une émancipation économique à une nouvelle verticale : les musiciens ». Jack Dorsey confirme : « Il s’agit d’une idée simple : trouver de nouvelles façons de soutenir le travail des artistes ».

Du changement à la tête de Gaia-X, avec de nouveaux CEO et CTO

Francesco Bonfiglio prendra la suite de Hubert Tardieu le 8 mars et deviendra alors le nouveau CEO (chief executive officer). Il a « plus de 30 ans d'expérience dans le secteur informatique, y compris des postes à responsabilité dans de grandes multinationales telles Engineering, Hewlett Packard, Avanade, Unisys et Rational Software », explique le communiqué.

De son côté, Pierre Gronlier prend le rôle de chief technical officer (CTO), et remplace Boris Otto. Il était auparavant chez OVHcloud où il est resté quatre ans, après être passé par Microsoft et Skype.

Hubert Tardieu et Boris Otto ne quittent pas Gaia-X pour autant puisqu’ils deviennent respectivement président et vice-président du conseil d’administrationpar intérim. Les autres membres sont Servane Augier (3DS Outscale), Jean-François Cases (Amadeus), Martine Gouriet (EDF), Thomas Hahn (Siemens), Lars Nagel (International Data Spaces Association), Alban Schmutz (OVHcloud), Olivier Senot (Docaposte), Harald Summa (DE-CIX) et Sebastian Schlosser (BMW Group). 

Le 7 juin une assemblée générale est prévue, durant laquelle le nouveau Conseil d'administration sera élu. 

Notre dossier sur Gaia-X : 

Transparence des rémunérations : l’Europe veut « garantir l'égalité de rémunération pour un même travail »

La Commission européenne vient de présenter une proposition « sur la transparence des rémunérations afin de faire en sorte que les femmes et les hommes reçoivent une rémunération égale pour un même travail ».

Elle repose sur deux axes : « des mesures visant à garantir la transparence en matière de rémunération pour les travailleurs et les employeurs, ainsi qu'un meilleur accès à la justice pour les victimes de discriminations en matière de rémunération ».

Cette proposition est désormais soumise à l'approbation du Parlement européen et du Conseil. Si elle est adoptée, les États membres auront deux ans pour la transposer. De son côté, la Commission procédera à une évaluation de cette directive après huit ans.

Razer Anzu : des lunettes connectées avec verres anti-lumière bleue et solaires, à 210 euros

Après les chewing-gums pour joueurs et une carte de paiement, le fabricant continue de se diversifier. Ces lunettes Anzu ne proposent pas de vidéo pour de la réalité augmentée/mixte, mais intègrent un micro et une partie audio supra-aurale, le tout « dissimulé dans la monture ».

Le son est annoncé comme étant « à faible latence », avec 60 ms (en Bluetooth). Une partie tactile est intégrée dans les branches pour interagir avec les lunettes. Elles pèsent entre 43 et 48 grammes suivant les versions et l’autonomie annoncée est de 5h.

« Les verres des lunettes permettent de réduire de 35 % la lumière bleue pour vous protéger les yeux et réduire la fatigue à laquelle ils sont exposés […] En revanche, les verres de rechange polarisés vous protègent les yeux de la lumière directe du soleil, grâce à leur protection de 99 % contre les rayons UVA et UVB », explique le fabricant.

Elles sont en vente dès maintenant sur le site de Razer, pour 210 euros, avec une forme arrondie ou rectangulaire au choix. Une paire de verres de remplacement est vendue 35 euros.

Edge 89 fait le plein : démarrage plus rapide, onglets verticaux et veille des onglets inutilisés

La nouvelle mouture stable du navigateur est disponible au téléchargement et en mise à jour, depuis l’À propos. Elle apporte des améliorations notables dans plusieurs domaines.

Le démarrage peut ainsi être accéléré de 29 à 41 %, selon l’éditeur. Mais il n’y a pas de magie : Edge ne pouvant pas augmenter les performances de l’unité de stockage, il laisse plusieurs composants clés en mémoire quand il est fermé ou quand la session est ouverte sur l’ordinateur. 

La nouvelle fonction n’est pas disponible chez tout le monde pour l’instant. Microsoft précise que le déploiement se fera progressivement dans le courant du mois. Notez également que cette nouveauté pourra être coupée dans les options.

On reste dans les performances avec la mise en veille automatique des onglets quand ils sont inutilisés depuis un certain temps, par défaut 2 heures. Avec ce réglage, Edge enregistre à la fin de la journée une réduction de 26 % de sa charge processeur et de 16 % de sa consommation mémoire.

Ces gains peuvent augmenter avec un réglage plus agressif, par exemple 30, 15 voire 5 min, le plus petit choix possible. La fonction, bâtie sur le « gel » des onglets de Chromium, libère les ressources chaque fois qu’un onglet est plongé dans le sommeil. 

Mais un réglage plus court signifie également que ces onglets, s’ils doivent être rouverts, marqueront un temps d’attente avant de réafficher leur contenu. C’est donc aux utilisateurs de trouver un bon équilibre entre libération des ressources et fréquence de consultation des sites. Notez que les onglets endormis sont signalés par des titres et favicons grisés.

Une fois Edge 89 installé, les utilisateurs pourront voir également un nouveau bouton à gauche des onglets (il faudra l’activer dans les options dans le cas contraire). Une fois cliqué, il bascule les onglets à gauche, dans une colonne. Elle est suffisamment large par défaut pour afficher les principaux titres des onglets, mais on peut en réduire la taille pour ne laisser que les favicons. Un court passage de la souris sur les icônes rouvrira la colonne pour montrer les titres.

La fonction est clairement dédiée aux personnes gérant un grand nombre d’onglets, car la disposition verticale permet d’en afficher un plus grand nombre.

On fera remarquer bien sûr que la mise en veille des onglets ou encore leur affichage vertical n'ont rien de particulièrement neuf. Firefox endort ses onglets depuis longtemps, et des navigateurs spécialisés comme Vivaldi permettent de manipuler les onglets depuis plusieurs années. Microsoft reconnaît cependant ne pas être le premier dans ces domaines.

Plusieurs nouveautés sont également en approche pour Bing, avec notamment des vues remaniées pour les résultats, un nouvel affichage pour les recettes et globalement une approche visuelle plus « moderne et engageante ». Mais ces améliorations ne seront pour la plupart pas disponibles avant plusieurs mois.

Piano rachète 100 % des parts d’AT Internet

Piano est une plateforme d’optimisation de l’expérience client, qui croque donc le français AT Internet, présenté comme le « leader européen du Digital Analytics et des données contextuelles ».

« Ce rapprochement représente une étape importante pour le secteur. Pour la première fois, une solution de Digital Analytics de classe mondiale est combinée à une offre de produits spécialisée dans l’orchestration et la personnalisation de parcours clients, dans le but d’optimiser l’expérience utilisateur et de stimuler la rétention », indique le communiqué.

« La transaction comprend un échange d’espèces et d’actions, avec un financement d’Updata Partners, Rittenhouse Ventures et Sixth Street Partners, et se traduit par l’acquisition par Piano de 100 % des parts d’AT Internet », mais le montant n’est pas précisé.

Coup de lifting sur Gandi.net

C’est via un tweet que la société annonce avoir « donné un coup de pinceau » à son site. « Pleins d'évolutions sont encore prévues », ajoute l’hébergeur.

Le design est plus épuré, avec des formes moins rectangulaires et plus arrondies. On vous laisse découvrir ce qu’il en est par ici.  

5G : 21 714 sites 5G autorisés par l'ANFR, dont 10 693 sont « techniquement opérationnels »Crédits : Olivier Le Moal/iStock

Sur le déploiement de la 5G, l’Agence nationale des fréquences et le régulateur des Télécoms (Arcep) continuent de diviser l’information en deux. Le premier donne les chiffres des sites autorisés et techniquement opérationnels, tandis que le second s’occupe de ceux commercialement ouverts.

L’ANFR explique que « La quasi-totalité de ces implantations 5G ont été autorisées sur des sites existants, déjà utilisés par les technologies 2G, 3G ou 4G.  Seuls 2 sites n’hébergent que de la 5G ».

Voici la répartition des sites par bandes de fréquences : 

  • 15 734 sites 5G sont autorisés dans la bande 700 MHz (Free Mobile), dont 7 054 sont déclarés techniquement opérationnels ;
  • 6 090 sites 5G sont autorisés dans la bande 2 100 MHz (Bouygues Telecom, Orange et SFR), dont 3 261 sont déclarés techniquement opérationnels ;
  • 5 631 sites 5G sont autorisés dans la nouvelle bande 3,5 GHz (Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR), dont 1 995 sont déclarés techniquement opérationnels.

L’Agence fait aussi le point sur la 4G : «  52 819 sites 4G sont autorisés en métropole au 1er mars, dont 48 053 sont en service ». Tous les détails sont disponibles par ici, tandis que l’observatoire complet se trouve par là.

Le client desktop de WhatsApp gère les appels audio et vidéo

WhatsApp continue de faire évoluer ses fonctions à un rythme d’escargot avec l’arrivée des appels audio et vidéo sur desktop

Deux limitations toutefois : la fonction est réservée à l’application et n’est donc pas présente dans la mouture web, et ne prend pour l’instant en charge que les appels en tête à tête. « Dans le futur », les appels de groupe seront de la partie.

Les appels gèrent les modes portrait et paysage, la fenêtre de vidéo restant toujours au-dessus des autres. Comme dans l'application mobile, ils sont en outre chiffrés de bout en bout, avec le même protocole Signal.

Rappelons effectivement que Facebook n'est – en théorie – pas en mesure d'accéder aux contenus des messages et appels, qu'ils soient audio ou vidéo. Les métadonnées lui sont par contre accessibles, notamment qui a appelé qui, quand, combien de temps et ainsi de suite.

Chrome passe à un rythme de développement de quatre semaines

Google modifie pour la première fois le cycle de développement de son navigateur, passant des fameuses six semaines à un rythme plus court de quatre semaines. Les utilisateurs recevront donc une nouvelle version de Chrome tous les mois.

Selon l’éditeur, ses processus de tests et de publication ont suffisamment progressé ces dernières années pour permettre cette accélération. De nouvelles fonctions arriveront ainsi plus vite entre les mains des utilisateurs (et des développeurs), même si la quantité d’apports par version sera peut-être revue à la baisse.

Google reconnaît toutefois que ce rythme ne plaira pas à tout le monde, notamment en entreprise. Une option Extended Stable, disponible pour les administrateurs et intégrateurs Chromium (Brave, Microsoft, Opera…), permettra de n’installer qu’une version sur deux, bloquant le socle fonctionnel pendant huit semaines à chaque fois.

Point important, le rythme des mises à jour de sécurité ne change pas : toutes les semaines, aussi bien pour la version classique que l’Extended Stable.

Le nouveau cycle de quatre semaines entrera en vigueur durant le troisième trimestre avec Chrome 94. On attend maintenant la réaction des éditeurs réutilisant Chromium.

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