LeBriefdu 1er mars 2021
Fukushima : le CNRS tire « les leçons d'une décontamination »Crédits : cigdemhizal/iStock

Dans son Journal, le Centre national pour la recherche scientifique explique que cet accident de la centrale nucléaire « a engendré d'importantes retombées de matière radioactive sur une zone de 9 000 km2, grande comme la Corse. À la suite de la catastrophe, les autorités japonaises ont mené d'intenses travaux de décontamination dans la zone touchée afin de permettre aux habitants de revenir s'y installer en sécurité ».

C’est via une interview maison du chercheur Olivier Evrard (qui s'est rendu régulièrement sur place pour effectuer des mesures) qu’il nous livre ses conclusions. Comme on pouvait s’en douter, certaines réponses sont en demi-teinte. À la question « Les habitants, qui commencent à revenir habiter dans la région, ne courent-ils pour autant plus aucun risque ? », la réponse d’Olivier Evrard est : « Difficile à dire car il reste encore de nombreuses inconnues ».

Il cite un exemple : « la situation des forêts. Contrairement aux plaines agricoles et résidentielles, ces zones boisées et montagneuses n'ont pas été décontaminées, pour des raisons de coût et parce que ce serait très difficile techniquement. Or, celles-ci couvrent les trois-quarts de la surface touchée par le panache radioactif ».

Il y a aussi « le problème du retraitement des déchets » car entreposer la terre contaminée n’est pas une solution viable sur le long terme. Il existe certes des procédés techniques pour y arriver, mais uniquement sur de petites quantités de terre et « aucun n'est applicable à grande échelle ».

Essais nucléaires en Polynésie et santé : l’Inserm publie « une mise au point »

Son récent article a visiblement fait des vagues au point que l’institut se fende d’un nouveau communiqué. Il attaque bille en tête avec une question : « L’Inserm peut-il être accusé de négationnisme sur le sujet des essais nucléaires en Polynésie française ? ». Réponse expéditive : « Non ».

L’Inserm rappelle au passage que « pour garantir l’indépendance de l’expertise, les experts sont rigoureusement choisis en fonction de leurs publications sur le sujet, que tout lien d’intérêt éventuel est examiné, et que l’Inserm n’intervient pas dans les conclusions des experts ». L’institut ajoute : « Il s’agit donc de leurs conclusions et pas d’une position officielle de l’Inserm ».

Il ajoute que « cette expertise collective n’a pas étudié la logique d’indemnisation des victimes civiles et militaires mise en place par l’État français, assurée par le CIVEN (Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires), logique qui ne peut donc être considérée comme étant critiquée ou remise en cause par l’expertise collective ».

Onoff Business s'associe à Recommerce pour le rachat de flotte de smartphones

Onoff est une application mobile permettant de profiter d’autres numéros sur son smartphone, sans carte SIM supplémentaire. Il existe une version Business pour les professionnels.

« Nous croyons en une téléphonie dématérialisée plus simple et éco-responsable », affirme la société, qui s’est donc associée à Recommerce (spécialiste du smartphone d’occasion) pour recycler les téléphones portables inutilisés des entreprises.

Les smartphones sont évidemment testés, avec un « effacement des données ». Ils sont ensuite remis en circulation pour une seconde vie. Il s’agit d’un partenariat avec Recommerce, qui propose déjà ce genre de service.

Une page dédiée à été mise en ligne par ici.

La distribution Mageia 8 disponible en version finale

Après une longue gestation, la mouture finalisée de la distribution française est enfin disponible depuis vendredi.

Les changements sont très nombreux, à commencer par une mise à jour générale de tous les paquets. On retrouve ainsi un noyau 5.10.16, Plasma 5.20.4, GNOME 3.38 ou encore Xfce 4.16. Mageia préférant les versions LTS, Firefox y est en version 78.

Parmi les principales améliorations, on retrouve le meilleur support d’AArch64 et ARMv7, le support du Wi-Fi avec WPA2 dans l’installeur, la prise en charge améliorée de Nilfs, XFS, exFAT et NTFS, un démarrage beaucoup plus rapide des supports Live, une meilleure détection des SSD par RPM, le chiffrement pour LVM/LUKS ou encore la compression des métadonnées Zstd et une option de réinstallation ajoutées à URPMI.

LastPass : des trackers qui passent mal dans l’application Android

Le récent changement de politique de LastPass sur la synchronisation entre ordinateurs et appareils mobiles – maintenant réservée aux abonnés Premium – a provoqué une fuite d’utilisateurs, surtout vers BitWarden.

L’éditeur doit maintenant faire face à la découverte de sept trackers dans son application Android, à la suite d’une analyse par Mike Kuketz via Exodus.

Quatre sont de Google et servent aux rapports d’erreurs et remontées d’indicateurs techniques, les trois autres proviennent d’AppsFlyer, MixPanel et Segment. Ceux-là servent surtout au profilage de l’utilisateur, en grande partie à des fins publicitaires.

Une utilisation problématique dans le cadre d’un gestionnaire de mots de passe. L’intégration de trackers suppose la compilation d’un code tiers, sur lequel l’éditeur concerné n’a pas prise. Pour Kuketz, ce sont des risques supplémentaires de sécurité, surtout pour des applications gérant des données si sensibles.

Le chercheur en sécurité précise que BitWarden intègre deux trackers, un pour les indicateurs liés à Firebase (Google), l’autre pour les rapports de plantage de Visual Studio. Et les autres ? Dashlane en intègre quatre, 1Password et KeePass aucun.

Pour LastPass, il n’y a pas de problème : « Aucune donnée sensible personnelle identifiable ou activité du coffre ne pourrait passer par ces trackers. Ils ne collectent que des données statistiques agrégées limitées sur la manière dont vous utilisez LastPass, ce qui nous permet d’améliorer et optimiser le produit ».

L’éditeur ajoute que cette collecte peut être coupée dans les réglages avancés du compte, et que ses processus sont constamment révisés. Une manière d’indiquer qu’en cas de trop gros scandale ou de fuite accélérée des utilisateurs, la situation pourrait évoluer. 

Empressement et dépenses inconsidérées : l'autopsie de Stadia a déjà commencé

Le service n'a pas été fermé par Google, mais l'arrêt du studio maison a été perçu comme un très mauvais signal, menant certaines langues à se délier. 

Ainsi, depuis quelques jours on découvre quelques détails sur la façon dont Stadia fonctionnait ces derniers mois, avec par exemple des dizaines de millions de dollars engagés pour s'assurer d'avoir droit à des portages de jeux comme Red Dead Redemption 2

L'empressement à communiquer pour accepter les premiers clients et une stratégie vacillante, notamment sur la tarification et la pauvreté des fonctionnalités ou du catalogue, n'auraient ainsi rien arrangé.

Reste maintenant à savoir quel sera l'avenir de Stadia au sein de Google.

Fedora est débarrassée de 99 % de son code Python 2

La distribution a franchi un cap dans son passage à Python 3, la branche 2.X du langage n’étant plus supportée. Le travail n’est d’ailleurs pas spécifique à Fedora, comme on a pu le voir récemment avec la sortie de Kodi 19.

Dans les commentaires sur Reddit, on peut également se rendre compte que le dernier pourcent sera peut-être le plus difficile à éliminer, car on trouve encore du code Python 2 dans Gimp, Chromium ou encore Thunderbird. 

 

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