LeBriefdu 17 février 2021
Présidentielle 2022 : le gouvernement veut un vote par anticipation via des machines à voterCrédits : Martinns/iStock

« Je suis stupéfait par cette méthode, en catimini [...] je trouve cela choquant [...] c'est suspect, cela ressemble à une manipulation politique » a réagi vivement le sénateur Bruno Retailleau (LR). 

Raison de ce courroux ? Le gouvernement a déposé un amendement visant à instaurer un vote par anticipation pour les présidentielles de 2022, qui se ferait via des machines à voter. 

Dans le cadre du projet de loi organique pour l’élection du Président de la République, l’exécutif entend permettre aux électeurs de voter par avance depuis une autre commune « de leur choix », parmi une liste fixée par le ministre de l’Intérieur. 

« Ce vote par anticipation a lieu à une date fixée par décret, durant la semaine précédant le scrutin. [Il] est effectué sur une machine à voter, dont les suffrages sont dépouillés en même temps que les autres bureaux de la commune, afin d’éviter les risques de fraude ou d’influence sur le vote des autres électeurs » explique l’exécutif.

Avis non partagé dans les camps LR. « Ça crée une rupture d’égalité car les gens habitant les villes pourraient avoir l’occasion de voter un mercredi, puis un dimanche », contrairement aux personnes vivant dans les zones rurales, relève Bruno Retailleau sur Public Sénat.  

L’amendement ayant été déposé au fil des débats, mais non dans le projet initial, il n’est donc pas astreint à une étude d’impact. 

« Cette nouvelle modalité de vote proposée par le gouvernement est une fausse bonne idée car elle n'est pas d'une fiabilité absolue et risque de remettre en cause la sincérité et la légitimité du scrutin présidentiel, clef de voûte de nos institutions » réagit Stéphane Le Rudulier (LR), rapporteur du projet de loi organique. 

« Bricolage. Grave atteinte aux règles démocratiques ! » renchérit Philippe Bas (LR). « Comprenons-nous : il ne s’agit pas de vote électronique à distance mais de "machines à voter" remplaçant l’urne dans les bureaux de vote et, surtout, d’organiser ce type de vote quelques jours avant la fin de la campagne, alors que des événements majeurs peuvent encore se produire ». 

Selon l'article L. 57-1 du code électoral, ces machines à voter peuvent déjà être utilisées dans les communes de plus de 3 500 habitants figurant sur une liste fixée, dans chaque département, par arrêté préfectoral. 

Cependant, depuis 2008, un moratoire interdit à toute nouvelle commune de s'équiper de machines à voter. Et l’Intérieur s’en était expliqué en juillet 2019.

Il citait notamment les observations du Conseil constitutionnel produites en 2007, selon qui « l'utilisation [des machines à voter], qui rompt le lien symbolique entre le citoyen et l'acte électoral que la pratique manuelle du vote et du dépouillement avait noué, se heurte aussi à une résistance psychologique qu'il convient de prendre en compte ».  

Ce moratoire de 2008 « restreint l'utilisation des machines à voter aux seules communes qui avaient opté pour cette modalité à cette date », prévient cette page du ministère, soit une soixantaine de villes. L'exécutif pourrait néanmoins décider de le lever dans le contexte pandémique, comme l'a plaidé encore récemment ce sénateur centriste.  

Le financement d'une campagne électorale par le biais d'une cagnotte en ligne est possible

Questionné par le sénateur Cyril Pellevat (LR), le ministre de l’Intérieur rappelle que « pour les élections municipales dans les communes de moins de 9 000 habitants, les candidats ou listes de candidats n'ont pas l'obligation de désigner un mandataire financier ou une association de financement électorale »

De même, ils ne sont pas tenus « de déposer un compte de campagne auprès de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ».

Conclusion : « dans le silence des textes, rien n'interdit à ces candidats d'avoir recours à un système de paiement en ligne ou à une plateforme de financement participatif pour le financement de leur campagne électorale ». 

Cependant, le recours à ces instruments « doit s'opérer dans le respect des autres dispositions du code électoral qui sont applicables aux élections municipales dans toutes les communes ». Cela concerne notamment « l'interdiction de financement de la campagne par une personne morale à l'exception d'un parti ou d'un groupement politique », outre « la limitation des dons des personnes physiques à 4 600 euros par donateur lors des mêmes élections ».

Disney+ : des « contenus locaux » et 20th Century Studios à partir du 23 février

Annoncé en décembre (avec une hausse de prix au passage), les contenus « Star » seront disponibles à partir du mardi 23 février, avec « des milliers d’heures de films et de séries crées par les studios du groupe et notamment Disney Television Studios, FX, 20th Century Studios, 20th Television et Touchstone, … auxquels s’ajouteront des contenus locaux ».

Pour rappel, fin 2017, The Walt Disney Company faisait l'acquisition « de certains actifs de 21st Century Fox Inc » pour 52,4 milliards de dollars. Une liste des contenus proposés la semaine prochaine est disponible par ici.

Dans le même temps, la société annonce « ses premières productions originales européennes pour Disney+ ». En France, elles sont au nombre de quatre : Oussekine (sur la mort de Malik Oussekine le 5 décembre 1986), Parallèles, Week-end Family et Soprano à la vie, à la mort (sur le chanteur éponyme). 

Disney ne compte pas s’arrêter là : « Les 10 premiers projets lancés pour Disney+ sous les marques Disney et Star s’inscrivent dans le cadre d’une ambitieuse stratégie de développement, avec un objectif affiché d’une cinquantaine de productions européennes d’ici 2024 ».

De nouveaux partenariats sont également annoncés, notamment avec « Federation Entertainment, Newen Connect, France Télévisions Distribution, Mediawan, SND, Orange Studio, Pathé et EuropaCorp ».

Xiaomi lance son Mi 11 (Snapdragon 888, 108 Mpx) en France, à partir de 749 euros

Comme prévu, le fabricant tenait hier une conférence pour présenter son nouveau smartphone haut de gamme. Il dispose pour rappel d’un SoC Snapdragon 888 de Qualcomm (modem 5G X60), d’un écran AMOLED DotDisplay à 120 Hz de 6,81’’, d’une partie audio développée avec Harman Kardon, d’une caméra de 108 Mpixels à l’arrière, de la charge rapide à 50 watts, etc.

Le Mi 11 est livré avec l’interface maison MIUI 12.5 (basée sur Android 11). Parmi les améliorations, le fabricant affirme que « les applications natives peuvent désormais être désinstallées, tandis qu’un nombre réduit d’applications gravées dans le système peuvent désormais être masquées ». 

Le nouveau smartphone de Xiaomi sera disponible en deux versions à partir du 23 février. La première avec 8 Go de mémoire et 128 de stockage à 749 euros chez Mi.com et dans les Mi Store, la seconde avec 256 Go à 799 euros dans ses boutiques et chez les partenaires (les quatre opérateurs, Boulanger, Cdiscount, FNAC Darty, LDLC et Rue du Commerce).

LastPass : se limiter à un type d'appareils ou s'abonner, il faudra désormais choisir

Coup de tonnerre pour les utilisateurs du service, qui nous rappelle que tout modèle Freemium peut disparaître ou évoluer dans le mauvais sens du jour au lendemain.

Dans un billet de blog, l'entreprise qui revendique 20 millions d'adeptes indique que sa version gratuite sera désormais plus limitée. Elle ne pourra ainsi être utilisée que sur un seul type d'appareils : mobiles ou non. Dans ce second cas, cela concerne tant les ordinateurs que les accès depuis un navigateur.

Si vous voulez utiliser LastPass sur n'importe quel type d'appareil, sans avoir à faire de choix, il faudra passer à l'abonnement Premium, proposé pour un peu moins de 35 euros par an

Cette modification interviendra le 16 mars prochain. Le premier appareil auquel les utilisateurs de la version gratuite se connecteront définira le type qu'ils auront choisi pour leur accès. Si cela leur déplaît, ils pourront s'abonner… ou utiliser d'autres solutions

L'équipe ajoute qu'à compter du 17 mai, le support par email sera également réservé aux abonnés payants, ceux de l'offre gratuite devant se contenter de l'entraide communautaire.

Des décisions qui interviennent après plusieurs augmentations tarifaires ces dernières années, montrant que LogMeIn peine sans doute à rentabiliser son outil.

Quoi qu'il en soit, cela risque de faire le bonheur de la concurrence et de solutions open source comme KeePass, sa version XC ou encore Bitwarden qui gagne en popularité depuis quelques années.

Microsoft teste un mode Enfants dans les préversions d’Edge

Les testeurs Edge Insiders peuvent récupérer depuis peu dans le canal Dev une préversion présentant un nouveau mode « Kids ».

Il s’active en changeant simplement de profil. Les parents n’ont donc qu’à en créer un déclaré comme « enfant » pour que les réglages idoines s’activent.

On retrouve ainsi une prévention de suivi bloquée sur « Stricte », des thèmes personnalisés, des articles destinés à la jeunesse ou encore une liste blanche de sites préapprouvés que les parents peuvent modifier depuis leur propre profil.

Bon point, le profil Enfants ne nécessite pas de compte Microsoft pour fonctionner. En outre, basculer d’un profil Enfants vers un autre adulte réclamera un mot de passe, que les parents devront définir.

Linky : la CNIL enterre la mise en demeure visant EDFCrédits : ERDF

La CNIL a clos la procédure pesant sur EDF. En février 2020, elle mettait en demeure la société, sur fond de collecte des données de consommation issues des compteurs Linky.

Elle lui reprochait notamment d’avoir précoché une case pour à la fois autoriser la collecte des données à la demi-heure, consulter l’historique de consommations à la journée et adresser des conseils personnalisés. Autre critique : des durées de conservation jugée excessives. 

« Les éléments de réponse apportés par la société ont permis de démontrer que les manquements constatés lors du contrôle ont depuis cessé » a réagi hier la CNIL

D’un, « la société a mis en ligne un nouveau parcours de consentement dont il ressort clairement que le client peut consentir au suivi de sa consommation quotidienne sans devoir également consentir au suivi de sa consommation à la demi-heure ».

De deux, elle « a mis en place une nouvelle politique de conservation des données de consommation, dont il ressort que les durées de conservation sont désormais proportionnées aux finalités pour lesquelles elles sont traitées ».

Sa délibération est plus bavarde : « les données de consommation sont conservées trois ans en base active pour les données quotidiennes et deux ans pour les données infra-quotidiennes aux fins de leur mise à disposition dans l’espace client de l’abonné ».

En outre, « les données relatives aux consommations mensuelles sont quant à elles conservées au maximum trois ans en base active puis quatre ans en archivage en vue de la gestion de la relation contractuelle, sauf impayé, auquel cas elles sont conservées pour toute la durée du recouvrement puis archivées pendant cinq ans dans l'éventualité d’un contentieux ».

Parallels Desktop 16 pour Apple M1 mis à jour

Cette seconde préversion technique prend en charge la mise en pause des machines virtuelles et la détection automatique de plusieurs distributions Linux.

C'est notamment le cas de Debian 10.7, Ubuntu 20.04 et Fedora Workstation 33-1.2 (et leurs versions ultérieures) qui peuvent être exploitées par cet outil, comme nous l'avions vu lors de notre test.

L'équipe précise que quelques bugs ont été corrigés au passage. Un compte Parallels est toujours nécessaire pour récupérer gratuitement l'outil pendant la période de test.

Article 17 de la directive Droit d’auteur : l’Allemagne veut ouvrir l’accès aux organismes de rechercheCrédits : Terry J Alcorn/iStock

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’article 17 relatif au filtrage, l’Allemagne entend offrir un droit d’accès  aux organismes de recherche à certaines données des fournisseurs de services concernés.

« Cette demande vise à permettre aux chercheurs de mieux comprendre la nature des mesures prises par les fournisseurs de services pour détecter et bloquer automatiquement le contenu, ainsi que les performances des algorithmes utilisés par les fournisseurs de services pour ce faire ». 

Ce droit d’accès ne sera possible que dans la mesure où il n’entre pas en conflit « avec des intérêts du prestataire de services qui méritent d’être protégés ». Il devrait leur permettre néanmoins de jauger les données relatives aux plaintes des utilisateurs contre le filtrage.

Selon Berlin, « les fournisseurs de services devraient supporter des coûts annuels d’environ 74 000 euros pour la collecte et la fourniture de données aux chercheurs. Étant donné que les fournisseurs de services peuvent être remboursés d’une partie raisonnable des coûts nécessaires pour rendre les données disponibles, ces frais engagés par les fournisseurs de services seront in fine supportés par les organismes de recherche ».

Le bitcoin passe les 50 000 dollars (et les 42 000 euros)

Après une période d'accalmie, où la cryptomonnaie s'était stabilisée entre 30 000 et 35 000 dollars, elle est repartie à la hausse ces derniers jours, sans doute portée par le soutien manifesté par Tesla

Ainsi, elle vient de dépasser le cap des 50 000 dollars, soit plus de 42 000 euros à l'heure où nous écrivons ces lignes. Hausse durable ou montée de fièvre avant un nouveau rééquilibrage ? La question se pose. 

Une chose est sûre : ceux qui ont investi il y a un an, alors que la valeur du bitcoin se situait dans les 10 000 dollars, ont de quoi se réjouir. 

Notifications au sein du navigateur : Microsoft tente de trouver un juste milieu en notant les sites

L'éditeur dit vouloir éviter que ses utilisateurs soient gênés par des demandes récurrentes, tout en leur permettant d'être alertés par ce qui les intéresse au sein d'Edge.

Car comme toute API permettant d'interagir avec les internautes, celle en charge des notifications a rapidement fait l'objet d'abus par de nombreux sites, poussant les navigateurs à plus de fermeté. Microsoft tente donc de ménager la chèvre et le chou avec ses notifications adaptatives, reposant sur un système de score. 

Lorsqu'un site demandera à afficher des notifications, le choix de ses utilisateurs sera cumulé pour savoir s'ils sont plutôt positifs, négatifs ou neutres dans le cas d'une poursuite de navigation ou de fermeture de la fenêtre. Edge agira ensuite selon le score.

S'il est trop négatif, le site n'aura droit qu'à la mécanique de notifications silencieuses, son score étant régulièrement mis à jour et réévalué, notamment en affichant parfois une notification classique et en observant le résultat.

De quoi inciter les sites à des pratiques plus vertueuses selon l'éditeur, qui ne détaille malheureusement pas comment connaître le score d'un domaine, demander sa réévaluation ou comment ne pas participer à cette notification collective par exemple.

Le dispositif est de toutes façons prévu pour évoluer, l'équipe demandant à ses utilisateurs de lui faire part de leurs suggestions.

Flight Simulator : grosse mise à jour pour le Royaume-Uni et l’Irlande

C’est à travers un immense patch de 48 Go (sur PC) que le jeu reçoit de nouvelles données très détaillées pour nos voisins d’Outre-Manche.

La mise à jour intègre notamment des vues 3D précises de villes comme Birmingham, Bristol, Cambridge, Oxford ou encore – évidemment – Londres. Buckingham Palace est ainsi tel qu’il doit être, alors qu’il était jusque-là représenté par… un curieux bâtiment de bureaux quelconque.

Plus de 70 lieux emblématiques ont été améliorés, comme des palais, cathédrales et ponts, dont celui rendu encore plus célèbre par la saga Harry Potter. Les grands stades de la Premier League sont également présents, en lieu et place de leur ancienne version générique.

Certaines vues sont décrites comme particulièrement saisissantes, notamment en Écosse, car de nombreux châteaux profitent d’une révision d’éléments architecturaux, notamment les constructions en pierre.

La mise à jour propose en outre trois nouvelles activités : un vol dans les Northern Islands et deux défis d’atterrissage, un dans dans les Shetlands et l’autre dans le sud-est de l’Angleterre.

La mise à jour est gratuite et corrige plusieurs bugs.

Apple va servir de proxy à Google Safe Browsing dans Safari

Safari, comme beaucoup d’autres navigateurs, s’appuie sur la technologie de Google pour avertir l’utilisateur quand il visite une adresse considérée comme frauduleuse. Les raisons peuvent être multiples, mais toutes ont en commun un comportement malveillant.

Mais Google Safe Browsing a un désavantage majeur en matière de vie privée : chaque interrogation de la base de données fournit l’adresse IP de la machine. Dans Safari sur iOS/iPadOS, la fonction se nomme « Alerte si site web frauduleux » dans les paramètres et est active par défaut.

À compter d’iOS 14.5, Apple servira de mandataire (proxy) pour s’interposer entre le client et les serveurs de Safe Browsing. En clair, les requêtes passeront par Apple, qui fera office de relais. Du côté de Google, toutes les requêtes proviendront ainsi de la même IP.

Maciej Stachowiak, à la tête de l’ingénierie pour le moteur WebKit chez Apple, a confirmé la semaine dernière dans un tweet que ce comportement était bien présent dans la bêta d’iOS 14.5.

La prochaine version du système s’annonce largement orientée vers la vie privée, avec notamment l’entrée en vigueur des demandes d’accès à l’identifiant unique pour la publicité (IDFA).

On fera cependant remarquer qu’en dépit d’une large communication sur le respect de la vie privée par Apple et ses efforts pour paraitre aussi vertueuse que possible, l’utilisateur n’aura finalement que la parole de l’entreprise sur la gestion des adresses IP envoyées à ses serveurs.

Rust passe en version 1.50.0 et poursuit sa route vers des const stables

Le langage a reçu il y a quelques jours une mouture 1.50.0 qui continue tranquillement sa progression vers des génériques const stables.

Parmi les nouveautés, on retrouve ainsi des améliorations pour l’indexation des tableaux const génériques, avec l’implémentation de ops::Index et IndexMut pour les tableaux [T; N], quelle que soit la longueur de const N.

Cette mouture 1.50.0 reconnait officiellement la répétition des valeurs const dans les tableaux, qui peuvent pour rappel être écrits sous forme de listes [a, b, c] ou de répétition [x; N]

Pendant longtemps, x a été limité à Copy, en dépit d’une RFC (2203) qui cherchait à autoriser n’importe quelle expression const. Rust 1.38 avait autorisé « accidentellement » l’utilisation stable de valeurs const dans les répétitions, alors même que la fonction était instable pour les expressions arbitraires. Avec Rust 1.50, la stabilisation est officielle.

Plusieurs expressions ont également été rendues const, comme IpAddr::is_ipv4, IpAddr::is_ipv6, Layout::size, Layout::align ou encore Layout::from_size_align.

Parmi les autres améliorations, on note les affectations sécurisées aux champs d'union ManuallyDrop<T>, ainsi qu’une niche pour File sur Unix. On trouve en outre neuf nouvelles fonctions : bool::then, btree_map::Entry::or_insert_with_key, f32::clamp, f64::clamp, hash_map::Entry::or_insert_with_key, Ord::clamp, RefCell::take, slice::fill et UnsafeCell::get_mut.

Lettre ouverte et pétition contre la redevance Copie privée sur le reconditionnéCrédits : baranozdemir/iStock

Dans une lettre ouverte adressée à Jean Castex, les industriels du reconditionnement représentés par RCube et le Sirrmiet plaident leur cause face à la volonté des ayants droit de prélever la redevance copie privée sur les biens en seconde vie.  

« Il n’existe aucun fondement juridique à cet assujettissement » assènent-ils, avant de chiffrer les conséquences à une réduction de plus de 150 millions d’euros de chiffre d’affaires du secteur français de l’économie circulaire. 

« Le secteur génère en France plus de 5 000 emplois directs dans des entreprises du secteur marchand, des entreprises adaptées et des organisations solidaires intégrant des personnes en formation, en insertion et en situation de handicap. Il a également permis de faire émerger des acteurs français leaders sur la scène européenne ».    

Sur un smartphone, « une redevance pouvant aller jusqu’à 14€ sur un produit d’occasion (ce qui représenterait entre 3 et 12 % du prix de vente) viendrait détruire tout un secteur économique qui commence à peine à se structurer en menaçant la moitié des emplois directs, en affaiblissant l’attractivité des équipements reconditionnés vis-à-vis du neuf et le pouvoir d’achat des consommateurs ».

Des points qu’avaient ignorés les ayants droit, lorsqu’ils ont affirmé que le green n’était pas si vert

Les industriels, qui ne siègent pas en Commission Copie privée, s’interrogent encore et toujours : « Pourquoi faire payer au consommateur plusieurs fois une même redevance à plusieurs étapes du cycle de vie d’un même produit ? Qu’impliquerait cette redevance pour les acteurs français du réemploi qui font déjà face à une concurrence déloyale et à un dumping fiscal de la part d’acteurs étrangers frauduleux ? »

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