LeBriefdu 11 février 2021
Quand Dupont-Aignant veut combattre et pénaliser « les prédications subversives et séditieuses »Crédits : Marc Rees (licence CC-BY-SA 3.0)

Dans sa proposition de loi visant à « combattre et à pénaliser les prédications subversives et séditieuses », Nicolas Dupont-Aignan veut introduire une nouvelle infraction.

Serait une prédication subversive et séditieuse « le prêche, l’enseignement ou la diffusion par des paroles ou des écrits d’une idéologie ou de croyances ayant pour objet ou effet d’inviter à faire prévaloir la conformité à un texte religieux ou une doctrine sur le respect des principes constitutionnels de la République et ses valeurs fondamentales ».

Elle serait punie d’une peine d’emprisonnement de 10 ans et d’une amende de 100 000 euros.

L’article 3 prévoit une infraction spécifique à l’encontre des « complices moraux », dixit NDA. 

« Le fait d’écouter ou d’étudier volontairement et régulièrement une prédication subversive et séditieuse sur tout support, oral ou écrit, ou de fréquenter des sites internet diffusant cette idéologie » serait puni d’une peine de 3 ans d’emprisonnement et de 50 000 euros d’amende.

Avec une infraction si finement rédigée, les journalistes, chercheurs et enseignants ou même les agents du renseignement pourraient être emprisonnés.

C’est la Journée internationale des Femmes et Filles de science

Dans une résolution adoptée le 22 décembre 2015, l’ONU « décide de proclamer le 11 février de chaque année Journée internationale des femmes et des filles de science ». Cette année, le thème est : « Les femmes scientifiques à la pointe de la lutte contre la COVID-19 ». De plus amples informations sont disponibles par ici.

Le CNRS y participe également dans une vidéo « regards croisés sur la place des femmes dans la recherche », avec Françoise Combes (astrophysicienne et Médaille d'or du CNRS 2020) et Barbara Mazzilli-Ciraulo (doctorante en fin de thèse avec Françoise Combes).

Le présentateur commence par un constat : « dans le monde, moins de 30 % des chercheurs sont des femmes, et ces femmes accèdent rarement aux postes décisionnaires ». 

La proposition de loi sur la Sécurité globale en séance au Sénat les 16, 17 et 18 mars

Le texte, porté par la majorité LREM, entend notamment autoriser le déploiement de flottes de drones équipées de caméras.

Adopté en novembre dernier par les députés, il va faciliter l’exploitation des images captées par les policiers et gendarmes afin notamment d’apporter sur les réseaux sociaux, des éléments sur le contexte de certaines interventions.

Il entend également interdire l’usage en ligne de l’image des policiers à des fins malveillantes. 

Un article 24 qui a suscité de nombreuses critiques sur l’autel de la liberté d’information, au regard des flous rédactionnels. Il a pour miroir l’article 18 du projet de loi sur le séparatisme, qui compte pour rapporteure la députée LREM Laetitia Avia. Cette dernière disposition a été adoptée hier par les députés. Nous y reviendrons longuement. 

Une nouvelle fois, un hôpital frappé par une attaque informatique

Après Rouen, Au tour de l’hôpital de Dax d’être contraint de revenir au papier et au stylo indique France Bleu. Même le standard téléphonique a été frappé par cette vague, annonce le centre hospitalier Dax-Côte d’Argent

« Cette attaque a mis hors service la totalité de notre système d'information par cryptage des données. Les données n'ont pas été volées, elles sont toujours sur nos serveurs, mais elles sont cryptées et donc ne sont plus accessibles », a détaillé Aline Gilet-Caubere, la directrice adjointe, dans les pages de Sud-Ouest.  

« Tout le réseau informatique est hors service. C'est toute la "colonne vertébrale" de l'établissement qui est touchée » ajoute sur France-3 Régions, Julien Dubois, le président du conseil de surveillance de l'hôpital. 

Alors que les données sont désormais chiffrées et inaccessibles tant que le centre n’aura pas payé une rançon, nos confrères indiquent qu’une enquête a été initiée pour atteinte à un système de traitement des données mis en oeuvre par l'État « par bande organisée, modification et introduction frauduleuse de données et extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs. »

Le Conseil européen arrête sa position sur le règlement Vie privée et Communications électroniquesCrédits : tashka2000/iStock

Au Conseil, les États membres ont approuvé «  un mandat de négociation en vue de la révision des règles en matière de protection de la vie privée et de la confidentialité dans l'utilisation des services de communications électroniques ». 

C’est une étape importante dans la révision de la directive e-privacy de 2002. Avec le projet de règlement sur la rampe, il s’agira de tenir compte « des nouvelles évolutions technologiques et commerciales, telles que l'utilisation généralisée actuelle de la voix sur IP et des services de messagerie et de courrier électronique en ligne, ainsi que de l'émergence de nouvelles techniques de suivi du comportement en ligne des utilisateurs ». 

Le règlement s’appliquera en tant que loi spéciale par rapport au RGPD. «  Par exemple, contrairement au RGPD, de nombreuses dispositions du règlement "vie privée et communications électroniques" s'appliqueront aux personnes physiques comme aux personnes morales ».

Au menu, conservation des données de connexions, terminaux, mais aussi cookies. 

« Le fait de subordonner l'accès à un site web au consentement à l'utilisation de cookies à d'autres fins en tant que solution alternative à un verrou d'accès payant sera autorisé si l'utilisateur est en mesure de choisir entre cette offre et une offre équivalente du même fournisseur qui n'implique pas le consentement aux cookies. »

Toujours sur cette question et « pour éviter la lassitude du consentement aux cookies », un internaute « pourra donner son consentement à l'utilisation de certains types de cookies en inscrivant sur une liste blanche un ou plusieurs fournisseurs dans ses paramètres de navigation ». 

Cette étape va permettre d’enclencher les négociations avec le Parlement européen sur le texte final. La version française approuvée au Conseil sera mise en ligne très prochainement. Seule la version anglaise est disponible.

Covid-19 : selon l’Inserm, le « SARS-CoV-2 circulait en France dès novembre 2019 »

L’institut « a identifié un test positif aux anticorps anti-SARS-CoV-2 chez 353 participants parmi lesquels 13 ont été prélevés entre novembre 2019 et janvier 2020 et ont été confirmés par des tests d’anticorps neutralisants ».

Des enquêtes ont été menées sur 11 de ces participants et « ont révélé l’existence de symptômes pouvant être liés à une infection par le virus responsable de la Covid-19 ou à des situations à risque d’exposition potentielle au SARS-CoV-2 dès novembre 2019 ».

Une publication dans European Journal of Epidemiology a été faite dans la foulée et, selon les chercheurs, ces résultats « suggèrent une circulation précoce du virus en Europe ».

Sensity se lance à la poursuite des deep fakes dans les images et les vidéos

Ce procédé consiste pour rappel à remplacer le visage d’une personne par celui d’une autre. Cela peut avoir des conséquences importantes, notamment lorsqu’il s’agit par exemple de personnalités politiques.

Giorgio Patrini, CEO et cofondateur de la société Sensity (anciennement Deeptrace), vient d’annoncer le lancement de son service. Vous uploadez ou donnez l’URL d’une image ou d’une vidéo (dans la limite de 30 Mo, 10 minutes et 1440p).

Attention, les contenus « doivent contenir des visages humains, car chaque analyse cherchera des signes de manipulation sur la surface du visage ».

Pour tester le service, une inscription est obligatoire et il faudra bien penser à vérifier les conditions d’utilisation et la déclaration de confidentialité

Berlin veut une responsabilité pénale « en cas d’exploitation de plateformes commerciales criminelles »

L’Allemagne vient de notifier un projet de loi à la Commission européenne pour introduire « une nouvelle responsabilité pénale pour l’exploitation de plateformes commerciales criminelles sur l’internet ». 

Le texte envisage aussi « une responsabilité pénale pour la fourniture, sciemment ou intentionnellement, d’infrastructures de serveurs pour les plateformes commerciales correspondantes ».

Le texte s’applique même aux acteurs installés hors des frontières nationales, « si l’objectif de la plateforme commerciale est de faciliter ou d’encourager des actes illégaux en Allemagne et si l’auteur de l’infraction est également allemand ou à ses moyens de subsistance en Allemagne ».

Une traduction française du projet de loi est attendue dans les prochains jours.

L’appel du Parlement européen en faveur de l’économie circulaireCrédits : MicroStockHub/iStock

Dans une résolution largement adoptée hier (574 pour vs 22 contre, 95 abstentions) le Parlement adresse plusieurs messages à la Commission européenne. 

Il part du constat que « l’économie circulaire est le moyen pour l’Union et les entreprises européennes de rester innovantes et compétitives sur le marché mondial tout en réduisant leur empreinte environnementale ». Il invite en conséquence « instamment la Commission et les États membres à privilégier les investissements qui renforcent l’économie circulaire et soutiennent l’innovation »

Selon les europarlementaires, « l’amélioration du fonctionnement du marché intérieur est une condition préalable à l’avènement d’une économie circulaire dans l’Union ». En conséquence, la Commission doit « favoriser des modes de consommation et de production plus durables pour le matériel électronique et les TIC ». 

Elle doit « remédier aux lacunes en matière de durabilité, de conception circulaire, de présence de substances dangereuses et nuisibles, de contenu recyclé, de réparabilité, d’accès aux pièces détachées, d’évolutivité, de prévention, de collecte, de réutilisation et de recyclage des déchets électroniques »

Dans la liste des vœux, la Commission est encore invitée « à remédier aux éventuelles incohérences réglementaires, obstacles ou incertitudes juridiques qui entravent le plein déploiement d’une économie circulaire ».

Sont plaidées plusieurs incitations économiques. Les députés citent des exemples comme des incitations fiscales et d’autres mesures financières favorisant les choix durables des consommateurs.

En France, qui est pourtant un des États membres, le ministère de la Culture et les sociétés de gestion collective entendent frapper le reconditionnement de la redevance pour copie privée. 

Une manière de rappeler que l’exception culturelle ne manque jamais d’air, même dans un bain de Co2. 

Instagram serre la vis sur les DM injurieux

La politique d’Instagram était jusqu’à présent la suivante : en cas de schéma détecté de messages injurieux envoyés à répétition, le compte qui les émet se voit privé de cette fonctionnalité pendant un temps déterminé.

Le service durcit le ton, dans le sillage de violentes attaques racistes contre plusieurs joueurs anglais de football, dont Axel Tuanzebe, Anthony Martial et Marcus Rashford de Manchester United.

Désormais, les mêmes constats n’aboutiront plus à un blocage temporaire, mais à une suppression du compte pour non-respect des règles du service. Si le service détecte une réinscription de la personne pour contourner ces mesures, même résultat.

Instagram prépare également plusieurs chantiers. Une option sera bientôt – et enfin ! – proposée pour ne plus accepter les messages privés venant de comptes que l’on ne suit pas. Le service préparerait également une fonction pour aider à gérer les messages injurieux, mais sans en dire plus pour le moment.

Shadow : la compatibilité Chromebook en approche, mais pas via le navigateur

Le service de PC dans le cloud continue d'évoluer à son rythme, et supporte de nouvelles plateformes à sa manière. 

Ainsi, alors que ses concurrents se focalisent sur une gestion par Chrome ou Safari, à l'image de GeForce Now, ce n'est pas au programme comme nous l'expliquait Jean-Baptiste Kempf qui préfère miser sur des applications natives lorsque c'est possible.

Mais que faire alors des clients utilisant un Chromebook, qui n'ont que des possibilités limitées d'accès aux applications ? Selon nos essais, le client Shadow ne fonctionne pas via la virtualisation, mais grâce… au Google Play Store.

En effet, la version bêta de l'application pour Android permet désormais de profiter de Shadow depuis un Chromebook, explique l'entreprise. Elle ajoute avoir amélioré la qualité du son et la gestion des manettes.

Mars : au tour de la Chine de placer sa sonde en orbite, avant de tenter un atterrissage

Comme prévu, 2021 est une année spéciale pour notre cousine puisque deux nouvelles nations peuvent se targuer d’avoir placé des sondes en orbite. Après les Émirats arabes unis, la Chine devient la sixième nation à réaliser cette délicate opération.

Le pays avait déjà publié une photo de Mars lorsque Tianwen-1 se trouvait encore à 2,2 millions de kilomètres : « Le freinage de la sonde a réussi » et « sa mise en orbite martienne est un succès », explique l’AFP en citant l’agence spatiale chinoise. 

La mission chinoise ne s’arrêtera pas en si bon chemin et il est prévu de poser un atterrisseur avec un rover « entre mai et juin ». La Chine dispose pour rappel d’une solide expérience dans ce domaine avec les missions Chang’e sur la Lune, dont la dernière en date a permis de récupérer des échantillons.

Facebook développerait sa propre version de Clubhouse

Clubhouse est une application permettant de créer des salons audio dans lesquels les utilisateurs viennent le plus souvent écouter un ou plusieurs intervenants. Elle n'existe pour l'instant que sur iOS.

Il s’agit surtout d’un service tourné vers des thématiques propres au monde des affaires, avec des recommandations très « tech » (réalité augmentée/virtuelle, business angels, startups, ingénierie, cryptographie…) ou en lien avec les finances, la géopolitique, les problèmes sociaux, etc.

Clubhouse met en avant la création de clubs, dans lesquels on viendra donc écouter comme dans une conférence. On peut demander à participer, mais on est par défaut spectateur (le micro est coupé).

Selon le New York Times, Facebook serait très intéressé par une fonctionnalité équivalente dans son bouquet de services. Elle serait en train de préparer une copie conforme de Clubhouse, du moins son fonctionnement principal :  l’organisation de clubs et la possibilité de rejoindre une conférence à la volée.

On notera quand même que les salons audio ont la cote actuellement en raison d’un contexte poussant les utilisateurs à rester chez eux. Il n’est pas certain que cette tendance s'inscrive durablement dans les habitudes quand la crise sanitaire relâchera sa pression.

SigFox migre son infrastructure sur Google Cloud

En novembre, la société pivotait pour se concentrer sur « la production de la donnée », avec pour conséquence directe l’annonce de la vente de son réseau « 0G » à bas débit pour les objets connectés.

La société vient d’annoncer un autre changement majeur : elle « s'est associée à Google Cloud pour faire évoluer son infrastructure et étendre son portefeuille de services IoT. Ce partenariat permettra à Sigfox d'accélérer rapidement son programme "Massive IoT", qui traite tous les mois des milliards de messages d'objets connectés en utilisant des données stockées dans le cloud ». 

« Ces dernières années, en raison d'une explosion du nombre d'appareils connectés, Sigfox doit traiter des milliards de messages chaque mois – en augmentation de 145 % en 2020 – à partir de millions d'objets connectés à son réseau ».

Pour justifier son choix, Sigfox explique qu’elle était à la recherche « d’une solution sur le long terme et évolutive ». 

Google News Showcase en Argentine et au Royaume-Uni, les 450 publications atteintes

L’année dernière, Google lançait son News Showcase, une initiative destinée à rémunérer des éditeurs de presse « pour qu'ils créent et organisent du contenu de haute qualité pour un autre type d'expérience d'actualités en ligne », indiquait alors la firme. Un milliard de dollars avait été posé sur la table.

Avec un milliard de dollars sur la table, l’Allemagne et le Brésil ont rejoint initialement le mouvement, avant d’être rejoints la semaine dernière par l’Australie, où la situation avec Google est d’ailleurs très tendue.

L’Argentine et le Royaume-Uni se joignent désormais au mouvement, respectivement avec 40 et 120 publications, pour un total dépassant désormais les 450. Chez nos voisins d’outre-Manche, on retrouve notamment Reuters, Financial Times, The Independent, New Statesman et The Telegraph.

Dans son billet, Google indique que Showcase est également en préparation pour la France, le Canada et le Japon. On attend d’ailleurs de voir comment l’entreprise compte gérer le chapitre des droits voisins avec son nouveau service dans l’Hexagone.

Starlink ouvre les précommandes, la couverture en France prévue « entre le milieu et la fin de 2021 »

Ce service de SpaceX repose pour rappel sur une constellation de satellites à basse altitude afin de proposer un accès à Internet partout dans le monde (à terme) avec une latence raisonnable.

Des tests sont déjà en cours auprès de clients commerciaux, mais la société passe la seconde et lance les précommandes, y compris en France. Pour s’inscrire, il faut se rendre sur cette page, indiquer votre adresse et email.

« Starlink cible une couverture dans votre région entre le milieu et la fin de 2021. La disponibilité est limitée. Les commandes seront traitées sur la base du premier arrivé, premier servi », peut-on lire sur la page. 

Il est demandé de payer 99 dollars, qui sont « entièrement remboursables » si besoin. Il est également indiqué que « le dépôt d'un acompte ne garantit pas le service ». Pour rappel, l'implantation d’une station de base en France fait des remous.

WebKit : quelques améliorations autour de l’API Storage Access

Deux changements importants sont en cours de test dans les versions bêta d’iOS/iPadOS 14.5 et Big Sur 11.3, en lien avec l’API Storage Access. 

Celle-ci permet à un contenu web de demander un accès à son espace de stockage. Depuis la standardisation de cette interface par le W3C, elle est devenue la voie royale pour stocker les cookies, le plus souvent à des fins d’authentification.

Premier changement, l’accès au stockage peut maintenant être réalisé par page. S’il est accordé, l’autorisation ruisselle maintenant sur toutes les ressources (first party) de cette page, incluant les iframes et les ressources non documentées.

Puisque l’on parle des iframes, le deuxième changement permet aux iframes imbriquées (une iframe dans une iframe) de demander elles aussi une autorisation d’accès. L’équipe de webkit précise toutefois que le moteur pourrait plus tard réclamer des iframes de premier niveau une délégation explicite de ce droit à travers Permissions Policy. Mozilla serait intéressé par le même niveau de contrôle.

Skype prépare son passage à Electron 11, meilleures performances à la clé

Les testeurs du programme Skype Insiders peuvent tester depuis peu la mouture 8.69 de l’application pour Linux, macOS et Windows.

La plus grosse nouveauté est un passage à Electron 11, réglant plusieurs problèmes et augmentant la réactivité générale de l’application. Sous Windows, le démarrage est également plus rapide.

Dans les groupes de conversation, le dernier message envoyé est maintenant accompagné de l’avatar de l’expéditeur pour identifier plus facilement la source du message. Le paramètre peut être coupé dans les options.

On note plusieurs bugs corrigés, dont un problème de mise à jour sous Big Sur ou encore un affichage en double de l’icône à droite de barre des tâches (systray) sous Windows. Un utilisateur fait cependant remarquer que le bug y faisant disparaitre l’icône après 18 à 24 heures est toujours là, et ne semble donc pas lié à la version d’Electron.

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