LeBriefdu 3 février 2021
Un sénateur RN imagine une sanction pénale des réseaux sociaux en cas de censure injustifiéeCrédits : mactrunk/iStock

Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches du Rhône, a déposé une proposition de loi « visant à pénaliser les entraves à la liberté d’expression sur les réseaux sociaux ». L’objectif ? Sanctionner les plateformes à chaque fois que celles-ci suppriment des contenus qui n’auraient pas dû l’être. 

Avec ce texte, « tout blocage d’un contenu ou d’une activité sur une plateforme est interdit sauf si ce contenu ou cette activité est manifestement illicite » soutient le sénateur, doigt pointé sur l’article 1. 

« Pour obtenir une sanction proportionnée, ce premier article applique une peine de 250 000 euros d’amende et d’un an d’emprisonnement en cas de censure de la part des hébergeurs, de la même manière qu’en cas de manquements à leur obligation de mettre en place un dispositif de signalement des contenus illicites les plus graves sont punis par la même peine »

Les réseaux sociaux étant des personnes morales, la peine maximale est multipliée par 5 pour atteindre le plafond de 1,25 millions d’euros. 

En pratique, le sénateur RN entend enrichir la loi sur la confiance dans l’économie numérique de 2004 d’un nouvel article punissant « le fait de retirer, de restreindre ou de suspendre la diffusion d’un contenu ou d’une activité dont l’illicéité n’est pas manifeste sur une plateforme en ligne ».

Également prévue, une procédure d’urgence, dématérialisée (sauf opposition des parties) où un juge devra se prononcer dans les 48 heures sur les entraves à la liberté d’expression. 

Facebook plancherait sur un système de newsletters pour des journalistes indépendants

C’est en tout cas ce qu’affirme le New York Times en se basant sur trois sources différentes. « Le produit, qui en est encore à ses débuts, pourrait être similaire à ceux d'autres sociétés de newsletters » notamment avec des outils pour gérer des abonnements, expliquent nos confrères.

Facebook n’est pas le premier réseau social à se lancer dans cette aventure, Twitter vient de sauter le pas il y a quelques jours à peine avec le rachat d’un spécialiste des newsletters : Revue. Dans le même temps, Facebook News (déjà disponible au Royaume-Uni) se prépare à arriver sur de nouveaux marchés, dont la France. 

Windows, jeux vidéo, sécurité, cloud : Microsoft prépare un début d’année chargé

Le début des hostilités est programmé pour demain, avec une conférence axée sur Microsoft 365 avec Satya Nadella (CEO de Microsoft) et Jared Spataro (vice-président).

« Dans les mois à venir, la société planifie des événements similaires axés sur la suite de ses ambitions dans le cloud, ainsi que sur les jeux, Windows et la sécurité », explique The Verge. Des événements qui se tiendront en parallèle des rendez-vous annuels que sont les Ignite (les inscriptions sont ouvertes) et Build précisent nos confrères.

Ce changement est la conséquence de la pandémie mondiale liée à la Covid-19 et aux mesures de confinement qui en ont découlé un peu partout dans le monde. Moins de présentiels, plus de distanciels est le mot d’ordre, chez Microsoft aussi.

Orange lance sa campagne pour vanter les usages de la 5GCrédits : Brosko/iStock

Réalisée par Publicis conseil, elle sera diffusée à partir de ce dimanche en France. L'idée est de sortir des clichés comme la voiture connectée et autres solutions de Cloud gaming, déjà largement exploités par la concurrence. Mais aussi de rendre la 5G plus respectable, alors que certains élus pensent qu'elle n'est utile que pour « regarder du porno dans l'ascenseur ». 

Ainsi, Orange mise sur des valeurs qui parlent à tous, quitte à faire là aussi un peu cliché : « Le film [...] illustre l’utilisation de la 5G dans le domaine de l’éducation. La puissance des réseaux permet ainsi à des élèves de visiter un musée et d’interagir avec ses œuvres les plus emblématiques comme jamais auparavant ». On a donc droit là aussi à « un nouveau virage à la réalité virtuelle et la réalité augmentée grâce à une plus grande interactivité » même si ce sont des usages où la 5G est loin d'être essentielle. 

En réalité, on voit surtout dans ce film à la crédibilité technique douteuse (notamment au regard de l'équipement des écoles), des garnements dans un musée, prétextes à une musique entraînante. 

Heureusement, on apprend que « tout comme l’éducation, les domaines de la culture et du divertissement, la santé, les transports etc. vont bénéficier des avancées technologiques que permet d’imaginer ce réseau ». Car « pour Orange, la 5G n’est performante que si elle est utile aux individus, aux organisations, aux entreprises et, plus largement, aux sociétés ». Et « make the world a better place » aussi, c'est important (bien que le communiqué n'en fasse pas mention).

Il n'est donc pas assuré que cette campagne, qui donnera assurément bonne conscience aux équipes d'Orange et aux utilisateurs un peu naïfs, serve à réellement comprendre quels sont les enjeux de la 5G et les usages qui pourraient en découler. 

On peut néanmoins constater que le monde de la communication se contente toujours assez rapidement de lui-même. On portera néanmoins à son crédit le slogan de cette campagne, sans doute son élément le plus réaliste et intéressant : « le plus innovant avec la 5G, c'est ce que nous en ferons ». Et ce sera sans doute très éloigné de ce qui est annoncé ici.

Edge prépare plusieurs nouveautés, sa version macOS stable gère l'Apple M1

Désormais, lorsque vous essayez de télécharger le navigateur pour macOS, deux versions vous seront proposées : celle pour machine Intel ou pour SoC Apple. Ce n'est pas encore un binaire universel, mais on s'en approche. 

Mais les équipes de Microsoft travaillent surtout à de nouvelles fonctionnalités. Outre celles visibles dans la feuille de route, la version 90 débarque dans le canal Dev avec des éléments retravaillés pour les téléchargement et les collections.  

Starship SN9 : deuxième essai à haute altitude et deuxième crash à l’atterrissage

Hier, la société d’Elon Musk faisait décoller un nouveau prototype de sa fusée de prochaine génération. Il est monté durant près de quatre minutes avant d’effectuer une manœuvre de retournement et redescendre comme un avion (ou une brique volante) vers la terre ferme.

À 6 minutes et 20 secondes, les moteurs se rallument, mais comme avec SN8 ce n’est pas suffisant pour ralentir la chute qui se termine par une explosion, juste à côté d’un autre prototype qui se tient prêt à prendre la relève.

Au CSPLA, une mission sur les métadonnées des images fixesCrédits : Marc Rees (CC-By-SA 2.0)

L’instance consultative du ministère de la Culture, où une majorité d’ayants droit siègent, lance une mission sur les « métadonnées » liées aux images fixes. Le document date du 16 décembre dernier.

« La directive européenne 2001/29 du 22 mai 2001 a expressément consacré les métadonnées en tant qu’enjeu pour le développement des licences et la gestion facilitée des droits en ligne » rappelle Olivier Japiot, président du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique. 

« Afin d’encourager les titulaires de droits à recourir à des procédés techniques pour identifier leurs œuvres et le régime y afférent, la directive impose aux États membres l’adoption de sanctions contre les activités illicites visant à supprimer ou à modifier les informations sous forme électronique sur les œuvres et objets protégés ».

Dans la mission confiée au professeur Tristan Azzi, celui-ci devra notamment « dresser un point de situation et (…) identifier les éventuelles nouvelles questions qui se posent, compte tenu notamment de la plus grande diversité des acteurs qui diffusent des images en ligne et dont certains concentrent certains usages culturels ». 

Le rapport est attendu en juin 2021.

Artemis (NASA) : l’Europe va construire trois modules de service supplémentaires pour Orion

L’Agence spatiale européenne annonce avoir signé un nouveau contrat avec Airbus pour la construction de trois modules de service européen (ESM) supplémentaires pour le véhicule Orion de la NASA. Il doit pour rappel permettre le retour des humains sur la Lune, avec l’aide de la fusée SLS qui doit encore passer ses derniers tests de validation.

« Ces modules de services européens, qui viennent s’ajouter aux trois qui sont déjà en production, permettent à l’ESA d’assurer la continuité du programme Artemis de la NASA qui vise à développer une présence durable autour et sur la Lune dans le cadre d’un partenariat international signé en octobre dernier entre les deux agences », explique l’ESA.

Les trois premiers modules sont prévus pour les missions Artemis I, II et III (cette dernière doit atterrir sur la Lune), les trois suivants pour Artemis IV, V et VI.

Accès distant à mac OS (avec du son) : Jump Desktop publie une version dédiée à l'offre de Scaleway

Hier, l'hébergeur français se lançait dans la location de Mac mini à base d'Apple M1, à 0,1 euro de l'heure (24 heures minimum). L'accès se fait via SSH ou VNC, deux solutions qui partagent un même défaut : elles n'intègrent pas le son.

Il n'est d'ailleurs pas simple d'accéder à un Mac de manière distante avec le partage du son. TeamViewer ne le permet pas, Parsec ne fonctionne que comme client sur la plateforme. Il existe néanmoins quelques outils adaptés.

Parmi eux, nous avons trouvé lors de nos essais d'hier Jump Desktop, une solution d'accès distant simplifiée multiplateforme et multiprotocole, permettant de se connecter à des serveurs RDP/VNC, disposant de son propre moteur de rendu RDP et de sa solution Fluid Remote Desktop. Elle est vendue 33 euros sur le Mac App Store, un peu moins cher ailleurs, avec un essai de 14 jours.

Utilisée comme serveur, elle permet de récupérer et de transférer le son de la machine. L'éditeur ayant vu nos résultats, il a décidé de proposer une solution spécialement adaptée à l'offre de Scaleway, notamment pour ce qui est de l'adaptation de l'affichage qui passera à 60 Hz nativement, jusqu'à la 4K. Elle devrait être mise en ligne sous peu.

Parking et remontées mécaniques : quand un arrêté préfectoral se fait descendreCrédits : bbostjan/iStock

Depuis l’état d’urgence sanitaire, les préfets disposent d’une large palette de pouvoirs, dont la mise en œuvre est parfois baroque.  En avril 2020, le préfet de Seine et Marne avait réquisitionné des chasseurs pour « prévenir et signaler aux représentants des forces de l'ordre les infractions aux règles locales du confinement », en particulier l’interdiction d'accès aux parcs, jardins publics, lacs et autres espaces forestiers. L’arrêté fut finalement retiré. 

Pour sa part, le préfet du Jura a interdit depuis le 29 décembre dernier l’accès et le stationnement sur le parking des Dappes. Un coin stratégique pour les skieurs français, puisque situé à deux pas des stations de remontées mécaniques suisses, elles toujours ouvertes. Un pouvoir puisé dans le décret du 29 octobre 2020 relatif aux mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.  

Le texte autorise en effet le représentant de l’État à « à interdire ou à restreindre, par des mesures réglementaires ou individuelles, tout rassemblement, réunion ou activité mettant en présence de manière simultanée plus de six personnes sur la voie publique ». Eu regard à la configuration des lieux, en interdisant le stationnement, le préfet a tout simplement « rendu impossible l’accès du public aux remontées mécaniques de la station de ski la Dôle et l’ouverture de cette station » relève le tribunal administratif de Besançon.

Pris d’un « doute sérieux » sur la légalité de l’arrêté, le juge des référés a suspendu l’arrêté. Plusieurs raisons invoquées : le protocole sanitaire institué par l’exploitant du domaine skiable (la SA Télé-Dôle, défendue par Me Dravigny), la nature des activités pratiquées sur ce domaine, à l’absence d’espace confiné dans le parking en plein air, ou encore l’âge du public fréquentant la station. 

Pour le juge, rien ne permet en effet de considérer que ces éléments seraient « actuellement de nature à augmenter de manière significative la circulation du virus Covid 19 dans le département du Jura ». 

Ubuntu Core 20 est disponible

Ubuntu Core 20 est disponible - Cette nouvelle version de la distribution pensée pour les systèmes embarqués et autres micro PC promet plus de sécurité, avec l'intégration de Secure Boot, du chiffrement du stockage et une procédure de restauration elle aussi présentée comme sécurisée.

Elle est basée sur Ubuntu 20.04 LTS, disponible pour processeurs x86 et ceux basés sur des architectures ARM. Un webinar est organisé par Canonical le 24 février. Une vidéo de présentation est également disponible.

wallabag v6 est disponible sur iOS, la synthèse vocale fait son retour

Les notes de version évoquent en effet la remise en place de cette fonctionnalité, utile pour ceux ne voulant ou ne pouvant pas lire les articles mis de côté et veulent les écouter. Il est aussi question d'une nouvelle procédure pour la traduction, désormais communautaire. 

Mais le code a surtout été revu en profondeur pour passer à SwiftUI 2. L'équipe dit d'ailleurs vouloir proposer une solution multi-plateformes au sein de l'écosystème Apple, fonctionnant aussi bien sur iOS, iPadOS et macOS. 

Autre objectif à plus long terme pour Wallabag : proposer des recommandations basées sur l'inférence locale permise par les SoC d'Apple.  

Les autres évolutions sont mineures, comme l'ajout d'une confirmation à la suppression d'une entrée pour éviter toute fausse manipulation.

L'Ifri décrypte les stratégies d'emploi des « cyberarmes »Crédits : CraigNeilMcCausland/iStock

« Si les aspects défensifs de la lutte informatique ont fait l’objet de très nombreuses analyses, notamment en ce qui concerne la cybersécurité et la cyberdéfense, sa dimension offensive est moins souvent abordée », note l'Institut français des relations internationales dans une note stratégique consacrée aux « cyberarmes ».

« Pendant plus de deux décennies, les cyberattaques ont été cantonnées à des opérations clandestines, qu’elles aient été menées à des fins d’espionnage (renseignement), de sabotage (destruction ou altération de contenu) ou de subversion (propagande, désinformation, etc.) » souligne le capitaine de frégate Jean-Baptiste Florant, chercheur au Laboratoire de Recherche sur la Défense (LRD) où il travaille sur le cyber et la guerre de l’information.

Alors que jusqu’en 2019 la France se refusait à reconnaître publiquement des capacités offensives dans le domaine du cyber, elle s’est depuis dotée d’une doctrine officielle de lutte informatique offensive (LIO) pour encadrer « les actions entreprises dans le cyberespace produisant des effets à l’encontre d’un système adverse, pour en altérer la disponibilité ou la confidentialité des données ».

Cette doctrine est venue renforcer la posture, assumée depuis 2008, de lutte informatique défensive (LID) qui vise à « anticiper, détecter et réagir face aux risques, aux menaces et aux cyberattaques dont les systèmes d’information font l’objet ».

« L’intégration de la lutte informatique offensive (LIO) et des cyberarmes dans la manœuvre militaire est un défi à la fois technologique, organisationnel et doctrinal » mêlant cyber, guerre électronique et opérations d’information (IO) et d'influence, et menée tant par les services de renseignement que par des unités militaires.

En cela, la LIO est « un domaine de lutte dont les modes d’action s’apparentent à ceux des opérations spéciales, dédiées à l’attaque des arrières de l’adversaire. Ces opérations devraient d’ailleurs bénéficier d’un appui particulier dans ce domaine tant elles en partagent le caractère innovant, souple et agile, et tant elles sont proches des actions clandestines ».

« Rapide, furtive, entretenant volontiers le flou sur l’origine des attaques pour mieux se fondre dans les "zones grises", la lutte informatique offensive est une arme de supériorité opérationnelle au potentiel disruptif majeur », estime l'Ifri.

Martin Wimpress quitte Canonical (mais pas Ubuntu Mate)

Il reste en effet à la tête du projet, mais change de travail puisqu'il rejoint Slim.AI, comme il l'annonce sur Twitter.

Il était depuis quelques années chargé de l'expérience Desktop d'Ubuntu, et avait notamment œuvré pour la mise en place d'une version adaptée aux Raspberry Pi, sortie plus tôt dans l'année

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