Classement des hopitaux : l'association des journalistes pour la transparence (AJT) soutient Le PointCrédits : ipopba/iStock

« La protection des données de santé ne se fait pas au détriment de la liberté de la presse », plaide l'association des journalistes pour la transparence (AJT), qui regroupe des journalistes qui défendent le droit constitutionnel d'accès aux informations administratives.

Elle déplore que le Comité éthique scientifique pour les recherches, les études et les évaluations dans le domaine de la santé (Cesrees) et la Cnil viennent de refuser au Point de pouvoir accéder aux données lui permettant de publier, comme il le faisait depuis 25 ans, son classement des hôpitaux, « fruit d'un long combat pour la transparence de deux journalistes, qui, en 1998, avaient obtenu des données hospitalières, jusqu'alors tenues secrètes ».

Le Cesrees estime en effet que le Point ne peut « se prévaloir de la finalité d’un intérêt public que si l’information présentée est pertinente et de nature à améliorer la connaissance du public sur le système hospitalier », mais également que les indicateurs construits par le journal peuvent « conduire à diffuser une information erronée sur les performances relatives réelles des établissements de santé pouvant induire en erreur les patients et être par conséquent contraire à l’intérêt public ».

L'AJT dénonce « un grave recul dans la transparence des données de santé, un important recul pour la transparence et une atteinte à la liberté de la presse » : 

« En se prononçant ainsi sur le contenu éditorial d'une enquête journalistique, au nom de l'intérêt public, le Cesrees et la Cnil, des commissions administratives, se font juges de ce que les médias doivent ou non publier. Elles outrepassent leur rôle. »

La CNIL, de son côté, explique que l'utilisation des données ne pouvait pas être autorisée « en l'état » car les « biais méthodologiques » relevés par le  Cesrees « apparaissent de nature à influer substantiellement sur les résultats du classement hospitalier », que la méthodologie du Point « n’est pas librement accessible au public », et que sa description n’est pas « suffisamment précise pour [lui] permettre d’en apprécier la qualité ou les éventuels défauts ». La CNIL ajoute que Le Point peut « saisir la CNIL d’une nouvelle demande d’autorisation sur la base d’un dossier modifié ».

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