Le Royaume-Uni autorise (encore) l'extradition de Julian Assange, qui fait (encore) appelCrédits : TF1

La ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, a signé, ce vendredi 17 juin, l’ordre d’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les États-Unis, où il encourt jusqu'à 175 ans de prison. 

Mais Wikileaks va de nouveau faire appel, explique Mediapart : « l’ordre d’extradition en lui-même peut en effet faire l’objet de nouveaux recours devant la Haute Cour, puis en seconde instance devant la Cour suprême ».

Au plan purement judiciaire, outre la procédure d’appel, l’équipe de défense du chef de file de WikiLeaks pourrait aussi saisir, à terme, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), précise Libération.

En attendant, cela fait donc d'ores et déjà 10 ans que Julian Assange vit enfermé : le rédacteur en chef de WikiLeaks s’était en effet réfugié dans les locaux de l’ambassade équatorienne de Londres le 19 juin 2012 afin d’échapper à une précédente demande d’extradition déposée par la Suède, où il était accusé d’agressions sexuelles, accusations finalement abandonnées « pour manque de preuves » en 2019.

Il dénonçait alors une instrumentalisation des accusations portées contre lui, et craignait déjà d’être extradé vers les États-Unis. Lâché par l'Équateur, Assange est depuis 2020 incarcéré dans la prison de haute sécurité de Belmarsh. Placé à l'isolement, rappelle Mediapart, sa santé, physique et mentale, s'est depuis considérablement dégradée, selon les médecins et les visiteurs qui ont pu l’examiner. 

Au mois de décembre 2020, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, avait ainsi comparé ses conditions de détention à « une détention arbitraire, mais aussi à la torture et à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

« La condition mentale de Julian Assange est telle qu’il serait abusif de l’extrader vers les États-Unis », avait d’ailleurs conclu la juge Vanessa Baraitser en première instance, pour motiver le refus de son extradition.

En réponse, les États-Unis avaient fait appel, et transmis une « note diplomatique » censée apporter une série « d’assurances », s’engageant à ce que Julian Assange reçoive « un traitement clinique et psychologique approprié » à son état de santé.

« C’est malheureusement un clou supplémentaire mis dans le cercueil de Julian Assange », réagit auprès de Libération son avocat français, Antoine Vey, qui décrit « un homme dans une angoisse extrêmement forte » d’être, outre-Atlantique, « isolé, maltraité, coupé de toute capacité de parler », et dénonce une « persécution politique » qui doit, dit-il, s’arrêter « à un niveau politique ».

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