La FSFE milite pour « le droit d'installer n'importe quel logiciel sur n'importe quel appareil »Crédits : Maxiphoto/iStock

La Free Software Foundation Europe (organisation « sœur » distincte de la fondation d’origine) a publié il y a trois jours une lettre ouverte aux législateurs européens. Objectif, militer pour que les consommateurs aient droit d’installer et d’utiliser ce qu’ils veulent sur leur matériel.

La FSFE constate essentiellement deux problèmes, liés : l’énergie dépensée pour la construction d’un appareil est supérieure à celle consommée pendant sa durée de vie, et les logiciels sont souvent le facteur limitant.

Le problème n’est pas nouveau, nous en avons parlé de nombreuses fois dans nos articles : les consommateurs sont tributaires du bon vouloir des constructeurs sur l’entretien des logiciels. 

Nous avions évoqué cette problématique il y a déjà plus de quatre ans, avec notamment le cas des enceintes et des smartphones. C’est particulièrement vrai dans le monde Android, où certaines entreprises sont applaudies pour pousser le support jusqu’à trois ans, alors qu'il s'agit toujours d'une faible durée.

Cette faible durée inscrit notamment les téléphones dans un cycle d’appareils « jetables » ou considérés comme tel, concourant à un gâchis de ressources alimenté par le faible support logiciel qui règne sur une bonne partie des appareils vendus.

« Si vous ne pouvez pas installer les logiciels que vous voulez sur votre propre appareil, vous n’êtes pas réellement son propriétaire », résume la FSFE. Elle insiste : « l’accès libre aux matériels et aux logiciels détermine pendant combien de temps ou à quelle fréquence un appareil peut être utilisé ou réutilisé ».

Bien sûr, « une longévité et une réusabilité augmentées de nos appareils sont nécessaires pour une société numérique plus durable ». En conséquence, elle formule plusieurs demandes aux législateurs européens :

  • Que les utilisateurs aient le droit de choisir librement les systèmes d’exploitation et les logiciels tournant sur leurs appareils
  • Que les utilisateurs aient le droit de choisir librement les fournisseurs de services auxquels connecter leurs appareils
  • Que les appareils soient interopérables et compatibles avec les standards ouverts
  • Que le code source des pilotes, des outils et des interfaces soit publié sous licence libre

Il y a peu de chances que toutes ces propositions soient acceptées, mais il est probable que le cadre juridique, particulièrement en Europe, se durcisse pour imposer des contraintes aux constructeurs.

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