Le premier ministre espagnol, et sa ministre de la Défense, espionnés par PegasusCrédits : Manuel-F-O/iStock

Les autorités espagnoles ont détecté des traces du logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO dans les téléphones portables du premier ministre et de la ministre de la Défense espagnols, rapporte l'agence Reuters.

Leurs téléphones auraient été infectés en 2021 et des données en auraient été extraites. Ceux des autres ministres sont actuellement examinés pour identifier s'ils auraient eux aussi été ciblés.

« Les interventions étaient illicites et externes. Des moyens externes effectués par des organismes non officiels et sans autorisation de l'État », a précisé un porte-parole du gouvernement, excluant que cette opération puisse émaner des services de renseignement espagnols.

Le quotidien El Pais, rapporte Le Monde, avance que les espions auraient extrait 2,7 Go de données du téléphone du premier ministre et 9 Mo de celui de la ministre de la Défense, mais également que le gouvernement ignore encore « la nature de l’information volée et son degré de sensibilité ».

« C'est la première fois qu'une infection par Pegasus d'un chef d'Etat ou de gouvernement est officiellement confirmée (même si on sait qu'une quinzaine d'entre eux ont été visés) », relève Martin Untersinger, l'un des journalistes ayant enquêté sur les 50 000 « cibles potentielles » du logiciel espion.

Le Monde rappelle en outre qu'au moment des infections, le gouvernement espagnol s'était opposé au Maroc, l'un des clients de NSO, après qu'il ait « relâché ses contrôles à la frontière de l’enclave de Ceuta, laissant huit mille migrants rejoindre clandestinement ce territoire espagnol, ce qui avait entraîné une vive réaction de la diplomatie espagnole ».

La ministre de la Défense avait évoqué une « agression à l’égard des frontières espagnoles mais aussi des frontières de l’Union européenne » et dénoncé un « chantage » de Rabat qu’elle avait accusé d’« utiliser des mineurs ». 

Ces accusations arrivent alors que le gouvernement espagnol, lui aussi client de NSO, est lui-même suspecté d'avoir utilisé Pegasus pour espionner plus de 60 membres du mouvement indépendantiste catalan.

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