Amazon France confronté à sa première vague de grèves et de perturbations

« A des degrés divers, les huit sites logistiques d'Amazon en France ont subi des perturbations » la semaine passée, dans le cadre des discussions salariales annuelles, rapporte La République du Centre. 

La CGT et la CFDT ont en effet dénombré « entre 1.200 et 1.300 grévistes parmi les quelque 15.000 salariés du groupe dans l'Hexagone (dont 12.400 CDI) ».

C'est la première fois que le groupe est confronté à une grève et à des débrayages dans l'ensemble de huit centres d'Amazon France Logistique, relève l'AFP.

L'intersyndicale (CGT, CAT, CFE-CGC, CFDT, Sud) réclame des « augmentations de salaires en adéquation avec au minimum l'inflation et digne de l'entreprise la plus riche du monde » : 

« Pour l'heure, Amazon propose une augmentation de 3% des salaires pour les trois premiers échelons (la proposition initiale était de 2%), la reconduction de la prime de fin d'année, l'augmentation de l'indemnité de départ à la retraite (mais l'entreprise a supprimé un guichet de départ qui était plus favorable), et de nouveaux avantages pour certains techniciens (IT, maintenance). Les syndicats demandent une augmentation générale de 5% minimum. »

Amazon avait annoncé en février le recrutement de 3 000 CDI, rétorque qu'au bout de 24 mois, un préparateur de commande était rémunéré 26 % au-dessus du SMIC, que ses salariés se voient attribuer une action gratuite par an (soit 3200 dollars au cours actuel), en sus d'une participation.

« Mais avec l'augmentation prévue du Smic au 1er mai, le salaire horaire d'embauche sera ramené à moins de 50 centimes de plus que le salaire minimum », note l'AFP.

Amazon précise que ce mouvement n’avait « pas d’impact sur l’activité quotidienne des sites et sur le service délivré aux clients d’Amazon ».

Aux États-Unis, Amazon conteste par ailleurs le vote ayant validé la création d'un tout premier syndicat dans l'un de ses entrepôts, rapporte l'AFP. L'agence rappelle que, bien qu'étant le second plus gros employeur du pays, il a investi des millions depuis sa création en 1994 pour empêcher ses employés de créer des syndicats. 

L’entreprise considère que le syndicat a « menacé des employés pour les forcer à voter oui », « fait campagne auprès des employés dans la file d’attente pour voter » ou les a « intimidés », et que ses militants « ont menacé des immigrants » en leur expliquant qu’ils perdraient « leurs avantages sociaux s’ils ne votaient pas en faveur du syndicat ».

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