LeBriefdu 19 novembre 2020
Manifestations : où est le fichier des journalistes qui se sont « signalés » à la préfecture ?Crédits : wellphoto/iStock

Alors que débutaient les débats sur la proposition de loi LREM sur la Sécurité Globale, plusieurs journalistes se sont plaints de ne pas avoir pu exercer leur métier lors de la manifestation organisée devant l’Assemblée nationale. 

Un journaliste de France 3 Paris Île-de-France a ainsi été interpellé puis placé en garde à vue alors qu’il filmait cette manif’. « Restriction aux droits de la presse » et « obstruction au bon exercice du droit d’informer », a réagi la direction du groupe. D’autres « ont été entravés : intimidations, blessures et interpellations ... », détaille ce fil Twitter, qui cite plusieurs cas. 

Dans une déclaration, Gérald Darmanin a indiqué que « si des journalistes couvrent des manifestations, conformément au schéma de maintien de l’ordre (…), ils doivent se rapprocher des autorités, en l'occurrence les préfets de département, singulièrement ici le préfet de police de Paris, pour se signaler, pour être protégés également par les forces de l'ordre, pour pouvoir rendre compte, faire son travail de journaliste dans les manifestations ». 

Une obligation de déclaration auprès de la préfecture pour être protégé ? Les propos ont fait bondir de nombreux acteurs, pas seulement des journalistes.

« Pour éviter la confusion au moment d’une opération, le schéma national du maintien de l’ordre que j’ai présenté en septembre prévoit que les journalistes peuvent, sans en avoir l’obligation, prendre contact avec les préfectures en amont des manifestations », a tempéré quelques heures plus tard le même ministre de l’Intérieur. 

« L’objectif ? Que chacun puisse faire son travail dans les meilleures conditions possibles. Cela vaut particulièrement en fin de manifestation. Quoi de plus normal ? ». « J’ai appelé la préfecture de police de Paris pour me faire accréditer..... eh bien ils ne sont juste "pas au courant" », a témoigné le photojournaliste Louis Witter, enregistrement à l’appui

La question de ce signalement peut également être analysée sous un autre angle, cette fois juridique : où se trouve ce fichier des journalistes déclarés ou signalés ? Combien de temps sont conservées ces informations ? Quels sont les droits d’accès ? 

Selon l’article 31 de la loi CNIL, les traitements mis en œuvre pour le compte de l'État et qui « intéressent la sûreté de l'État, la défense ou la sécurité publique » doivent être autorisés par arrêté du ou des ministres compétents, « pris après avis motivé et publié de la Commission nationale de l'informatique et des libertés ». Nous n’avons pas trouvé la trace d’un tel document. 

Les nouvelles offres Orange Bank avec Mastercard sont disponibles, dont le Pack Premium pour la famille

Comme prévu, la bascule a été faite ce matin. Trois offres sont désormais en ligne : Carte Standard à 0 euro par mois à condition d’utiliser sa carte durant le mois , Premium à 7,99 euros par mois et Pack Premium à 12,99 euros par mois. Nous avons intégré cette dernière dans notre comparatif :

Comme avec la précédente carte Premium VISA, vous avez jusqu’à « 5 % remboursés sur vos achats et factures Orange » (sous conditions), des assurances supplémentaires, des « paiements et retraits gratuits en France et partout dans le monde », etc. 

Vous avez également accès à des programmes privilèges Mastercard : Travel Rewards (cashback pour les achats à l'étranger) et Priceless Cities (des expériences personnalisées en France et à l'étranger). De plus amples informations sont données par ici.

Sigfox pivote : la société vend ses réseaux « 0G » et se « focalise sur le raffinage de la donnée »

Ludovic Le Moan, président et co-fondateur de la société, explique au Journal du Net que la société va désormais se concentrer sur « la production de la donnée […] Il nous a fallu dix ans pour mettre en place l'infrastructure autour de la 0G, nous allons nous focaliser désormais sur le raffinage de la donnée ».

Conséquence directe de ce changement de stratégie, la vente des réseaux Sigfox : « Nous avons vendu à Cube Infrastructure Managers en septembre 2020 le réseau Sigfox que nous opérions en Allemagne. Il nous reste les réseaux français et américain que nous vendrons courant 2021 ».

Le président ne souhaite pas pour le moment dévoiler le détail de sa nouvelle stratégie. Il explique simplement vouloir « créer des plateformes et des API de services ». Pour rappel, la société tient en ce moment même son événement virtuel Connect 2020, qui se terminera ce soir.

Le ministre de l’Économie demande le report du Black Friday

« Je leur pose cette simple question : Est-ce vraiment que vendredi prochain, c’est la bonne date pour organiser un Black Friday ? Ma réponse est non et j’espère qu’ils le comprendront aussi ». 

Au Sénat, hier, le ministre de l’Économie a réclamé des commerçants, en ligne ou non, le report de cette opération commerciale prévue vendredi 27 novembre.

Il en appelle au sens des responsabilités de tous les acteurs économiques pour décaler cette opération « qui n’a pas de sens dans les circonstances actuelles », alors que les boutiques dites non essentielles sont, elles, encore fermées. 

« J'ai très envie qu'il y ait un Black Friday sur Amazon à la fin du mois de novembre », avait au contraire soutenu le patron d’Amazon France. C’est un moment où les Français font des économies. C’est un moment où les Français préparent Noël et je ne vois pas pourquoi on priverait les Français de cette fête de promotion. Je ne vois pas pourquoi on priverait les entrepreneurs français et les fournisseurs français de cette manne qui est celle du Black Friday ».

Cette demande de Bercy sera-t-elle doublée par une mesure plus restrictive ? Le Code de la consommation répute aujourd’hui trompeuses les publicités donnant l’impression « par des opérations de promotion coordonnées à l'échelle nationale, que le consommateur bénéficie d'une réduction de prix comparable à celle des soldes, [...] en dehors de leur période légale ».

« Reporter le BlackFriday d'une semaine pour soutenir les commerçants, je vote pour... Mais je ne pourrai pas le faire seul :( Qui suit ? », a réagi Laurent de la Clergerie, numéro 1 du site de e-commerce LDLC.

Du côté d’Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir, l’analyse est un peu plus directe : « Pourquoi Bruno Le Maire ne se précipite-t-il pas pour intégrer un cadre sécurisant pour les consommateurs, et pour arrêter toutes ces promotions complètement bidon ? » 

« Le vrai problème, ce n'est pas de décaler dans le temps le Black Friday. Que ce soit dans 10 jours ou 15 jours, les consommateurs seront confrontés à des offres bidon. La capacité de faire une vraie affaire est infinitésimale. La capacité de se faire avoir, en revanche, elle est maximale ». 

Le numérique permet à la presse d'accroître son audience

Selon un rapport de l’ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias), 97 % des Français âgés de 15 ans ou plus lisent au moins un titre de presse par mois.

Cette augmentation générale de 2 % par rapport à juin dernier est clairement liée à l’augmentation de la lecture sur mobile qui progresse de 5,7 %. Cette dernière est désormais à égalité avec la lecture uniquement sur papier (37 % chacune).

Tous supports confondus (mobile, PC, tablette), la lecture de la presse sur un support numérique atteint désormais 65 %.

Google Pay proposera d’ouvrir un compte courant en 2021

Le géant américain a annoncé, à l’occasion de la sortie de la nouvelle version de Google Pay aux États-Unis, prévoir un nouveau service nommé Plex pour l’année prochaine. Ces comptes courants et épargne seront gérés par des banques « sans frais mensuels ni coûts en cas de découvert ».

Le portefeuille électronique de Google, disponible sous Android depuis 2018, a déjà convaincu plus de 150 millions de personnes dans 30 pays qui l’utilisent au moins une fois par mois. 

Cette annonce arrive dans un contexte de tension avec le gouvernement américain. La firme de Mountain View Google est poursuivie depuis octobre pour pratiques anticoncurrentielles.

Bouygues Telecom signe un bon trimestre sur le fixe et le mobile, la 5G lancée le 1er décembreCrédits : sompong_tom/iStock

Le groupe revendique un « très bon troisième trimestre », avec un résultat opérationnel courant de 813 millions d’euros (+22 % en un an). Le chiffre d’affaires reste par contre stable à 10,2 milliards d’euros.

La branche Telecom de la société se porte bien : « Le chiffre d’affaires des neuf premiers mois 2020 ressort à 4 675 millions d’euros, en hausse de 6 %, porté par la croissance de 7 % du chiffre d’affaires Services, et ce malgré l’impact de la chute du roaming sur la période (-63 millions d’euros) ».

Du côté des recrutements, le groupe est également satisfait. 181 000 nouveaux clients forfaits mobile en trois mois pour un total de 18,450 millions. Sur le fixe, 169 000 abonnés en fibre optique se sont ajoutés sur le trimestre, pour un total de 4,1 millions de clients sur le fixe. 

« À fin septembre 2020, l’opérateur dispose de 15,8 millions de prises FTTH commercialisées, comparé à 11,8 millions fin 2019 ». L’opérateur en profite aussi pour relever « son objectif de prises commercialisées fin 2022 à 27 millions contre 22 millions auparavant ».

Concernant la 5G, un sujet ô combien d’actualité : « Bouygues Telecom ouvrira commercialement son réseau 5G le 1er décembre 2020, avec un objectif de couverture nationale d’ici un an ».

Enfin, sur le rachat d’Euro-Information Telecom, « Bouygues Telecom est confiant pour finaliser, d’ici début 2021, le closing de l’opération ». 

Le prochain PinePhone Community Edition sera fourni avec KDE Plasma

Comme nous l’indiquions dans notre actualité consacrée à postmarketOS, le PinePhone est l’un de ces téléphones fournis avec un « vrai » Linux, et non une variante conçue pour l’environnement mobile et donc limitée.

La prochaine Community Edition intégrera KDE Plasma Mobile, une variante du célèbre environnement destinée justement aux smartphones. Plasma Mobile est lui-même encore en développement et accompagnera donc un modèle avant tout conçu pour les bidouilleurs.

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un foudre de guerre, avec son SoC Allwinner A64 à quatre cœurs accompagné par un GPU Mali 400 MP2, ses 2 ou 3 Go de mémoire, ou encore son stockage de 16 ou 32 Go.

Les précommandes seront ouvertes sur le site de Pine64 le mois prochain. Le prix est annoncé comme « raisonnable », mais n’est pas donné.

« Batterygate » : Apple accepte de payer 113 millions de dollars supplémentaires

Cette somme sera versée dans le cadre du procès mené par 34 États américains, avec en tête l’Arizona, l’Arkansas et l’Indiana. La firme a été condamnée pour avoir caché des informations sur les limitations de batterie dans ses anciens iPhone.

C’est la deuxième fois cette année qu’Apple accepte de régler cette « ancienne » affaire aux États-Unis. L’entreprise avait versé 500 millions de dollars au printemps à la suite d’un recours collectif. Un peu plus tôt, elle avait accepté de payer 25 millions d’euros à la DGCCRF en France.

Les origines du « Batterygate » remontent à 2017. Le public découvrait qu’Apple ralentissait volontairement les iPhone quand la batterie était dans un état dégradé. Une explication a vite émergé : il fallait encourager coûte que coûte les clients à acheter de nouvelles batteries, voire de nouveaux iPhone.

La vérité était plus technique. Une batterie dégradée n’est plus en mesure de fournir toute son énergie, notamment lors des pics de consommation. 

Plutôt que de faire face à des plantages, voire des redémarrages subits du téléphone, Apple avait préféré lisser la consommation de son SoC pour qu’il ne puisse plus entrainer des pics de consommation. Avec pour conséquence une limitation de sa fréquence, donc de ses performances.

Malheureusement, la firme ne s’est pas donné la peine de communiquer à ce sujet. Ce n’est qu’après le scandale provoqué par la découverte que la fiche technique correspondante a été publiée, et que les Réglages ont été mis à jour. 

Depuis, on peut aller vérifier soi-même l’état de la batterie, dans la section correspondante. Apple considère qu’au-delà de 80 %, tout va bien. En-deçà, un message préviendra l’utilisateur qu’il est temps de changer sa batterie. 

Ces 80 % correspondent en effet au pourcentage d’énergie maximale que la batterie est encore capable de délivrer. Elle ne peut donc plus faire face aux besoins complets du SoC. Le comportement par défaut est alors un ralentissement de la puce, ce que l’utilisateur peut désactiver, tout en étant prévenu des risques.

ExoMars 2022 : enfin des progrès dans les tests des parachutesCrédits : Thales/ESA

L’année dernière, l’Agence spatiale européenne était en difficulté après deux échecs consécutifs avec les parachutes de son rover Rosalind Franklin. Ils doivent pour rappel le ralentir dans sa chute pour éviter qu’il ne s’écrase au sol… comme ce fut le cas de Schiaparelli de la mission ExoMars 2016.

Le système « a bouclé le premier test de chute en haute altitude et à grande échelle avec des éléments repensés après deux essais infructueux l'année dernière », explique l’Agence spatiale européenne.

Le test devait se dérouler en mars, mais à cause de la pandémie il a été décalé au 9 novembre. Cette seconde partie de la mission ExoMars ayant été repoussée une nouvelle fois de deux ans, ce n’est plus le temps qui manque pour procéder à des tests.

« L'extraction des parachutes et la décélération se sont déroulées comme prévu, le véhicule d'essai a atterri en toute sécurité et les parachutes d'essai ont été récupérés », ajoute-t-elle. Tout n’est pas parfait pour autant : « Cependant, certains dommages de la voile se sont produits, indiquant que le processus d'inflation précoce devait faire l'objet de nouvelles améliorations ».

En effet, « quatre déchirures dans la voile du parachute principal et une dans celle du deuxième parachute ont été identifiées après la récupération. Les dommages semblaient se produire au début de l’inflation, la descente se produisant autrement nominalement ».

Bref, ce n’est « pas encore le résultat parfait recherché », explique François Spoto, chef d’équipe du programme ExoMars. « Par conséquent, nous utiliserons les données de test approfondies que nous avons acquises pour affiner notre approche et planifier d’autres tests ». Pour rappel, le lancement est prévu pour septembre 2022. 

Pour ce test, les sacs des parachutes ont été améliorés. De plus, le parachute principal dispose de renforts en Kevlar tout autour de l’ourlet d’aération – le « trou » au centre du parachute – tandis que le second avait plusieurs anneaux de renfort, mais pas encore de lignes renforcées, alors qu’elles sont prévues. Elles seront d’ailleurs en place pour un nouveau test mi-2021.

YouTube va diffuser des pubs sur les vidéos en dehors de son Partner Program, et garder les revenus

Le changement a été annoncé dans une mise à jour des conditions d’utilisation du service. Elle prend effet dès maintenant aux États-Unis et à partir de mi-2021 dans le reste du monde.

L’annonce la plus importante est sans aucun doute celle-ci : « des publicités peuvent désormais être diffusées sur les vidéos de chaînes ne faisant pas partie du YouTube Partner Program (YPP), et nous commencerons progressivement à diffuser des annonces sur des vidéos sans danger pour les marques ».

N’espérez pas récolter une partie des revenus : comme les chaines ne font pas partie du YPP, « il n’y a pas de part de revenus pour le créateur, mais les créateurs peuvent toujours demander à intégrer YPP une fois qu’ils ont atteint les critères d’admissibilité, qui restent les mêmes ».

Drones : la police floute mal

Depuis juillet, la préfecture de police de Paris utilise un logiciel d’anonymisation censé flouter les silhouettes captées par les images des drones mais qui, révèle Mediapart, lors de son installation, n'était efficace que dans 70 % des cas. De plus, à ses débuts, elle ne floutait ni les plaques d’immatriculations ni les fenêtres donnant à voir sur des espaces privés.

Son nom : YOLOV4, acronyme dérivé de « You Only Live Once » (« On ne vit qu’une fois »), un terme d’argot qui désigne une décision prise « à l’arrache », sans préparation ni organisation. 

Le recours à ce logiciel serait une réponse directe au Conseil d’État, qui avait ordonné au préfet Didier Lallement, le 18 mai dernier, de « cesser sans délai de procéder aux mesures de surveillance par drone », mises en œuvre dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire au motif de faire respecter le confinement.

En tout cas, en l’absence de la signature d’un décret adéquat. Ou tant que les drones de la préfecture de police n’auront pas été dotés « de dispositifs techniques de nature à rendre impossible […] l’identification des personnes filmées », rappelle Mediapart.

Alors que la proposition de loi de la majorité sur la « sécurité globale » légalise et généralise, dans son article 22, l’usage des drones par les forces de l’ordre (pour des opérations de maintien de l’ordre, des actions de prévention du terrorisme ou encore sécuriser les bâtiments publics), les documents auxquels Mediapart a eu accès démontrent que la préfecture de police continue à utiliser des flux vidéo non floutés. 

Avec Centra, Facebook prendrait en filature ses utilisateurs sur le reste du webCrédits : ymgerman/iStock

Avec la victoire de Joe Biden aux élections, les réseaux sociaux se trouvent sous un feu nourri de questions et critiques. Sont-ils responsables de ce résultat ? Mardi, Mark Zuckerberg et Jack Dorsey, respectivement PDG de Facebook et Twitter, étaient entendus par le comité juridique du Sénat.

De nombreuses questions ont été posées sur la manière dont les deux réseaux ont lutté contre la désinformation. En ce qui concerne notamment le traitement des messages de Donald Trump, la BBC résume la situation : les démocrates ont demandé pourquoi si peu d’actions, les républicains pourquoi autant.

Le sénateur républicain Josh Hawley était particulièrement remonté, demandant par exemple à Jack Dorsey pourquoi les « erreurs de blocages de comptes » semblaient surtout se faire sur des élus républicains.

Mais sa verve s’est surtout tournée vers Mark Zuckerberg, plus spécialement vers deux outils dont il aurait été informé de l’existence par un lanceur d’alerte : Tasks et Centra. Le premier serait une plateforme interne destinée à la coordination de la censure des messages avec Twitter et Google, le deuxième un outil capable de suivre à la trace les utilisateurs.

Ce dernier a concentré l’attention du sénateur : « Centra est un outil que Facebook utilise pour traquer ses utilisateurs, pas seulement sur Facebook, mais sur l’ensemble d’Internet. Centra suit différents profils qu’un utilisateur visite, les destinataires de ses messages, leurs comptes liés, les pages qu’ils visitent sur le web et ayant des boutons Facebook ».

« Centra utilise également un outil comportemental pour surveiller les comptes des utilisateurs, même si ces comptes sont enregistrés avec un nom différent », a insisté le sénateur, captures d’écran à l’appui, avant de demander : « Avez-vous un outil faisant exactement ce que je viens de décrire […] ? Ou allez-vous dire qu’il n’existe pas ? ».

Réponse de Zuckerberg : « Sénateur, je dis que je ne suis pas au courant. Et que je serais heureux de vous en dire plus, et de fournir à vous et votre équipe les informations que vous souhaitez à ce sujet. Mais je suis limité dans ce que je peux… dans ce dont je suis au courant et que je peux partager aujourd’hui ».

Cette réponse floue n’a pas été du goût de Hawley, qui a ironisé sur les fréquentes amnésies des personnes interrogées devant ce comité. 

Au sujet de Tasks, Zuckerberg a confirmé que son entreprise partageait bien des renseignements de coordination pour la lutte contre certains comportements, mais pas dans les proportions décrites. Tasks n’existerait donc pas.

Sur Twitter, le sénateur semble en tout cas très sûr de lui. Après l’audience, il a publié plusieurs tweets montrant des captures de ce que seraient Tasks et Centra. Il y répète qu’un lanceur d’alerte lui a fourni ces informations, et que Zuckerberg a reconnu que des outils existaient bien pour traquer les utilisateurs « à travers tout Internet, toutes les plateformes, tous les comptes ».

Apple divise par deux la commission des petits développeurs, sans progressivité

Critiqué depuis de nombreux mois pour ses pratiques vis-à-vis des développeurs à travers son App Store, la société vient de faire une nouvelle annonce : les développeurs générant moins de 1 million de dollars par an sur la boutique verront leur commission passer de 30 à 15 %. 

Cela concerne aussi bien les paiements au sein de l'application que l'achat de l'application elle-même. Une manière de soutenir ceux qui débutent, tout en continuant de profiter pleinement de leur succès ensuite. 

On regrette néanmoins l'absence de progressivité dans les taux appliqués. En effet, un développeur devra gagner au moins 1,22 million de dollars pour récupérer autant d'argent qu'un autre étant resté juste sous la barre du million de dollars.

Notez que le taux évoluera d'année en année. Un développeur dépassant le million de dollars ne se vera appliquer le taux de 30 % que l'année suivante. L'inverse est vrai et là aussi il y aura des cas gagnants et perdants. Attention par contre : le passage à 15 % n'est pas automatique, il faut le demander.

Microsoft Edge sur Apple M1 : le travail n'est pas terminé

Hier, on apprenait que Firefox se reposerait dans un premier temps sur Rosetta 2 pour être exploitable sur les nouveaux Mac avec Apple Silicon. 

Chrome aurait pu se présenter comme le premier navigateur (hors de Safari) à être compatible avec le M1, mais a rapidement été retiré en raison d'un problème de dernière minute.

De son côté, Microsoft a simplement indiqué que le travail était en cours, sans plus de précision. On imagine qu'il devrait donc en être de même pour d'autres dérivés de Chromium tels que Brave ou Vivaldi. 

Vie privée : Google serre la vis pour les extensions Chrome

L’année dernière, Google avait annoncé un lot de nouvelles règles pour les développeurs d’extensions. Pour entrer dans le Chrome Web Store, il fallait notamment ne requérir que les permissions strictement nécessaires et afficher sa politique de vie privée.

Hier soir, nouvelle série de règles, plus strictes. À compter du 1er janvier, les descriptifs d’extensions dans la boutique devront intégrer une présentation de ce qui est fait avec les données collectées, dans un langage « clair et facile à comprendre ». Le champ dédié est ouvert aux développeurs depuis hier soir.

Les développeurs doivent également s’engager sur un nombre de points précis : toute utilisation ou transfert de données se fait au bénéfice prioritairement de l’utilisateur, les données ne doivent jamais être vendues, elles ne doivent pas non plus être utilisées ou transférées à des fins publicitaires, ni pour alimenter un dossier de solvabilité.

Pour s’assurer que les développeurs passeront par ces nouvelles règles, toute nouvelle publication dans le Web Store – y compris les mises à jour – requerra de passer par de nouveaux panneaux, dans lesquels devront notamment être indiqués la nature des données collectées et l’engagement du développeur pour la nouvelle politique.

Côté utilisateurs, les nouvelles informations seront présentées à partir du 18 janvier. Les développeurs n’ont donc qu’un temps limité pour se mettre à jour, d’autant que le Web Store indiquera sur les fiches d’extensions quand la nouvelle politique n’a pas été appliquée.

Google a publié une foire aux questions pour résumer les principaux points à connaitre

La directive droit d’auteur prête à être transposée par ordonnance en France

Applaudissements de Roselyne Bachelot : « Adoption définitive du PJL #DDADUE transposant les directives SMA, Droits d'auteurs et CabSat. Merci aux parlementaires qui permettent la mise en œuvre rapide de ces mesures attendues par les auteurs, les artistes et les professionnels des médias et des industries culturelles »

Les députés ont adopté hier le projet de loi « portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne en matière économique et financière le 18 novembre 2020 » 

Derrière ce nom à rallonge, une série d’habilitations à transposer par ordonnances ces directives importantes, dont celle sur le droit d’auteur avec son article 17 sur le filtrage des contenus sur les plateformes (ex article 13, notre schéma explicatif). 

Le texte, aussi long que sa dénomination, introduit aussi une sanction administrative de 75 000 euros pour les personnes morales, en cas de blocage géographique injustifié sur les plateformes. 

Le Canada accuse quatre pays de cybermenacesCrédits : daoleduc/iStock

Le Centre canadien pour la cybersécurité a publié ce mercredi un rapport d’évaluation des cybermenaces nationales pointant clairement du doigt quatre pays.

« Bien que la cybercriminalité représente la menace la plus importante, les programmes parrainés par la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord posent les plus graves menaces stratégiques pour le Canada », précise le rapport.

Le document insiste d’ailleurs sur ce point : « Les campagnes d’influence étrangère en ligne sont pratique courante et ne se limitent pas à des événements politiques importants, comme des élections ».

Worms (le jeu) fête ses 25 ans

Le jeu de Team17 vous permet de prendre le contrôle de petits vers armés de fusil, bazooka, grenades… afin de détruire ceux de l’équipe adverse, en endommageant une partie du décor.

C’est une séquence nostalgique pour les moins jeunes d’entre nous, mais aussi pour les autres puisque plusieurs variantes ont ensuite été mises en ligne au fil des années. Pour ce 25e anniversaire, Worms W.M.D est en promotion à 7,50 euros sur la boutique en ligne de l’éditeur.

Pollution atmosphérique : un nouvel indicateur pour mesurer l’impact sanitaire

Des chercheurs de l’IRD, du CNRS et de l’UGA ont participé à une étude européenne « sur les sources de particules fines nocives pour la santé ».

« Leurs résultats, publiés dans la revue Nature le 18 novembre 2020, révèlent le caractère nocif des particules fines dans l’atmosphère à travers leur potentiel oxydant », explique le CNRS.

Ils souhaitent maintenant que cet indicateur soit pris en compte dans les mesures de régulations de la qualité de l’air, sans pour autant préciser en quoi il serait plus intéressant qu’un autre indicateur.

FTTH : SFR veut augmenter les tarifs d’accès de Bouygues Telecom, l’Arcep lui impose de revoir sa copieCrédits : Avalon_Studio/iStock

Afin de proposer de la fibre optique à leurs clients, les opérateurs peuvent passer par le réseau déployé par un concurrent dans des zones moins denses, dans « des conditions tarifaires raisonnables », explique le régulateur.

Le différend du jour concerne les conditions avec lesquelles « Bouygues Telecom accède aux lignes en fibre optique exploitées par SFR FTTH, en dehors des zones très denses, au sein de la zone dite "SFMD" ».

Sont concernées les communes issues des déploiements historiques de SFR (zone dites « AMII ») et celles « issues des engagements pris par SFR dans le cadre des appels à manifestation d'engagements locaux (AMEL) ». SFR a décidé d’y augmenter ses tarifs, mais Bouygues Telecom ne l’entend pas de cette oreille et a demandé au gendarme d’agir sur deux points :

  • « la suppression des hausses tarifaires des différentes modalités d’accès au réseau FttH de SFR FTTH prévues à compter du 1er février 2020 ;
  • la baisse du tarif de location mensuelle à la ligne fixé par SFR FTTH à 16,40 € HT/mois/ligne, dans une fourchette comprise entre 12,20 € HT/mois/ligne et 13,20 € HT/mois/ligne à compter du 3 janvier 2020 ».

Dans le premier cas, l’Arcep affirme que « la hausse tarifaire mise en œuvre par SFR FTTH n’était ni justifiée ni raisonnable », l’Autorité impose donc au FAI de revoir sa copie et de rétablir les anciens tarifs.

Même chose dans le second cas : elle « a considéré que le tarif de location passive à la ligne de 16,40 € HT/mois/ligne contesté était déraisonnable et que la borne haute de l’intervalle tarifaire demandé par Bouygues Telecom, à savoir 13,20 € HT/mois/ligne, était raisonnable ».

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