LeBriefdu 9 octobre 2020
StopCovid, un échec ? Non, « pas un succès », estime Olivier VéranCrédits : nito100/iStock

« On va tout mettre en œuvre pour que Jean Castex ait envie, de lui-même, de télécharger l'application. On fera une communication dans les prochains jours, vous verrez cela va dépoter », a indiqué Olivier Véran sur BFM TV

« On va réactiver un dispositif numérique qui sera utile pour les Français », a insisté le ministre de la Santé, après avoir reconnu, non l’échec de l’application, mais que « ce n’est pas un succès ». Selon lui, le dispositif aurait généré plus de notifications que la solution allemande…

« Je ne sais pas expliquer complètement pourquoi StopCovid n’est pas suffisamment téléchargée. Les études menées montrent  que les Français ne comprennent pas l’intérêt qu’ils ont à la télécharger. Sans doute avons-nous été insuffisamment pédagogiques », a indiqué Cédric O au Sénat, lors d’une audition devant une commission d’enquête. 

Le secrétaire d’État a cité plusieurs pistes de ce désamour, comme des craintes sur l’utilisation des données, voire un problème de timing : « nous avons sorti notre application à un moment où on pensait que c’était fini », à savoir lors du déconfinement.

Bref, la faible popularité de cette solution ne serait pas nécessairement due au choix français d’avoir boudé le modèle décentralisé prôné par Apple et Google, adopté par de nombreux pays. 

L’application a été téléchargée 2,6 millions de fois dans notre pays, contre 16 millions outre-Manche et 18 millions en Allemagne. 

Trois nouveaux combattants dans Mortal Kombat 11, dont… John Rambo

Le célèbre personnage de la saga cinématographique sera disponible aux côtés de Mileena et Rain dans le Kombat Pack 2.

Ce pack d’extension est inclus dans la version Ultimate du jeu, qui sortira en novembre (les précommandes débuteront le 15 octobre). Tous les détails se trouvent sur cette page. Une vidéo de présentation du Kombat Pack 2 est disponible par là.

Ceux qui possèdent déjà Mortal Kombat 11 ou qui achètent la version Ultimate sur PS4 ou Xbox One pourront profiter sans surcoût de la version pour PS5 ou Xbox Séries X.

Quand Google se débat pour occulter des passages d’une décision de l’Autorité de la Concurrence

En janvier 2019, l’Autorité de la concurrence ordonnait des mesures d’urgence à l’encontre de Google.  

En substance, elle oblige l'entreprise à adopter des règles claires et transparentes pour les publicités en ligne au profit des services téléphoniques. L’AdlC avait évidemment publié sa décision. Cependant, Google a considéré que celle-ci contenait des éléments relevant du secret des affaires. Elle a donc réclamé devant la cour d’appel de Paris l’occultation de plusieurs passages.

Problème : la juridiction judiciaire s’est déclarée incompétente le 4 octobre 2019, conduisant Google à se tourner devant le Conseil d’État. Le 20 mars 2020, rebelote : celui-ci a considéré que ces questions relevaient bien de la compétence de la cour d’appel.

Le 5 octobre dernier, le Tribunal des conflits a jugé en ce sens : « la juridiction judiciaire est compétente pour connaitre du litige opposant Google Ireland Ltd, Google LLC et Google France SARL à l’Autorité de la concurrence » (l’arrêt). La décision non occultée est encore disponible sur le site de l’AdlC, en attente d’un éventuel arrêt imposant plusieurs coupes. 

AMD pourrait se payer Xilinx

Si le constructeur annonce des produits de plus en plus performants et attractifs, notamment les prochains Ryzen 5000, il sait qu'il a un problème face à Intel et NVIDIA : il ne dispose pas d'un écosystème complet. 

Il ne propose en effet que des CPU et GPU – là où Intel est presque capable d'équiper un serveur complet – et mise sur différents types d'accélérateurs, au point de proposer sa OneAPI pour accompagner le mouvement, et faciliter le travail des développeurs.

De son côté, NVIDIA rattrape son retard, lui aussi avec des acquisitions comme Cumulus Network et Mellanox récemment et ARM pour l'assister dans sa bataille contre les CPU x86. Bref, AMD ne pouvait plus rester les bras croisés comme c'était le cas ces dernières années.

Quand nous rencontrions les responsables de l'entreprise, ils se contentaient en général de botter en touche en évoquant un écosystème ouvert de partenaires qui travaillent autour de ses EPYC et Radeon dans les serveurs, comme seule réponse.

Ils semblent avoir pris la mesure de ce qui les attend à moyen terme et auraient décidé de jeter leur dévolu sur Xilinx, dont AMD est proche ces dernières années. C'est en tout cas ce que croit savoir le Wall Street Journal qui évoque un deal à 30 milliards de dollars.

Le géant américain du FPGA est actuellement capitalisé à 25 milliards de dollars, AMD à quatre fois plus. Si accord il y a, il pourrait être annoncé dès la semaine prochaine. De quoi permettre à la société de se diversifier, même si les secteurs où elle est absente resteront nombreux, notamment le réseau ou encore le stockage. La prochaine étape ?

Pour rappel, Intel avait racheté Altera en 2015 pour entrer dans le secteur du FPGA. La transaction (en cash) s'était conclue à l'époque pour 16,7 milliards de dollars.

Royaume-Uni : une commission parlementaire dit avoir des preuves d’une entente entre Huawei et la Chine

Depuis que les États-Unis ont placé Huawei sur liste noire à cause d’un risque pour la sécurité nationale, la question de la preuve revient régulièrement sur le devant de la scène. 

Les Américains ont déjà affirmé en détenir, mais sans jamais la montrer publiquement. C’est désormais au tour du Royaume-Uni de faire de même : « La commission de la défense du Parlement britannique a déclaré jeudi avoir des preuves solides d’une entente entre le géant télécoms Huawei, soupçonné d’espionnage, et le gouvernement chinois », explique Reuters.

Nos confrères ajoutent que cela pourrait conduire à un « retrait plus tôt que prévu de tous ses équipements des réseaux britanniques ». Pour le moment, la date fatidique est fixée à 2027.

Privacy Badger évolue pour renforcer sa sécurité

L'extension apprenait au fur et à mesure quels domaines bloquer ou non, mais cela permettait paradoxalement à des petits malins d'identifier l'utilisateur. C'est Google qui en a informé les développeurs, en février dernier.

Cette fonctionnalité est désormais désactivée par défaut, l'extension se reposant sur une liste établie par l'EFF à travers les sites visités et les outils de pistage qu'elle y détecte. 

Une mécanique qu'elle cherchait à éviter à ses débuts, qui reste néanmoins automatisée et non gérée arbitrairement par des tiers, comme pour les bloqueurs classiques. Ceux qui veulent continuer à utiliser l'extension comme d'habitude peuvent le faire.

Mais attention, si tel est votre choix, sachez que vous devenez potentiellement identifiable.

Après l’invalidation du Privacy Shield, le Health Data Hub transféré de Microsoft à des plateformes européennes ?Crédits : Vepar5/iStock

« Nous travaillons avec Olivier Véran, après le coup de tonnerre de l'annulation du Privacy Shield, au transfert du Health Data Hub sur des plates-formes françaises ou européennes ». Au Sénat, devant la Commission d'enquête sur la gestion de la crise Covid-19, Cédric O a révélé travailler à la relocalisation de ce service entre les mains d’acteurs européens (l’article de Public Sénat). 

Microsoft, assure le secrétaire d’État, était lors du lancement « le seul capable de répondre aux prérequis au moment où la consultation a été faite ». 

SantéNathon, comme l’indique InterHop, « dénonce le choix de Microsoft essentiellement à cause de l’absence d’appel d’offres et des effets de l’extraterritorialité du droit américain ». 

Il a porté ses arguments devant le Conseil d’État. Une audience était organisée hier.

Le dossier a été relancé suite à l’invalidation du Privacy Shield, principal véhicule destiné à permettre aux entreprises d’exporter les données personnelles aux États-Unis. La CJUE a par la même occasion encadré au cordeau les clauses contractuelles types, exigeant des prestataires un haut niveau de sécurité. 

Présent à l’audience, Jean-Paul Smets, PDG de Nexedi et membre du collectif, rapporte que le ministère de la Santé a expliqué « qu'il n'y a pas d'alternative à Microsoft pour le HDH ». L’exécutif a mis en garde « contre une décision qui aurait des conséquences désastreuses au-delà du HDH ».

« Je retiens de cette audience l'expression par l'État de sa crainte de privilégier les libertés plutôt que les entreprises américaines » commente Jean-Paul Smets.

Ces vœux en faveur d’un tel rapatriement ont déjà été partagés par la CNIL et l’ANSSI. Mediapart indique que « la commission a transmis au Conseil d’État un mémoire demandant à l’ensemble des acteurs de cesser de confier leur hébergement à Microsoft ou toute autre société soumise "au droit étatsunien" » ce jeudi 8 octobre.

Selon nos informations, l’ordonnance doit être rendue la semaine prochaine. 

IBM va se scinder en deux pour se concentrer sur le cloud

Dans un communiqué, le groupe explique qu’elle se séparera de sa branche Managed Infrastructure pour en faire une société à part, cotée en bourse (le nom n’est pas encore dévoilé). Elle sera entièrement dédiée à « la gestion et la modernisation des infrastructures appartenant aux clients ».

« La séparation devrait être réalisée en tant que spin-off non imposable aux actionnaires d'IBM, et achevée d'ici la fin de 2021 », affirme l’entreprise. La nouvelle entité disposera d’une base de 4 600 clients pour un carnet de commandes de 60 milliards de dollars. 

IBM a aussi publié des résultats préliminaires pour son troisième trimestre. La société prévoit des revenus de 17,6 milliards de dollars, en très petite baisse par rapport au trimestre précédent où il était question de 17,7 milliards de dollars. 

Dans tous les cas, ces deux nouvelles ont été bien accueillies par la bourse, avec une hausse de plus de 7 % de l’action. 

Google vante six fonctions ou applications maison pour l'automne

Dans un billet, et dans le sillage d’Android 11 déployé il y a quelques semaines sur les Pixel, Google revient sur six fonctions tout juste disponibles ou qui le seront pendant l’automne.

Google Assistant permet par exemple maintenant d’interroger des applications pour leur demander d’ouvrir une section en particulier, chercher un élément, effectuer une action, etc. Walmart, Mint, Spotify, Etsy, et Discord sont notamment partenaires. Par exemple, on peut demander à Snap d’envoyer une photo avec la Lens Cartoon.

Google Duo s'est doté d’une fonction de partage d’écran. Elle permet, pendant un appel, de montrer ce que l’on voit sur son écran, par exemple pour explorer une galerie de photos ou partager l’interface d’une application, pour organiser un évènement.

Google fait aussi la promotion de son application Phone, à récupérer depuis le Play Store. La firme vante surtout sa protection contre le spam.

L’application Transcription instantanée introduit de son côté une fonction dédiée aux sourds et malentendants. Les Notifications sonores permettent ainsi de signaler qu’un bruit spécifique est perçu par le smartphone. Par exemple, un robinet qui coule, un chien qui aboie, un bip sonore émis par un appareil, une alarme incendie, etc. Le smartphone peut alors vibrer, flasher et afficher une notification.

Les Blocs d’actions, même si mentionnés, existent depuis un moment. Ils permettent pour rappel aux personnes en situation de handicap cognitif, de former des phrases simples en se basent sur des blocs de symboles.

Quant à l’application Play Films et séries, elle commence sa mutation en Google TV aux États-Unis. La firme reprend la même idée que chez Apple : l’application concentre les contenus des autres services et permet des recommandations.

Rust 1.47 disponible, LLVM 11 utilisé par défaut

La nouvelle version du langage est disponible au téléchargement. Parmi les changements importants, on note l’utilisation par défaut de LLVM 11 pour la compilation, même si les développeurs peuvent toujours descendre jusqu’à la version 8.

Rust 1.47 corrige également une régression dans les traces, qui imprimaient jusqu’ici des informations inutiles. Les traces permettent d’obtenir des détails sur un processus qui a atteint un état de panique, c’est-à-dire quand il provoque une erreur critique.

L’un des plus gros apports de cette version est cependant l’arrivée des const generics, qui permettent d’être générique sur N. En conséquence, il devient possible d’utiliser des traits (agrégats de méthodes) pour des tableaux de n’importe quelle longueur.

Notez enfin que neuf API sont maintenant considérées comme stables : Ident::new_raw, Range::is_empty, RangeInclusive::is_empty, Result::as_deref, Result::as_deref_mut, Vec::leak, pointer::offset_from, f32::TAU et f64::TAU.

App Store : le procès Apple-Epic en mai prochain, les confidences de Proton

Alors que la pression augmente autour d’Apple – et sur les GAFA en général – on sait maintenant que le procès opposant la pomme à Epic se tiendra en mai 2021. La plainte a été déposée par Epic pour concurrence déloyale et concerne, notamment, la commission de 30 % sur la boutique.

Parallèlement, Andy Yen, patron de Proton (qui édite ProtonMail), s’est laissé aller à quelques confidences chez The Verge.

Il y annonce que ProtonMail était une application gratuite pendant ses deux premières années sur l’App Store, de 2016 à 2018. Le succès grandissant, Apple se serait mise à fouiller plus attentivement, jusqu’à découvrir sur le site de ProtonMail que le service possédait des options payantes qui ne pouvaient pas s’acheter via l’application.

Or, le règlement du Store est clair : tout service proposant des fonctions payantes doit les mettre à disposition dans l’application iOS. Pour Apple, c’est tout à son bénéfice, puisqu’un achat fonctionnel se fait obligatoirement par in-app. La commission de 30 % s’applique donc. 

Proton a dû s’exécuter, au risque de voir disparaitre son application de l’App Store. Le service a été ainsi proposé, puis margé plus tard de 26 % pour compenser la commission. De plus, une autre règle du Store interdit de prévenir les utilisateurs qu’il est possible de payer moins cher en passant par un autre chemin, ici le site officiel.

Andy Yen a évoqué à nos confrères une vraie peur devant la puissance d’Apple. The Verge a recoupé ce témoignage avec plus d’une vingtaine d’autres, tous faisant état du même problème : personne n’ose contredire Apple, de peur de perdre le marché iOS.

Pour Yen, la situation est d’autant plus problématique que cette politique affaiblit les solutions centrées sur la vie privée, alors même qu’Apple vante les qualités de sa plateforme dans ce domaine. Comment ? En laissant tranquille des produits comme Gmail, tout en « taxant » les autres.

Une partie de ce témoignage n’est cependant plus valable. Le 11 septembre, une modification des règles de l’App Store a supprimé l’obligation pour les applications gratuites d’intégrer les achats in-app. Les clients email en font partie. ProtonMail peut donc revenir à son précédent état.

Yen a indiqué être au courant, mais avoir eu peur de toucher à quoi que ce soit. Pourquoi ? À cause de la règle interdisant de prévenir les utilisateurs qu’ils peuvent obtenir des fonctions pour moins cher. 

Il y a en fait un problème de formulation. La règle est rédigée dans un langage général, mais Apple, interrogée par The Verge, a clarifié le propos : une application gratuite servant de compagnon à un service payant n’a pas besoin d’achats in-app tant qu’elle n’offre pas elle-même d’acheter des fonctions, et tant qu’elle ne propose pas elle-même d’acheter en dehors du Store ».

Rien n’interdit donc à Proton de prévenir ses clients sur son site officiel ou même par email. Andy Yen, absorbant l’information, a répondu que ProtonMail essaierait de se débarrasser de la composante in-app. Il fera cependant un premier test avec ProtonDrive, quand elle sera disponible. 

LibreOffice 7.0.2 : une longue série de correctifs et d’améliorations

Deuxième révision mineure pour la branche 7 de la suite bureautique libre et gratuite. Elle est toujours destinée, selon l’équipe, aux « passionnés de technologie et utilisateurs avancés ». Les utilisateurs souhaitant avant tout la stabilité sont orientés vers la version 6.4.6.

Le communiqué indique que cette mouture 7.0.2 introduit plus de 130 correctifs et améliorations diverses. La liste comprend les correctifs visibles dans les notes de version de la RC1 et celles de la RC2.

Comparaison de prix, cashback et recettes de Noël sur Pinterest dans le nouvel Edge

Microsoft vient de dévoiler les améliorations de fin d'année de son navigateur. Et s'il est question d'upload d'image pour les nouveaux onglets, de capture d'écran, d'amélioration du lecteur PDF, d'intégration de Meet ou de lecture vidéo synchronisée avec des amis, certaines fonctionnalités ont une approche plus commerciale.

On pense notamment à un outil de comparaison de prix directement intégré (aux États-Unis uniquement pour le moment), qui va sans doute faire avoir quelques sueurs froides à des sites et extensions spécialisés, qui vivent des affiliations qu'ils touchent. Edge s'attaque aussi frontalement à Google (Shopping) ici.

Un programme de cashback est aussi activé, outre-Atlantique uniquement là encore, en complément des Bing Rewards et du programme caritatif associé. Autre nouveauté : l'intégration de Pinterest dans les collections. « Parfait pour vos recettes de Noël » selon l'éditeur. 

Tous les détails sont présentés par ici.

Lutte contre l’obsolescence, les vidéos lancées automatiquement ou les forfaits illimités, trois sénateurs sur la piste verteCrédits : imaginima/iStock

Les sénateurs Patrick Chaize (LR, Ain), Guillaume Chevrollier (LR, Mayenne) et Jean-Michel Houllegatte (SER, Manche) annoncent le dépôt d’une proposition de loi relative à la transition numérique écologique. 

Ces trois sénateurs sont respectivement président et rapporteurs de la mission d’information relative « à l’empreinte environnementale du numérique ». 

Selon le communiqué du Sénat, quatre priorités sont prévues.

Il s’agira d’abord de « faire prendre conscience aux utilisateurs du numérique de son impact environnemental via notamment l’éducation dès le plus jeune âge à la sobriété numérique ». 

Le texte s’articulera aussi autour de « la création d’un crédit d’impôt à la numérisation durable des PME, afin de notamment contribuer à l’acquisition par les entreprises de terminaux reconditionnés ».

Les sénateurs comptent aussi « limiter le renouvellement des terminaux numériques (…) notamment en rendant véritablement effectif le délit d’obsolescence programmée, en sanctionnant l’obsolescence logicielle, ou encore en allongeant la durée de la garantie légale de conformité des produits numériques ».

Ils veulent également « promouvoir des usages numériques écologiquement vertueux » et pour cela interdire par exemple « le lancement automatique des vidéos » ou encore « en empêchant le développement de forfaits mobiles avec un accès aux données illimité ou en rendant obligatoire l’écoconception des sites publics et des sites des plus grandes entreprises »

Enfin, pour « prévenir l’augmentation des consommations et émissions, notamment dans le contexte du déploiement de la 5G, exiger des opérateurs de réseaux et de centres de données qu’ils souscrivent à des engagements juridiquement contraignants auprès de l’Arcep, dotée d’un pouvoir de régulation environnementale ».

Ariane 6 : le moteur P120C passe son dernier test avant le vol inaugural de la fusée

Cet ultime test consistait en une mise à feu statique sur le banc d’essai du Port spatial guyanais. Pour l’occasion, il était rempli de 142 tonnes de propergol solide.

« Après la mise à feu, la combustion a duré 133 secondes et délivré une poussée de 4800 kN, simulant ainsi le décollage et la première phase de vol. Aucune anomalie n’a été détectée et d’après les premières données enregistrées, les performances sont conformes à celles attendues ».

Il faudra néanmoins attendre l’analyse complète des résultats pour « confirmer que ce moteur est prêt pour le vol inaugural d’Ariane 6 ». Cette mise à feu statique est la troisième, après le test du modèle de développement en juillet 2018 et du premier modèle de qualification en janvier 2019.

Pour rappel, le futur lanceur lourd Ariane 6 sera équipé de deux ou quatre moteurs P120C suivant la version, tandis que le lanceur léger Vega-C n’en dispose que d’un.

Paypal va facturer des frais d’inactivité

« Nous introduisons des frais d'inactivité pour les comptes qui restent inactifs pendant au moins 12 mois consécutifs » annonce l’intermédiaire, à l’occasion d’une mise à jour de ses conditions générales. 

« "Inactif" signifie que vous ne vous êtes pas connecté à votre compte PayPal ou que vous n'avez pas utilisé votre compte PayPal pour envoyer, recevoir ou virer de l'argent », deux hypothèses qui permettront de facturer des frais.

Combien ? Les frais d'inactivité « seront inférieurs » à 12 euros « ou au solde restant sur votre compte » explique (laborieusement) le contrat prévu pour entrer en application à partir du 16 décembre. 

Microsoft énonce dix principes pour son Store, avec Apple dans le collimateur

Alors que le rapport publié par un sous-comité de la Chambre des représentants remue les États-Unis par son ton radical à l’encontre des GAFA, Microsoft apporte sa touche au débat.

Le géant du logiciel publie dix principes pour sa propre boutique d’applications. Certes, cette dernière peut difficilement être comparée avec l’App Store d’iOS en matière de population, mais Microsoft n’en reste pas moins un acteur de poids dont la voix va porter.

D’autant que les dix principes frappent où ça fait mal :

  1. Les développeurs ont le droit de choisir comment leurs applications sont installées sur Windows, boutique officielle ou pas. Des boutiques tierces peuvent être utilisées (exemple : Steam).
  2. Aucune application ne sera bloquée sur la seule base de son modèle commercial, dont les installations complètes du contenu ou son streaming depuis le cloud.
  3. Pas de blocage non plus sur la base du système de paiement retenu
  4. Microsoft fournira en temps et en heure des informations sur les API utilisées par Windows pour l’interopérabilité
  5. Tout développeur a droit d’utiliser le Store tant qu’il respecte des « standards et prérequis objectifs », notamment en sécurité, vie privée, qualité, contenu et sûreté numérique
  6. Une facturation raisonnable sera appliquée pour refléter la concurrence qu’affronte Microsoft avec les autres boutiques, mais aucun éditeur ne sera forcé de vendre dans son application un élément qu’il ne veut pas y voir
  7. Le Store n’interdit pas aux éditeurs tiers de communiquer avec leurs clients « pour des raisons commerciales légitimes »
  8. Les applications Microsoft doivent obéir sur le Store aux mêmes standards et prérequis que ceux imposés aux applications tierces
  9. Microsoft n’utilise pas d’information non publique en provenance de son Store pour concurrencer les autres applications
  10. Les règles resteront transparentes, de même que les opportunités pour les promotions et le marketing. Leur applications restera cohérente et objective, promet Microsoft.

Cela étant, rien de tout cela n’est nouveau. Microsoft n’a pas remanié ses règles. C’est bien un exercice de communication, qui reprend des éléments de langage de la Coalition for App Fairness, tout en s’alignant sur les conclusions du rapport d’enquête, cette dernière ne l’ayant pas inquiété. 

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