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LeBrief

du 3 juin 2020
StopCovid : l’application de suivi de contact disponible sur les stores Apple et AndroidCrédits : nito100/iStock

Après quelques heures de retard, et des tests de montée en charge réalisés en dernière ligne droite, l’application est disponible depuis hier après-midi.

« Tous ensemble téléchargeons StopCovid et bloquons l'épidémie », insiste Cédric O sur Twitter, au chevet de cette application de suivi de contact, destinée à lutter contre la pandémie et détecter au plus tôt les cas contacts.

Selon le rapport d’Exodus Privacy, aucun pisteur n’a été détecté, mais 11 permissions sont accordées.  

Elles seraient surtout rendues nécessaires par les contraintes logicielles et matérielles de cette app, comme l’accès à l’appareil photo afin de lire le QR code délivré par un professionnel de santé, permettant à l’utilisateur effectivement malade de faire remonter le risque contact. 

« L’application de lutte contre le Covid-19 a été développée gratuitement par des chercheurs et partenaires privés. Toutefois, depuis son lancement mardi 2 juin, sa maintenance et son hébergement sont bel et bien facturés, entre 200 000 et 300 000 euros par mois » affirme le Nouvel Obs, qui parle d’une application « au coût salé ».

Déclaration impôts 2020 : vous avez jusqu’à demain pour certains

Les départements numéro 1 à 19 ainsi que les contribuables non résidents en France ont jusqu'à jeudi 4 juin 23h59 pour effectuer leur déclaration en ligne, après il sera trop tard.

Ceux de la seconde zone (départements 20 à 54, y compris la Corse) ont jusqu’au lundi 8 juin et les autres départements jusqu’au jeudi 11 juin. Attention à une nouveauté cette année : « les départements 50 à 54 font désormais partie de la zone 2 ».

L’administration fiscale rappelle que « si vous n'êtes pas en mesure d'effectuer votre déclaration en ligne (absence d'accès internet, par exemple), vous devez utiliser une déclaration papier ».

Le formulaire de déclaration (imprimé 2042) peut être récupéré au Centre des Finances Publiques de votre domicile ou sur le site des impôts. « Après l’avoir rempli et signé, vous devez l’adresser à ce même service des impôts des particuliers avant le 12 juin 2020 à minuit ».

Firefox 77 disponible : une évolution mineure

Les notes de version de cette mouture sont assez maigres, le plus gros changement étant la disponibilité au Royaume-Uni des recommandations Pocket, déjà proposées dans d'autres pays (mais pas en France).

Des bugs ont donc été corrigés, WebRender continuant de s'étendre à de nouvelles configurations sous Windows : les PC portables avec GPU NVIDIA dont la définition dépasse 1920x1200 pixels.

Finalement, ce sont les développeurs qui ont droit au plus grand nombre d'évolutions cette fois, notamment avec un renforcement de leurs outils JavaScript. Certains seront également ravis d'apprendre l'arrivée de .replaceAll() pour les variables de type string.

Bruno Le Maire : « Les soldes débuteront le 15 juillet et dureront quatre semaines »

La date avait déjà fuité depuis quelques semaines. C’est néanmoins officiel : les soldes d’été sont décalés à cause de la crise sanitaire et des mesures de confinement.

« J'ai tenu à reporter la date des soldes pour tenir compte de la situation des petits commerçants », explique-t-il sur RTL. Il se fait l’écho de certaines boutiques qui lui auraient dit : « On n'a pas fait un euro de chiffre d'affaires pendant trois mois, nous avons des trésoreries à sec. Laissez-nous un peu de temps ».

Même si cela « peut poser des difficultés pour d’autres grandes enseignes […] il est légitime de soutenir dans ces moments très particuliers ceux qui sont les plus faibles et ceux qui ont les trésoreries les plus menacées », ajoute-t-il. « C'est une question d'efficacité économique et de justice ».

Dans la pratique, de nombreuses boutiques ont déjà lancé des promotions et autres ventes privées avec des réductions de plusieurs dizaines de pourcents. La période de soldes permet essentiellement aux magasins de pratiquer la revente à perte, interdite le reste de l’année.

Hasard ou pas du calendrier, cette annonce a été faite durant le dernier jour des French Days.

Violations de données : la majeure partie des internautes ne changent pas leur mot de passeCrédits : milindri/iStock

Après une violation de données, les utilisateurs changent rarement leurs mots de passe et lorsqu'ils le font, ils sont souvent plus faibles, titre TechXplore.

Pour parvenir à leurs conclusions, des chercheurs du Carnegie Mellon CyLab Security and Privacy Institute ont en effet observé les pratiques de sécurité de 249 participants volontaires par le biais de l'Observatoire des comportements de sécurité (SBO), un groupe de participants acceptant de faire observer leurs comportements informatiques quotidiens.  

Dans leur étude, basée notamment sur la fuite de données de Yahoo en 2017, seuls 21 des 63 utilisateurs dont le mot de passe avait été compromis l'avait par la suite modifié. Et seuls 13 % l'avaient fait dans les trois mois suivant l'annonce de la violation. De plus, leurs nouveaux mots de passe étaient souvent plus faibles que les précédents. 

Pour aggraver les choses, les nouveaux mots de passe des utilisateurs étaient globalement similaires à ceux utilisés sur d'autres comptes. Et, sur les 30 autres mots de passe similaires en moyenne, moins de trois étaient changés.

Les auteurs de l'étude plaident pour que les entreprises victimes de violations de données indiquent clairement à leurs utilisateurs qu'ils devraient non seulement changer le mot de passe associé à leur compte affecté, mais également sur la totalité des autres sites où ils l'avaient également utilisé. 

New deal mobile : la première liste de 2020 avec 484 sites à couvrir a été publiée au Journal officiel

Le député Éric Bothorel explique qu’il s’agit du « premier arrêté du dispositif de couverture ciblée de l'année 2020 qui répartit par département le nombre de sites 4G à construire par les opérateurs avant fin mai 2022 ».

L’arrêté publié au Journal officiel indique que, « dans chaque zone, les opérateurs désignés sont tenus de fournir des services de radiotéléphonie mobile et d'accès mobile à très haut […] au moyen de l'installation de nouveaux sites dont le nombre est défini en annexe ».

Au total, on retrouve près de 400 zones sur toute la France, avec 484 sites à mettre en service pour les quatre opérateurs. 

Zoom détaille son futur chiffrement de bout-en-bout

Dans un document diffusé il y a quelques jours sur sur GitHub, l'entreprise qui a récemment racheté Keybase pour renforcer son approche E2E précise les éléments techniques de sa solution, qui sera réservée aux utilisateurs d'une offre payante.

Dans une série de tweets publiée ce matin, Alex Stamos, consultant en sécurité pour l'entreprise embauché suite aux failles de ces dernières semaines, détaille les enjeux et les choix de Zoom en la matière.

Covid-19 : Google profite aussi des sites complotistesCrédits : tommaso79/iStock

Dans une enquête, l'ONG Tech Transparency Project (TTP), évoque « un trou majeur dans les affirmations de l'entreprise selon lesquelles elle combat la désinformation sur la pandémie », identifiant 97 sites qui utilisent les outils publicitaires Google DoubleClick ou AdSense tout en diffusant de fausses informations sur le coronavirus. 

Or, Google prend 32 % des revenus des annonces d’AdSense. Parmi les complotistes figurent le théoricien du complot David Icke, qui avance que la technologie sans fil 5G serait liée au coronavirus, Activist Post, un site Web qui affirme que la Fondation Bill et Melinda Gates finance un groupe détenant un brevet sur les coronavirus, et Waking Times, un site qui vante des « aliments médicinaux » non éprouvés pour se protéger contre Covid-19, attisant les peurs au sujet des vaccinations obligatoires.

Début mai, Google avait supprimé la chaîne YouTube d'Icke, citant sa « violation continue » des politiques qui interdisent la propagation de fausses informations sur la pandémie de coronavirus. Pourtant, Google n'a pas interdit à Icke d'utiliser ses outils publicitaires pour monétiser son site Web, où il promeut les mêmes théories du complot présentées dans ses vidéos YouTube.

Le fait que Google continue de mettre ces outils publicitaires à la disposition des fournisseurs de désinformation sur les coronavirus « va à l'encontre des efforts déclarés publiquement de la société pour lutter contre le contenu trompeur concernant la pandémie », déplore TTP. 

Ce, alors que Google a également promis 6,5 millions de dollars pour aider les efforts de vérification des faits axés sur la désinformation entourant la maladie. Mais la société « n'a pas étendu ces engagements à son activité lucrative de régie publicitaire - montrant que l'effort du géant de la recherche pour lutter contre les canulars a ses limites », regrette TTP.

Manage Activity : Facebook simplifie l’archivage et la suppression de vos (anciennes) publications

Conscient que certains utilisateurs ont parfois envie de faire du ménage dans leurs messages et/ou photos (suite à une rupture, un changement de travail, des « erreurs » de jeunesse,etc.), le réseau social propose (enfin) un outil pour leur simplifier la vie.

Manage Activity vous propose des filtres pour trier les contenus par catégorie (textes, photos/vidéos, applications tierces), date et personnes. Vous pouvez alors sélectionner plusieurs contenus pour les archiver ou les supprimer.

Dans le premier cas, ils ne seront plus visibles que par vous, avec la possibilité de revenir en arrière si vous le désirez. La suppression est par contre définitive, après une période de grâce de 30 jours (mais vous pouvez forcer la suppression si besoin).

Manage Activity est pour le moment déployé sur les applications mobiles et sur Facebook Lite. La version web sera concernée dans un second temps, sans plus de détails sur le calendrier.

Une vidéo de présentation a été mise en ligne.

Tor Browser 9.5 disponible, première alpha de la branche 10, Snowflake pour Android

Malgré le changement de version mineur, c'est un grand pas pour le navigateur visant à préserver l'anonymat, qui met l'accent sur les onion services (désormais en v3) et leur bonne compréhension par les utilisateurs.

Les indicateurs de sécurité sont améliorés, les sites peuvent utiliser des adresses faciles à retenir, l'authentification a été revue, etc. Tout est détaillé par ici.

Dans le même temps, une première alpha de la branche 10 est publiée, mais sans grand changement en profondeur pour le moment.

L'équipe en profite pour annoncer la disponibilité sous Android de l'extension Snowflake permettant d'agir comme un proxy au sein du réseau Tor depuis un navigateur tiers, via WebRTC.

Linux Mint dit « non » à l’installation automatique de snapd

La version 20 de la distribution, en préparation, intégrera un paquet Chromium vide expliquant le pourquoi de la situation, et comment y remédier. 

L’équipe de développement avait exposé il y a un an sa crainte de voir snapd, le composant permettant l’installation des snaps, se répandre au point de supplanter APT. 

Canonical avait promis que ce ne serait jamais le cas. Mais dans Ubuntu 20.04, le paquet Chromium est une coquille vide renvoyant vers le snap du logiciel dans l'Ubuntu Store. Précisément ce que craignaient les développeurs de Linux Mint, pourtant basée sur les versions LTS d’Ubuntu, dont la 20.04 est la dernière représentante.

Pour l’équipe, la situation ne pouvait signifier que l’arrêt de Chromium au sein de Mint ou trouver une situation acceptable. On connait donc maintenant son choix.

Plus globalement, le cas de Chromium s’inscrit dans une volonté chez Canonical d’étendre snapd. Le composant est devenu une dépendance de Chromium et d’autres logiciels, niant la promesse initiale de ne pas supplanter APT dans l’installation des logiciels.

L’équipe se montre acerbe au sujet de l’Ubuntu Store : « Les applications dans cette boutique ne peuvent pas être patchées ou épinglées. Vous ne pouvez pas les auditer, les modifier ou même faire pointer snap vers une autre boutique ».

Puis vient le coup de grâce : « Vous avez autant de pouvoir que si vous utilisiez du logiciel propriétaire, c’est-à-dire aucun. C’est en fait similaire à une solution commerciale propriétaire, mais avec deux différences majeures : elle s’exécute en root et s’installe seule sans rien vous demander ».

Et voilà snapd taxé de solution « pire qu’un logiciel propriétaire », même si le composant lui-même n’est pas le problème. Canonical est clairement critiquée pour sa politique, matérialisant les craintes de développeurs qui estimaient que les snap risquaient à terme de donner trop de pouvoir à l’entreprise.

« S = k log W » : le CEA revient (simplement) sur la formule de Boltzmann

Ludwig Boltzmann, physicien et philosophe autrichien (1844-1906), était « à la fois l'un des derniers représentants de la physique classique et l'un des pionniers de la physique moderne », rappelle le Larousse. Il est derrière la célèbre formule  S = k log W, d’ailleurs gravée sur sa tombe.

Dans ses vidéos sur les Clefs de la physique, le CEA nous propose de plonger simplement dans la formule de Boltzmann… qui « n’a pas été écrite par Boltzmann lui-même », mais suggérée dans un de ses articles en 1877.

La formule a été énoncée par Max Planck en 1900 et vient « révolutionner le second principe de la thermodynamique ». Le commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives vous explique pourquoi et comment.

Sega ressort la console portable Game Gear… au format « Micro »

Il y a 30 ans, le fabricant lançait sa Game Gear avec un écran couleur et la faculté de vider les six piles AA à vitesse grand V.

Pour son 60e anniversaire, Sega continue de surfer sur la vague de la nostalgie avec une version de poche. Et elle tiendra dans la poche sans problème avec des mensurations de 8 x 4,3 x 2 cm et un écran de 1,15"… pour jouer par contre ça risque d’être une autre paire de manches.

Quatre couleurs seront proposées, avec quatre jeux différents à chaque fois. Le tarif est de 4 980 yens pour une console, soit 40 euros avec une conversion bête et méchante ne tenant pas compte des taxes. 

La Game Gear Micro sera disponible le 6 octobre au Japon, mais rien n’est précisé pour le reste du monde.

Le décret de Donald Trump taillé contre Twitter, déjà attaqué aux États-UnisCrédits : Bastiaan Slabbers/iStock

Fin mai, le président américain, mécontent d’un label apposé sur l’un de ses tweets par Twitter, a pris un décret pour revoir la responsabilité des hébergeurs.

« L’Executive Order du Président Trump, nous avait détaillé l’avocat franco-américain Pierre Ciric, indique que les plateformes pourraient perdre leur immunité (…) si elles pratiquent une politique discriminatoire contre les utilisateurs ou si elles limitent leur accès sans fournir une procédure de recours équitable, ou d'une manière non déclarée dans les conditions d'utilisation ».

Le Center for Democraty & Technology (CTD) vient d’attaquer ce décret. De son analyse, le texte est taillé pour dissuader les services de médias sociaux de lutter contre la désinformation ou encore la montée de la violence sur leurs plateformes. 

« Le président a clairement indiqué que son objectif était d'utiliser les menaces de représailles et la future réglementation pour intimider les intermédiaires afin qu'ils modifient la façon dont ils modèrent le contenu » critique Alexandra Givens, présidente de l’association de promotion des droits fondamentaux. 

Selon l’organisme, c’est une attaque frontale contre la liberté d’expression : « l’exécutif ne peut et ne doit pas forcer les intermédiaires à modérer les discours selon les caprices du président. Le blocage de ce décret est crucial pour protéger la liberté d'expression et poursuivre un travail important pour garantir l'intégrité des élections de 2020 ».

Canonical propose des versions natives de MicroK8s pour Windows et macOS

MicroK8s est une version upstream de Kubernetes, proposée initialement sous forme de snap et devant simplifier l’installation de la structure de gestion des conteneurs. L’éditeur parle d’installation propre sur le desktop, en direction des développeurs qui peuvent alors gérer et tester leurs conteneurs localement.

Le composant est accessible désormais à Windows et macOS, de manière native. Dans le premier cas, l’installation par un fichier exécutable, que l’on récupère depuis le site officiel. MicroK8s utilisera alors Multipass avec Hyper-V ou VirtualBox pour piloter une machine virtuelle Linux dédiée à Kubernetes. Toutes les commandes de MicroK8s sont accessibles depuis le terminal.

L’installation pour macOS passe par le gestionnaire Homebrew, via la commande : 

brew install ubuntu/microk8s/microk8s.

Le fonctionnement est ensuite le même, via Multipass s’exécutant en tâche de fond et les commandes disponibles dans le terminal du système.

Sur Linux, rien ne change.

Les marchands d'armes passent au développement durable

Des sous-marins solaires aux lasers à faible émission de carbone en passant par le zéro déchet, la crise climatique donne aux fabricants d'armes de nouvelles opportunités de vendre leurs produits létaux avec un marketing respectueux de l'environnement, écrit Vice. 

Des documents préparés par certains des plus grands marchands d'armes montrent que l'industrie de l'armement craint que la réduction de l'utilisation des combustibles fossiles ne sape la demande de produits hautement polluants comme les tanks, avions et navires. 

Interrogée par le Carbon Disclosure Project (CDP), une petite ONG qui demande aux grandes entreprises de détailler leurs plans climatiques chaque année, Lockheed Martin répond avoir investi dans plusieurs entreprises de robotique et dans une entreprise californienne appelée Ocean Aero, qui fabrique des sous-marins à énergie solaire.

Une recherche publiée l'été dernier par l'Université Brown a révélé que l'armée américaine produit plus d'émissions de CO2 par an que certains pays, dont le Portugal et la Suède.

C'est l'une des raisons pour lesquelles les entreprises disent s'orienter vers la réduction des émissions et la transition vers les énergies renouvelables pour alimenter leurs usines et leurs bureaux. 

La société française Thales a ainsi déclaré au CDP qu'elle pourrait voir une demande accrue pour les technologies de prévisions météorologiques de l'entreprise. Même demande pour de nouveaux équipements de soutien aux missions humanitaires – des camions et des navires pour aider aux évacuations, par exemple.

Gaia-X : les premiers résultats de « l’infrastructure européenne de données » seront dévoilés demainCrédits : Vepar5/iStock

Ce projet franco-allemand a été présenté pour la première fois en octobre 2019 lors du Sommet Numérique. « Il s’agit de poser un cadre facilitant le partage et la circulation de données correspondant aux valeurs de l’Europe », rappelle l'Institut Mines-Télécom, un des membres fondateurs qui participe « au travers de sa plateforme d’IA et de big data, Teralab ».

Demain à partir de 13h, le ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie (BMWi) et le ministère français de l’Économie et des Finances (MINEFI) tiendront une conférence commune afin de présenter les « premiers résultats ». « Des représentants des entreprises allemandes et françaises impliquées dans le projet expliqueront ensuite leur rôle dans celui-ci et leurs motivations pour y participer », précise la direction générale des entreprises. Le programme de la journée est disponible ici.

Gaia-X (dont le nom est provisoire) à trois principaux objectifs :

  1. Concrétiser la conception technique et économique de cette infrastructure
  2. Créer sur cette base un écosystème commun d’utilisateurs et de prestataires issus d’organisations de l’administration publique, de la santé publique, des entreprises et des institutions scientifiques
  3. Créer un cadre favorable et des structures de soutien

Le gouvernement allemand présente Gaia-X comme « une infrastructure de données en forme de réseau, berceau d’un écosystème européen vital ». Reuters ajoute que ce projet prend la forme d’une « société de droit belge et fonctionnera comme une association à but non lucratif ».

Google accusée de collecter des données personnelles malgré le mode de navigation « privée »

Google fait face à une action collective devant la cour de San José en Californie. Le géant de la recherche est accusé de traquer et collecter l’historique des utilisateurs, quand bien même ceux-ci auraient activé le mode « navigation privé » (ou « incognito »).

Ces traitements constitueraient une violation de la loi californienne sur l'écoute électronique et la confidentialité. Selon Reuters, le montant du préjudice pourrait s’élever à 5 milliards de dollars.  

Jose Castaneda, l’un des porte-paroles de Google, conteste cette action : « comme nous le précisons à chaque fois que vous ouvrez un onglet de navigation privée, les sites Web peuvent être en mesure de collecter des informations sur votre activité en ligne »

Windows 10 : Microsoft liste les problèmes bloquant l’installation de la May 2020 Update

La version Mai 2020, dont le déploiement a commencé récemment, contient actuellement une liste de 11 problèmes connus, certains plus pénibles que d'autres.

Plus de VRR sur les GPU Intel en cas de jeu DirectX 9, difficultés à se connecter à plus d’un appareil Bluetooth, problèmes avec les pilotes audio de Connexant, erreurs à la connexion/déconnexion d’un dock Thunderbolt, perte du contrôle de la souris dans les applications et jeux se servant de GameInput Redistributable…

Ces problèmes sont intermittents et dépendent fortement des configurations matérielles rencontrées. 9 des 11 problèmes bloquent actuellement l’installation de la version Mai 2020 dans Windows Update.

Dans ces cas, Microsoft recommande d’ailleurs de ne surtout pas forcer la mise à jour via l’outil Media Creation Tool. Comme expliqué tout récemment, Windows Update signale maintenant quand un problème bloque la mise à jour du système. Passer outre expose donc à un mauvais fonctionnement de la machine. 

Une enquête de la CNIL « sur les droits des mineurs dans l’environnement numérique »

« Ni le RGPD ni la loi française ne définissent les conditions dans lesquelles un mineur peut accomplir seul certains actes sur Internet. Ils ne précisent pas, non plus, les modalités de vérification de l’âge et de recueil du consentement des parents et des enfants ».

Dans un formulaire en ligne, l’autorité indépendante cherche à recueillir l’avis de tous les acteurs concernés sur ces épineuses problématiques.

Remarquons que l’une des questions posées est relative à « la mise en place de systèmes effectifs de vérification de l’âge des usagers ». Et le formulaire de demander : « Pour quels types de services en ligne estimeriez-vous normal d’imposer le recours à un système de vérification de l’âge de l’usager ? »

Une question qui tombe merveilleusement bien alors que le Sénat va examiner en séance la proposition de loi de Bérangère Couillard (LREM), conduisant à rendre inefficaces juridiquement les déclarations d’âge à l’entrée des sites pornos.  

Au Sénat, l’exploitation commerciale de l’image d’enfants de moins de seize ans sur les plateformesCrédits : andresr/iStock

La proposition de loi relative à l’exploitation commerciale de l'image d'enfants sur les plateformes en ligne, portée par Bruno Studer, sera examinée en séance publique le 25 juin 2020. 

Cette proposition de loi entend « responsabiliser les différents acteurs, surtout les parents, ainsi qu’à faire connaître les risques psychologiques qui pèsent sur les enfants, à préserver au mieux leur intimité et leur intégrité, à limiter les horaires de tournage et à favoriser les signalements de vidéos problématiques ».

Le texte organise un système de déclaration préalable à « la diffusion de l’image d’un enfant de moins de seize ans par un service de plateforme de partage de vidéos, lorsque l’enfant en est l’objet principal ».

La « PPL » prévoit aussi que les revenus dépassant un seuil à fixer par décret seront versés à la Caisse des Dépôts et Consignations jusqu’à la majorité de l’enfant, sachant qu’une part des revenus pourra être laissée à la disposition de ses représentants légaux.

Le texte donne de nouveaux pouvoirs au CSA sur les plateformes. Ainsi, il devra favoriser « le signalement, par leurs utilisateurs, de contenus audiovisuels mettant en scène des enfants de moins de seize ans qui porteraient atteinte à la dignité ou à l’intégrité morale ou physique de ceux-ci ».

Les plateformes devront s’engager à « prendre toute mesure utile pour empêcher le traitement des données à caractère personnel de mineurs collectées par le biais du signalement (…) à des fins commerciales ». Le texte évoque le démarchage, le profilage et la publicité basée sur le ciblage comportemental.

Elles devront aussi faciliter la mise en œuvre, par les mineurs, du droit à l’effacement de leurs données à caractère personnel. 

Charge sans fil ni onde : la start-up française Energysquare lève 3 millions d’euros

La société fondée en 2015 s’est lancée – avec succès – sur Kickstarter il y a deux ans et demi. Elle promet de la « charge sans fil à la même vitesse qu’une connexion filaire, à haute puissance et sans perte d’énergie [avec une] gestion intelligente qui s’adapte automatiquement au voltage de l’appareil ».

Elle utilise la conduction et se passe donc d’ondes électromagnétiques, contrairement au Qi. Energysquare se présente comme une société de licence, ne commercialisant donc pas ses propres produits. Elle a récemment annoncé un partenariat avec Lenovo.

Les 3 millions d’euros proviennent du fonds de capital-risque Partech et serviront à « accélérer son déploiement chez les fabricants d'appareils électroniques », notamment en Asie et aux États-Unis pour être au plus près de ses futurs partenaires.

Windows Package Manager (winget) : Microsoft crédite l’auteur d’AppGet

Microsoft a présenté durant sa conférence Build une ébauche d’un gestionnaire de paquets maison, winget. Le projet, loin d’être complet, est open source et préfigure un changement d’attitude de l’éditeur sur l’installation de logiciels.

Mais l’auteur d’AppGet, Keivan Beigi, a publié le 24 mai un billet pour le moins troublant. Il y racontait comment il avait passé une journée entière chez Microsoft pour un entretien d’embauche, les questions sur AppGet étant naturellement nombreuses. Puis aucune nouvelle pendant six mois, lui donnant la forte sensation d’avoir été floué.

Microsoft a publié pendant le week-end un billet d’excuses. L’entreprise confirme qu’elle n’a pas été à la hauteur des valeurs de l’open source, pointant son manque de respect pour Keivan Beigi et AppGet.

Beigi est donc maintenant crédité pour plusieurs aspects importants de winget, notamment l’absence de scripts durant l’installation, les manifestes riches au sein de GitHub, le support de tous les installeurs d’applications Windows et les mises à jour transparentes des applications dans le dépôt.

Andrew Clinick, responsable chez Microsoft et auteur du billet, fait cependant face à une levée de boucliers dans les commentaires mêmes de son message.

Beaucoup s’insurgent contre ce qui ressemble à un vol d’idée, pestent contre le manque de respect du développeur et son absence d’embauche, le manque de compensation, le non-remboursement de ses frais de déplacement, et ainsi de suite.

Certains pointent le « coup de poignard dans le dos », salissant une décennie d’efforts de l’entreprise sur l’open source. Beigi, lui, affirme qu’il n’a aucune réclamation à faire sur un quelconque copyright et dit ne même pas être triste de ne pas avoir été embauché. Son grief principal était jusqu’à présent l’absence de crédits pour son travail et, dans une moindre mesure, les frais engagés face au traitement reçu.