Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil

Options d'affichage

Abonné

Actualités

Abonné

Des thèmes sont disponibles :

Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !

LeBrief

du 16 mars 2020
Les livreurs en première ligne face à la fermeture des restaurants, certaines boutiques peuvent accueillir du publicCrédits : Daisy-Daisy/iStock

Dans son arrêté du 14 mars 2020 « portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 », le gouvernement a, comme prévu, annoncé la fermeture des « Restaurants et débits de boissons » jusqu'au 15 avril prochain. Néanmoins, s'ils ne peuvent désormais plus recevoir du public en salle, ils sont « autorisés à maintenir leurs activités de vente à emporter et de livraison ».

De quoi ravir tous les intermédiaires de livraison, qui ont d'ailleurs le plus souvent mis en place un dispositif « sans contact ». Bruno Le Maire a d'ailleurs annoncé l'arrivée rapide d'un… guide des bonnes pratiques (10:30) mis en ligne depuis. Mais ceux qui auront à effectuer ces livraisons ne sont pas forcément du même avis.

Le CLAP (Collectif des Livreurs Autonomes de Paris), « dédié à la défense des droits et des conditions de travail des livreurs "auto-entrepreneurs" » y voit une manière de les laisser « se débrouiller » sans plus d'obligations et de responsabilité pour les plateformes. Il rappelle d'ailleurs que ce sont les livreurs qui seront sur le terrain à livrer les clients en pleine épidémie.

Dans une annexe publiée ce matin, on apprend que le commerce de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé, mais aussi de matériels de télécommunication en magasin spécialisé n'est pas concerné.

Il en est de même pour les services de réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques, d'équipements de communication et d'équipements périphériques, ainsi que d'autres commerces (blanchisserie, services funéraires, banques et assurances, etc.).

M6 ouvre le capital de Bedrock, la plateforme de streaming qui sera utilisée par Salto

Le Groupe explique que, dès 2008, il a « développé en interne une expertise autour de sa plateforme de télévision de rattrapage M6 Replay, puis de son service de streaming 6play à partir de 2013 ». 

« Cette société, dénommée aujourd’hui Bedrock et dirigée par Jonas Engwall, rassemble plus de 200 collaborateurs, et développe une plateforme technologique utilisée aujourd’hui par 6Play, RTL Belgique, RTL Hongrie et RTL Croatie ». Ces services seront utilisés à partir de juin par Salto, une plateforme SVOD commune entre TF1, France Télévisions et M6.

« Dans le but de poursuivre son développement et de mutualiser les investissements à l’échelle européenne, le Groupe M6 ouvre le capital de Bedrock, permettant à RTL Group d’acquérir une participation à hauteur de 50 % », explique M6.

M6 et RTL veulent faire de Bedrock la « plateforme technologique de streaming leader en Europe ».

Marseille et sa Métropole victimes d’une cyberattaque « massive », des services « paralysés »

La ville de Marseille s’est fendue d’un tweet pour expliquer que tout était « mis en œuvre pour restaurer l’ensemble des dispositifs dans les meilleurs délais ».

De son côté, Aix-Marseille-Provence Métropole est plus bavarde : « depuis [samedi matin], les infrastructures informatiques de la Métropole font l’objet d’une cyberattaque massive et généralisée, qui a paralysé une grande partie de ses équipements, y compris dans les territoires ».

Cette attaque repose sur un rançongiciel (ransomware), dont le nom n’est pas précisé. « Les systèmes de sauvegarde et de récupération devraient permettre de limiter les dégâts et récupérer la plupart des données », affirme la métropole.

L’ANSSI avait récemment alerté sur les rançongiciels, dont la menace se fait de plus en plus importante. Au début de l’année, Bouygues Construction en faisait les frais avec Maze.

Une autorité britannique indépendante demande la suspension de la reconnaissance facialeCrédits : Erikona/iStock

La Commission britannique pour l'égalité et les droits de l'homme (EHRC) a déclaré que l'utilisation publique de la reconnaissance biométrique faciale devrait être suspendue jusqu'à ce que son impact ait été examiné de manière indépendante et que les lois régissant son application se soient améliorées, relève le Guardian.

Elle estime en effet que la surveillance de masse du public dans les centres commerciaux ou lors d'événements tels que les concerts ou des réunions sportives, par des policiers utilisant un logiciel de reconnaissance faciale, pourrait amplifier la discrimination raciale et étouffer la liberté d'expression.

Le professeur Peter Fussey, expert en surveillance à l'Université d'Essex, qui a mené le seul examen indépendant des tests effectués par la police métropolitaine, a constaté que la précision n'était vérifiable que dans seulement 19% des cas.

Dans un rapport aux Nations Unies sur les droits civils et politiques au Royaume-Uni, l'EHRC a déclaré : « Les preuves indiquent que de nombreux algorithmes de reconnaissance biométrique faciale identifient à tort et de manière disproportionnée les noirs et les femmes et opèrent donc de manière potentiellement discriminatoire… De telles technologies peuvent reproduire et amplifier les schémas de discrimination dans la police et ont un effet paralysant sur la liberté d'association et d'expression. "

« Il est essentiel que leur utilisation soit suspendue jusqu'à ce que des évaluations d'impact et des consultations solides et indépendantes puissent être effectuées, afin que nous sachions exactement comment cette technologie est utilisée et que nous soyons assurés que nos droits sont respectés », a déclaré Rebecca Hilsenrath, directrice générale de la EHRC.

Le câble transatlantique Dunant est arrivé en Vendée

Orange est partenaire de Google pour ce projet. « Ce nouveau câble sous-marin long de 6 600 km reliant les États-Unis à la France [est] posé par la société SubCom et dont la mise en service est prévue avant la fin 2020 », explique l’opérateur.

Désormais, « Orange déploie des fibres optiques terrestres en France entre Saint-Hilaire-de-Riez et Paris pour acheminer son trafic sur Dunant jusque dans les grands Data Centers de la capitale et permettra aussi de servir le reste de l’Europe et les grands Data Centers internationaux ».

De son côté, Orange « bénéficiera de deux paires de fibres optiques d’une capacité pouvant aller jusqu’à 30 Tb/s chacune [et] sera ainsi en mesure de répondre à la croissance massive de la demande en termes de données et de contenus échangés entre l’Europe et les États-Unis pour plusieurs années ».

Coronavirus : des technologies antiterroristes pour retracer le graphe social des Israéliens infectés

« Nous allons utiliser certains moyens numériques que nous possédons pour lutter contre le terrorisme. Jusqu'à aujourd'hui, j'ai évité d'utiliser ces mesures avec la population civile, mais je n'ai pas le choix », a déclaré Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien, lors d'une conférence de presse samedi soir.

Ces technologies, qui reposent en grande partie sur des données provenant de téléphones portables, ont été principalement utilisées par le service de sécurité du Shin Bet dans des opérations de lutte contre le terrorisme, et non contre des citoyens israéliens.

Le Shin Bet, service de sécurité intérieur du pays, a démenti les rumeurs selon lesquelles les outils seraient utilisés pour faire appliquer les règles de quarantaine, confirmant cela dit que cette option était effectivement envisagée.  

Le Shin Bet a précisé qu'ils ne seraient utilisés que pour aider les autorités à suivre les parcours empruntés par les porteurs confirmés de la maladie afin de retrouver les personnes qu'ils auraient pu avoir infectées.

« Bug » chez Burger King : ce n'était qu'une campagne de « buzz », avec le soutien d'influenceursCrédits : ivanastar/iStock

Début février, Mc Donald's rencontrait un problème avec son application de commande en ligne : des menus Golden étaient facturés moins de 2 euros dans certains restaurants. Tout a rapidement été corrigé.

En fin de semaine dernière, une situation similaire semblait se produire chez Burger King, de nombreux sandwichs étant affichés à deux euros sur les bornes de commandes à disposition des clients. La situation était alors plus globale.

L'information s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux. Et pour cause : il s'agissait d'une stratégie de communication du groupe, comme on peut le voir dans des documents détaillant le dispositif publiés sur Twitter dès jeudi (ici ou ). 

On y voit la liste des produits concernés ou non, le calendrier détaillé et les influenceurs mobilisés pour propager la fausse nouvelle. Ainsi, Bruno Guillon servait de coup d'envoi dès 7h sur Fun Radio, avant un relai par des sites de « bons plans », des commentaires anonymes sur Facebook, publications de partenaires en tweets et vidéos, relances, mobilisation des « super fans », etc.

C'est le vendredi à 17h que tout devait être annoncé et « assumé », l'opération devant se terminer ce mardi. Il était bien expressément recommandé de « laisser planer le doute » auprès des clients, sans doute en espérant qu'ils serviraient eux aussi de relai. Finalement c'est avec 2h d'avance que Burger King a officialisé sa mascarade. 

Une tendance à jouer avec la vérité qui n'est pas nouvelle, puisqu'elle avait déjà été utilisée par Carambar en 2013 par exemple. Mais cette pratique est toujours aussi détestable. Tant pour ce qu'elle dit de la confiance que le public doit avoir en certains médias et influenceurs, que dans la capacité des marques à ne voir dans la propagation des fausses informations qu'une opportunité commerciale.

Apple ferme l’ensemble de ses boutiques dans le monde, à l’exception de la Chine

C'est Tim Cook qui l'annonce dans un communiqué, jusqu‘au 27 mars pour le moment. Pour rappel, l'entreprise avait déjà transformé sa WWDC en événement purement numérique ce vendredi

Il en profite pour indiquer qu’Apple aurait déjà déboursé 15 millions de dollars pour aider la recherche sur le virus SARS-CoV-2 responsable de la maladie Covid-19. 

ICNIRP : de nouvelles lignes directrices pour de la 5G sans danger

La Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), est un organisme reconnu par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). C’est notamment elle qui a fixé la limite à 2 W/kg pour les ondes émises par les smartphones (DAS).

La semaine dernière, elle a mis à jour ses lignes directrices sur les rayonnements non ionisants afin de prendre en compte les fréquences au-delà de 6 GHz qui seront notamment utilisées par la 5G.

« Nous savons que certaines parties de la communauté sont préoccupées par la sécurité de la 5G et nous espérons que les directives mises à jour permettront de les rassurer », explique Eric van Rongen, président de la commission.

Elles concernent les fréquences allant de 100 kHz à 300 GHz. Les nouveautés du rapport de 2020 concernent l’ajout d’une limite à l’exposition pour l’ensemble du corps et pour une exposition brèves (moins de 6 minutes), ainsi qu’une réduction de l'exposition maximale pour une petite région du corps. 

« La chose la plus importante à retenir pour les personnes est que les technologies 5G ne seront pas en mesure de nuire lorsque ces nouvelles directives seront respectées », affirme Eric van Rongen.

Une foire aux questions est disponible par ici, une comparaison entre les nouvelles et les anciennes lignes directrices par là et enfin de la documentation se trouve sur cette page.

En Italie, le confinement sature la bande passanteCrédits : Stefano_Pellicciari/iStock

La fermeture des écoles en Italie, et le recours croissant au télétravail, entraînent une explosion du trafic Internet alors que les enfants se tournent vers les jeux vidéo en ligne pour tromper l'ennui, constate Bloomberg.

Alors que les écoles, les magasins et les restaurants sont fermés afin de limiter la pire épidémie de coronavirus en Europe, la quantité de données transitant par le réseau national de Telecom Italia SpA a augmenté de plus des deux tiers au cours des deux dernières semaines, a indiqué la société.

Une grande partie de cette activité supplémentaire est due aux jeux en ligne tels que Fortnite et Call of Duty, a fortiori lorsque des millions d'enfants téléchargent la dernière mise à jour de 25 Go en même temps, au point de mobiliser plus de bande passante que les programmes d'entreprise et les applications de conférence téléphonique utilisés par les adultes travaillant à domicile.

« Nous avons signalé une augmentation de plus de 70 % du trafic Internet sur notre réseau fixe, avec une forte contribution des jeux en ligne tels que Fortnite », a déclaré mercredi Luigi Gubitosi, PDG de Telecom Italia. Le streaming sur Netflix et d'autres plateformes vidéo devrait également se développer, car les gens évitent les endroits bondés et restent à la maison.

La société suédoise Telia Carrier , qui exploite l'un des plus grands réseaux intercontinentaux de fibre optique au monde, a déclaré que son trafic avait augmenté de 2,7 % en février et qu'elle prévoyait une augmentation encore plus importante en mars.

« Tous les grands acteurs du marché de la visioconférence ont demandé des mises à niveau de la bande passante au cours des 10 derniers jours et certains demandent cinq fois plus », a déclaré Mattias Fridstroem, vice-président de Telia Carrier. « Si personne ne peut voler, il y aura besoin d'une énorme quantité de bande passante supplémentaire. »

Starlink : Space X reporte le lancement de 60 nouveaux satellites à cause d’un problème moteur

La fusée Falcon 9 installée sur le pas de tir avait déjà décollé quatre fois auparavant : en juillet 2018 (Iridium-7 NEXT), en octobre 2018 (SAOCOM 1A), en février 2019 (Nusantara Satu mission) et en novembre 2019 (second lancement de Starlink).

La coiffe aussi avait déjà été « éprouvée » en vol, lors d’un lancement en mai 2019. Finalement, un problème au niveau des moteurs est venu gripper une mécanique bien huilée. Le lancement est reporté à une date inconnue pour le moment. 

Coronavirus : Google tient à montrer sa bonne volonté

Dans un billet de blog publié hier, le PDG Sundar Pichai a dressé la liste des efforts engagés par son entreprise pour lutter contre la propagation du coronavirus responsable de la maladie Covid-19.

D’abord sur la communication, en faisant sur la page d’accueil du moteur de recherche la promotion de la campagne « Do the five » qui rappelle les cinq actions de base : se laver souvent les mains, tousser dans l’intérieur du coude, ne pas se toucher le visage, rester à 1 m des autres et rester chez soi autant que possible, surtout si vous êtes malade.

Les services concernés renvoient également vers des informations utiles. Par exemple, YouTube expose sur sa page d’accueil des vidéos des différents centres de contrôle des maladies et autres agences de santé.

Google expose en outre sa lutte contre la désinformation, évoquant des milliers de vidéos supprimées parce qu’elles donnaient de fausses informations sur le virus ou des méthodes de traitement non prouvées. Sur Maps, la société efface aussi les commentaires enflammés sur les centres de soin.

La filiale Verily d’Alphabet est également associée à l’État de Californie pour établir des sites de tests et de surveillance pour les malades. Un outil en ligne permettra de suivre au quotidien une évolution d’éventuels symptômes, qui permettra de déclencher un test si nécessaire.

Enfin, Google travaille avec le gouvernement américain au développement d’un site d’intérêt public, portant sur tout ce qui touche au virus : éducation, prévention et ressources locales. En clair, tout ce qui sera officiel et devra servir de référence.

Chauffeurs Uber : « si le travailleur n’est pas salarié, il faut le qualifier d’associé, de partenaire ou pourquoi pas d’indépendant »Crédits : Uber

Le 4 mars, la Cour de cassation requalifiait en contrat de salariat le statut d’indépendant d’un chauffeur Uber. Un statut jugé « fictif » compte tenu des pouvoirs de la plateforme (instructions,  contrôle d’exécution et sanction). 

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, avait indiqué quelques heures plus tard le lancement d’une mission pour « inventer des règles qui permettent la liberté, mais aussi la protection pour protéger les travailleurs et pour ceux qui veulent être indépendants, qu'ils puissent le rester en étant protégés, tout en donnant un cadre clair pour les plateformes ».

Dans une interview chez Dalloz Actualité, Fabien Masson, avocat à l’origine de ce dossier, conteste que la Cour de cassation remette « en cause le modèle des plateformes ». 

« Pour que ce soit le cas, il faudrait surtout que l’URSSAF pointe le bout de son nez chez les plateformes et réclame les cotisations salariales impayées dans l’hypothèse où tous les chauffeurs seraient salariés »

Il rappelle que « l’URSSAF est sous la tutelle des ministères des Affaires sociales et des Finances. Cela relève donc d’une décision politique, mais beaucoup de politiques ne comprennent même pas comment cela fonctionne ». 

Et selon lui, « il est possible aujourd’hui de faire travailler des gens en dehors du droit du travail, mais il faut alors se montrer exemplaire : si le travailleur n’est pas salarié, il faut le qualifier d’associé, de partenaire ou pourquoi pas d’indépendant. Uber ne veut pas de ça, et pourtant ils sont très bien conseillés ».

« Si l’on suit la Cour de cassation, les 20 000 chauffeurs que prétend « employer » Uber sont juridiquement tous des salariés, mais judiciairement, il n’y en a qu’un seul pour le moment : mon client. »

Le CEA se félicite d’être « le numéro un français des brevets en Europe »

En fin de semaine dernière, l’Office européen des brevets (OEB) a publié « ses statistiques sur les demandes de brevets européens : le CEA figure à la première place des déposants français, et à la 30e place du classement général », explique le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives.

Dans son bilan, l’OEB explique que, « pour la première fois depuis plus de dix ans, les technologies numériques arrivent en tête des demandes déposées […]  la forte progression de la communication numérique (+19,6 %) et de l'informatique (+10,2 %) ont permis d'atteindre un nouveau record : en 2019, l'OEB a reçu au total plus de 181 000 demandes, soit 4 % de plus qu'en 2018 ».

« Parmi les secteurs technologiques les plus actifs, la communication numérique et l'informatique ont connu la plus forte croissance […] La communication numérique, qui se situe au croisement des télécommunications et de l'informatique, inclut des technologies qui sont indispensables à la mise en place de la 5G […] 

Le deuxième domaine qui a connu la plus forte croissance en 2019 est l'informatique (+10,2 %). Cette progression s'explique par une « augmentation des demandes de brevets concernant l'intelligence artificielle, en particulier dans les secteurs de l'apprentissage automatique et de la reconnaissance de formes, du traitement et de la génération de métadonnées d'images, et de l'extraction de données. »

De son côté, le CEA affirme disposer « aujourd’hui d’un portefeuille de plus de 6 500 familles de brevets actives, principalement déposés dans les domaines applicatifs de la microélectronique (semi-conducteurs), des nouvelles technologies de l’énergie (NTE), de l’instrumentation et de la santé ».

Bill Gates se retire du conseil d’administration de Microsoft

Le cofondateur de l’entreprise a annoncé vendredi qu’il quittait ses sièges dans les conseils d’administration de Microsoft et Berkshire Hathaway, société d’investissement dont il avait intégré le directoire.

Il avait fondé Microsoft à seulement 19 ans avec Paul Allen, en 1975. Il en est resté à la tête jusqu’en 2000, Steve Ballmer prenant le relai. Gates est resté 8 ans au poste d’architecte logiciel en chef, créé spécialement pour lui, jusqu’en 2008. Après quoi, il fut « seulement » président du conseil d’administration jusqu’en 2014.

Aujourd’hui, Gates est âgé de 64 ans et décrit une volonté de se consacrer désormais à plein temps à ses œuvres caritatives et certaines thématiques, tout particulièrement « la santé globale, le développement, l’éducation » ainsi qu’un « engagement croissant pour lutter contre le changement climatique », via sa Bill & Melinda Gates Foundation.

Tim Berners-Lee en appelle à une « égalité de genre by design »Crédits : Knight Foundation (CC-BY-SA 2.0)

À l'occasion du 31e anniversaire du World Wide Web, Tim Berners-Lee déplore que « le Web ne fonctionne pas comme il se doit pour les femmes et les jeunes filles ». Dans une tribune éponyme publiée sur le site de la Web Foundation qu'il a fondée, l'inventeur du web se dit « sérieusement préoccupé par le fait que les violences en ligne auxquelles sont confrontées les femmes et les jeunes filles – en particulier femmes et jeunes filles de couleur, issues des communautés LGBTQ+ et d'autres groupes minoritaires – menacent ces progrès ».

Trois enjeux clés lui semblent particulièrement préoccupants, à commencer par le fait que « la majorité des femmes dans le monde ne sont toujours pas connectées à Internet, principalement parce qu'elles n'en ont pas les moyens, qu'elles n'ont pas accès aux technologies nécessaires, ou qu'elles ne possèdent pas les compétences essentielles pour l'utiliser ». Et ce, alors que « les hommes restent 21% plus susceptibles d’être connectés que les femmes et ce chiffre atteint même 52 % dans les pays les moins développés dans le monde ». 

En second lieu, le fait que « plus de la moitié des jeunes femmes interrogées avaient été victimes de violence en ligne, notamment via des formes de harcèlement sexuel, l'envoi de menaces ou le partage d'images privées sans leur consentement ». En outre, « 84 % d'entre elles estiment que le problème s'aggrave ». Au point, dans certains cas, de les forcer à quitter leur emploi ou abandonner leur scolarisation, de chasser des femmes journalistes ou politiciennes hors des réseaux sociaux ou de les intimider au point de devoir quitter leurs fonctions.

Les systèmes d'intelligence artificielle constituent le troisième de ces enjeux, à mesure qu'ils sont « de plus en plus utilisés pour juger de nos capacités et définir nos opportunités », alors qu'ils « reproduisent voire accentuent aussi les inégalités existantes », mais également qu'ils « risquent d'étendre la discrimination à une vitesse et à une échelle encore jamais vues auparavant ». 

La lutte contre les inégalités de genre sur Internet sera dès lors « une priorité essentielle de la Web Foundation tout au long de 2020 et au-delà, de sorte que les États et les entreprises s'attaquent aux violences en ligne à l’égard des femmes en traitant le problème comme une priorité absolue [et] en enregistrant et en publiant systématiquement des données sur le quotidien des femmes sur Internet ».

À la manière du « privacy by design », il appelle également États et entreprises à intégrer « l'égalité de genre dans le design » de sorte à « créer tous leurs produits, politiques et services en se basant sur des données et des retours d'expérience de femmes de tous horizons ».

Dans un autre billet, la Web Foundation présente huit « organisations inspirantes à travers le monde », des guides de sécurité en ligne de Chayn, Safe Sisters, vpnMentor et Access Now à ceux de Take Back the Tech, Fix the Glitch et la Cybersmile Foundation visant à contrer le cyberharcèlement.

Pour répondre à la crise, le CNC présente un plan d’action en faveur du cinéma

La pandémie inquiète l’industrie culturelle. Le Centre national du cinéma a été prié par Franck Riester de « présenter très rapidement, un plan d’action en faveur de la filière cinéma pour répondre aux urgences auxquelles doivent faire face les professionnels du secteur ».

Si les salles de cinéma peuvent continuer à accueillir des spectateurs, jusqu’à 100 personnes par salle (selon le seuil actuel, susceptible d’évolution), le CNC va soutenir les salles « pour adopter les mesures les plus protectrices contre l’expansion du virus, en faisant respecter les mesures barrières ».

Il évoque encore, notamment, des soutiens majorés et autres avances partiellement remboursables pour les sorties en salles, au profit des distributeurs et exploitants. 

L’enjeu ? « Il faut, tant que c’est possible, là où c’est possible, que les cinémas restent des lieux de vie, dans le respect des règles gouvernementales et administratives pour la sécurité sanitaire », explique Dominique Boutonnat, président du CNC. 

Pas simple alors que les messages de santé publique invitent les citoyens à rester chez eux.

Windows 10 : WSL2 sera distribué avec la mise à jour 2004

La deuxième version du Windows Subsystem for Linux sera intégrée dans la future mise à jour semestrielle de Windows 10, dont la sortie ne devrait maintenant plus tarder. La version 2004, pour « avril 2020 », est en cours de finalisation dans le canal lent du programme Insider.

WSL2 est une évolution majeure du sous-système, qui permet pour rappel de faire fonctionner des distributions Linux sur Windows 10 avec des performances proches d’une installation native.

La nouvelle mouture apporte un noyau Linux complet (a priori 4.19), dont les mises à jour seront assurées par Windows Update. Ce noyau permettra un support complet des appels système. En outre, WSL2 apporte la compatibilité ARM64, permettant à des produits comme la Surface Pro X d’installer également des distributions Linux.

Outre ces apports, WSL2 doit entrainer une hausse importante des performances. Car si les distributions elles-mêmes n’ont pas de problème, certains outils ne peuvent pas en dire autant.

Microsoft évoque notamment le cas d’un tarball à décompresser et promet des performances multipliées jusqu’à 20 fois. Des commandes comme git clone, npm install ou cmake devraient voir leurs performances multipliées entre 3 et 5 fois.

Canonical, Debian, openSUSE, Kali Linux et Pengwin ont été partenaires de Microsoft pour les améliorations portées au sous-système.