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LeBrief

du 2 mars 2020
Coronavirus : de nouveaux salons reportés ou annulésCrédits : Gwengoat/iStock

Suite à des désistements, on s'attendait à une Game Developers Conference allégée, elle n'aura finalement pas lieu en mars. Les organisateurs viennent d'annoncer qu'il faudra attendre cet été, sans plus de détails. Le Global Summit de l'Open Compute Project est de son côté totalement annulé, ainsi que ses évènements annexes, les organisateurs devant en dire plus dans les prochains jours sur ce que cela implique pour les participants et sponsors.

De telles décisions sont prises un peu partout dans le monde, bien au-delà du MWC de Barcelone qui avait été le premier salon international à fermer ses portes face à l'épidémie de Coronavirus (Covid-19). Le cadre dépasse le secteur des nouvelles technologies puisque le salon international de l'agriculture a été fermé avec un jour d'avance, celui de l'automobile de Genève annulé, comme le salon du Livre, etc.

On attend de voir si NVIDIA maintiendra sa GTC, qui doit se tenir dans trois semaines à San Jose. Plus proche de nous, se pose la question de l'IT Partners qui soit se tenir du 11 au 12 mars à Disneyland Paris. Le gouvernement a en effet annoncé l'annulation de « tous les rassemblements de plus de 5 000 personnes en milieu confiné », or le salon se vantait d'avoir reçu près de 7 000 « décideurs » sur sa seconde journée l'année dernière.

Internet pour compenser la fermeture éventuelle d’un établissement scolaire

Coronavirus, encore. Dans une série de fiches didactiques, le ministère de l’Éducation nationale indique qu’un service de continuité sera assuré en cas de fermeture d’une école ou d’un établissement scolaire. Ce service pourra s’appuyer « sur une plateforme pédagogique gratuite du Cned, Ma classe à la maison ».

« Cette plateforme permet à chaque élève de maintenir un contact régulier avec son professeur et ses camarades ; participer à des classes virtuelles afin d’entretenir les connaissances déjà acquises et d’acquérir de nouveaux savoirs [et] échanger des exercices et devoirs à faire à la maison ». 

Les supports de cours et autres exercices leur seront adressés via l’environnement numérique de travail (ENT) ou par messagerie électronique. « Pour les élèves n’ayant pas accès à Internet, un dispositif adapté est proposé », sans que ce dispositif soit décrit.

« Tous les moyens de communication sont mobilisés pour assurer la continuité des échanges entre l’élève et ses professeurs ».

Données personnelles : le « consentement » examiné par la justice européenne

Mercredi, l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne rendra ses conclusions dans l’affaire C-61/19 Orange Romania

Il est demandé à la CJUE de décrire, au regard de la législation antérieure au RGPD, « les conditions qui doivent être remplies pour que l’on puisse considérer qu’une manifestation de volonté [soit] spécifique et informée ».

Il s’agira également de définir celles permettant de savoir si cette manifestation a été « librement exprimée ».

Selon les services de la cour, l’une des pistes auscultées pour évaluer ce consentement sera la conservation des pièces d’identité de ses clients par un opérateur de télécommunications.

Gmail pèse aussi sur les campagnes électorales et la communication politiqueCrédits : _ultraforma_/iStock

Les algorithmes du service auraient un impact sur la présidentielle américaine révèle The Markup, le nouveau média lancé la semaine passée par des anciens journalistes de données de ProPublica, dont les enquêtes entendent interroger les pouvoirs des « Big Tech ».

Après avoir créé un nouveau compte Gmail dédié et s'être abonné à 171 listes de diffusion des candidats démocrates et de différentes ONG, ils ont en effet découvert que 63 % des courriels pro-Pete Buttigieg arrivaient directement dans la boîte de réception principale, tout comme 46 % de ceux favorisant Andrew Yang, mais seulement 17 % de ceux de Michael Bloomberg, 2 % de ceux de Bernie Sanders, et aucun de ceux d'Elizabeth Warren, Beto O'Rourke et Joe Biden. 

11 % seulement de l'ensemble des courriels s'affichent dans la boîte principale, la moitié étant classés dans l'onglet Promotions (dont 96 % des pro-Bernie, 83 % des pro-Bloomberg, contre 9 % des pro-Buttigieg et 4 % des pro-Yang), et 40 % dans celui consacré aux spams (dont 80 % des pro-O'Rourke, mais aucun des pro-Bloomberg).

Même les courriels envoyés par des membres du Congrès via des adresses officielles house.gov, qui ne peuvent pas être utilisées par la loi pour faire campagne, ont été détournés vers l'onglet Promotions 25 % du temps.

« Le problème est qu'ils veulent transformer Gmail en un fil d'actualités de style Facebook où vous devez payer pour le placement dans la boîte de réception », a déclaré Ryan Alexander, un consultant numérique démocrate. À quoi Katie Wattie, la porte-parole de Google, a répondu : « Ce que vous décrivez ne figure pas sur notre feuille de route pour Gmail », mais également que Gmail n'autorisait pas de « contenu politique » dans les annonces depuis 2016, et que celles-ci incluraient des activités de plaidoyer et de collecte de fonds.

Nida Hasan, directrice de Change.org en Inde, a découvert au printemps 2018 que le pourcentage d'utilisateurs de Gmail ouvrant les e-mails de son entreprise avait soudainement chuté de 79 %. Les pétitions étaient bloquées, après le classement de tous leurs courriels – y compris ceux visant à réinitialiser les mots de passe – dans l'onglet Promotions.

Plusieurs ONG ont de même constaté que leurs taux d'ouverture Gmail avaient baissé ce printemps, d'environ 50 % par rapport aux courriers électroniques envoyés aux abonnés à l'aide d'autres fournisseurs de messagerie.

Dans un second article revenant en détail sur la méthodologie de son enquête, The Markup explique ne pas avoir été capable de discerner, à partir des données collectées, pourquoi Gmail traitait les e-mails de différentes entités politiques différemment. 

Cortana coupe les ponts avec le grand public

Vendredi soir, Microsoft a annoncé plusieurs changements pour son assistant vocal, et les nouvelles ne sont pas bonnes pour le grand public.

Le service rompt ainsi tout contact avec la musique et la maison connectée, mais également avec les skills, c’est-à-dire les compléments créés par les développeurs tiers pour l’enrichir de fonctions supplémentaires, comme des connexions à d’autres services.

En outre, après avoir supprimé les applications mobiles pour Android et iOS, Cortana est en cours de retrait du launcher Microsoft pour Android. De plus, le service sera très prochainement retiré de toutes les versions de Windows 10 n’ayant plus de support technique, y compris l’édition Mobile du système.

On ne sait pas ce qu’il adviendra de l’enceinte connectée Invoke de Harman Kardon, créée par le constructeur avec uniquement Cortana comme assistant vocal. Neowin a posé la question à Microsoft, mais n’a pas encore obtenu de réponse. L’enceinte n’est plus vendue sur la boutique officielle de l’éditeur depuis un moment.

Actuellement, la solution de remplacement la plus adaptée pour les utilisateurs de Windows 10 semble être Alexa d’Amazon, pour lequel Microsoft a fait de la place depuis un moment, lui permettant d’être utilisé avec le même niveau d’intégration que Cortana.

ProtonMail facilite la gestion des clés DKIM pour les domaines personnalisés

Le service permettait déjà cette protection, assurant que l'expéditeur est bien propriétaire de son domaine. 

Techniquement, il est possible pour n'importe qui d'envoyer un email depuis n'importe quelle adresse. DomainKeys Identified Mail (DKIM) intègre une signature liée au domaine dans l'en-tête du message permettant une vérification cryptographique.

Pour cela, il faut disposer d'un couple de clés publique/privée, la première étant déclarée dans les enregistrements DNS. La nouvelle interface de gestion de ProtonMail, pour le moment disponible en bêta, permet désormais de renouveler facilement ces clés afin de renforcer vos procédures de sécurité.

États-Unis : 208 millions de dollars d’amende aux opérateurs pour revente de données GPSCrédits : slobo/iStock

La FCC (Federal Communications Commission) vient d’annoncer que plusieurs opérateurs de téléphonie mobile avaient été condamnés à une amende globale de 208 millions de dollars.

Plus précisément, T-Mobile a été condamné à verser 91 millions de dollars, AT&T 57 millions, Verizon 48 millions et Sprint à 12 millions, selon – a priori – la gravité des faits constatés. Selon la Commission, il semble que ces entreprises étaient prêtes à revendre les données à n’importe quelle entité capable d’en payer le prix.

Cette condamnation fait suite à la révélation d’une revente massive de données de géolocalisation par ces quatre opérateurs, sans la moindre autorisation ni supervision. L’information avait fait scandale aux États-Unis et le Sénat s’en était particulièrement ému.

La FCC avait annoncé à l’automne 2018 qu’une enquête aurait lieu, mais n’avait pas donné de nouvelles pendant plus d’un an. En janvier cependant, son président, Ajit Pai, avait déclaré que l’enquête était terminée, aboutissant à une constatation de multiples infractions.

Pourtant, la condamnation est décriée par plusieurs des commissaires de la FCC, notamment Jessica Rosenworcel, dont l’avis est clair : « trop peu, trop tard ». Au vu de l’ampleur de la revente d’informations, elle estime que l’amende est loin d’être dissuasive, même si la revente est en théorie stoppée, et qu’elle n’est pas à la hauteur des faits reprochés.

Même son de cloche chez le commissaire Geoffrey Starks, qui va plus loin : la Commission n’a pas fait correctement son travail. Non seulement elle n’a pas assez communiqué, mais la méthode de calcul n’était pas appropriée : plutôt que de se baser sur le nombre de personnes touchées par ces reventes de données, elle s’est appuyée sur le nombre de contrats passés entre les opérateurs et les agrégateurs de géolocalisation.

Il déplore également que la FCC ne s’en soit pas prise aux entreprises individuelles appartenant à ces grands groupes, tout particulièrement Securus, dont le comportement est décrit comme « scandaleux ». Un constat d’autant plus troublant qu’Ajit Pai en fut l’un des employés.

Piratage : l’industrie culturelle veut la transaction pénale et le blocage instantané des sites pirates

En prévision de l’examen du projet de loi sur l’audiovisuel cette semaine, plusieurs organisations, dont l’ALPA, la SACD, la SCAM ou encore la SACEM, plaident pour « une action efficace contre le piratage ». 

« Le piratage, aujourd’hui encore, en pair à pair ou en « streaming » constitue un pillage des œuvres et une limite évidente au financement de nouvelles œuvres » affirment ces structures qui militent également pour l’adoption d’outils dédiés également à la lutte contre le piratage des droits sportifs. 

Ils imaginent déjà deux « réponses concrètes » et cumulatives. « D’un côté, le blocage efficace et instantané de l’accès aux sites et aux services pirates par l’ensemble des intermédiaires techniques, dont les fournisseurs d’accès à internet ». 

De l’autre, l’instauration de la transaction pénale au bout de la réponse graduée chère à la Hadopi. « Une sanction simple, après deux rappels à la loi, pour réaffirmer que le piratage est un vol que le pays de l’exception culturelle ne peut tolérer plus longtemps ». 

Ces deux mesures ne sont pas prévues dans le cadre du projet de loi. Du moins pour l’instant. 

Une liste des sites publiant de fausses informations sur le coronavirus (Covid-19)

Newsguard, société américaine qui se propose de noter les sites d'information selon leur fiabilité, a publié une liste de ceux ayant diffusé des « infox » sur la propagation de l'épidémie.

Plusieurs pays sont concernés, comme l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni et bien entendu les États-Unis. 

Une initiative qui se place dans un contexte plus large de « chasse aux faux » liés au coronavirus, comme Amazon qui a récemment retiré un million de produits de son catalogue. 

Si vous rencontrez de fausses informations diffusées en ligne, vous pouvez les notifier au service via son formulaire de demande de notation.

Facebook simplifie encore son Messenger et cache les bots de discussion

L’information, communiquée à TechCrunch, a été confirmée par le réseau social. L’onglet Découvrir sera supprimé dans la prochaine mise à jour pour Android et iOS, qui devrait être déployée cette semaine. Avec ce retrait, les bots de discussion, longtemps mis en avant, ne seront plus accessibles que depuis la barre de recherche.

Ils ne sont pas supprimés, mais sans mise en avant, leur utilisation risque fort de chuter. Selon Facebook, il s’agit d’une volonté de simplifier encore l’interface de Messenger, abandonnant l’idée finalement d’en faire une plateforme à travers laquelle transiteraient de nombreux services de la vie quotidienne. Ce qu’a réussi à faire WeChat en Chine, avec des services bancaires, de réservations d’hôtels, de taxis, etc.

Il n’y aura donc plus que deux onglets : Discussions et Contacts. Celles et ceux qui veulent surtout communiquer en seront probablement satisfaits. Cependant, l’onglet Contacts renverra par défaut sur les Stories. Il faudra aller appuyer en haut sur l’onglet Actifs pour voir les personnes connectées. Pas certain que le changement soit apprécié.

Il est probable que les scandales à répétition liés à la vie privée aient contrarié les plans de Facebook pour Messenger. Difficile en effet de vanter les mérites d’un hub centralisateur de services si la confiance s’effrite autour du service.

Stadia : des développeurs peu satisfaits de la rémunération proposée par Google

Depuis son lancement en novembre dernier, Stadia a bien du mal à décoller. La faute essentiellement à une bibliothèque de jeux trop peu fournie : 28 titres seulement.

Pour un service ambitionnant de devenir une référence dans le domaine du cloud gaming, le ticket d’entrée est cependant élevé, car il faut toujours s’acquitter de 129 euros pour acheter la Premiere Edition, seule disponible. Il faudra ensuite acheter les jeux à l’unité depuis le service pour pouvoir en profiter.

Business Insider a posé la question à plusieurs développeurs : pourquoi ne pas mettre leurs jeux sur Stadia ? La réponse la plus courante est directe : les conditions financières proposées par Google ne sont pas assez intéressantes. L’incitation financière, souvent marquée au lancement d’un nouveau service, serait « presque inexistante ».

Un commentaire revenant souvent, tout particulièrement chez les petits studios, ceux-là même capables de faire le succès d’une plateforme, au-delà des fameux titres AAA. Selon un développeur, la question se résume à un équilibre entre préserver sa propre direction quand les finances le permettent, ou accepter un contrat d’exclusivité par sécurité.

Si Google ne place pas assez d’argent sur la table, il y a donc un risque de ne pas amorcer la fameuse pompe permettant d’enclencher le cercle vertueux d’une boutique à succès : davantage de titres, donc davantage de clients, donc davantage d’attraction pour les développeurs.

L’un d’eux résume : « Il y a des plateformes sur lesquelles vous voulez être parce qu’elles ont une audience et que vous voulez atteindre cette audience. C’est ce qu’est Steam, ou ce qu’est la Switch ».

Autre facteur influant les décisions dans ce domaine, la longue suite de projets lancés puis abandonnés. Une inquiétude revenant souvent, selon Business Insider. « Avec Google, c’est facile de les regarder et de se dire « C’est Google ! ». Si quelqu’un peut faire fonctionner ça, ce sont eux. Mais ils ont très souvent échoué dans le passé et ont abandonné des services majeurs ».

Interrogé, Google n’a évidemment pas le même avis sur la question. Selon l’éditeur, les développeurs avec qui l’équipe est en contact « soutiennent beaucoup » Stadia. 120 titres seraient prévus, en provenance de grands studios comme EA, Bethesda, Ubisoft, 2K Games et Rockstar Games. Mais rien semble-t-il des indépendants.