Accord sur la chronologie des médias, Canal+ n’a plus que 9 mois d’avance sur NetflixCrédits : scyther5/iStock/Thinkstock

À l’approche de l’échéance de février, l'accord sur la chronologie des médias a été finalement conclu ce lundi au ministère de la Culture, entre les chaînes, les plateformes et les organisations du cinéma.

Canal + pourra diffuser des films plus rapidement : de 8 mois aujourd’hui à 6 mois demain. Netflix devra attendre 15 mois après la sortie en salle, contre 36 mois jusqu’ici. Les autres plateformes comme Disney+ ou Amazon Prime, qui n’ont pas signé, devront attendre 17 mois, et les chaînes de télévision toujours 22 mois.

En somme, Canal+ ne se retrouvera qu’avec une petite avance de 9 mois sur Netflix, et de 11 mois sur les concurrentes de celle-ci. Une courte tête obtenue alors que la chaîne a promis un investissement de 190 millions d’euros par an dans le cinéma sur trois ans.

Pour les organisations du cinéma (Blic, Bloc L’Arp) cette nouvelle chronologie « consolide le financement de la création cinématographique française et européenne dans sa diversité et les bases de son modèle vertueux ».

Selon elles, « elle tient compte des équilibres fondamentaux entre les opérateurs historiques et les nouveaux entrants désormais soumis, avec le décret SMAD entré en vigueur en juillet 2021, à des obligations d’investissement dans le cinéma ».

La SACD, de son côté, n’a pas signé. Elle dénonce un accord trop long (trois ans) face à un secteur en pleine mutation.

En outre, « même si un film n’est acheté par aucune offre de télévision payante, il restera la plupart du temps complètement indisponible pendant 15 à 17 mois après sa sortie en salles, au grand dam des cinéphiles français », assure l’organisme de gestion collective. « Cette très longue indisponibilité n’aura malheureusement que deux échappatoires aussi dangereuses l’une que l’autre ». À savoir, le risque d’une absence de sortie en salle, et d’une incitation au piratage.

Pour Disney+ « nous pensons que la nouvelle chronologie des médias (…) n’établit pas un cadre équitable et proportionné entre les différents acteurs de l’écosystème audiovisuel en France. Ceci est d’autant plus frustrant que nous avons augmenté nos investissements dans la création de contenus originaux français tout en continuant de soutenir le cinéma français à travers la sortie de nos films en salle ».

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