Les objets connectés, entre « ententes et abus de position dominante »Crédits : Maxiphoto/iStock

La Commission européenne vient de publier les conclusions « de son enquête sectorielle en matière de concurrence sur l'Internet des objets (IDO) pour les consommateurs ». Elle pointe du doigt « plusieurs problèmes de concurrence potentiels sur les marchés en forte croissance des produits et des services ».

« Ce marché est caractérisé par des barrières élevées à l'entrée, un nombre réduit d'acteurs verticalement intégrés et des préoccupations, notamment, quant à l'accès aux données, à l'interopérabilité ou aux pratiques d'exclusivité », explique Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence.

« Nous sommes convaincus que les conclusions de l'enquête sectorielle orienteront les futurs travaux de la Commission en matière de contrôle de l'application de la législation et de réglementation. Nous espérons également qu'elles encourageront les entreprises à agir de manière proactive pour remédier à ces préoccupations », ajoute-t-elle.

Le rapport note à juste titre une croissance rapide des objets connectés, qui s'installent de plus en plus dans notre vie quotidienne. De plus, « il existe une tendance à une plus grande disponibilité des assistants vocaux en tant qu'interfaces utilisateur permettant d'interagir avec d'autres dispositifs intelligents et d'autres services ».

Les parties prenantes de l’étude affirment que l’un des principaux obstacles à l’entrée est « le coût des investissements technologiques, qui est particulièrement élevé sur le marché des assistants vocaux ». Il faut dire que les acteurs confortablement installés ont les moyens : Amazon (Alexa), Google (Home) et Apple (Siri).

Plusieurs sources de problèmes potentiels sont mises en avant :

« l'existence de certaines pratiques d'exclusivité et de vente liée pour les assistants vocaux, ainsi que de pratiques limitant la possibilité d'utiliser différents assistants vocaux sur le même dispositif intelligent »… un point que nous avons déjà soulevé il y a longtemps, mais sur lequel rien n’a bougé.

Deuxième point : « la position des assistants vocaux et des systèmes d'exploitation de dispositifs intelligents en tant qu'intermédiaires entre les utilisateurs, d'une part, et les dispositifs intelligents ou les services de l'IDO pour les consommateurs, de l'autre ».

La Commission pointe du doigt « l'accès étendu des fournisseurs d'assistants vocaux aux données ». Dernier point et pas des moindres : « le manque d'interopérabilité dans le secteur de l’Internet des objets pour les consommateurs en raison de la prédominance des technologies propriétaires, qui conduit parfois à la création de normes "de fait" ».

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