Le CEA revient sur « la prouesse de la modélisation du climat »Crédits : ipopba/iStock

Il y a un mois, l’Académie royale des sciences de Suède attribuait un prix Nobel à trois physiciens : « l’Américano-japonais Syukuro Manabe et l’Allemand Klaus Hasselmann, tous deux spécialistes de la modélisation physique du changement climatique, et l’Italien Giorgio Parisi, théoricien des systèmes complexes ».

Venkatramani Balaji, climatologue du CEA au LSCE qui a côtoyé pendant près de 25 ans Syukuro Manabe, explique le cheminement des travaux. « Manabe a eu l’idée d’utiliser un modèle de circulation générale de l’atmosphère, développé initialement pour la prévision de la météo, et de le coupler à une modélisation océanique pour réaliser un premier modèle simplifié du climat ».

« En le faisant tourner jusqu’à l’équilibre, et en ayant doublé arbitrairement le paramètre de la concentration atmosphérique en CO₂, il a pu établir en 1967 que la planète allait se réchauffer du fait de l’augmentation des émissions de CO₂. En 1975, il a confirmé cette conséquence avec la version 3D de son modèle ».  

C’est alors que le second prenait le relais : « Hasselman a joué un rôle pionnier dans ce domaine, poursuit le climatologue, en parvenant à extraire le signal du changement climatique dû aux émissions anthropiques de toutes les variabilités naturelles ».

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