ARM et NVIDIA cherchent à rassurer sur leur deal à 40 milliardsCrédits : maxsattana/iStock

Alors que la procédure continue, devant se terminer dans le courant de l'année prochaine, les deux partenaires font face aux questions, attendues, sur les problématiques posées par leur rapprochement. Elles n'y voient pour leur part que des avantages : leurs stratégies sont parfaitement alignées et complémentaires, NVIDIA pouvant donner à ARM la force de frappe pour se développer, aller plus loin dans le traitement graphique et l'IA, des marchés porteurs.

Le géant américain travaille déjà sur ses propres SoC et CPU, et multiplie les partenariats, avec AWS (Graviton) ou Ampere Computing (Altra). Sur ce point, il répète n'avoir aucun intérêt à « tuer » la diversité de l'écosystème ARM, puisqu'il s'agit du modèle économique même de la société qui fournit des licences à des tiers.

Jen Hsun Huang a vanté cette approche qui permet à n'importe qui de construire ses propres solutions, avec de très nombreuses entreprises impliquées, ce qui constitue l'une des forces d'ARM. C'est d'ailleurs ce qui avait décidé l'European Processor Initiative (EPI) à exploiter une telle architecture, pour gagner du temps en développement.

Il faudra néanmoins continuer de rassurer, surtout sur le contrôle à l'exportation de ces technologies, le patron d'ARM expliquant que cela ne concerne finalement que très peu des produits de la société. Un point qui sera probablement analysé dans le détail par certaines autorités.

Sur la présence en Angleterre, à Cambridge en particulier, NVIDIA a déjà donné de nombreux gages, avec de lourds investissements consentis sur place, dont un supercalculateur à 100 millions de dollars, Cambrige-1. Rappelons qu'ARM est détenue par un fonds japonais, SoftBank.

Seul sujet absent de l'entretien : RISC-V. Cette architecture totalement ouverte est l'occasion pour beaucoup de voir une alternative possible à ARM, organisée par une fondation Suisse, sans mécanique de licence, mais avec la possibilité pour chacun de construire ses propres blocs à commercialiser. 

Elle aussi est utilisée par l'EPI, des sociétés comme SiFive s'étant spécialisées dans les solutions exploitant RISC-V pour des tiers. Son ancien vice-président est d'ailleurs revenu à la société où il a longtemps travaillé, Intel… qui chercherait à acquérir SiFive.

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