Variants britannique, indien, sud-africain : l’Inserm revient sur l’efficacité de la vaccinationCrédits : nito100/iStock

C’est via Canal Détox que l'institut apporte des éléments de réponses à deux questions d’actualité : « Que sait-on aujourd’hui de ces différents variants et de leur impact sur la trajectoire de la pandémie ? Et peuvent-ils limiter le succès des campagnes de vaccination ? ».

Un rappel important pour commencer : « Tous les virus mutent (surtout les virus à ARN comme le SARS-CoV-2). Après avoir infecté nos cellules, ils se multiplient en réalisant des copies d’eux-mêmes. Ce processus n’est pas parfait et les copies peuvent comporter des "erreurs" – les "mutations" ».

Certaines mutations sont sans conséquence, d’autres ont un effet positif ou négatif suivant les cas. Ainsi, « depuis le début de la pandémie, le SARS-CoV-2 a déjà muté de nombreuses fois et il existe des milliers de lignages du virus ».

Concernant le variant dit « indien » – de son nom technique B.1.617 – il « a d’abord été identifié en Inde en décembre 2020 et a récemment été classé variant d’inquiétude par l’OMS, le 12 mai 2021 », explique l’Inserm.

Canal Détox donne deux précisions : 

« Cette mutation L452R serait associée à un risque d’augmentation de la transmissibilité du virus (transmissibilité accrue de 18 à 24 % par rapport au virus historique) sans que pour le moment il n’y ait en Europe de signes d’accélération de la circulation de ce variant »

« Elle est aussi associée à un possible échappement immunitaire (c’est-à-dire qui échappe à la réponse immunitaire induite par une précédente infection ou par un vaccin), selon des premières données non encore publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture. Néanmoins, cet impact sur l’échappement immunitaire serait modeste ».

Enfin, « s’il est encore difficile de se prononcer sur l’échappement immunitaire et l’efficacité des vaccins contre ce variant, puisqu’il n’y a pas encore de données disponibles dans le cadre d’essais cliniques ou dans la vie réelle, des travaux visant à estimer in vitro, en laboratoire, la quantité d’anticorps qui neutralisent le variant chez des personnes vaccinées ou convalescentes (ayant déjà été infectées) sont plutôt rassurants ».

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