L’État se lance dans le pipe du saint CloudCrédits : triloks

Le gouvernement a dévoilé hier sa « stratégie cloud ». S’il vante les mérites de ces nuages, l’exécutif souligne dans le même temps « ses risques pour l’intégrité des données des français, tant pour des raisons techniques, avec la multiplication des cyberattaques, que juridiques, avec la menace de législations extraterritoriales donnant un accès aux données des citoyens, des administrations et entreprises françaises à des États étrangers ».

Pour répondre à ces problématiques, le label « Cloud de Confiance pour une souveraineté des données renforcée », reposant sur le visa SecNumCloud délivré par l’ANSSI, permettra aussi « de se prémunir des risques d’application de lois extraterritoriales non conformes aux valeurs européennes ». 

Avec la politique « Cloud au centre », l’État veut faire du cloud « un prérequis pour tout nouveau projet numérique au sein de l’État, afin d’accélérer la transformation publique au bénéfice des usagers et dans le strict respect de la cybersécurité et de la protection des données des citoyens et des entreprises ».

Ainsi, « les services numériques des administrations seront hébergés sur l’un des deux clouds interministériels internes de l’État ou sur les offres de Cloud proposées par les industriels satisfaisant des critères stricts de sécurité ».

Concrètement, cite l’exécutif, « chaque produit numérique manipulant des données sensibles, qu’elles relèvent notamment des données personnelles des citoyens français, des données économiques relatives aux entreprises françaises, ou d’applications métiers relatives aux agents publics de l’État, devra impérativement être hébergé sur le cloud interne de l’État ou sur un cloud industriel qualifié SecNumCloud par l’ANSSI et protégé contre toute réglementation extracommunautaire ».

Enfin, l’État veut apporter un soutien aux projets à forte valeur ajoutée. « Un Appel à Manifestation d’intérêt a déjà permis d’identifier 5 projets pour un montant supérieur à 100 millions d’euros ». Les projets les plus importants « seront financés dans le cadre d’un Projet Important d’Intérêt Européen Commun (PIEEC) réunissant à ce jour 11 États membres : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, le Luxembourg, la Slovénie, la Hongrie, la Tchéquie, la Pologne et la Lettonie ». 

L’idée ? « Développer une offre de Cloud européenne verte dans les domaines de rupture technologique, tels que le edge computing ». Est caressée aussi l’idée d’une « suite de bureautique collaborative européenne ».

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