Bruno Le Maire critique le dropshipping et vante SignalConso, quid de l'évasion fiscale ?

Pour rappel, il s'agit d'une sorte de TV Shopping moderne, consistant à créer de nombreux sites de vente en ligne vendant chers des produits à bas prix expédiés directement par les fournisseurs ou des plateformes chinoises telles qu'AliExpress. Les « vendeurs », qui font office d'intermédiaires, n'ont ainsi que peu de frais, ne possédant aucun ou peu de stock.

Une pratique légale, mais qui pose question, notamment dans ses dérives. Le cas du climatiseur qui n'en est pas un a mis en lumière ces pratiques en 2019, mais le problème est antérieur, bien plus vaste. Nombreux sont d'ailleurs ceux qui se sont lancés sur ce créneau via YouTube, qui regorge de comptes en faisant la promotion, promettant des revenus importants et une vie de rêve, ce qui cache le plus souvent... un business de vente de formations.

Les réseaux sociaux en tirent également profit, puisque c'est par le biais de leurs services publicitaires automatisés que les clients sont touchés par les vendeurs en dropshipping. Ils sollicitent aussi régulièrement des influenceurs, dont des candidats d'émissions de téléréalité propulsés par les chaînes de la TNT, qui font la promotion de leurs produits auprès de leurs milliers/millions de fans.

Problème: tous ceux qui vivent de ces publicités ne sont pas toujours regardants sur la provenance et les pratiques des sites qui les paient (chers). Des comptes Twitter comme @doubleshitfuck alertent depuis plusieurs années sur ces questions. 

Récemment, c'est du côté de la DGCCRF et de Bercy que le sujet est traité. Car les clients déçus ou jamais livrés s'accumulent, sans parler des sites qui disparaissent au bout de quelques mois, laissant les clients sans interlocuteur en cas de problème.

Bruno Le Maire s'est ainsi fendu il y a quelques jours d'une publication parodique sur Facebook sur le thème du dropshipping. La DGCCRF a partagé hier une vidéo où il évoque à nouveau le sujet, avec un message : toutes les arnaques doivent être signalées via le service prévu à cet effet, SignalConso

Reste maintenant à attendre que les premières grosses sanctions tombent réellement. Pour rappel, la société Disinfluence a récemment dû payer une amende de 10 000 euros pour pratiques commerciales trompeuses.

Mais certains « vendeurs » et influenceurs sont installés à l'étranger, notamment à Dubaï (principalement pour des raisons fiscales). Marie s'infiltre s'est d'ailleurs penchée sur le sujet fin mars. Un autre sujet d'importance pour Bercy. En février dernier, on apprenait que Caroline Receveur était sous le coup d'une enquête du fisc français après avoir domicilié ses activités au Royaume-Uni. 

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