Botnets : des centaines de serveurs d'EMOTET saisis par la policeCrédits : alexaldo/iStock/Thinkstock

Les autorités répressives et judiciaires de plusieurs pays, dont la France, ont interrompu et pris le contrôle de plusieurs centaines de serveurs liés à EMOTET, l'un des botnets les plus importants, durables et professionnels de la dernière décennie, annonce Europol. 

Les machines infectées ont été redirigées vers une infrastructure contrôlée par les forces de l'ordre. ZDNet a appris que les autorités auraient prévu de lancer une campagne de désinstallation massive le 25 mars prochain.

Découvert pour la première fois en tant que cheval de Troie bancaire en 2014, le malware était devenu une « solution incontournable » pour les cybercriminels au fil des ans, leur permettant d'acheter des accès non autorisés pour déployer d'autres activités illicites telles que le vol de données, et y installer d'autres types de logiciels malveillants (chevaux de Troie bancaires, ransomwares, etc.).

Grâce à un processus entièrement automatisé, le malware EMOTET était transmis aux ordinateurs des victimes via des documents Microsoft Office infectés (en pièce jointe ou via un lien extérieur), invitant les utilisateurs à « activer les macros » afin d'exécuter et installer EMOTET sur leurs ordinateurs. 

Dans le cadre de l'enquête criminelle menée par la police nationale néerlandaise sur EMOTET, une base de données contenant des adresses électroniques, des noms d'utilisateur et des mots de passe volés par EMOTET a été découverte, ce qui l'a incité à mettre en ligne un formulaire permettant de vérifier si votre adresse e-mail a été compromise.

Europol ne précise pas combien de personnes ont été arrêtées. Mais des vidéos de la police ukrainienne montrent une perquisition chez un trafiquant possédant d'importantes sommes d'argent en liquide, mais aussi et surtout en lingots d'or.

Un communiqué de la police ukrainienne, repéré par Brian Krebs, avance qu'EMOTET aurait causé plus de 2 milliards de dollars de pertes, et que deux Ukrainiens, accusés d'assurer le bon fonctionnement de l'infrastructure d'EMOTET, auraient été arrêtés. Ils risquent jusqu'à 12 ans de prison.

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