Nadim Kobeissi travaille sur une solution de médias sociaux décentralisésCrédits : alexaldo/iStock/Thinkstock

L’auteur de Cryptocat n’en revient pas : 100 000 dollars ont déjà été investis dans son projet, qu’il promet « léger, convivial et sécurisé », baptisé Capsule.

Il travaille sur une infrastructure de type mesh, où chaque personne a son microservice auto-hébergé. « Pour ceux qui demandent, c’est fondamentalement différent de Mastodon. Mastodon est simplement un Twitter auto-hébergé, avec des milliers de personnes sur un seul serveur, ce qui en fait une cible ». 

« Je vise une simplicité extrême de déploiement : vous lancez une seule commande et obtenez un microblog avec un site HTTPS, qui fait immédiatement partie d’un mesh », explique-t-il, en réponse à ceux qui lui demandent pourquoi il ne réutilise pas Scuttlebutt, Matrix ou Urbit. « Ce niveau d'immédiateté ne peut pas être accompli sur je bâtis sur du bloat ».

Plus précisément, le déploiement de Capsule se fait sur la base d’un unique binaire. Il configure un petit serveur, contacte Let’s Encrypt, récupère un certificat, utilise SQLite pour la base de données, et toutes les ressources sont disponibles dans le binaire. Pour résumer, « c’est juste un programme Capsule et une base de données Capsule qui est un fichier. Après quoi, le service obtenu permet le suivi et le partage des contenus, au sens des follow et retweet de Twitter.

À TechCrunch, Kobeissi dit toute sa surprise : « J’ai posté ce tweet et l’attente que j’avais était que 60 personnes au maximum allaient retweeter, et qu’alors peut-être je lancerais un Kickstarter ». Mais le tweet en question est aujourd’hui aimé plus de 2 000 fois, avec 264 retweets au moment où nous écrivons ces lignes.

En quelques jours, 100 000 dollars ont été promis en pré-investissement pour fonder une entreprise, qui existe désormais au Delaware. Balaji Srinivasan (anciennement directeur technique de Coinbase), William J. Pulte et Wamda Capital font partie des investisseurs. La société est même valorisée 10 millions de dollars, « ce qui est fou, complètement fou » s’exclame Kobeissi. 

Le projet s’inscrit pleinement dans le sillage laissé par les récentes décisions de certaines grandes entreprises américaines de « déplateformer » Donald Trump, bloquant ou supprimant ses comptes et créant ainsi un vaste débat sur la liberté d’expression et la censure.

Il s’inquiète de la tournure des évènements, citant en exemple une récente plainte déposée contre Apple aux États-Unis pour ne pas avoir supprimé Telegram de son App Store. Pourquoi ? Parce que la firme a supprimé Parler, mais laissé Telegram alors que la messagerie était utilisée pour « intimider, menacer et contraindre le public ». Ce que Kobeissi trouve « terrifiant », même si son avis sur Telegram est clair depuis longtemps.

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