À Singapour, les policiers pourront accéder aux données de TraceTogetherCrédits : Bill Oxford/iStock

En vertu du code de procédure pénale du pays, la police de Singapour peut obtenir toutes les données – y compris les informations recueillies par l'application TraceTogether de suivi des contacts COVID-19 – pour faciliter les enquêtes criminelles, relève ZDNet.

Dans ses efforts pour atténuer les problèmes de confidentialité, le gouvernement de Singapour avait souligné à plusieurs reprises que les données COVID-19 « ne seraient jamais accessibles à moins que l'utilisateur ne soit testé positif ».

Mais le ministre de l'intérieur, interrogé au Parlement, a confirmé que les « policiers autorisés » peuvent invoquer le Code de procédure pénale pour accéder aux données de TraceTogether « dans des circonstances où la sécurité des citoyens est ou a été affectée » ainsi que pour des enquêtes pénales.

Il a ajouté que les agents publics qui divulgueraient sciemment les données sans autorisation ou en utilisant abusivement les données pourraient être condamnés à une amende allant jusqu'à 5 000 $ SG ou emprisonnés jusqu'à deux ans, voire les deux.

La  déclaration de confidentialité de TraceTogether a été mise à jour, et précise : « Nous voulons également être transparents avec vous. La police de Singapour est habilitée, en vertu du CPC, à obtenir toutes les données, y compris les données TraceTogether, pour des enquêtes criminelles. »

La ministre en charge de l'Initiative Smart Nation et ministre des Affaires étrangères, Vivian Balakrishnan, avait précédemment noté que les données TraceTogether n'étaient pas stockées sur une base de données centralisée, mais étaient « décentralisées et chiffrées sur les téléphones et les appareils », et qu'elles n'étaient téléchargées que lorsqu'une personne était testée positive au COVID-19.

Plus de 4,2 millions d'habitants, soit 78 % de la population locale, ont adopté l'application de traçage des contacts TraceTogether, l'un des taux de pénétration les plus élevés au monde. Ce taux a même doublé depuis septembre dernier, probablement alimenté par l'annonce du gouvernement que l'utilisation de l'application serait obligatoire pour accéder aux lieux publics au début de 2021.

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