Solar Impulse en passe d'être militariséCrédits : Jackie Niam/iStock

Vendu l’an dernier à une discrète start-up, l’avion Solar Impulse – présenté comme le futur de l’aviation propre – va servir de base de développement à un drone de surveillance à l’attention notamment du secteur militaire, révèle la RTS.

Le groupe de défense italien Leonardo (ex-Finmeccanica), principal actionnaire connu de Skydweller (qui a racheté Solar Impulse), a évoqué lors du dernier salon aéronautique de Dubaï un concept d’appareil autonome basé sur Solar Impulse, capable « d’embarquer un radar, des optiques électroniques, des appareils de télécommunications, des systèmes d’écoute et d’interception téléphonique ».

Si Bertrand Piccard, le pilote d’essai historique de Solar Impulse, a été débauché et est chargé de remettre en vol la machine, l’objectif annoncé de Skydweller est à terme de remplacer l’humain par un système autonome et de profiter du gain de poids pour installer des outils de surveillance et d’observation.

Malgré ces éléments, Bertrand Piccard dit toujours croire aux futures applications commerciales et industrielles du projet, citant des services de télécommunications, de météorologie ou de photographie aérienne. Il invite aussi « à ne pas être hypocrite », rappelant que, dans l'autre sens, « de nombreux systèmes aujourd’hui pacifiques ont été développés par l’armée ».

Cette vente, qui détone avec le combat originel de Solar Impulse pour la transition énergétique et sa promotion de valeurs humanistes, pose également des questions financières, précise la RTS.

Le coût de l’aventure Solar Impulse a en effet été de 170 millions de francs suisses sur 15 ans, en majorité apportée par des sponsors et mécènes privés, mais également par des participations directes et indirectes de la Confédération suisse. Aujourd’hui, le produit de la vente est uniquement encaissé par Solar Impulse SA, société détenue par Bertrand Piccard et son associé André Borschberg.

La vente du bijou technologique a donc rapporté de l’argent aux fondateurs, mais pas aux sponsors et soutiens privés, comme la Confédération. Ce n’était pas prévu dans les contrats. Les accords conclus consistaient essentiellement à profiter de la publicité entourant l’aventure autour du monde.

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