Le gouvernement abandonnerait son projet d'expérimentation de la reconnaissance facialeCrédits : imaginima/iStock

Initialement inclus à la proposition de loi sur la Sécurité globale, le projet d'expérimentation de la reconnaissance faciale via la vidéosurveillance en a été retiré il y a une quinzaine de jours, explique Elsa Trujillo sur BFMTech.

Annoncée à plusieurs reprises par Cédric O en fin d'année dernière et en février, elle était censée durer « six mois à un an » et venir nourrir une réflexion nationale sur l'utilisation de cette technologie bien souvent décriée. L'abandon du projet n'aurait rien à voir avec le port du masque obligatoire dans les lieux publics, précise BFM : le coup d'arrêt aurait surtout été porté par plusieurs censures successives de propositions de loi récentes par le Conseil Constitutionnel.

« Le Conseil constitutionnel a coup sur coup censuré la loi Avia sur les propos haineux en ligne, pour la vider de sa substance, et l'essentiel des dispositions de la loi de sûreté contre les ex-détenus terroristes. Il s'agissait d'éviter d'être à nouveau confronté à ce cas de figure », explique le député LaRem Jean-Michel Mis. 

« Nous avons un certain nombre de fronts ouverts sur le numérique », complète-t-il. « Par ailleurs, le sujet de la reconnaissance faciale, notamment dès lors qu'il s'agit de reconnaissance faciale en temps réel, heurte les sensibilités. Le législateur ne peut obérer les sentiments des foules ».

L'instance de supervision française des technologies de reconnaissance faciale, qui aurait dû être créée pour l'occasion, en impliquant la CNIL et « des membres issus de différentes administrations et régulateurs », ne serait elle non plus toujours pas sur les rails. 

Toutefois, cette décision ne peut en rien préjuger du déroulé des débats au Parlement, avec le dépôt puis l’adoption d’un amendement pour accompagner ces expérimentations. Un scénario qui nous fut soufflé mi-octobre

De même, la CNIL plaide depuis plusieurs mois pour que ce régime soit encadré par des textes. « C’est aux pouvoirs publics de se saisir du sujet. Nous considérons que c’est un sujet trop sérieux pour qu’il reste uniquement  dans une logique d’analyse au cas par cas », nous expliquait en ce sens Marie-Laure Denis, présidente de la CNIL.

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