Environnement et numérique : le CNNum va plus loin que le Sénat, évoquant la fin des forfaits illimités… sur le fixe

Comme prévu, le Conseil national du numérique publie une feuille de route sur l'environnement et le numérique « réalisée en partenariat avec le Haut conseil pour le climat », ainsi qu'un avis sur les données environnementales d'intérêt général. Deux documents assez longs, qu'il serait difficile de résumer en un seul morceau. Nous aurons donc l'occasion d'y revenir prochainement. 

Selon Salwa Toko, la présidente du CNNum : « nous avons voulu être utiles et la feuille de route que nous avons co-construite est un instrument opérationnel pour mettre la transition numérique au service de la transition écologique et solidaire ».Il doit ainsi être « un véritable mode d’emploi pragmatique et actionnable » pour le gouvernement. Une intention louable, comme le précédent rapport sénatorial sur le sujet. Mais qui tombe dans les mêmes travers, avec un petit aspect « inventaire à la Prévert ». 

Ainsi, on y trouve des idées intéressantes comme « s’accorder sur les méthodes de quantification des impacts environnementaux du numérique », ce que justifient en général assez bien ce genre de rapports et ceux sur lesquels ils s'appuient. Ou rendre ces analyses plus systématiques.

Mais aussi « améliorer la collecte des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) [et] veiller au respect des normes en vigueur en matière de recyclage et faire de la lutte contre le traitement et l’export illégaux de déchets électriques et électroniques une priorité ». Et même renforcer la garantie légale. 

On note également une volonté de favoriser l'information, l'éducation, les engagements autour de ces sujets, de favoriser les projets sans impact, engager le monde du libre, l'économie circulaire, etc. 

Mais dans ces 160 pages, il y a aussi nombre de grandes idées peu concrètes et autres tentatives de moraliser l'utilisateur « by design ». On pense notamment à la volonté « d’encourager les forfaits à consommation limitée, y compris sur le fixe », comme si ce n'était déjà pas le cas sur le mobile (voir notre précédent article).

Le rapport propose également de « limiter les fonctions de « préchargement » de ressources dans les navigateurs » ou de « rationaliser l’hyper-disponibilité des data centers, c’est-à-dire limiter la redondance des services dans plusieurs data centers (hors services essentiels) ».

Bref, plus qu'un travail clé en main avec une stratégie claire, il ressemble surtout à une foire aux idées ayant cherché à satisfaire un peu tout le monde, mais impossible à reprendre en l'état. Il y a ainsi fort à parier que, si le gouvernement décide de s'appuyer sur ce document, il n'y reprendra que les portions qui l'intéressent.

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