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Pour les 42 ans du 8086, Yves Rougy revient sur l’histoire de ce processeur mythique

L’anniversaire était hier, en même temps que la mise en ligne de la vidéo. Le 8086 est un CPU « 16 bits à 100 % » gravé en 3 micromètres (on compte désormais en nanomètres) à 5 MHz avec 29 000 transistors. Il est le digne successeur du 8080 (6 micromètres, 2 MHz et 4 500 transistors).

Pour en savoir plus, on vous laisse dans les mains d’Yves Rougy, qui est remonté jusqu’en 1976 lors du lancement des recherches sur le 8086, qui arrivera donc deux ans plus tard.

44 commentaires
Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 09/06/20 à 08:12:47

Les processeurs Intel face aux Motorola dans les années 90, avec les 680x0 face aux 80x86 (bien supérieurs, déjà des registres 32 bits, et un assembleur ô combien plus lisible), puis les PowerPC face au Pentium, ça me fait toujours penser aux échecs des solutions plus prometteuses, comme pour VHS face à Betamax (techniquement supérieur), ou Windows face à d'autres OS (dont AmigaOS qui était en avance), et j'en oublie.

J'avais lu il y a longtemps un article détaillé sur le "vapourware" qui avait accompagné la genèse des Pentium, alors que les PowerPC étaient sortis avant et avec de bons résultats. Du coup on se tape des processeurs avec un lourd héritage, un jeu d'instruction un peu tordu (pour ceux qui ont fait de l'assembleur x86 et du 68000 ou du 6502 avant, ils voient de quoi je parle), et un coût en silicium qui va avec. On est loin de l'élégance des PowerPC, ou d'autres CPU des années 90.

Édité par OlivierJ le 09/06/2020 à 08:13
Avatar de sylvere Abonné
Avatar de sylveresylvere- 09/06/20 à 09:44:41

Precision: le 32bit chez Intel date de 1985 (le 80386 ou tout simplement le 386), donc Intel n'était pas si en retard que ça.

Mais en effet par rétrocompatibilité l'usage du 16b est restée la norme pendant longtemps sur x86.

Avatar de yro Abonné
Avatar de yroyro- 09/06/20 à 09:44:50

La différence est que Intel est déjà bien installé dans les années 90s, et que quand l'alliance Apple-IBM-Motorola sort le PowerPC, c'est une architecture nouvelle, donc sans programmes existants...
Je pense que le soucis est avant tout dans la base installé, que dans les avantages techniques. Un peu comme les échecs de Windows sur téléphone, ou Firefox OS. Quand le marché est installé, c'est difficile de le faire changer, surtout si il n'y a pas un différenciateur fort.

Avatar de Vilainkrauko Abonné
Avatar de VilainkraukoVilainkrauko- 09/06/20 à 09:58:21

Ah ... ce me rajeunit pas ! :D

Avatar de chameau Abonné
Avatar de chameauchameau- 09/06/20 à 10:13:04

Un petit oubli dans l'historique : le 8085 premier proc monotension (5v) chez Intel. Réponse au 6802 de Motorola.
 En même temps la mémoire EPROM I2708 se voyait remplacée elle aussi par une monotension la I2758

Avatar de brice.wernet Abonné
Avatar de brice.wernetbrice.wernet- 09/06/20 à 10:15:14

OlivierJ a écrit :

Du coup on se tape des processeurs avec un lourd héritage, un jeu d'instruction un peu tordu (pour ceux qui ont fait de l'assembleur x86 et du 68000 ou du 6502 avant, ils voient de quoi je parle), et un coût en silicium qui va avec. On est loin de l'élégance des PowerPC, ou d'autres CPU des années 90. 

Perso j'avais cet avis au moment du P4. Maintenant, j'ai pas mal évolué sur le sujet.

  • L'ARM, le PowerPC ont été créé en RISC, avec au départ des limitations sur les protections ou lal'absence d'opérations telles que la division
  • En tout cas, à part les articles de Carmack avant 200x où il a totalement abandonné le PPC, une énorme démonstration de PowerPC, c'est la gamecube, qui en moins de 20W fait des effets graphiques impressionnants
  • Toutefois: si le PC se traîne de vieilles instructions, intel a su intégrer de nouveaux paradigme plus "propres" SSE/AVX et autres, qui sont les plus important pour le gain de perf
  • L'intérieur d'un x86 est de toutes façon plus ou moins RISC après le décodage
  • Le nombre de transistors et la taille du silicium d'un CPU est surtout lié au cache et/ou au GPU.

Pour rappel, un 80386 consommait moins de 5W, certaines puces de portable actuelles consomment plus (en pointe). Si l'assembleur 68000 était intéressant, le 8086 malgré ses faibles registres avait des instructions de boucle (les LOOP/REPs) que je ne connais pas ailleurs et qui permettent de faire des traitements en quelques lignes. Il y avait aussi des trucs zarbis comme le reste de la division qui se retrouvait dans un autre registre - utilisé rarement par les compilateurs haut niveau.

Intel a aussi fait la démo des Atom qui ont montré que à puissance "comparable", intel savait faire des CPU qui consommaientt à peu près pareil que des ARM (dans des domaines où l'écran consomme encore plus que le CPU).

Bref, j'ai été impressionné de voir comment le X86 a pu être décliné (y compris dans des PDA, des calculettes!) alors qu'on lisait partout qu'il n'était adapté à rien d'autre que le Desktop lourd et le serveur.
 
Et puis maintenant, on parle surtout de RISC-V pour le futur.

yro a écrit :

Je pense que le soucis est avant tout dans la base installé, que dans les avantages techniques. Un peu comme les échecs de Windows sur téléphone, ou Firefox OS. 

Surtout que le prix des PC descendait en flèche, difficile de vendre des ordis à 20000F quand on en trouvait des pas mal à 5000F. Plus le fait que les ventes grand public suivaient les ventes pro, les gens achetant pareil que ce qu'ils avaient au boulot souvent. Et il était difficile de percer le marché pro.
Actuellement, c'est différent, depuis l'iPad à peu près, le marché est tiré par le grand public - ce que je déplore côté pro, puisque les outils pro perdent ... leur côté pro.

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 09/06/20 à 10:15:57

sylvere a écrit :

Precision: le 32bit chez Intel date de 1985 (le 80386 ou tout simplement le 386), donc Intel n'était pas si en retard que ça.

En pratique et en volume, quand les 386 se sont répandus, ça faisait bien longtemps que les 68000 existaient (entre autres chez Apple, Amiga, Atari, etc). Et en plus le mode 32 bits des 386 n'était pas utilisé par la plupart des OS qui tournaient dessus (MS-DOS, la blague). Linux fait d'ailleurs partie des OS qui ont utilisé directement le 32 bits sur 386.

yro a écrit :

La différence est que Intel est déjà bien installé dans les années 90s, et que quand l'alliance Apple-IBM-Motorola sort le PowerPC, c'est une architecture nouvelle, donc sans programmes existants...

Apple avait bien bossé le sujet pour qu'on puisse faire tourner les programmes existants dessus. Le PowerPC avait été aussi choisi pour les BeBox et le beau BeOS (fantastique pour l'époque), pas mal de geeks y croyaient, mais là aussi MS et ses pratiques commerciales (pas de double boot) n'ont pas aidé.

Quand le PowerPC est sorti, Intel n'avait pas tout à fait la domination qu'il y a eu ensuite. Cela dit je suis d'accord que la base installée entraîne toujours une inertie, mais Intel a énormément lutté.
Après quelques recherches j'ai trouvé cet article (1995 et en ligne, wahou bravo Libé), mais pas aussi détaillé sur les années précédentes, et le "vapourware" d'Intel avec son "Pentium qui va être très performant vous allez voir" :
https://www.liberation.fr/ecrans/1995/03/24/vu-de-la-silicon-valley-power-pc-pen...
et cet extrait qui symbolise tout pour moi : « Intel optait alors pour la guerre psychologique et la pression commerciale - rejoignez le camp des vainqueurs. En face, Motorola pratiquait le genre de marketing d'ingénieurs, soucieux des faits [..] »

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 09/06/20 à 10:21:24

brice.wernet a écrit :

Toutefois: si le PC se traîne de vieilles instructions, intel a su intégrer de nouveaux paradigme plus "propres" SSE/AVX et autres, qui sont les plus important pour le gain de perf

C'est très tardif le SSE, et pour beaucoup ça ne sert pas.

brice.wernet a écrit :

L'intérieur d'un x86 est de toutes façon plus ou moins RISC après le décodage

Oui mais à quel prix en terme de silicium, ça n'aide pas.

brice.wernet a écrit :

Le nombre de transistors et la taille du silicium d'un CPU est surtout lié au cache et/ou au GPU.

Un peu plus vrai maintenant, mais pas pendant bien longtemps.

Conceptuellement, et en tant que "technicien/ingénieur", ça me chagrine, car c'est comme pour MS, c'est la victoire du marketing sur la technique.

Avatar de yvan Abonné
Avatar de yvanyvan- 09/06/20 à 10:26:12

L'idée que c'est le produit le meilleur techniquement qui gagne et que le consommateur est une unité économique libre et éclairée relève de l’idéologie.

C'est l'entreprise la plus riche qui les 3/4 du temps impose via la communication ses solutions.

IBM fin du 20e personne ne pouvait test.

Avatar de yvan Abonné
Avatar de yvanyvan- 09/06/20 à 10:47:41

OlivierJ a écrit :

Apple avait bien bossé le sujet pour qu'on puisse faire tourner les programmes existants dessus. Le PowerPC avait été aussi choisi pour les BeBox et le beau BeOS (fantastique pour l'époque), pas mal de geeks y croyaient, mais là aussi MS et ses pratiques commerciales (pas de double boot) n'ont pas aidé.

Heu, apple c'était tellement de la merde dans les années 90, un repackaging infini quasi du même hardware et un OS buggé jusqu'à la moelle. Apple était dans sa grande descente aux enfers et aurait fermé si Microsoft n'y avait pas injecté de pognon et si Steve Jobs n'était pas revenu aux manettes. Ils n'étaient plus prescripteurs depuis 10 ans quand wintel a définitivement gagné sur PC domestique comme pro (quand Amiga s'est ratatinée).
Selon moi c'est plus IBM, qui gravait du power pc d'ailleurs, qui aurait pu pousser cette architecture mais qui ne l'a pas fait, ou pas assez. Peut être dans l'espoir qu'OS2 (x286) perce en entreprise?

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