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CNRS : « Ce que l'on sait (ou non) de la circulation du virus dans l'air »Crédits : nito100/iStock

C’est un sujet d’actualité avec la pandémie dûe au virus SARS-CoV-2. Dans son Journal, le CNRS interviewe le physicien et chimiste Jean-François Doussin afin de livrer « un état des lieux des connaissances sur la propagation du virus dans l’air ».

Il revient notamment sur une « étude » rédigée par 12 universitaires italiens : « Les auteurs de ce document, qui ne sont pas des spécialistes de la pollution atmosphérique, y affirment que les concentrations élevées de particules fines dans le nord de la Péninsule, une vallée très industrielle donc très polluée, ont pu favoriser la propagation du coronavirus dans le Piémont, en Lombardie, en Vénétie et en Émilie-Romagne ».

Problème : « Bien que cette étude ne réponde pas aux critères qui garantissent la validité des résultats scientifiques (elle n’a pas été évaluée par des pairs), et malgré l’appel à la prudence lancé par la Societa Italiana di Aerosol […] et relayé dans l’Hexagone par Actris-France […], la thèse défendue par les chercheurs italiens a jeté le trouble et reçu un écho retentissant ».

La suite ne surprendra pas grand monde : « De grands journaux nationaux et internationaux l’ont reprise, présentée comme acquise, et ont même parlé des particules fines comme d’une "autoroute pour le coronavirus". Cette thèse s’est propagée sur les réseaux sociaux sachant que les mauvaises nouvelles circulent plus vite que les bonnes… ».

Une situation qui arrive malheureusement bien trop souvent, certains cédant à la facilité ou au clickbait en relayant à tout va des publications (« Selon une étude, … »). 

Dans le reste de l'interview, il évoque les risques et la manière dont peut se propager le virus, mais aussi la frustration de la population face à l’incertitude des scientifiques. Par exemple, dire « Pour l’instant, nous ne savons pas. Nous saurons peut-être un jour, mais impossible de dire quand » n’est pas, selon Doussin « un discours fiable », c’est « une éthique ».

23 commentaires
Avatar de KP2 Abonné
Avatar de KP2KP2- 27/05/20 à 08:58:15

> Il revient notamment sur une « étude » rédigée par 12 universitaires italiens

Ce papier n'était même pas une note d'intention... ça valait a peine un article de blog. Ca ne valait tellement rien que même Raoult n'aurait pas osé (je m'avance un peu mais j'y crois)
Et pourtant, ça a fait un foin pas possible effectivement...

> La suite ne surprendra pas grand monde : « De grands journaux nationaux et internationaux l’ont reprise, présentée comme acquise, et ont même parlé des particules fines comme d’une "autoroute pour le coronavirus". Cette thèse s’est propagée sur les réseaux sociaux sachant que les mauvaises nouvelles circulent plus vite que les bonnes… ».
Une situation qui arrive malheureusement bien trop souvent, certains cédant à la facilité ou au clickbait en relayant à tout va des publications (« Selon une étude, … »).

Franchement, le niveau de la médiatisation de la recherche scientifique est à un tel niveau de nullité, c'est proprement effrayant.

Édité par KP2 le 27/05/2020 à 08:58
Avatar de Jarodd INpactien
Avatar de JaroddJarodd- 27/05/20 à 09:34:19

Pendant la coupe du monde de foot, on a 65 millions d'entraîneurs qui auraient forcément fait mieux que le vrai.
Pendant une pandémie, on a 65 millions de scentifiques chevronnés, qui savent tout mieux que les meilleurs professeurs et chercheurs.
Pour paraphraser le slogan d'une marque de frites : « ce sont ceux qui en savent le moins qui en parlent le plus ».

Avatar de dematbreizh Abonné
Avatar de dematbreizhdematbreizh- 27/05/20 à 09:39:31

Ya que moi que ça dérange, que l'on parle de propagation dans l'air?

J'ai toujours entendu (et partout) que le coronavirus ne se propageait que par contact... d'où le gel et les masques!

Avatar de MeGusta INpactien
Avatar de MeGustaMeGusta- 27/05/20 à 09:49:47

dematbreizh a écrit :

Ya que moi que ça dérange, que l'on parle de propagation dans l'air?

J'ai toujours entendu (et partout) que le coronavirus ne se propageait que par contact... d'où le gel et les masques!

Oui mais pour qu'il y ait risque par contact, c'est bien qu'il y a eu un 'dépôt' fait par des postillons, pardon, gouttelettes.
Le vrai danger, c'est en fait le temps de vie du virus lorsqu'il est expulsé du corps. S'il meurt de suite, risque 0, mais s'il s'accroche aux surfaces ou reste en suspension dans les airs pendant quelques minutes, quelques heures, quelques jours, cela change toute la donne.

 

Avatar de anonyme_eef969e99a274610807fd9faa41faeaa Abonné

« Par exemple, dire « Pour l’instant, nous ne savons pas. Nous saurons peut-être un jour, mais impossible de dire quand » n’est pas, selon Doussin « un discours faible », c’est « une éthique ». »

   Sauf que, dans notre société où il faut être le plus ceci et le plus cela, ne pas savoir est une faiblesse. Et c'est pas comme si le gourvernement lui-même disait en mars que les masques ne servaient à rien (sous l'autorité d'un conseil scientifique qui servait d'alibi au confinement), aujourd'hui il en promeut la vente à La Poste, à E.Leclerc, tout en disant qu'il n'y a jamais eu de "pénurie" (remplacer ce mot par un mot de la novlangue des économistes de la gestion à flux tendus). Si seulement des médecins (des médecins-animateurs, des médecins-experts), le directeur générale de la santé, les ministres de la santé (dont la 1ère a quitté son poste pour devenir candidate à une parodie d'élection municipale), etc, ne s'étaient pas avancer à définir cette épidémie qu'ils ne connaissaient pas plus que n'importe quel autre médecin ou virologue ou épidémiologiste, on n'en serait pas à trouver là.
Édité par joma74fr le 27/05/2020 à 09:56
Avatar de Shamaan INpactien
Avatar de ShamaanShamaan- 27/05/20 à 09:53:46

Justement, tout l'enjeu scientifique en ce moment est de savoir si le virus ne se propage pas dans l'air, indépendamment de petites gouttelettes.
Des études sont en cours car si cette propagation dans l'air s'avérait possible, cela changerait pas mal de préconisations, du moins il faudrait aller encore plus loin pour se protéger correctement.

Edit : grillé par MeGusta

Édité par Shamaan le 27/05/2020 à 09:54
Avatar de vampire7 INpactien
Avatar de vampire7vampire7- 27/05/20 à 11:16:32

Bon en clair, ils ont trouvé une corrélation.

Avatar de tmtisfree Abonné
Avatar de tmtisfreetmtisfree- 27/05/20 à 12:45:26

KP2 a écrit :

Franchement, le niveau de la médiatisation de la recherche scientifique est à un tel niveau de nullité, c'est proprement effrayant.

Il ne faut pas s'en étonner : l'auteur est aussi coupable quand il affirme que les universitaires "ne sont pas des spécialistes de la pollution atmosphérique". Franchement, commencer par se rabaisser à défendre son bac à sable en tentant de discréditer des collègues est juste minable.

Il oublie aussi les communiqués de presse 'scientifiques' grandiloquents et/ou alarmistes pour faire de l'audience (dans son propre domaine de la pollution atmosphérique par ex., ou en climastrologie), ou les NDA de certains 'scientifiques' imposés à la presse (mais pas toute) pour éviter de discuter les mérites du travail et faire le maximum de buzz merdiatique (Séralini est un bon ex.), ou les petits arrangements entre pairs (ou compères) pour se soutenir dans la guerre de publication, etc.

Bref les scientifiques sont aussi responsables que les autres : ils devraient d'abord nettoyer devant leur porte avant de critiquer.

Avatar de tmtisfree Abonné
Avatar de tmtisfreetmtisfree- 27/05/20 à 13:00:35

Pour l’instant, nous ne savons pas. Nous saurons peut-être un jour, mais impossible de dire quand » n’est pas, selon Doussin « un discours faible », c’est « une éthique

On aimerait que cette position toute théorique soit plus souvent rendue opérationnelle dans les faits.

Dans la réalité, et le dernier exemple en date du virus chinois est typique, quelques modélisations grossièrement erronées mais présentées en quadrichromie sur papier glacé auront suffi à créer l'hystérie chez les gouvernements pour mettre en état d'arrestation leur population et ruiner l'économie.

Ça fait cher payé pour une telle débâcle. L'exemple anglais est le plus documenté sur les fiascos des modélisations qui se suivent et se ressemblent lors des épidémies précédentes, avec des prédictions tellement erronées que cela en serait comique si les conséquences n'en étaient pas si désastreuses.

Édité par tmtisfree le 27/05/2020 à 13:01
Avatar de KP2 Abonné
Avatar de KP2KP2- 27/05/20 à 13:38:30

tmtisfree a écrit :

Il ne faut pas s'en étonner : l'auteur est aussi coupable quand il affirme que les universitaires "ne sont pas des spécialistes de la pollution atmosphérique". Franchement, commencer par se rabaisser à défendre son bac à sable en tentant de discréditer des collègues est juste minable.

Il oublie aussi les communiqués de presse 'scientifiques' grandiloquents et/ou alarmistes pour faire de l'audience (dans son propre domaine de la pollution atmosphérique par ex., ou en climastrologie), ou les NDA de certains 'scientifiques' imposés à la presse (mais pas toute) pour éviter de discuter les mérites du travail et faire le maximum de buzz merdiatique (Séralini est un bon ex.), ou les petits arrangements entre pairs (ou compères) pour se soutenir dans la guerre de publication, etc.

Bref les scientifiques sont aussi responsables que les autres : ils devraient d'abord nettoyer devant leur porte avant de critiquer.

Justement, pour moi, le rôle de la presse est de filtrer ces pratiques, pas de tomber dedans et relayer tout et n’importe quoi...
On peut pas empêcher des pseudos scientifiques de tenter de faire des annonces fracassantes mais le pouvoir de la presse est de modérer et relativiser cela... enfin, ça devrait l’être.

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