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Le Syndicat national des journalistes attaque le « Desinfox Coronavirus » du gouvernementCrédits : eranicle/iStock

Représenté par Mes William Bourdon et Vincent Brengath, le Syndicat national des journalistes dépose un référé-liberté « pour atteinte à la liberté de la presse » et discrimination. 

La requête vise la page « Desinfox Coronavirus » du gouvernement censé donner « accès aux articles de médias français luttant, dans le cadre de la crise sanitaire, contre la désinformation ». Une page qui a déjà suscité une salve de critiques du secteur. 

Devant le Conseil d’État, le syndicat demande tout simplement son retrait au motif qu’il ne revient « pas au gouvernement d'être "l'organe certificateur des médias" ».  Seuls cinq médias bénéficient des attentions de l’exécutif, « comme si les autres (...) employant des journalistes ne faisaient pas, au quotidien, un travail d’information pluraliste que ce soit sur le Covid-19 ou tout autre sujet par ailleurs ».

Le problème de ces certifications officielles est effectivement qu’elles engendrent un régime à deux vitesses, entre les médias retenus, et les autres. « Comme par hasard, relève le SNJ, on n’y trouve pas les informations contradictoires dénonçant la mauvaise gestion de cette crise sanitaire grave par le gouvernement ».

Ajoutons pour notre part que la page pourrait poser problème aussi sur le terrain de la propriété intellectuelle. Depuis la loi sur les droits voisins, un site (ou service de communication au public en ligne) doit bénéficier de « l'autorisation de l'éditeur de presse ou de l'agence de presse (…) avant toute reproduction ou communication au public totale ou partielle de ses publications de presse sous une forme numérique ». 

Cette autorisation serait consentie en contrepartie du paiement de droits, selon la volonté des parties. Une conséquence de la directive sur le droit d’auteur, ardemment défendue par le gouvernement français.  Certes, la loi a créé une exception pour les courts extraits, qui resteraient d’usage libre… mais selon le ministère de la Culture, cette exception pourrait ne pas valoir pour les titres.

25 commentaires
Avatar de secouss Abonné
Avatar de secousssecouss- 05/05/20 à 08:56:11

Ils attaquent l'état pour diffusion de fausses informations ? x)

Sinon c'est top de les attaquer sur ce sujet en effet !

Avatar de Kazer2.0 Abonné
Avatar de Kazer2.0Kazer2.0- 05/05/20 à 09:03:22

C'est pas la première fois qu'ils se reprennent un coup de bâton. Je me souviens d'une loi à la con qui empêcher les fakes news ou je sais plus exactement et twitter avait du coup refusé de diffuser les pubs du gouvernement pour inciter à voter car message politique.

Ils avaient utilisé une récente loi française pour refuser de diffuser des messages du gouvernement, je me souvient plus des détails (une recherche sur n'importe quel moteur de recherche devrait aider), je me souvient juste à quel point c'était jouissif :transpi:

Édité par Kazer2.0 le 05/05/2020 à 09:04
Avatar de Jarodd INpactien
Avatar de JaroddJarodd- 05/05/20 à 09:20:57

Donc le syndicat attaque indirectement une partie de la presse, qu'il est censé représenter ?

Avatar de Soriatane Abonné
Avatar de SoriataneSoriatane- 05/05/20 à 09:29:02

Non, il attaque le fait que le gouvernement décide de faire une sélection d'article de presse.

Je m'assurerais beaucoup que des journaux demande à l'État de payer pour la diffussion des articles comme ils souhaitent le faire pou Google. Mais ils utiliseront jamais ce levier trop risqué politiquement.

Avatar de anonyme_eef969e99a274610807fd9faa41faeaa Abonné

Non, c'est une sélection d'articles du gouvernement. Les organes de presse n'y sont pour rien, quelques-uns ont d'ailleurs déclaré leur désolidarisation de cette initiative gouvernementale. Autrement-dit, ce n'est pas un partenariat avec les médias cités.

Édité par joma74fr le 05/05/2020 à 09:42
Avatar de anonyme_eef969e99a274610807fd9faa41faeaa Abonné

Cela-dit que le gouvernement fasse du pied aux administrateurs de ces médias dans le but de mettre une éventuelle pression sur les rédactions et les journalistes, ce ne serait pas étonnant. Déjà que l'Elysée évince parfois les médias accrédités aux conférences de presse, voire filme les déplacements présidentiels en l'absence de la presse...

https://www.challenges.fr/politique/macron-clot-la-polemique-sur-la-salle-de-pre...
https://www.europe1.fr/medias-tele/deplacements-demmanuel-macron-un-journaliste-...

Édité par joma74fr le 05/05/2020 à 10:13
Avatar de Dj Abonné
Avatar de DjDj- 05/05/20 à 10:13:19

Surtout que comme l'expliquer Reflets, dans les articles il y avait une fake news qui allait dans le sens du gouvernement  (comme quoi la vente des masques était interdit aux particuliers)
 
https://reflets.info/articles/ventes-de-masques-au-grand-public-les-mensonges-du-gouvernement

Avatar de DanLo Abonné
Avatar de DanLoDanLo- 05/05/20 à 10:49:10

Le souci est bien plus du côté "diversité de la presse" qui est directement bafouée par l'Etat s'il se met à sélectionner les 3-4 médias (et plus précis encore : il sélectionne les actus dans ces médias) qu'il juge "vrai" pour être mis en avant de façon "officielle" (i.e. site du gouvernement).

Avatar de espritordu Abonné
Avatar de espritorduespritordu- 05/05/20 à 10:52:43

J'aimerais bien connaître l'histoire derrière cette revue de presse.

Qui sont ces personnes du SIG qui éditent le site gouvernement.fr ?

https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2019/08/sig...

Ce sont des apparatchiks en poste qui traversent les gouvernements successifs ? Des militants ou en lien avec le parti qui sont changés à chaque remaniement ? Quelle est la limite entre "communication gouvernementale" et propagande électorale ?

Edit : et qu'est ce que Morgan Freeman vient faire là dedans ?

Édité par espritordu le 05/05/2020 à 10:54
Avatar de ProFesseur Onizuka Abonné
Avatar de ProFesseur OnizukaProFesseur Onizuka- 05/05/20 à 10:57:55

Le problème de ces certifications officielles est effectivement qu’elles engendrent un régime à deux vitesses, entre les médias retenus, et les autres.

C'est l’arroseur arrosé: ironiquement, c'est exactement le même problème qui est dénoncé sur les pages de "fact-checking" des journaux de masse: une sélection partiale des idées à "checker" qui vont uniquement dans le sens qui arrange la ligne éditorial du journal, avec souvent l'interdiction des commentaires sur ces pages spécifiquement, ce qui démontre une volonté délibéré d'asséner "leur" vérité, et de censurer toute critique et avis alternatifs :roll:

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