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Twitter se préparerait à faire machine arrière sur les API pour développeurs tiersCrédits : mantinov/iStock

2018 restera l’année noire des clients tiers pour Twitter. En août, le service de micro-blogging enterrait plusieurs API utilisées par ces applications pour accéder à de nombreuses fonctions essentielles.

Tweetbot, Twitterriffic ou encore Plume se sont ainsi vus amputés de capacités pourtant centrales, comme le rafraichissement automatique et en direct du flux. Ils sont réduits à interroger régulièrement les serveurs à la recherche de nouveaux tweets. Impossible également d’accéder à l’Activité, onglet résumant les réactions autour du compte (likes, retweets, abonnements…).

La différence est d’autant plus criante avec les applications et sites officiels (y compris Tweetdeck) que les fonctions arrivées plus tard n’ont pour la plupart pas pu être prises en compte, dont les sondages, les groupes de conversations privés, etc. 

La décision fut largement perçue comme un moyen pour Twitter de tuer la concurrence. Les applications tierces étaient souvent plus agréables, beaucoup plus rapides et innovaient plus facilement dans leur approche. Estropiées par le retrait des API, elles sont bien sûr depuis moribondes, même si elles sont suivies pour certaines par des utilisateurs loyaux.

Et la différence se faisait d’autant plus sentir que l’application officielle semblait se contenter du minimum vital. L’interface n’a que peu évolué, quelques thèmes arrivent lentement (ceux de la version web ne sont même pas encore répercutés), l’application reste lourde en dépit des efforts et la publicité y est bien sûr monnaie courante. 

Dans un email interne récupéré peu après la suppression des API, le PDG Jack Dorsey niait l’intention de tuer les clients tiers. Il y expliquait que les interfaces utilisées jusque-là étaient en bêta depuis plus de 9 ans. Il s’agissait donc uniquement d’un ménage, sans solution de rechange.

« Ce n’est pas une option réaliste pour nous d’investir dans le développement d’un service entièrement neuf pour remplacer ces API, qui sont utilisées par moins de 1 % des utilisateurs de Twitter », expliquait alors le patron.

L’argument est bancal, car les utilisateurs étaient alors déjà soumis aux restrictions : toutes les nouvelles fonctions apparaissant dans Twitter n’étaient pas reportées dans les API pour les tiers, dont les sondages et les DM de groupes. Il n’a longtemps même pas été possible d’envoyer une image dans une conversation privée. Dans ce contexte, nombreux étaient ceux à avoir déjà transité vers le client officiel, faute de choix.

Mais il pourrait y avoir un espoir. Dans une interview donnée à Buzzfeed dans le cadre du Twitter News Summit, Jack Dorsey a reconnu : « Nous devons décentraliser davantage Twitter. Nous avons trop retiré [de fonctions] de notre API. Nous sommes en train de changer ça ».

Twitter travaillerait donc, a priori, à remettre en place certaines fonctions. Lesquelles, dans quelle mesure, et avec quelles restrictions, on ne le sait pas encore. On imagine mal l’entreprise autoriser les clients tiers à récupérer la totalité des fonctions existantes, car les utilisateurs auraient tôt fait de se débarrasser de l’application officielle et de ses (juteuses) publicités.

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