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Un État allemand et les Pays-Bas bannissent partiellement Office 365

En Allemagne, le débat de savoir si Office 365 est adapté aux usages fédéraux n’est pas neuf. À la lumière du RGPD, il a pris une tournure nouvelle. En juillet, il est encore monté en intensité après la décision, par l’État de Hesse, de bannir Office 365 des écoles publiques.

Pour le commissaire à la protection des données, Michael Ronellenfitsch, les données collectées et envoyées aux serveurs de Microsoft posent un vrai problème. Le RGPD impose qu’un consentement clair soit donné par l’utilisateur, ce qui ne peut se produire dans le cas des élèves.

Ce vieux débat avait poussé Microsoft à installer un centre de données en Allemagne pour y stocker les données émises par ses produits dans le pays. Mais selon la Commission de Hesse, ce centre a été fermé en août 2018. Ce que nie Microsoft, qui affirme que les données sont encore bel et bien stockées en Allemagne.

L’éditeur a rapidement réagi, remerciant l’État de Hesse d’avoir soulevé ces questions et annonçant sa volonté d’y répondre. D’ailleurs, le bannissement d’Office 365 a été mis en suspens, le temps que les négociations avancent.

Après une annonce aussi retentissante, il est peu probable qu’une ristourne suffise. Microsoft devra apporter la preuve que les données sont stockées localement s’il ne veut pas voir certains juteux contrats lui échapper. 

Par ailleurs, la décision du commissaire, même si elle parle surtout des produits Microsoft car très utilisés dans les écoles, concerne également Apple et Google, qui n’ont pas réagi.

En outre, les Pays-Bas ont eux aussi réagi, mais uniquement sur les applications mobiles et en ligne d’Office, les versions « desktop » étant, selon le pays, en accord avec le RGPD. Des discussions sont en cours, mais les applications mobiles et en ligne sont pour l’instant bannies des administrations néerlandaises. 

1 commentaire
Avatar de Boris Vassilieff Abonné
Avatar de Boris VassilieffBoris Vassilieff- 29/08/19 à 12:45:26

Pfff, Microsoft va encore être obligé d'ouvrir un centre de recherche à Franckfort pour récupérer le marché

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