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Assange accusé de violation de l'Espionnage Act américain, une premièreCrédits : hundreddays/iStock

Le 11 avril, l’ambassade d’Équateur à Londres mettait Julian Assange à la porte. Le fondateur de Wikileaks était alors immédiatement arrêté par la police britannique, qui le détient toujours.

Assange est actuellement réclamé par la Suède pour une affaire de viol et par les États-Unis pour violation de l’Espionnage Act.

C’est une première : jamais un tiers n’avait été inculpé pour cette raison, uniquement des sources directes. 17 chefs d’inculpation, pouvant valoir chacun une dizaine d’années de prison, pour un total de 175 ans.

Toutes les charges sont liées aux fameux câbles diplomatiques et informations militaires, obtenus grâce à Chelsea Manning. Des centaines de milliers de documents éventant des secrets d’État et ayant pu mettre la vie de certains agents en danger (point 40 dans le document).

Comme pointé notamment par le New York Times et Olivier Tesquet (journaliste chez Télérama), le procès d’Assange pourrait devenir celui de la presse : « il est devenu la cible d’une affaire qui pourrait ouvrir la porte d’une criminalisation des activités des journalistes américains d’investigation qui écrivent sur des sujets de sécurité nationale », indique ainsi le NYT.

John Demers, à la tête de la National Security Division du département de la Justice, assure que les États-Unis sont conscients du rôle vital des journalistes dans la démocratie.

Mais Assange n’est, selon lui, pas un journaliste : « Aucun acteur, journaliste ou autre personne responsable n’aurait volontairement publié les noms d’individus dont il ou elle savait être des sources humaines confidentielles en zone de guerre, les exposant aux dangers les plus graves ».

Qu’Assange soit ou non un journaliste, un procès porterait sur l’activité, non sur la qualification de la personne inculpée. « Les charges reposent presque entièrement sur la conduite menée tous les jours par les journalistes d’investigation. L’inculpation devrait être vue comme une attaque directe contre la liberté de la presse », affirme Jameel Jaffer, avocat membre du Knight First Amendment Institute de l'université de Colombia.

Il s’agit pour autant de charges, pas d’un procès. L’extradition vers la Suède ou les États-Unis est entre les mains du Royaume-Uni, qui n’a pas encore pris de décision.

48 commentaires
Avatar de skankhunt42 Abonné
Avatar de skankhunt42 skankhunt42 - 24/05/19 à 08:39:18

T'aurais du être français mec ! Ici pas de cumul des peines, t'aurais pris pour 4 ans de ferme max, relâché pour bonne conduite au bout d'un an et demi. Et pendant ton incarcération t'aurais pu fumer du bon shit marocain en jouant à  la ps4 en ligne via ton smartphone.

Avatar de jpaul Abonné
Avatar de jpauljpaul- 24/05/19 à 09:06:14

"pour un total de 175 ans"

Ah bah ça va, c'est pas la peine de mort ...

Avatar de Kevsler INpactien
Avatar de KevslerKevsler- 24/05/19 à 09:13:20

Qu’Assange soit ou non un journaliste, un procès porterait sur l’activité, non sur la qualification de la personne inculpée.

Tout à fait... Avancer un tel argument, de la part de John Demers, c'est se moquer du monde et nous prendre pour des cons. Les journalistes (enfin, ce qu'il en reste) ont bien raison de prendre peur... avec ces histoires de « sécurité nationale », de « défense de la nation », et tout ce que ça implique de secrets militaires / diplomatiques / gouvernementaux, le journalisme est peu à peu rongé.

En outre, qu'on juge Assange sur la mise en danger d'autrui... pourquoi pas, mais faire l'amalgame entre ça et le reste c'est crasseux. Habituel de la part des politiciens dont la spécialité est la manipulation de l'opinion publique.

Avatar de Ami-Kuns INpactien
Avatar de Ami-KunsAmi-Kuns- 24/05/19 à 09:27:52

jpaul a écrit :

"pour un total de 175 ans"

Ah bah ça va, c'est pas la peine de mort ...

Les avocats jouerons peut-être cet carte.

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 24/05/19 à 09:30:41

Ça va troller, chérie (surtout qu'on est vendredi).

Dommage qu'un certain nombre de gens oublient ce point crucial dans l'histoire :

Assange n’est, selon lui, pas un journaliste : « Aucun acteur, journaliste ou autre personne responsable n’aurait volontairement publié les noms d’individus dont il ou elle savait être des sources humaines confidentielles en zone de guerre, les exposant aux dangers les plus graves ».

Là où les journalistes (via des journaux connus) qui ont pu publier des informations tirées de WikiLeaks (ou obtenues via d'autres sources) ont fait attention.

Et oublient ou ignorent qu'Assange n'est pas considéré comme ayant bien agi, pour nos services (et idem pour nos voisins).

Édité par OlivierJ le 24/05/2019 à 09:32
Avatar de espritordu Abonné
Avatar de espritorduespritordu- 24/05/19 à 09:43:27

Kevsler a écrit :

Tout à fait... Avancer un tel argument, de la part de John Demers, c'est se moquer du monde et nous prendre pour des cons. Les journalistes (enfin, ce qu'il en reste) ont bien raison de prendre peur... avec ces histoires de « sécurité nationale », de « défense de la nation », et tout ce que ça implique de secrets militaires / diplomatiques / gouvernementaux, le journalisme est peu à peu rongé.
publique.

Même stratégie qu'avec les journalistes qui ont révélé la vente de canons Caesar à l'Arabie Saoudite dans la guerre du Yémen et qui ont été convoqués par la DGSI : d'abord discuter de leur qualité de journaliste pour leur refuser les droits liés à l'exercice de leur profession, et ainsi nier l'intérêt public des révélations.

Il y a en ce moment une espèce de convergence des pouvoirs politiques et économiques vers un musellement de la presse d'investigation qui est assez flippant.

Avatar de Kevsler INpactien
Avatar de KevslerKevsler- 24/05/19 à 09:49:53

OlivierJ a écrit :

Dommage qu'un certain nombre de gens oublient ce point crucial dans l'histoire : [...]

C'est pas grave si tu comprends pas Olivier... C'est pas grave si t'es incapable de faire la part des choses entre : la divulgation de documents classifiés (l'action de divulguer), et la mise en danger d'autrui (la manière de divulguer).

C'est pas grave... D'autres comprennent. Et on ne les qualifie pas de trolls gratuitement.
Heureusement un juge digne de ce nom fera(it) la part des choses ;)

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 24/05/19 à 09:53:19

espritordu a écrit :

Il y a en ce moment une espèce de convergence des pouvoirs politiques et économiques vers un musellement de la presse d'investigation qui est assez flippant.

On touche ici à du secret défense et assimilé, c'est plus sensible.
Derrière les ventes d'armes françaises, il y a aussi des emplois (ça n'excuse pas tout, mais c'est un fait).
Jusqu'à présent en pratique la presse continue son travail (et heureusement).

Dans d'autres domaines, la presse d'investigation n'est pas inquiétée.

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 24/05/19 à 09:54:27

Et qu'est-ce qui te fait supposer que je ne comprends pas cette distinction ?
:mad2:
Faut arrêter à un moment hein. Toujours en train de faire des commentaires sur un ton très moyen (voire pénible, même sur des sujets où je serais plutôt en accord) et en critiquant tout le monde, si pas pire.

Édité par OlivierJ le 24/05/2019 à 09:55
Avatar de Kevsler INpactien
Avatar de KevslerKevsler- 24/05/19 à 10:17:49

Bah tu le dis toi-même, tu le démontres toi-même. Tu reprends les arguments du gars qui fait l'amalgame entre l'acte et la façon, sans pour autant montrer ton désaccord (j'ai peut-être mal compris). Et cette divulgation des noms des individus c'est qu'une partie de ce qui lui est reprocher... Et insister là-dessus pour faire accepter toutes les autres charges contre lui c'est d'une malhonnêteté intellectuelle évidente.

Quant au travail de journalisme... « Un journaliste n'aurait pas fait cî, un journaliste n'aurait pas fait ça »
Il est journaliste, Assange ? Non. Il a déjà prétendu être journaliste ? Non. Son travail (WikiLeaks et autres plateformes de diffusion du genre) est indispensable au travail de journalisme ? Oui.

Donc là aussi c'est peut-être compliqué de saisir les nuances dans le fait que, bien que n'étant pas journaliste, attaquer Assange pour les divulgations de sa plateforme c'est attaquer le journalisme, la presse, la liberté de la presse, et tout ce qui s'en suit. Puisqu'il fait partie du pipeline journalistique.

Mais on peut attaquer la façon qu'il a eu (enfin, sa plateforme) de divulguer l'information. Sans soucis.

(et non j'arrêterais pas avec mon ton, et j'critique pas tout le monde, juste toi, en l'occurrence... Et encore ! Je ne te critique pas toi, je critique ton message. Décidément, t'es un adepte de l'amalgame et du sophisme. Si le ton est pénible, par contre... c'est une réussite. C'est tout aussi pénible de lire tes messages – mais c'est intéressant d'être confronté à ton point de vue, au cas où tu me conseillerais de te bloquer)

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