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Au Sénat, amendements pour donner la priorité aux logiciels libres à l’écoleCrédits : skynesher/iStock

C’est aujourd’hui que la Haute assemblée entame l’examen du projet de loi « pour une école de la confiance », porté par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.

Menés par la sénatrice Céline Brulin, les élus du groupe communiste demandent pour l’occasion à ce que les logiciels utilisés au sein des écoles et collèges soient « en priorité des logiciels libres ».

Avant de se justifier : « La libre exécution du logiciel pour tous les usages, la possibilité de l’adapter et de l’enrichir, l’interopérabilité, l’évolutivité ou les capacités de mutualisation du code, sont autant de caractéristiques propres au logiciel libre qui garantissent une véritable autonomie à l’égard des grands éditeurs, une meilleure sécurité, mais aussi une plus grande flexibilité aux systèmes d’informations gérés publiquement. »

La sénatrice Françoise Laborde (RDSE) a déposé un amendement similaire, en vertu duquel l’Éducation nationale devrait donner « la priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts ».

En février dernier, à l’Assemblée nationale, le gouvernement et la majorité se sont cependant opposés à une telle réforme. « Le sujet des logiciels libres est très intéressant et je redis ici publiquement que nous devons les encourager. C’est d’ailleurs déjà ce que nous faisons », avait assuré Jean-Michel Blanquer, avant d’expliquer que les amendements sur la « priorité » au libre étaient selon lui contraires au Code des marchés publics (voir notre article).

43 commentaires
Avatar de skankhunt42 Abonné
Avatar de skankhunt42 skankhunt42 - 14/05/19 à 09:31:01

Pour avoir testé un bon nombre de logiciel libre et proprio dans tout un tas de domaine c'est toujours plus ou moins la même chose... Le logiciel proprio tente de fermer le marché avec des format pseudo ouvert, n'ajoute quasiment plus de nouvelle fonctions, est passé à un système d'abonnement et compte uniquement sur sa pseudo complexité ancienne pour que la concurrence ne débarque pas.

De l'autre côté avec le logiciel libre c'est du très basique avec des interface pas forcément user friendly, comme si ont voulais absolument te faire creuser une piscine à la mano au lieu d'utiliser un bulldozer. Pour un amateur ça passe pour un pro non. Évidement ça n’empêche pas certains "grands" d'utiliser du libre mais c'est modifié en profondeur et bien souvent le code n'est jamais accessible.
 
Et si par "chance" un logiciel libre deviens aussi populaire qu'un logiciel proprio c'est ni plus ni moins qu'un clone sans quelques options qui empêcheront de l'utiliser d'une manière vraiment "pro".

Par utilisation pro j’entends qu'un travail peut ce baser sur une ou deux fonctions bien précise d'un soft et que ça doit être stable et pratique pour faire gagner un maximum de temps car tache très répétitive. Si t'a par exemple 100 images à traiter et que le logiciel pro permet en un clic d'ouvrir une image, effectuer quelques filtre pour l'enregistrer sous tel nom et que le logiciel libre permet tout ça mais sans automatisme il est certains que c'est le logiciel pro qui sera retenu.

Avatar de mouton_enragé INpactien
Avatar de mouton_enragémouton_enragé- 14/05/19 à 10:11:06

Lorsque j'entends parler d'éducation et de logiciels, ça me fait irrémédiablement penser à Sirhen...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sirhen
320 millions d'€ gachés... les technocrates et politiciens sont quand même doués pour jeter l'argent (le notre en fait) par les fenêtres...

Avatar de M'enfin ! INpactien
Avatar de M'enfin !M'enfin !- 14/05/19 à 10:19:57

skankhunt42 a écrit :

De l'autre côté avec le logiciel libre c'est du très basique avec des interface pas forcément user friendly, comme si ont voulais absolument te faire creuser une piscine à la mano au lieu d'utiliser un bulldozer. Pour un amateur ça passe pour un pro non. Évidement ça n’empêche pas certains "grands" d'utiliser du libre mais c'est modifié en profondeur et bien souvent le code n'est jamais accessible.
  

Se souvenir de la posture idéologique des libristes il y a 10 ans : « Windows c’est de la marde car c’est un clickodrome ». Si t’es un power user, t’utilises la ligne de commande épicétou ! Avec le recul, je me rends compte qu’il s’agissait simplement de savoir qui avait la plus grosse en informatique. 

Pour le reste, oui imposer ou favoriser le logiciel libre est très probablement contraire au code des marchés publics. Le vrai combat, ce n’est pas le logiciel libre, c’est d’utiliser des formats ouverts ! Le principal est que nous puissions travailler sur des data ou documents, peu importe le logiciel utilisé. Et pour ça, il faut des formats communs. 

Avatar de loser Abonné
Avatar de loserloser- 14/05/19 à 10:29:36

Que signifie "école de la confiance"? Confiance de qui, et envers quoi/qui?

Avatar de yvan Abonné
Avatar de yvanyvan- 14/05/19 à 10:38:27

Sauf que les logiciels pédagogiques ce sont les collectivités locales qui s'en occupent la plupart du temps

Avatar de skankhunt42 Abonné
Avatar de skankhunt42 skankhunt42 - 14/05/19 à 11:13:48

M'enfin ! a écrit :

Se souvenir de la posture idéologique des libristes il y a 10 ans : « Windows c’est de la marde car c’est un clickodrome ». Si t’es un power user, t’utilises la ligne de commande épicétou ! Avec le recul, je me rends compte qu’il s’agissait simplement de savoir qui avait la plus grosse en informatique.

Le pire c'est que le clickodrome balance aussi une ligne de commande... :mdr:
 

Avatar de wagaf Abonné
Avatar de wagafwagaf- 14/05/19 à 11:23:10

M'enfin ! a écrit :

Se souvenir de la posture idéologique des libristes il y a 10 ans : « Windows c’est de la marde car c’est un clickodrome ». Si t’es un power user, t’utilises la ligne de commande épicétou ! Avec le recul, je me rends compte qu’il s’agissait simplement de savoir qui avait la plus grosse en informatique. 

Pour le reste, oui imposer ou favoriser le logiciel libre est très probablement contraire au code des marchés publics. Le vrai combat, ce n’est pas le logiciel libre, c’est d’utiliser des formats ouverts ! Le principal est que nous puissions travailler sur des data ou documents, peu importe le logiciel utilisé. Et pour ça, il faut des formats communs. 

Les "libristes" ne représentent pas le gros du logiciel libre, qui est avant tout une manière plus efficace de développer. Ces méthodes de travail en ont inspiré d'autres, comme Wikipedia, et s'étendent de plus en plus à d'autres domaines alors que les outils appropriés sont développés.

La plupart des développeurs de logiciels libre sont des professionnels payés pour ça. Les dernières évolutions de Microsoft démontrent plutôt que le modèle du logiciel libre est en train de s'imposer partout.. (no comment sur le terminal https://devblogs.microsoft.com/commandline/introducing-windows-terminal/ )

En effet plus un logiciel est complexe plus le cout de maintenance grandi, mais avec le temps les couches de plus bas niveau (plus élémentaires) sont reproduites en licence libre rendant la maintenance non compétitive en comparaison d'un concurrent utilisant des composants libres.

Hormis quelques niches, le code du logiciel lui même n'a que peu de valeur comparé au support, au contenu etc. qui constituent alors les vrais marchés.
 
Du point de vue de l'État il ne peut y avoir de véritable marché ouvert sans code en licence libre, car avec une licence propriétaire, une fois le logiciel choisi l'État est prisonnier du fournisseur pour assurer le support, la maintenance, la mise à jour du contenu etc.

Édité par wagaf le 14/05/2019 à 11:24
Avatar de apm INpactien
Avatar de apmapm- 14/05/19 à 11:35:14

M'enfin ! a écrit :

imposer ou favoriser le logiciel libre est très probablement contraire au code des marchés publics. Le vrai combat, ce n’est pas le logiciel libre, c’est d’utiliser des formats ouverts !

Probablement pas. Ou en tout cas il faut espérer que non, et qu'il ne s'agisse que de la langue de bois d'un ministre empêtré dans les corruptions d'arrière cours et les petits arrangements avec l'intérêt général. Rappelons-nous que l'objectif du code des marchés publics est de favoriser une réelle mise en concurrence des fournisseurs. Pour cela il est évident que les formats ouverts sont indispensables.  Il est donc vraisemblable que le code impose déjà l'ouverture de ceux-ci. Mais pour qu'il y ait vraiment concurrence encore faut-il que l'état soit maître de son outil. Cela nécessite évidemment que celui-ci soit libre. Sinon l'état est subordonné au fournisseur et toutes les belles règles du code resteront lettre morte.

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 14/05/19 à 11:46:00

skankhunt42 a écrit :

De l'autre côté avec le logiciel libre c'est du très basique avec des interface pas forcément user friendly, comme si ont voulais absolument te faire creuser une piscine à la mano au lieu d'utiliser un bulldozer.

T'es sérieux là ?  

skankhunt42 a écrit :

Et si par "chance" un logiciel libre deviens aussi populaire qu'un logiciel proprio c'est ni plus ni moins qu'un clone sans quelques options qui empêcheront de l'utiliser d'une manière vraiment "pro".

Je rêve...
Firefox, tu en as entendu parler ?

Avatar de OlivierJ Abonné
Avatar de OlivierJOlivierJ- 14/05/19 à 11:49:26

apm a écrit :

Probablement pas. Ou en tout cas il faut espérer que non, et qu'il ne s'agisse que de la langue de bois d'un ministre empêtré dans les corruptions d'arrière cours et les petits arrangements avec l'intérêt général. Rappelons-nous que l'objectif du code des marchés publics est de favoriser une réelle mise en concurrence des fournisseurs.

Je ne pense pas que le ministre soit empêtré en quoi que ce soit, et le principe du marché public est effectivement de trouver le mieux disant, les critères et la pondération étant normalement précisés dans l'appel d'offre.
Sauf à être un spécialiste en droit public, tu ferais mieux de t'abstenir des faire des suppositions erronées.
Le ministre a des juristes pour le conseiller.

apm a écrit :

Pour cela il est évident que les formats ouverts sont indispensables.

Parce que ?
Note que jusqu'à présent ça n'a pas été le cas.

NB : à titre personnel je suis un fervent partisan des formats ouverts, mais c'est une question distincte des appels d'offres de marché public.

Édité par OlivierJ le 14/05/2019 à 11:50
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