Facebook aurait songé à vendre des données de ses membresCrédits : Andrew Rich/iStock

Contrairement à une croyance populaire, Facebook ne vend ni l’accès aux outils pour développeurs (API), gratuit, ni les données de ses membres. Son modèle reste encore le ciblage publicitaire clés en main, en conservant précieusement sa montagne d’informations personnelles.

Pourtant, la société y aurait bien songé. Selon des emails révélés dans le cadre d’un procès, et repris par le Wall Street Journal, des cadres du réseau social auraient parlé de cette possibilité entre 2012 et 2014.

La société aurait envisagé une facturation plus lourde des annonceurs, en échange d’un accès accru aux données. Le WSJ note tout de même que ces messages ne fournissent aucune conclusion tangible sur ces projets, étant trop courts, voire tronqués.

Le procès en question serait celui initié par Six4Three, la société derrière l’application Pikinis, qui propose de trier les photos de ses amis pour voir celles en bikinis. En voyage à Londres, son patron a reçu la visite d’un sergent d’armes et l’ordre de confier aux parlementaires britannique une copie de ces documents.

La méthode cavalière a été dénoncée par Facebook, qui exige le retour des documents et veut empêcher le Parlement de les utiliser. Le parlementaire en tête du combat, Damien Collins, assure qu’il compte bien les utiliser, voire les publier, en représailles notamment du mépris affiché par Facebook et Mark Zuckerberg, qui esquive les auditions auxquelles il est invité.

Selon ces documents, lus par le WSJ, Facebook aurait proposé à Tinder (de Match.com) d’obtenir plus de données en échange de la marque Moments, que le réseau social voulait utiliser pour un service photo. Notons que Synology utilise désormais ce nom pour sa propre application de photothèque.

En 2013, la Banque royale du Canada se serait inquiétée de son accès large aux données des internautes. Ce contact aurait déclenché des discussions en interne chez Facebook, un employé demandant si la banque avait un accord de dépense minimale en matière de publicité ; ce qui aurait pu conditionner l’accès aux données, à en croire le WSJ. La banque assure ne jamais avoir eu de tel accord avec le réseau social.

Tous ces cas remontent à l’époque qui précède un premier tour de vis sur l’accès aux données des internautes, en 2014 et 2015. Une mesure insuffisante, doublée par des mesures d’urgence cette année après la révélation du scandale Cambridge Analytica.

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