Des services Google indisponibles une heure suite à un incident BGPCrédits : mucella/iStock

Le 12 novembre, entre 22h et 23h, certains services du groupe étaient inaccessibles, à cause d’une fuite BGP. Un autre opérateur a déclaré des millions d’adresses IP appartenant au groupe de Mountain View, rapporte Ars Technica, qui a enquêté sur l’incident. Selon la société ThousandEyes, la recherche Google et G Suite auraient été touchés.

Un petit opérateur nigérian, MainOne Cable Company, s’est approprié 212 préfixes d’adresses IP de Google. La mauvaise déclaration a été acceptée par l’opérateur d’État chinois China Telecom après quelques minutes, et diffusée aux autres opérateurs.

Selon BGPmon, l’opérateur nigérian a aussi redirigé le trafic du service de protection anti-DDoS Cloudflare.

Selon plusieurs acteurs, dont BGPmon, Cloudflare, Google et le registre régional RIPE NCC, l’incident est très sûrement dû à une simple erreur, sans volonté malveillante de détourner du trafic sensible. Pour Cloudflare, lui et Google seraient touchés car ils sont interconnectés à l’opérateur responsable sur un point d’échange du pays. Il assure que l’effet était minimal pour ses clients.

« C’était une erreur effectuée lors d’une mise à niveau prévue du réseau, à cause d’une mauvaise configuration de nos filtres BGP. L’erreur a été corrigée en 74 minutes et un processus a été mis en place pour éviter toute récidive », a depuis assuré MainOne dans un tweet.

Selon Ars Technica, le trafic n’est jamais parvenu à sa nouvelle destination, mais s’est arrêté sur un routeur de China Telecom.

BGP est un des protocoles qui sous-tendent Internet. C’est par ce biais que les organisations déclarent leurs adresses IP. L’information est diffusée de serveur en serveur, sur tout le réseau. Mais ce vieux protocole n’impose pas de vérification des annonces. La moindre erreur (ou revendication frauduleuse d’adresses IP) peut donc être diffusée sur tout le réseau.

Cloudflare rappelle les efforts de l’industrie sur RPKI, qui permet de certifier qu’on contrôle des lots d’adresses IP. Le système est connu depuis de nombreuses années mais loin d’être assez déployé, selon l’entreprise, qui l’évoquait déjà fin septembre lors de la publication sur Internet, par erreur, de tables internes de Telekom Malaysia.

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !