Après un débrayage, Google revoit son traitement du harcèlement sexuel

Dans une lettre aux employés, publiée sur son blog, Google promet plus de transparence dans le traitement des affaires de harcèlement et agressions sexuels.

Le règlement confidentiel de ces cas, jusqu'ici la règle, deviendra optionnel. La société promet plus de détails sur les enquêtes, dans le cadre d'un rapport dédié. Les canaux de signalements seront unifiés, les personnes faisant les signalements pourront être officiellement accompagnées d'un collègue et des ressources dédiées leurs seront offertes dans ces cas.

L'entrainement obligatoire sur le harcèlement sexuel sera revu et étendu, assure le groupe, qui compte renouveler son engagement pour la représentation et la diversité.

Ce changement public est une conséquence du Google Walkout, un débrayage de milliers d'employés dans le monde, y compris au bureau parisien, réclamant la fin des arrangements à l'amiable, à huis clos, avec les cadres accusés de harcèlement ou d'agression sexuelle.

L'affaire a été déclenchée par des révélations du New York Times, qui a catalogué plusieurs départs de responsables du groupe avec de larges compensations. Le créateur d'Android, Andy Rubin, est parti avec plus de 90 millions de dollars, après des accusations d'une employée.

Google a d'abord réagi en affirmant avoir licencié 48 personnes suite à du harcèlement. Une réaction insuffisante pour une partie des salariés.

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