Les communications de Donald Trump seraient espionnées par les Chinois et RussesCrédits : ginosphotos/iStock

La sécurité des communications du président américain serait compromise, pointe le New York Times.

Selon plusieurs sources officielles (mais anonymes), des rapports du renseignement montreraient par exemple une présence continue de la Chine dans ces écoutes.

La situation serait particulièrement tendue. Trump utiliserait ainsi trois iPhone, un classique et deux modifiés par la NSA pour en renforcer les défenses : un pour les applications (dont Twitter), l'autre pour les appels. Ces smartphones étaient déjà un progrès comparés à l’ancien Samsung Galaxy utilisé jusqu’en 2016.

Mais que l’environnement logiciel soit « blindé » ou pas, les appels classiques et les SMS – que le président ne se refuse pas – sont vulnérables car basés sur d’anciens protocoles. Les problèmes soulevés à l’époque sur SS7 sont toujours valables.

Selon les sources du NYT, l’entourage de Donald Trump ne pourrait qu’espérer la discrétion du président sur les affaires en cours, afin qu’il ne discute d’aucun sujet sensible sur ces téléphones.

La Chine serait particulièrement présente sur ces écoutes. Menant un programme d’influence auprès de personnes importantes susceptibles d’approcher la Maison Blanche, ces écoutes permettraient d’avoir une idée plus claire des relations de Trump et son entourage, et surtout de mesurer le succès de la campagne.

La solution pour le président américain serait de passer exclusivement par les téléphones fixes prévus à cet effet. La situation est d’autant plus piquante que Trump n’hésitait pas à critiquer ardemment Hillary Clinton pour son utilisation d’un serveur non sécurisé pour stocker ses emails, quand elle était secrétaire d’État.

Hier, Trump a démenti : « Le New York Times a écrit article long et ennuyeux […] si incorrect que je n’ai pas le temps de le corriger. Je n’utilise que les téléphones du gouvernement, et n’ai qu’un téléphone mobile gouvernemental, rarement utilisé ». Un message publié avec l'application Twitter… pour iPhone.

Côté Chine, on dément aussi bien sûr, avec une pointe d’humour. Porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hua Chunying a parlé de « fake news », avant de proposer deux solutions à ce problème : abandonner ses iPhone pour un Huawei ou arrêter tout simplement de communiquer.

Il n’est cependant pas dit que le constructeur chinois ait apprécié cette « recommandation » officielle d’un membre du gouvernement en pleine affaire d’espionnage.

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