Presque 7 000 appareils en 11 mois, c’est le nombre évoqué par le FBI lors d’une conférence à Philadelphie.
Son directeur, Christopher Wray, cherchait clairement à effrayer : « Pour le dire gentiment, c’est un énorme, énorme problème. [Le chiffrement] impacte tous les types d’enquêtes : narcotiques, traite des humains, contre-terrorisme, contre-renseignement, gangs, crime organisé, exploitation des enfants ».
Il ne dit pas cependant que les enquêtes sont bloquées, soulignant plutôt un ralentissement. Comme nous l’indiquait aux Assises de la sécurité de Monaco Fortunato Guarino, spécialiste de l'expertise judiciaire, « il y a quantité de moyens pour définir un délit ou la présomption », citant la géolocalisation.
Ces discours se répètent cependant depuis plusieurs années, créant un terrain favorable aux décisions politiques plus ou moins dures. Officiellement, personne ne parle jamais de portes dérobées, sauf pour les conspuer. Mais beaucoup rêvent d’un affaiblissement suffisant qui permettrait de récupérer les données nécessaires… ce qui revient au même.