LeBriefdu 25 janvier 2023
Ordinateur quantique : la startup française Pasqal lève 100 millions d'eurosCrédits : Devrimb/iStock

La startup française Pasqal, « leader dans le domaine de l’informatique quantique à base d’atomes neutres », vient de boucler sa deuxième levée de fonds, et d'annoncer une augmentation de capital de 100 millions d’euros. On retrouve Temasek, un investisseur basé à Singapour, le fonds du Conseil européen de l’innovation (EIC) de la Commission européenne, le fonds saoudien Wa’ed Ventures et le fonds Large Venture de Bpifrance.

Le communiqué précise que les investisseurs historiques Quantonation, le Fonds Innovation Défense du ministère des Armées, Daphni et Eni Next, la branche capital-risque d’Eni, participent également à ce tour de financement. Il s'agirait d' « un record pour une start-up du quantique en Europe », précisent Les Echos. La Tribune relève cela dit que Pasqal « a levé moitié moins qu'espéré et a dû recourir à un fonds étranger pour lever l'argent nécessaire à son développement ».

Pasqal, qui compte 100 collaborateurs, entend doubler ses effectifs dans les prochains mois, et industrialiser son processus de fabrication. Une première expérimentation a été lancée avec OVHcloud, et un partenariat a été signé avec Microsoft Azure, relèvent Les Échos.

La Tribune avance que cette manne financière permettra aussi d'accélérer sa R&D afin de construire « à court terme » (d'ici à 2024-2025) un ordinateur quantique de 1 000 qubits, ce qui permettrait de démultiplier les calculs simultanés, mais « également d'augmenter la production de ses ordinateurs quantiques et d'accélérer le développement d'algorithmes propriétaires, qu'elle commercialise déjà pour des clients dans des secteurs clés dont l'énergie, la chimie, l'automobile, la mobilité, la santé ou encore la finance » : 

« Fondée en 2019 par cinq physiciens-entrepreneurs dont le CEO Georges-Olivier Reymond ou encore le prix Nobel 2022 de physique Alain Aspect, Pasqal construit des ordinateurs quantiques à partir d'atomes neutres ordonnés en réseaux 2D et 3D. Sa technologie de rupture, fruit de la recherche académique, permettra à terme de réaliser un grand nombre de calculs de manière simultanée, dépassant les performances des meilleurs supercalculateurs actuels qui les font les uns à la suite des autres, pour un coût énergétique au moins divisé par dix. »

« Le capital de Pasqal reste largement français et européen », insiste Georges-Olivier Reymond, qui explique aux Échos ce pourquoi, grâce aux atomes neutres, « la première génération de nos machines fonctionne entre 100 et 200 qubits », mais que « la seconde en aura 1 000 » : 

« Nous n'avons pas besoin de fabriquer des qubits [un bit quantique, ndlr]. Nous utilisons des atomes de rubidium que nous prenons dans la nature et qui sont pareils à Paris ou à Tokyo. Ces atomes sont quantiques par nature. Résultat : nous n'avons pas besoin de les refroidir. »

Microsoft investit plusieurs milliards de dollars dans OpenAI et devient son partenaire exclusif

La rumeur voulait que Microsoft soit en pourparlers avec OpenAI pour un investissement extrêmement massif de 10 milliards de dollars dans l’entreprise. Le montant exact n’a pas été confirmé, mais les deux entreprises ont indiqué, dans un communiqué commun, qu’il s’agissait bien de plusieurs milliards de dollars.

Le nouveau partenariat implique plusieurs changements. D’une part, Microsoft s’engage à fournir à OpenAI des supercalculateurs spécialisés pour une poursuite plus rapide de ses travaux. Ensuite, Microsoft déploiera les modèles OpenAI à ses clients et dans ses produits entreprise pour introduire de « nouvelles catégories d’expériences numériques ».

Enfin, et c’était à prévoir, Azure devient le partenaire cloud exclusif d’OpenAI. Dans la pratique, c’était déjà le cas, tous les développements d’OpenAI s’étant faits dans Azure. C’est maintenant une obligation contractuelle.

« Dans la phase suivante de notre partenariat, les développeurs et organisations de toutes les industries auront accès aux meilleurs modèles, architecture IA et chaines d’outils avec Azure pour construire et exécuter leurs applications », s’enthousiasme Satya Nadella.

Il ne fait aucun doute que Microsoft se positionne désormais comme un acteur de l’intelligence artificielle. Les ambitions de l’entreprise vont loin, et on peut s’attendre à ce que tous les produits de Redmond finissent par contenir une dose plus ou moins importante d’IA.

Donald Trump s'apprêterait à quitter Truth Social pour préparer son retour sur Twitter et FacebookCrédits : Bastiaan Slabbers/iStock

L'ex-président américain aurait informé plusieurs personnes de son entourage qu'il ne souhaitait pas renouveler l'accord d'exclusivité avec Truth Social, le dérivé de Mastodon qu'il avait créé après avoir été banni de Twitter, indiquent deux sources à Rolling Stone. 

Trump avait en effet accepté une « clause d'exclusivité des médias sociaux » qui l'obligeait à « canaliser d'abord toutes les communications sur les médias sociaux » vers son compte Truth Social pendant six heures avant de publier le contenu sur d'autres plateformes, selon les documents déposés auprès de la Security Exchange Commission (SEC).

Or, cette clause d'exclusivité de 18 mois prend fin en juin, « au moment où les primaires républicaines devraient commencer à se réchauffer », souligne Rolling Stone : « après cela, l'exclusivité de Trump sera automatiquement renouvelée pour des périodes de six mois "sauf préavis" » : 

« Selon les documents déposés auprès de la SEC, son accord exempte les messages tant que le contenu est "spécifiquement lié à des messages politiques, à des collectes de fonds politiques ou à des efforts de sortie du vote". »

Lorsque Elon Musk avait rétabli le compte de Donald Trump (entre autres) en novembre dernier, ce dernier avait pourtant « hésité et déclaré qu'il resterait sur Truth Social », rappelle Rolling Stone.

NBC News a par ailleurs et lui aussi rapporté la semaine passée que Donald Trump préparait son retour sur Facebook et Twitter, et « officiellement demandé mardi à la société mère de Facebook de débloquer son compte ». Trump compte en effet « un peu plus de 4,8 millions de followers sur la plateforme, contre près de 88 millions sur Twitter et 34 millions sur Facebook ».

Facebook et Twitter ont banni Trump après qu'une foule de ses partisans, « dont beaucoup ont admis devant un tribunal fédéral qu'ils avaient été attisés par ses mensonges d'une élection volée » avaient pris d'assaut le Capitole et interféré avec le Congrès alors qu'il comptait les votes électoraux pour certifier la victoire présidentielle de Joe Biden en 2020.

Facebook avait alors « décidé d'instituer une interdiction limitée de Trump qui serait réexaminée après deux ans, à compter du 7 janvier de cette année », rappelle NBC News.

« Nous évaluerons les facteurs externes, y compris les cas de violence, les restrictions aux rassemblements pacifiques et d'autres marqueurs de troubles civils. Si nous déterminons qu'il existe toujours un risque sérieux pour la sécurité publique, nous prolongerons la restriction pour une période déterminée et continuerons à réévaluer jusqu'à ce que ce risque ait diminué », avait alors précisé le président des affaires mondiales de Meta, Nick Clegg.

« Trump revient probablement sur Twitter. C'est juste une question de comment et quand », a déclaré à NBC un républicain sous couvert d'anonymat. 

Noctua NH-L9a-AM5 : un ventirad « low profil » (37 mm de hauteur) pour les Ryzen en AM5

Le fabricant vient d’annoncer une nouvelle référence dans sa gamme low profil NH-L9. Après les NH-L9i-17xx (i pour Intel, 17xx pour le type de socket) et le NH-L9a-AM4 (a pour AMD, vous devinez la suite), voici donc le NH-L9a-AM5. Avec le ventilateur Noctua NF-A9x14 HS-PWM installé, le ventirad mesure 114 x 92 x 37 mm, pour 465 grammes sur la balance. 

« Il peut facilement refroidir les nouveaux 7900, 7700 et 7600 à des vitesses de ventilateur ultra-silencieuses et offre beaucoup de marge de manœuvre si les clients veulent les pousser au-delà de 65W – nous avons en fait fonctionné jusqu’à 130W sur les Ryzen 7950X et 7900X », affirme Noctua. La liste des compatibilités confirme la prise en charge des Ryzen 5 7600(X), Ryzen 7 7700 et Ryzen 9 7900, mais pas des 7900X et au-delà. 

Le NH-L9a-AM5 est annoncé à 49,90 euros, contre 59,90 euros pour la version chromax.black.

Les États-Unis attaquent Google pour abus de position dominante

Le département de la justice américain (qui tient lieu de ministère de la Justice aux États-Unis), associé à plusieurs États dont la Californie et celui de New York, attaque Google pour abus de position dominante sur le marché de la publicité en ligne, selon Politico.

La plainte, publiée intégralement sur le site du média, vise les pratiques anticoncurrentielles du géant du numérique pendant des années et notamment l’établissement de contrats internes au groupe, l’utilisation forcée des produits et services les uns avec les autres et le rachat d’entreprises au détriment de la concurrence.

C’est la seconde fois que le Département de la justice américain attaque Google sur ce terrain. Pour Politico, ce procès pourrait mener au démantèlement du géant de la publicité en ligne, mais ceci pourrait prendre plusieurs années.

Cybersécurité : 60 % des recommandations de la Cour des comptes états-unienne ont été ignoréesCrédits : BlackJack3D/iStock

Un rapport du Government Accountability Office (GAO), l'équivalent états-unien de la Cour des comptes, déplore que les agences fédérales n'ont tenu compte que de 40 % des recommandations qu'elle leur avait faites depuis 2010, relève NextGov : 

« Le rapport - qui, selon le GAO, est "le premier d'une série de quatre rapports exposant les principaux domaines de cybersécurité auxquels le gouvernement fédéral devrait s'attaquer de toute urgence" - a révélé qu'environ 190 des 335 recommandations de l'organisme de surveillance n'avaient pas été mises en œuvre en décembre 2022. »

Le rapport note, en particulier, que l'Office of Management and Budget et le Department of Homeland Security « n'ont que partiellement répondu aux recommandations concernant leurs défis en matière de main-d'œuvre en cybersécurité », et qu'ils n'ont « pas mis en place une équipe de mise en œuvre dédiée ou un plan de mise en œuvre à l'échelle du gouvernement ».

En outre, le GAO a appelé les agences à « prendre des mesures pour mieux sécuriser les appareils connectés à Internet », notant que « les secteurs d'infrastructures critiques de la nation reposent sur des systèmes électroniques, y compris des appareils et des systèmes de l'Internet des objets (IoT) et des technologies opérationnelles (OT) ».

Le GAO rappelle qu'une étude effectuée en 2020 au sujet de 23 agences civiles avait déjà « constaté qu'aucune n'avait pleinement mis en œuvre l'ensemble des sept pratiques fondamentales pour la gestion des risques de la chaîne d'approvisionnement et que 14 n'avaient mis en œuvre aucune des pratiques » recommandées.

WinGet 1.4 disponible avec le support de l’extraction des zip

Nouvelle version pour l’outil en ligne de commande de gestion de paquets de Microsoft. Le plus gros apport est sans conteste la prise en charge de l’extraction des zip, qui permet de récupérer automatiquement les paquets d’installation dans des dossiers compressés. Les installeurs peuvent être aux formats MSIX, MSI ou EXE.

Parmi les autres nouveautés, signalons l’apparition de nouvelles valeurs (tags, URL d’achat, etc.) dans la commande winget show, la détection des installations présentes pour passer automatiquement en flux mise à jour via la commande install, ou encore l’ajout du commutateur --wait pour les commandes.

On note également l’arrivée de plusieurs alias pour des commandes, comme add pour install, update pour upgrade, remove et rm pour uninstall, ls pour list, ainsi que config pour settings. Dans son billet, Microsoft indique que cet ajout servira à soulager la mémoire musculaire pour les personnes à cheval sur plusieurs environnements.

Au Nigeria, les partis politiques paient des influenceurs en amont des élections

Le 25 février, les Nigérians vont devoir voter pour leur futur président. Avec près de 80 millions d’entre eux en ligne, les réseaux sociaux jouent un grand rôle dans les débats politiques à l’échelle nationale. Et, comme souvent, ils sont aussi l’espace de manipulations du discours.

Dans une longue enquête, la BBC révèle comment des partis politiques des deux bords ont secrètement payé des influenceurs pour pousser les messages qui les arrangent. Certains ont par exemple partagé des publications associant Kashim Shettima, candidat de l’APC (Congrès des progressistes) à la vice-présidence, au groupe islamiste Boko Haram. Quelques semaines plus tard, c’est Peter Obi, membre du Parti travailliste, qui se retrouve accusé sans preuve d’être lié à un mouvement séparatiste. Et dans chacun des cas, les publications sont partagées des milliers de fois sur Twitter, WhatsApp et d’autres plateformes sociales.

Au tour de Spotify d’annoncer des licenciements, environ 600 postes supprimés

Dans une note partagée avec l’ensemble des employés et publié sur son site, le PDG de la société Daniel Ek donne des explications.

Elles sont les mêmes que lors des autres vagues de licenciements chez les géants de la Tech : « dans le but d’accroître l’efficacité, de maitriser les coûts et d’accélérer la prise de décision, j’ai décidé de restructurer notre organisation ».

Les explications et justifications ont un air de déjà vu : « Comme beaucoup d’autres dirigeants, j’espérais maintenir les vents favorables de la pandémie et je croyais que nos activités mondiales au sens large et la réduction du risque d’impact d’un ralentissement des publicités nous protégeraient. Avec le recul, j’étais trop ambitieux en investissant avant la croissance de notre chiffre d’affaires. Et pour cette raison, aujourd’hui, nous réduisons notre base d’employés d’environ 6 % dans l’ensemble de l’entreprise ».

Cela représente approximativement 600 employés sur les 9 800 que compte la plateforme. Amazon a pour rappel annoncé 18 000 postes en moins, Alphabet 12 000, Meta 11 000 et Microsoft 10 000.

Autre changement « fondamental » : « je centraliserai la majorité de notre travail d’ingénierie et de produits sous Gustav en tant que Chief Product Officer, tandis que les secteurs commerciaux sous Alex en tant que Chief Business Officer ». 

On retrouve également les mêmes éléments de langage : « J’assume l’entière responsabilité des mesures qui nous ont conduites là aujourd’hui ». Les ex-employés ont droit à une indemnité de départ (en moyenne 5 mois de salaire), la prise en charge de soins de santé, un service de reclassement externe de deux mois, etc. 

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